Phlébotomie.— C'est une des cau- Re EEE EURE
(48) Travers, 1. c.
(49) Hodgson, I. c.
(50) Ribes, 1. c.—Hodgson, 1. c.
(51) Raïken, I. c.
(52) Récamier, dans le Dictionn, des sciences méd., I. c., P. 945.
(53) Récamier, 1. c.
(54) Palletta, 1. c.—Raiken, I, ce.
(55) Meckel, 1. c.
(56) Meckel, I. c,
(57) Travers, 1. c.
(58) Travers, 1. c. — Raiken, 1. c. (à cause de la lymphe coagulable qui remplit la veine).
(59) Raiken, 1. c.
ligamenteux).
(60) Travers, 1. c. — Puchelt, 1. c., P.
75. (La dilatation de la veine cave inférieure était peut-être ici plutôt l'effet d’un obstacle au passage du sang à travers les poumons, que d’un état inflammatoire de ce vaisseau. Au reste, l’auteur que nous venons de citer paraît porté en général à admettre un peu trop facilement l'existence de la phlébite.)
(61) Meckel, 1. c.
(62) Palletta et presque tous les auteurs, sans m'’excepter moi-même,
(65) Récamier, 1. c,
(64) Fizeau, 1. c.
(65) Palletta, L. c.—Travers, 1. c.
: (66) Schwilgué, 1, ç, — Hodgson, . c.
GA
(offrant un aspect
ses les plus fréquéntes de la phlébite, qu’elle détermine , soit directement, ‘comme quand elle est pratiquée sans délicatesse où avec un mauvais instrument , soit d’une manière indirecle, par suite des mouvements prématurés et violents du bras ou de l’introduction de l'air dans la veine (67), ou bien enfin de l'application d'emplâtres ayant pour but d'arrêter l’écoulement du sang(68).En pareil cas l’ouverture dela veine blessée ne se cicatrise point, et ellese recouvre d’excroissances fongueuses ; ses bords s’écartent et se renversent, laissent écouler une cerlaine quantité de pus, jusqu'à ce que, au bout de quatre, six, huit jours et plus, on voie apparaître les symptômes locaux d'inflammation, et ainsi de suite.
2. Amputations.— Les amputations , de même que les contusions , les blessures d'armes à feu (69) ét les fractures, compliquées surtout (70), donnent assez souvent lieu à la phlébite (71).
3. Excision des varices et application des sangsues. — Il n’est point rare de voir la phlébite être déterminée par les varices(72) et surtout par leur excision (73). Nous avons observé aussi les symptômes de cette inflammation à la suite des applications de säangsues près des vaisseaux hémorrhoïdäux (74) ét des veines väriquéuses dé la jambe (75).
(67) Bichat (Anatomie générale, t. 1, p. 418) et Magéndie (Journal de physiologie, 4821, avril) considèrent l'introduc-
tion de l’air dans les veines commé une.
cause de mort. Je sérais porté à mettre aussi au nombre des causes de la phlé- -bite lesexpériences, maintenant üsitées, qui consistent à injecter dans les veines diverses substances, par exemple l'huile de ricin. (Froriep, 1. c., 5 B., p. 87.)
(68) Pelikan, I. c. ;
(69) Longuet, l. c:
(70) Palletta, 1. c.
(71) Hunter, Villérmé,; Richard, Car- “ichael; Pelikan, etc. J'en ai vu moi- ‘même plusiéurs éxemples, qui ont été décrits en partie par Czarnowski, L, c.
(72) Ribes, I: c.
(75) Travers, }. c.
(74) P. ax, chap. des Hémorrhoïdes.
(75) Le 16 mai 1816, je me fis ouvrir la veine säphène du pied droit. Obligé, dès le lendemain, de visiter des malades et de monter beaucoup d’escaliers, j’empêchai la cicatrisation de l’ouverture, qui n6 tarda point à tomber En Suppuras
MALADIES DU DIAPHRAGME
4, Ligatures des veines ét du cordon « ombilical. — Mais on régarde comme * surlout propres à faire naître la phlébite les ligatures des veines (76) ét du cordon ombilical. Il peut arriver en effet, »
dans ce dernier cas , que la chute de la ligature ombilicale laisse , au lieu d’une cicatrice , une plaie suppurante, bientôt « suivie de fièvre , de cris de douleur , de diarrhée , d’ictère et de troubles nerveux. L'ouverture cadavérique montre « le péritoine enflammé et recouvert de !
fausses membranes , les divisions de la veine porte gonflées , à parois épaissies (77), et la veine ombilicale remplie de matière puriforme (78). :
5. Accouchement. — On a observé” l’inflammation des veines utérines , ilia-* ques ét de la veine cave à la suite des l'accouchement (79). Chez une femme“ en couches , toutes les veines abdomi-* nales étaient remplies de sanie (80).:
Chez d’autres, on a retiré par la saignée” du sang entièrement purulent (81). Les!
| | tion. Le 24 du même mois, je vis se dé-M velopper sur la veine tibiale les princi-M paux symptômes de la phlébite, sym= ptômes dont les résultats étaient d'autant plus à craindre, que, par suite d’un vices héréditaire, j'ai toutes lés veines de læ jambe variqueuses. Le docteur Nisz kowski, alors professeur de chirurgie; appelé en consultation; ordonna d’appli quer des sangsues autour dé la veine en flammée; mais elles produisirent un Si mauvais effet, que non-seulément Îles.
phénomères inflammatoires s’aggravèrent, mais qu’ils se propagèrent presque jusqu’au genou. L’eau végéto-minérale,* appliquée à froid sur la partie, eut ur« effet plus nuisible qu’utile. 1 n’en fut pas de même de l'oxÿcrat, que me cons Seilla le chevalier Tieffenbach, directeur des hôpitaux militaires, et qui eut ‘4 résultat merveilleux. J'ai observé, dans ces dernières années, un grand nombre d'exemples de phlébite à la suite d’ap” plications de sangsues sous les malléoless (76) Travers cite un cas d'opération d'anévrisme, dans lequel la ligature des la veine fémorale détermina la phlogose de ce vaisseau, qui s’étendit ensuite jus qu’à la bifurcation de la veine cave (1. c., et Dict. des sciences méd., L ci p« 546). | (77) Meckel, 1. c.
(78) Osiander, I. c.
(79) Wilson et Clark, 1, c. | (86) Ribes, L. c. "” .
(81) Mon père a observé çé phénomène!
Chez sa première femmes
DU PÉRICARDE, DU COEUR, DES ARTÈRES ET DES VEINES
veines s’enflamment quelquefois aussi à la suite d’un avortement (82). Les tumeurs blanches (phlegmasia alba dolens) des femmes en couches ne seraientelles point des phlébites (83)?
6. Inflammation des parties contiguës. — Des observations relatives à la marche de l’érysipèle (84), des ulcères, et surtout de la pourriture d'hôpital (85) et des varices (86), montrent que les veines participent à l’inflammation des parties contiguës. La phlegmasie des artères peut même s'étendre jusqu'aux veines (87).
7. rritants mécaniques et chimiques. — Les expériences faites sur les animaux prouvent que les veines s’enflamment sous l'influence des irritations physiques et chimiques (88). La chaleur seule des bains de pieds peut quelquefois déterminer une violente irritation du système veineux (89). Si l'existence de vers (polystoma, hexanthyridium) dans les veines de l’homme était confirmée, on pourrait peut-être aussi regarder ces animalcules comme des causes de phlébite. Cette inflammation est certainement produite par la disparition préma-
(82) Meckel, 1. c.
(83) Cfr. P. iv, chap. des tumeurs blanches des femmes en couches; et Schwilgué, qui rapporte une observation de Meckel, au sujet d’une femme en couche, morte après une fièvre intense et des douleurs de l'abdomen, du bassin et de la jambe droite, et sur le cadavre de laquelle on trouva la veine crurale offrant l’aspect d’une artère remplie de sang mêlé de pus; ete.
(84) Ribes, Marjolin, |. ce.
(85) Longuet, 1. c. — Breschet et Villermé, 1. c., p. 151.
(86) Ribes, 1. c. — Breschet, 1. c., p.
(87) Du moins l’artérite et la phlébite réunies ont été observées par mon père (. c.). L'influence des artères sur les veines est prouvée en outre par les battements de ces dernières. On lit'un cas Æ'is-remarquable de ce genre, dans le __ ‘rn. d’'Hufeland, 1815, septembre. Les pulsations des veines étaient isochrones à celles des artères.
(88) Meckel, I. c.
(89) Dans le Journal général de mêdecine française et étrangère, 1822, déc., p.504. Il est question d’un cas où, après
un pédiluve chaud, il survint des ecchymoses suivies de scorbut (?),
turée des exanthèmes (90), Il est égale-
ment permis de soupconner que les vei-
nes sont quelquefois atteintes de phlogose dans le cours des fièvres puerpérale, (91), bilieuse (92), de la variole (93), de.
la liénite, de l’ictère, du scorbut, du tétanos (94), et que cette phlogose amène des hémorrhagies, et surtout la maladie tachetée de Werloff (95).
$ IV. Diagnostic,