DU PÉRICARDE, DU COEUR
végétaux, tels que le jus de citron, le vinaigre , l'acide tartarique, quand il s'agit d’une hémorrhagie veineuse ; les acides minéraux, p. ex. l'acide sulfurique, soit simple, soit composé , comme dans l’élixir acide de Haller , dans l’é= lixir vitriolique de Mynsicht, dans l’alun, conviennent mieux pour le traitement des hémorrhagies artérielles. Dans les hémorrhagies mixtes, l’acide phosphorique (80) doit ètre préféré à tout autre moyen. Nous opposons le plomb aux hémorrhagies veineuses rebelles accompagnées de faiblesse, ainsi que la digitale aux hémorrhagies artérielles qui se trouvent dans les mêmes conditions.
Le quinquina, les racines d’acore vrai et de ratanhia (81), mais surtout le fer et le vin, sont d'autant mieux indiqués, que la faiblesse générale est plus grande.
8. Traitement de l’hémorrhagie nerveuse. — Nous nous attachons à calmer l’exaitation du système nerveux, à l'aide de l’opium, de la jusquiame, du lauriercerise, et à combattre l’atonie de ce mèême système par l’ammoniaque (82), l'i-
pécacuanha (83) et la cannelle; sans
négliger de relever le courage des malades. Car'rien ne prouve mieux le grand rôle de l'imagination, dans les hémorrhagies, que la vertu des amulettes (84) et des remèdes sympathiques (85) pour ar-
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rêter l'écoulement du sans.
(80) Un demi-gros dans une livre d’eau, avec q. s. de sirop de framboises pour donner à la liqueur une acidité agréable. LL,
(81) Krameria triandra, V. Hurtado, dans le Bulletin de la soc. d’émulation, n. 4, novembre 1816. Abhandlung von der Ratanhia von. Dr. Klein, Stuttg.,
(82) La Pira, Memorie sulla forza dell’alcali fluore per fermare l’emorragie de’vasi arteriosi e venosi. Napoli, 1790.
(83) Je serais porté à penser que l'ipécacuanha, administré à petite dose, en stimulant les nerfs de l’estomae et par suite les plexus cardiaques, peut relever les forces de cette partie du système nerveux qui préside à la circulation du sang, et arrêter ainsi quelquefois. des hémorrhagies. Ce n’est là du reste qu'une simple hypothèse.
(84) Riedlin, Lin. med., 1696, p. 626 (de pierre hématite). Eph. nat. eur., dec. 1, an. 5 et 6, obs..86 (racine de chicorée tenue dans la main). k
(85) Acta erudita. Lips., 1712, p. 547.
(Hémorrhagie arrêtée. par un regard.)
5:5 9. Bandages. — Les bandages, appliqués autour des membres et serrés de manière à ne point comprimer les grosses artères, constituent un moyen assez efficace, quoique momentané, d'arrêter les hémorrhagies veineuses (86). ÿ © 10. Transfusion du sang. — I] sera question, dans le chapitre suivant, de la transfusion du sang, comme d’un moyen à employer chez les individus qui sont tombés en syncope à la suite d’hémorrhagies (87).