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Causes excilantes. — L'épistaxis

est provoquée par toutés les violences:

exercées sut les narines, telles que les contusions, les coups, les blessures, l'extraction dés polypes (65) et dés poils (66), l’ozène (67), la fracture des os du nez et du crâne, ou la dépression de ce-

lui-ci près du sinus falciforme (68), les

qu’elle remplace souvent les règles, Cfr.

Nicolai, Patholog., 2 B., p. 364.

(62) Fordyce parle d’un homme sujet à une epistaxis quotidienne, et dont les enfants offraient la même prédisposition par suite de laquelle une petite fille suc comba. (Abh. f. pr. Aerzte, 2 B., p. 477.) Spangenberg a connu une famille dont tous les individus du sexe féminin étaient sujets aux hémorrhägies nasales, mais nullément ceux de l’aütre sexe. (Ueb. d.

Blutflusse in med. Hinsicht. Braunchsw.,

4805, p. 196.) Un cas semblable s’est offert à moi chez une famille lithuaniénne, affectée en même temps d’ictère.

(65) Morgagni dit : « Reperi, anno 1200, inleritum hôminum ingentem fuisse ex fluxu sanguinisenaribus spatio 24 horarumin Etruria, et Romandiola, aliisque in locis. « (De sed. ét Caus. morb., epist.

x1Ÿ, n. 25.) Cette epistaxis était vraisems

bläblement un symptôme de quelque fièvré pestilentielle.

(64) J'écris à Vilna.

(65) Voy. Heister, Iüst. chir., P: 11, sect. 11, ©: Lxx1, n. 10. J'ai vu une épistaxis mortelle, à l'hôpital de Vienne, après l'opération d’un polype des fosses nasales, p'atiquée par lé chirufgien Sartori.

(66) Un perruquier de Venise, én cou:

pant maladroitement les poils des narines, provoqua uné hémorrliagie si vio:

lente, qué le malheureux patient suc:

comba (Haller, Elem. phÿsiôl., 1: à, p.

224; 1. v, p. 4). Bierling dit avoir ob servé assez fréquemment de graves saignements de nez, par suite de l’arfaches mént des poils de cet organe (Thesaur, theor, pract., p. 34). .

(67) Ch. xX1i, S 5. .

(68) « Non semper a capitis Concussionibüs oritur narium hæmeorrhagia, Hoc péndet à nätura locorum, ih quibus vulnera, aut fracturæ reperiuntur: Sic, cum iñ vertice, in sincipite,; aût in fronte os læsum, intropressum ést, vel sursuüm, vel ad latera ossium biégmatis sanguis per nares evaçuabilur; quod ex sinus Jéngi-

léea vec des matièresirritantes suspectes, les fumigations, les vapeurs stimulantes inspirées par-les narines , les insectes et les vers (6 }, mais ton une sangsue introduite dans les fosses nasales (70), l’éternument (m1), les cravates et les vêtements trop étroits, -les tumeurs du cou, les longs soupirs, la déclamation, de discours, les cris, les pleurs , le rire, le chant, l'exercice des instruments à vent long- temps prolongé, une course rapide, un eflort quelconque, la ‘toux

(72), les tubercules pulmonaires, les ma-

ladies du cœur, de l'aorte, des veines jugulaires etsous-clavières; l’obstruction et l'inflammation des viscères abdominaux, principalement de la rate ct du foie; la distension de l'estomac ct des intestins par des aliments et par des gaz, l'ascite, la grossesse, l'approche de l’époque menstruelle, la suppression des règles et des hémorrhoïdes, l'usage des liqueurs fermentées, l'ail (73), les médicaments échauffants (74), l'abus du quinquina (75), l'exposition de la tête nue ou recouverte de coiffures métalliques aux ardeurs du soleil (76), l’action d’un feu

tudinalis compressione repetit, qui sinus recipit venas narium internas. » Onofrio, 1 c., p. 45, 44.

(69) Eph. nat. cur., an. 2, obs. 147; an. 1, obs. 99.—Schneider, De osse cribroso, p. 440. —Barthol., cent. ‘nu, epist.

Lxx1v.—Tulpius, 1. 1v, ©. 1.—P. Borellus, cent. nr, hist. 45. — Hallérus, 1. 1. De morbis internis, c. Lu.—Fabr. Hildanus, cent. 1, obs. 8, et cent. v, obs. 1. — Schenk., 1. 1. Obs. med. — Marc. Donatus, 1. 1v. De historia med. mirabili.

(70) Galien cite l’histoire d'un jeune

homme chez lequel il trouva une sangsue

cachée dans le méat des fosses nasales où se trouve l'ouverture qui fait communiquer la bouche avec le nez. (Op., I. 1v.

De locis affectis, c. v.)

(71) Morgagni, op. c., ep. 1v, 26, 27, 28.

. (72) Voy.

vulsive, P. 1.

(73) Eph. nat. cur.,

(74) Ce n’est pas sans raison que Vogel blâme ïici la méthode de Bruuo (Hanbd. d. pr. Arzneywiss., 5th:, p.31).

(75) Gesuer’s Entdeck. in d. Arzneywiss., 1 B., p. 75.

(76) Sauvages dit : « Novi adolescentem, qui æstate. ob insolationem hæmorrhagia (narium) correptus demisit se in flumen, atque sic hemorrhagiam iyise

dec. ur, an. 7 et

le chapitre de la toux con-

| ï MALADIES substances âcres, la poudre de tabac mè-

voisin sur la face, le refroidissement (77), l'électricité galvanique (78), les

odeurs de pommes {79), de roses (80), le.

son des cloches (81), les affections de l'âme, comme la honte, la terreur (82), la colère (83); les veilles et les études prolongées ; l'influence de l' imagination (84) ; les contagions , surtout telles du typhus (85), de la rougeole (86) et de la variole (87), les saburres des premières voies, les.vers (88), la bile (89) et la.

diaghèse scorbufique. :

3. Causes prochaines. — On a agité la question de savoir si le sang de lépistaxis était fourni par les artères ou par! les veines EU I pa: rait qu’il peut pro-"

sanavit. » (Nos. method. , p. 286.)

(77) Helwig,. ‘Obs. Med: ne L'op Nous.

avons observé plusieurs fois l’épistaxis ; à la suite d’un refroidissement de la tête; surtout tandis que le corps élait échauffé, mais jamais par l'acRonTÉrelenges du froid: seul.

(a Osthoff, in Horn’ s Archiv., 5 B.,

(79) nn De re cibaria, 1]. fe C.XXIV. :

(80) Rhodius, cent. 11, obs. 99. 4

(81) Blankardus, Collect. med. phys., cent. vi, obs. 74.

(82) Epñ. nat. cur.,-dec. 11, an. 6, app., p. 55. En 1768, mon père, cédant aux instances de ses amis, laissa en proie.

aux horreurs de l’agonie une épouse qu'il adurail; mais bientôt averti par les sons de la cloche que le dénouement fatal était arrivé, il fut saisi d’une terreur si violente, que des flots-de sang’s’échappès rent tout-à-coup de ses narines et de sa bouche.

(85) P. 11, S 86, sect.

Leypsick.) ‘

(84) Par la vue d'une tête dé veau (NV. Rhodius, cent, 1, obs. 89), d’une grenouille (Paullini , Obs. med. phys., 28). H y avait à Vienne, parmi les élèves de mon père, un jeune homme très-hypochondriaque, qui se croyait atteint de toutes les maladies dont il était question dans les cours. Or le jour où l’on fit l'hiss loire de l’épistaxis, il eut un saignement de nez si considérable, qu'il fut oblig de quitter l’amphithéâtre.

(86) PERD ln CHRIS 4e À

(87) Ib., c. x1v, 8 65, 2 4

(88) C'est une cause commune d épis= taxis en Lithuanie.

(89) Stoll, Rat. med., P. 11, P. 911

(90) Cfr. Reil, Fieberlehre, 3 B., 5k.»

EURE: «. (Edit. de

DES YEUX, DES OREILLES ET DES NARINES

venir de l’une ou de l’autre de ces sour- ‘ces, suivant les cas. Ainsi, les causes traumatiques attaquent également les artères et les veines ; les boissons fermentées, l'insolation, les courses rapides, en un mot toutes les influences qui activent le mouvement du sang semblent particulièrement provoquer l’épistaxis artérielle; car « c’est le propre des artères nasales de céder plus facilement que toutes les autres artérioles du corps humain , aux causes qui tendent à les ouvrir, de laïsser écouler du sang et de se refermer bientôt après sans laisser la moindre trace d’altération. Je ne saurais indiquer avec certitude le tronc artériel qui fournit le sang perdu par les narines ; il est probable’ qu’il vient des artères supérieures , et le plus souvent antérieures, ‘et par conséquent des rameaux de l'artère ophthalmique , principalèement de lethmoïdale antérieure (91).» On verra, dans une autre partie de cet ouvrage (*), qu'il n’est nullement nécessaire , pour provoquer une hémorrhagie artérielle, que le vaisseau soit divisé, et il sera démontré que ces sortes d’écoulements sanguins ne sont souvent que l'effet d’une sécrétion morbide d'une arlère affectée d'inflammation, rhumatismale et arthritique surtout, ou de spasme , fait important dont la connäissance est due à Haher (92), et en grande partie à J. P. Frank (93).

Nous admettons l'origine veineuse de l’épistaxis, quand celle-ci est due à un vice hémorrhoïdal et scorbutique, ou à des obstacles qui empêchent le retour du Sang dé la tête. La manière dont cela s'opère a été très-clairement démontrée par Onofrio (94), dont J. P. Frank (95) à parlaitement bien exposé la théorie de la manière suivante : «La cavité thoracique est entièrement remplie par le pouimon qu’elle renferme. Le lobe supérieur de cé viscère correspond à la clavicule au-dessous de laquelle passe la veine sous-clavière , et i! se moule sur cet os.

Dès:-lors, toutes les fois que l’abaiscement du diaphragme est empêché par une tu

Gen: HAbEn, Elem. physiol., t, 1, p.

() Chap. des hémorrhagies.

(92) « Ex naribus, nequidem conspicuo poro, arleria aperitur, et unice cruor absqué vulrere exsudat, s (L, c., p. 223.)

Frank, Tom, 1v.

meur siégeant dans l’un des hypochondres, et que le poumon en cet entroit né peut se dilater pour se remplir d'air, la portion supérieure de ce viscère doit nécessairement suppléer, et, par suite d'une dilatation plus considérable pendant les fortes inspirations , agir davantage sur la veine sous-clavière , qu’elle comprime et laisse libre alternativement.

Mais, comme les veines jugulaires externes et in!ernes , ainsi que les axillaires qui ont leur origine dans les veines du bras et de l’épaule , viennent se décharger dans les sous-clavières, il en résulte que, lorsque celles-ci sont comprimées, le sang stagne dans les premières, et empêche la circulation de celui des artères contiguës. Ainsi, dès que la compression de la veine sous-clavière a lieu en même temps que la systole de l’artère du bras du côté affecté, on sent celle-ci bondir sous le doigt, et les rameaux de là veine jugulaire, qui se distribuent à la joue ct dans la fosse nasale du même côté, se gonflent, la joue devient rouge et chaude, la narine fait éprouver un sentiment de prurit, de tension, et cetle résistance des veines trop fréquemment répétée et prolongée pendant des heures et des jours entiers provoque enfin l’écoulement d'un sang pur par l’ouverture nàsale correspondante (96). La même chose a lieu toutes les fois que, par suite d’une collection purulente ou aqueuse dans la poitrine, ou de quelque obstruction considérable de l'abdomen, la dilatation partielle du poumon est empêchée par intervalles ou d'une manière interrom > pue. La compression de la veine sous

De A

(96) Arétée dit bien à la vérité (De caus. et siyn. acutor. morb., I. 11, €. 1r):

« In féhribus a liene, et jecinore pér na:

rem illam sanguis erumpit, qu& ex re:

gione patienti viscéri opponitur. » Mais nous avons observé ordinairement le contraire. « Narium nempe hæmorrhagia, dit Onofrio (1. e.), oritur frequenter a pertinaei, et magna lienis obstructione, in quo utplurimum sanguis e sinistra nare egreditur, nisi hepar quoque obstructione insigni afficiatur. Ubicumque in obstructo liene,sinistra naris Sanguinem fundit, sinistri brachii arteria pulsationes habet dicrotas, nempe duo par- Vi, et remissiores ictus, tertio magno, et vehementi, atque undoso excipruntur.

Ab hepate nimis distracto, aut inflammatione correpto dextræ naris hæmor:

rhagia frequenter accidit, »

clavière, plus constante et plus longtemps prolongée, produit le pouls vibrant du bras du côté affecté, ou une espèce d’engourdissement de ce membre, ou bien enfin son œdème ou celui de la paroi externe du thorax.» Nous ne doutons point que les vaisseaux lymphatiques et les ganglions du même nom n’aient aussi leur part dans la production de l'épistaxis. Il est certain, du moins, que les hémorrhagies nasales les plus fréquentes ont lieu chez les scrofuleux, ce qui explique l'influence exercée par les ganglions tuméfés sur les veines voisines. Mais les compressions de cette nalure ne contribuent jamais davantage à provoquer l’épistaxis, que quand elles se rencontrent chez des sujets dont les poumons sont remplis de tubercules, phénomène que nous avons expliqué ailleurs (97). Le rachitis, surtout iorsqu'il y a déformation des vertèbres cervicales, en apportant obstacle à la cireulation des veines vertébrales, amène la congestion du sang dans l’encéphale, d’où ce liquide tend à s'échapper par la parlie antérieure. On ne sera point tenté non plus de révoquer en doute l'influence du cerveau et des nerfs sur les vaisseaux sanguins du nez, si l’on fait attention au rôle que jouent les affections de l’âme, les études, l'imagination dans la production de l’épistaxis.

$ IV. Diagnostic.

1. En general. — Tout écoulement de sang par les narines ne conslitue pas une épistaxis, et celle-ci n’est point un résultat nécessaire d’un semblable écoulement. Quelquefois, en effet, du sang, qui remonte des poumons ou de l'estomac, s'écoule par les ouvertures pasales, et il n’est point rare que celui qui provient des vaisseaux du nez descende par les narines dans la bouche ou dans l’estomac (98).

2. Division. — Nuliement satisfaits de la division générale des hémorrhagies en actives et passives (99), nous en adoptons une tout-à-fait différente pour l’épis-

(97):P5 11,10 uxre

(48) Stack (Abh. f. pr. Aerzte, 9 B., p. 54) rapporte un cas de syncope occasionnée par un écoulement sanguin des fosses nasales dans l'estomac pendant Le sommeil.

(99) Chap. des hémorrhagies.

taxis, que nous diviserons en traumalique, sympathique, inflammatoire, rhumatismale , gastrique, périodique, scorbutique et nerveuse.

3. Epistaxis traumatique. — L'épistaxis traumatique est due à des violences extérieures et à l’action de substances capables de léser les fosses nasales, soit .

mécaniquement , soit chimiquement. Il ne faut pas ignorer qu’il existe des personnes si fortement prédisposées à l’épistaxis , que le moindre atlouchement des narines sufht chez elles pour la provoquer.

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