‹ Traité de pathologie interneChapitre 27 sur 277 · Epistaxis sympathique. — On re · texte numérisé non relu

Epistaxis sympathique. — On re

connaît l’épistaxis sympathique en exa- … minant avec soin si le malade atteint d’un saignement de nez ne présenie pas quelque affection latente du cerveau, du cou, de la poitrine , de l’abdomen et du bas-.

sin , à laquelle on puisse rapporter l’hémorrhagie (100). En effet, ces sortes d’af-.

fections , tant qu’elles ne sont pas biens développées, peuvent échapper aisément au médecin, dont toute l’attention se porte sur l’hémorrhagie nasale, qui tombe davantage sous les sens. L'ordre des matières ne nous permettant pas d'indiquer ici les symptômes à l'aide desquels on peutreconnaîitre les maladies latentes des viscères, qu’il nous suffise de rappeler que le médecin ne procédera jamais avec plus de sûreté, dans l’établissement de ce diagnostic dificile, que quand il aura égard à l’âge du malade , à l'état du pouls, de la narine qui est le siége de l’hémorrhagie , et aux maladies antérieures. Quant à l’âge, il est certain que l’épistaxis sympathique est occasionnée chez les enfants par les affections du cerveau, de la rate, ainsi que par les vers ; chez les jeunes gens, par les tubercules pulmonaires ; chez les individus de l’un et de l'autre sexe, depuis quarante jusqu’à cinquante ans, par les maladies du cœur et de l'aorte; enfin chez les vieillards, de même que chez les enfants, par les affections cérébrales.

Le pouls est souvent lent dans lépistaxis provoquée par une affection cérébrale, fréquent dans celle qui est due à une maladie du poumon, dicrote au degré le plus marqué possible, dans celie qui provient d'un vice abdominal. Lorsque la cause de lépistaxis est une affection cérébrale, le sang coule indistinctement des deux narines ; quand c’est une ma-

AE Emme

(100) Chap. x, $ 5, n. 2,

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ladie pulmonaire, ce liquide sort bien de l’une et de l’autre narine, mais alternalivement et plus fréquemment de la gauche, correspondante au poumon qui ést de préférence affecté de tubercules ; c’est assez constamment aussi la narine du même côté qui fournit le sang dans les affections du cœur et de la rate; c’est la droite dans celles du foie. Pour ‘ce qui est de l’examen des maladies antérieures, la céphalée, l’apoplexie, le catarrhe, l’hémoptysie, la fièvre intermittente et l’ictère doivent surtout fixer l’attenlien.

5. Epistaxis inflammatoire. — L'épistaxis inflammatoire survient le plus fréquemment au printemps pendant le cours des fièvres de même nature, rhumatismales et exanthémateuses bénignes, chez les jeunes gens d’une santé florissante , bien nourris , de même que chez les individus affectés d'hémorrhoïdes, chez les personnes du sexe, non réglées et nullement épuisées du reste. Lorsque le sang coule par un jet abondant , nonseulement les autres symptômes qui peuvent exister n’augmentent pas, mais ils disparaissent.

6. Epistaxis rhumatismale. — L'épistaxis rhumatismale accompagne le plus souvent la céphalée et le coryza. Elle survient sous l'influence d’une constitution annuelle qui favorise en.général les affections rhumatismales, et surtout à la suite des refroidissements de tête. Elle ne rejette pas la complication arthritique.

7. Epistaxis gastrique. — Cette espèce d’épistaxis se rencontre dans Îles fièvres gastriques et dans les exanthèmes avec complication bilieuse ou vermineuse. Il ne s'écoule ordinairement, en pareil cas , des narines affectées de pru-

rit, que quelques gouttes de sang, qui

soulazent à peine le malade,

8. L'pistaxis périodique. — Elle est de deux sortes, car tantôt elle n’est qu’un symptôme de la fièvre intermittente, et tantôt elle constitue une maladie périodique exempte de fièvre. Dans le premier cas, la fièvre qui provoque l'épistaxis est ou apparente (1) ou larvée (2). Lorsqu'elle est apparente, l'hémorrhagie sur- Vient ordinairement pendant le siade de Chaleur (3), quoiqu’on l'ait aussi observée

(1) Par, vol.r, ©. n.

(2) Ibid.

” (5) Ibid.

durant le frisson (4). La fièvre intermittente larvée épistaxique, que l’on a à tort révoquée en doute (5), présente souvent quelque chose du caractère scorbulique (6). L'épistaxis simplement périodique dure quelquefois plusieurs années (7), précède ou accompagne ordinairement les menstrues (8), ou bien elle les remplace (*), et mérite à peine d’être considérée comme une maladie particulière (9),

9. Epistaxis scorbutique. — C’est la plus importante de toutes. Le diagnostic en est d'autant plus diflicile, que l'hémorrhagie nasale est souvent le premier symptôme du scorbutquise manifeste(*).

Toutefois, à peine le malade a-t-il perdu deux ou trois livres de sang et davantage, que déjà des taches ou des ecchymoses se montrent aux extrémités inférieures, le pius souvent, et viennent dévoiler la nature de la maladie. Nous recommandons en conséquence de ne ja-

(4) Acrel, I. ce.

(5) Spangenberg, 1. c., p. 291.

(6) Burserius, Inst., $ 176. Cfr. Casimir Medicus, V. Period. Krankheiten, et Nicolaï, I. c., t. vr, p. 563.

(7) Caesnyk a observé l’épistaxis périodique chez un homme de 58 ans, qui, depuis seize années déjà, rendait chaque mois, par les narines, après avoir éprouvé des lassitudes, une mesure entière de sang, et même quelquefois deux. Sa mère avait.été affectée d’une hémorrhagie semblable depuis 25 jusqu’à 45 ans, sans que cet écoulement eût la moindre influence sur la menstruation, (Journ. de méd., t. xx11, an. 1765,.p. 49.)

(8) Je connais une infinité de femmes qui, un ou deux jours avant l'apparition des règles, ou pendant qu’elles ont lieu, éprouvent des épistaxis.

(") Gackenholz, Diss. ægra hæmorrhagia narium ex suppressione mensium laborans. Helmst., 1716.—Niesky, Diss.

de hæmorrhagiæ narium ac gingivarum salubritate loco fluxus menstrui casu quodam comprobata. Helmst., 1722. IL n'exisie certainement pas d'espèce d’aberralion des règles plus commune que celle qui est due à l’épistaxis.

(9) J'ai rencontré plusieurs cas d’épistaxis périodique, surtout chez les vieillards, mais [a maladie dépendait d’une affection du cœur ou du foie.

(”") Ilexiste, dans l’Epitome de mon père (1. c., p. 156, sq.), deux observations de ce gsnre, qui méritent d’être lues,

mais négliger l'examen de ces parties, dans une épistasis grave, Nous aurons beaucoup de choses à ajouter sur ce sujet dans le Traité du scorbut et de la maladie hémorrhagique tachetée de Werlhoff (10).

10. Épistaxis nerveuse, — L'épistaxis nerveuse est un symplôme ordinaire des fièvres et des exanthèmes de nature {yphoïque {i1). Elle est presque toujours accompagnée d’autres bémorrhagies, qui ne fournissent pas cependant une quantité de sang aussi considérable, En outre, l'influence des affections de l'âme et de l'imagination dans la production de l’épistaxis prouve assez que de celle des nerfs sur les vaisseaux sanguins peut résulter une hémorrhagie nasale.

$ V. Pronostic,

1. En général. — Le pronostic de l’hémorrhagie nasale varie beaucoup suivant la nature de la maladie dont cette affection est le symplôme, suivant le temps où elle se manifeste, et suivant la quantité de sang perdu. Il en est de mème lorsque la maladie est essentielle.

2. Epistaxis symptomatique dans les maladies aiguës —On regarde l’hémorrhagie nasale comme un signe de bon augure dans les affections aiguës, si elle survient à la suite des symptômes de coction (12); si elle est abondante et

d'assez longue durée (13) ; si elle n’amène

pas un état de faiblesse plus considérable ; si elle est en rapport avec la forme de la maladie, la manière de vivre et le genre de nourriture du malade, et avec la partie affectée. On l'appelle critique, lorsqu'elle fait entièrement disparaître la maladie. Celle qui se présente avec des circonstances contraires, surtout quand elle ne consiste qu'en quelques gouttes de sang, est d’un présige funeste; car elle annonce, si les gouttes répandues sont en même lemps petites, un dénouement falal, ou du moins une maladie de longue durée. En général, on doit redouter l’épistaxis dans les fièvres typhotdes exemptes de complication inflammatoire, et dans les exunthèmes malins,

(10) Dans un chapitre particulier.

(11) P. 1, c. 1v, $ 59, 1; $ 45, 4; S 46, 1; $ 49,5. (Edit. de Leyps.)

(12) Prosper Alpin., De præsagienda vita et morte, 1. vr, 2, p. 439.

(15) Hipp., epid, 1, sect, n, p. 662,

principalement dans la rougeole (14), car les cas d'épistaxis mortelles ne manquent pas (15).

3. Epistaxis essentielle, —L'épistaxis est ordinairement salutaire, au contraire, lorsqu'elle constitue une maladie existante par elle-même, surtout si elle est de nature inflammatoire, On ne sera point surpris dès-lors de voir résulter de sa suppression tant de graves accidents (16). Toutefois, gardons-nous de préco-.

niser indistinctement l'influence salutaire de l'épistaxis, dans le jeune âge surtout!

(17) car. bien que l’hémorrhagie nasale modérée, chez les enfants, soit éminem- « ment ulile pour arrêter les congestions « et {ous les maux qui en résultent, il est certain néanmoins, d’un autre côté, que ceux qui en sont trop fréquemment at-.

teints, et cela par des causes légères, tombent très-facilement dans l’épilepsie et la pneumorrhagie (18). Nous avons annoncé, avec d’autres, que l’épistaxis" présige l’apoplexie chez les vieillards (19). Toutefois, quand il existe une affection du cœur ou tout autre obstacle à la circulation du sang, l’épistaxis, pourvu qu’elle soit abondante, apporte quelque:

soulagement, du moins pour un temps (20) ; pour un temps, dis-je, car tôt ou tard la répétition fréquente de cet écoulement amène la cachexie et la mort (21).

Les cas de mort subite par suite d’une épislaxis que nous avons eu nous-mêmes occasion d'observer, doivent être rap= portés au scorbut , et surtout à la maladie hémorrhagique tachetée de Werlhoff.

(44): Pa, ee x.

(15) Bausch, De lap. hæmatite, Prœm., p. 5. — Fabr. Hild., cent. vr, obs. 77.— Helwig, obs. 26. — Hagendorn, cent. r, obs. 60.—Schenk, 1. 1, obs. 368.

(10 Pers. Cv IS TO, 5 \ais QT, S9, 2; c. ur, $ 15, 2; c. xxv, Ç 108, 2, 'et P. nu, chap. de l'Épilepsie.

(17) Kam, Diss, de hæmorrhagiis na= rium in junioribus nimiæ noxis, Argent,

(18) J.-P. Frank, Epit., L. c., p.188.— Nofet, ic; p. 53.

(49) Pin, c.1v, $ 95, 1. Cfr. Morgagni, OP. C., epist. xxvi, n. 19, 13.

(20) Je rapporterai en son lieu un cas de resserrement de poitrine, sans influence sur la longévité, ce qui, je crois, doit être attribué à une épistaxis abondante qui accompagnait cette affection.

(4) Fabr. Hildanus, cent, n, ohse 48e

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S VI. Traitement.

1. En general. — La première question qui se présente, dans le traitement de l’épistaxis, est celle de savoir si l’on doit ou non arrêter l'écoulement du sang.

Ilne faut point l'arrêter, si l’épistaxis est critique, si elle survient en petite quantité et avec soulagement pendant le cours d'une maladie inflammatoire ou autre, ou bien si elle remplace une hémorrhagie plus grave. Du reste, l'épistaxis réclame un traitement différent, suivant sa nature.

2. Traitement de l'épistaxis inflammaloire. — Nous combattons l’épistaxis de nature inflammatoire, devenue excessive, à l’aide du traitement anti-phlogistique, par une température fraîche surtout, l'obscurité de la chambre, les boissons préparées avec les acides végétaux, les livements émollients et les pédiluves. Car c’est en vain qu’on espère que cette affection, par la raison qu’elle est de nature inflammatoire , est susceptible de trouveren elle-même ses moyens de guérison ; à moins que l’on n’entende par ces moyens une affection cent fois plus grave que l’hémorrhagie nasale. Il faut même , quand le régime que nous avons indiqué ne suffit point, se bâter de recourir à la saignée du pied (22). En elfet, les quelques onces de sang que l'on tire dans ce cas empêchent la perte de plusieurs livres de ce liquide par les narines. On administre en même temps, à l'intérieur, de l'émulsion nitrée, ou bien , s’il y avait paresse du ventre, de la décoction de pulpe de tamarin. Nous recommandons l'infusion forte de feuilles de digitale pourprée, quand le cœur et les artères carotides baitent avec violence. Si le malade est déjà épuisé, c’est le cas d'employer l’élixir acide de Haller.

Dans le cas où l’écoulement sanguin serait le résultat de la rétention des menstrues ou des hémorrhoïdes, il faudrait attaquer la cause de celle-ci, et produire en même temps une hémorrhagie artifñcielle, à l’aide de sangsues appliquées au périnée et à l'anus.

3. Traitement de l'épistaxis traumalique. — L'épistaxis traumatique due à des lésions marquées des fosses nasales est du ressort de la chirurgie. Quand elle est légère, l’eau froide attirée par les

Lsnnssca RS RE

(22) Lisez à ce sujet Fr. Hoffmann, in Med, rat. syst., t. 1v, P. 1, p. 17, 18,

narines, et les autres moyens locaux que nous décrirons plus loin (23), suffisent pour l'arrêter.

4. Traitement de l'épistaxis sympathique. — Quoique le fraitement de lPépistaxis sympathique dépende tout-à-fait de celui de la maladie primilive qui lui a donné lieu, et que, pour cette raison, il ne doive point être exposé ici, nous croyons cependant nécessaire d'indiquer quelques préceptes généraux, en tant qu'ils ont pour but d’'apaiser momentanément l'effort hémorrhagique. Ainsi, dans l’épistaxis dépendante d'une affection encéphalique, nous employons, suivant la nature de celle-ci, divers moyens révulsifs, tels que la saignée du pied, les ventouses, soit sèches (24), soit scarifiées, à l’occiput (25), à la nuque (26), entre les épaules, aux régions hypochondriaques (27), les pédiluves irritants, les sinapismes à la face interne des cuisses, les cataplasmes d'orties autour du pénis (28), les purgatifs, avec la racine de jalap et le tartrate acide de polasse, où avec le calomel , sans parler de l'application d’épithèmes froids , soit aux différentes régions de la tête (29), soit aux endroits qui entretiennent avec elle

(24) Une hémorrhagie nasale n'avait :

pu être arrêtée par aucun des moyens ordinaires employés en pareil cas, pas même par des poudres et des tampons introduits dans les fosses nasales, chez une femme à qui l’on avait déjà retiré d’ailleurs, par la saignée, jusqu'à six livres de sang. Dans cette extrémité, Wincler commença par appliquer une ventouse à la région du foie, puis une autre à la nuque, et l'écoulement cessa aussitôt. Cette même méthode réussit égale ment chez une autre femme, après l’emploi inutile d’une infinité de moyens différents. (Eph. nat. cur., dec. 1, an. 6, obs. 90.)

(25) Cæl. Aurel., p. 43.

(26) Eph, nat. cur., dec. r, a. 6,7, obs.90.

(27) Galenus, De præcognitione ad Posthumum, €. xin.

(28) Hannemann dit avoir guéri une grave hémorrhagie nasale, en faisant boire trois cuitlerées de suc d’orties récemient exprimé, et en énveloppant le pénis avec la même plante pilée. (Eph.

nat. cur., dec. 1, an. 5, obs. 54, p. 142.)

(29) Sur toute la tête (Bloch, Med, Bemerk., p. 71), sur le front et le nez (Paul. Ægin., À, 11, ©. xx, et Fabr.

Hild., çent, un, obs, 16),

des rapports sympathiques, comme les parties génitales (30), attendu que c’est une méthode pleine de danger (31), et à laquelle on ne doit avoir recours que d’après des indications spéciales. Nous proposons encore ici, comme nous l’avons déjà fait ailleurs (32), la compression de l'artère carotide du côté correspondant à la narine qui est le siége de l’hémorrhagie; mais il faut prendre garde de comprimer en même temps la veine jugulaire. Les bandages autour des mains et des pieds ont été recommandés depuis long-lemps (33). On conseille de mâcher du papier gris pour attirer le sang des fosses nasales vers la bouche (34). Dans l'épistaxis due à des tubercules pulmonaires, quelques onces de sang retirées du bras correspondant au côté affecté, le silence, le repos du corps, les émulsions nitrées, le soin de s'abstenir des acides minéraux et des pédiluves tièdes , ont de bons résultats. On doit en pareil cas, pour empêcher les récidives, recourir au traitement dun premier stade de la phthisie tuberculeuse (35), Il faut tenir grand compte des scrofules, non-seulement du poumon, mais encore du cou, qui empéchent le retour du sang par les veines jugulaires. À cette fin, outre l’hydrochlorate de chaux, nous employons de prédilection les feuilles de digitale pourprée, dont l’infusion concentrée est pour

ainsi dire l’ancre de salut dans l’épistaxis

(50) Dimerbroeck, Obs. et cur., n. 62.

Eph. nat. cur., dec. 1, an. 6, 7, obs. 55.

— Fabr. Hild., 1. c., obs. 15.—Theden, Unterr. f. Wundarzte. — Gesner, 1. c., 248/D.224

(51) Les fastes de l’art, et entre autres les Eph. nat. cur., dec. 1, an. 2, obs.

295; dec. 11, an. 5 et 6, obs. 248, nous offrent plusieurs exemples funestes, par suite de l’application du froid, à la nuque principalement.

(32) Chap. de la phthisie.

(33) Une hémorrhagie nasale survenue chez un jeune varioleux ne cédait point à l'application de tissus de laine imbibés de, vinaigre sur la tête et sur le front, lorsque enfin des compresses appliquées sur les articulations des mains et des pieds arrêtèrent l'écoulement. (Bucholtz, Nov. act. phys. med., t. 1v, obs. 58, p.

(34) Blancard, Collect. med. phys., cent. vus, n. 60.

(55) P. nu, chap. de la Phthisie pulmonaire,

qui dépend des affections du cœur. L'usage de l'élisir acide de Haller n’est guère moins utile ; toutefois ce médicament ne réussit jamais dans le cas où l'affection du cœur reconnait une origine abdominale, ou du moins est liée avec elle. Dans ce cas en effet, et en général, dans toute épistaxis d’origine abdominale, il faut insister de préférence sur les cccoprotiques, particulièrement sur les tamarins et les sels neutres, ainsi que sur les résolutifs, et appliquer des fomentations tièdes sur le ventre (36), que l’on excitera à se débarrasser des matières qu’il contient, à l’aide de lavements. Stoll a recommandé les vomitifs dans l’épistaxis occasionnée par le stimulus de la bile (37). On doit opposer les anthelmintiques aux vers. On empèche très-bien les récidives de l’épistaxis due aux obstructions abdominales, à l'aide des eaux minérales savonneuses et salines.

5. T'raitement de l'épistaxis rhumatismale. — L'épistaxis rhumatismale et arthritique cède aux révulsifs, tels que les pédiluves irritants, les sinapismes appliqués à la face interne des cuisses’, et surtout les vésicatoires entre lesépaules (38). On doit entièrement s'abstenir ici de l'application du froid, et s’attachér de préférence à favoriser la transpiration.

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