Bierkander, Neue Schwed. Abh
ubers. V. Kastner u. Brandis, 1191, 10 B.,p.142.—Ficker, Beitr. z. Arzneiwiss.
Munst., 4796, n. 8, p. 107. —.Trioen, Obs. med. chir. fasc., p. 142.
(56) Niechwiedowiez, Diss. de rar.
ling. vilio org. Viln.,. 4811, cum tab.
ænea. « Une jeune fille de dix ans, lors-
formation de la parole, tant qu’elle conserve ses mouvements (57). Et en effet, le mutisme ne doit survenir que lorsque tout mouvement de la langue est aboli.
L’aphonie survient encore par la siccité de la langue (a), comme dans les fièvres, surtout chez les vieillards, dans le coryza, les affections du foie, de la vessie urinaire, surtout après le sommeil, chez les nourrices (58) et les convalescents.
Le mutisme par siccité de la langue , le plus souvent passager, mais quelquefois intolérable dans son principe, est du moins diminué pour quelque temps par la lotion de la bouche, par le fréquent usage de boissons, de tranches d’orange, de citron, par le sirop de mûres, ou tout autre acide, tel que le borax (59), par la succion de raisins, ou d’autres fruits (b), par la brièveté ou l'extrême longueur du frein de la langue : ces vices se reconnaissent à la simple vue. Si le frein est court, la langue fendue dans son milieu, large à sa pointe, est retenue par le frein qui présente un sillon jusqu’à son extrémilé externe , de manière à ne pouvoir dépasser les gencives. En outre les en-
qu’elle n'avait encore que deux ans, s’était mordu la langue en tombant, et avait ensuite perdu beaucoup de sang par sa blessure. Depuis ce moment, le volume de la langue augmenta à ce point, qu'un an après elle ne pouvait plus être contenue dans la bouche, bien qu’elle pût y être momentanément ramenée. Plus tard, ce ne fut plus possible, et elle augmenta à ce point de volume, qu’elle pendait de trois pouces au-dessous du menton. La substance de la langue était normale. Les dents, en partie détruites, formaient presque un corps osseux continu. La partie de la langue qui pendaïit hors de la bouche était sèche et privée de la faculté de goût, à moins qu’elle n'eût été préalablement humeciée. La mastication était laborieuse, la déglutition libre. La voix était naturelle, et la prononciation, exceplé celle des lettres c, qd, W, 2, dishncte.
(57) Ainsi ne purent parler les malades possédant une grande langue, dont parle Vogel, Præl. acad., p. 6. — Ehrlich, Chir. auf Reisen gem. Beobacht., 1 B., p- 66, seq.
(58) Sauvages, 1. c. « On a vu une femme qui allaitait acquérir cette maladie par une lactation trop longue, et guérir après avoir sevré son nourrisson. »
(59) Un scrupule à une demi-drachme, avec une once de sirop rubi idæi,
fants sucent difficilement les mamelles, sans qu'aucun autre obstacle que des aphthes puisse être invoqué. La même dificulté de succion se présente lorsque le frein est trop long (60). Dans les deux cas, le remède doit se chercher dans la section du frein, en prenant garde que le bistouri ou les ciseaux ne blessent les veines ranines, le conduit de Warthon, ou les nerfs (61): (c) par l’adhérence morbide de la langue (62), par des calculs sublinguaux (63), par un athérome sous la langue (64), par une balle de plomb adhérente à la langue (65), vices dont la chirurgie indique le traitement ; (d) par l’induration de l’épiglotte (66), par la mauvaise conformation de los hyoïde (67), et (e) par l’inflammation et
SE EL OR, GES QE (60) Fallope, Instit. anat., p. 457. —
Bachebacht., Diss. de morbis ligamentor.
Lugd. Bat., 4750, $ 2. In Halleri, Coll.
disp. ad morb, hist. et cur. fac. , t. Vi, p. 401. — Weitbrecht, Syndesmolog., sect. vi; 6,
(64) Frank, De incis. freni sub lingua.
Heidelb., 1682. — Heister, Inst. cliir. — Loder, Diss. de frenulo linguæ ejusque incis. Jen., 1785.—Bell, Anat. of the human body, t. 117. — Saure, Diss. de sect.
frenuli linguæ. Paris, 1756.—Ochme, De morb. recens nator. chir. Lips., 1775.
(62) Hoffmann, Consult., cent. 1, n. 94, Cfr. P.in, vol. 1, caput De glossitide, — Capdeville, dans les Mém. de l’Académie royale de chirurgie, t. 11. Acta mea Ch inst. Vila L 1, p. 51.
(63) Eph. nat. cur., dec. 1, an. 3, P.