‹ Traité de pathologie interneChapitre 40 sur 277 · Plater, Obs. med., 1. 11, p · texte numérisé non relu

Plater, Obs. med., 1. 11, p

—- Lethermann , in Hufeland’s u. Himly’s Journ., 1811, jul., p. 119.-Th, Roder. a Veiga, De loc. affect., lib. 1, sect. vr, p.

(64) Marchettis, Obs., p. 72.—Plater, Obs., I. ur, p. 896.

(65) Meekren, Obs. med. chir., ec. vin.

(66) Bonet, Sepulchr., 1. 1, sect. xxn, obs. 22. Ex. Barbette.

(67) Hann, Commerce. Litter., an. 1736, Bebd. 51, n. 1, ad K 95, Eten effet, on peut croire que quelquefois le mutisme est produit par quelque vice grave de l'os hyoïde. Et si Kerckringius, Osteog., C.11, à dit vrai sur l’existence de l'os hyoïde, lorsque, dans son traité sur les fœtus, il a écrit que le cartilage n’est point encore apparent, on ne peut douter que plus tard après la naissance, lorsque les enfants commenceront à parler, et lorsqu'ils parleront, ils n’émettent que des paroles incomplètes. Ce que confirme même Albinus (Icon. oss. fœtus, ad fig.

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DU LARYNX, DE LA TRACHÉE-ARTÈRE ET DU CORPS THYROÏDE

la paralysie de la langue (68). Le mulis— me annonce quelquefois l’apoplexie (69), Ja suit souvent, ainsi que les autres affections célébrales , et accompagne l’hémiplégie complète (70). Il suit de là que Ja cause de la paralysie de la langue, et par suite du mutisme, se trouve dans l'encéphale et doit être cherchée spécialement autour de la maille allongée vers l’origine des nerfs glosso-pharyngiens et hypo-glosses. Cette origine des nerfs moteurs de la langue , séparée de celle des nerfs acoustiques par le quatrième ventricule, permet de comprendre comment le mutisme peut avoir lieu avec la conservation de l'ouie, comme nous l’avons observé (71). Or, comme le nerf lingual (vraisemblablement instrument du goût) tire son origine propre de la troisième de la cinquième paire, près du pont de Varole, on comprend très-bien que la paralysie de la langue puisse coincider dans la plupart des cas avec la conservation du goût. Et de ce que les neris qui portent le mouvement à la langue sont d’origine encéphalique, on ne peut conclure que la paralysie de cet organe soit d’origine encéphalique. En effet, un rhume, une violence extérieure, ou toute autre cause, peut léser ces nerfs hors de l’encéphale ou dans le tissu même de la langue, et produire ainsi la paralysie et le mutisme. Nous pensons que les choses se passent quelquefois ainsi, parce que des hommes habiles recommandent contre le mutisme dù à la paralysie de la langue, les sialagogues et les masticatoires , tels que la racine de pyrèthre, d’hellébore , les feuilles de tabac (72),

152). Cfr. Morgagni, 1. c., epist. x1v, art. 38.

(68) Mutitas a glossolysi. Français, Paralysie de la langue.

(69) Part. nn, vol. r, sect. 1, cap. v, $ 25, 1. (Edit. de Leyps.)

(10) P..i1, Vol.r, sect. 11, Cap. tx, $ 60, 4.

(71) Un enfant de six ans, muet depuis sa naissance, me fut amené en consultation. Je pensais qu'il était sourd en même temps :ses parents m'affirmèrent le contraire, et un examen attentif m’eut bientôt convaincu de la perfection de son ocie. M’informant alors des maladies qu’il avait éprouvées jusque là, j’appris qu'il avait été affecté peu après d’une encéphalite convulsive, et j'attribuai le mutisme:aux résultats de cette affection.

(72) Sauvages, 1. c.—Hautesierk, Recueil, vol. 11, p. 286.

l'huile de cinnamomum (73), l'esprit de serpolet (74), médicaments dont l'application da! s l’aphonie et la paralysie de la langue d’origine encéphalique ne peut produire aucun résultat (75).

4. Alalie par hébétation. — Les stupides et les hébétés, privés plus ou moins d'attention, de perception, de mémoire, de jugement, d'imagination , de sentiments affectifs et de volonté, comme les sots (76), les idiots et surtout les crétins (77), parlent à peine ou ne peuvent parler (alalie par hébétation). Un apprentissage est en effet nécessaire pour parler.

Il faut que l'enfant, attentif imitateur de sa nourrice, s’accoutume à prononcer les diverses syllabes qu’il entend et apprenne, en les combinant laborieusement, à demander les choses qui lui sont nécessaires (78). Comme les poisons narcotiques suspendent pour un temps les facultés de l’âme, il n’est pas étonnant qu'ils puissent produire un mutisme (79) souvent passager.

5. Alalie par surdité. — Nous avons fait mention ailleurs (80) de l’alalie par cophose ou mutisme des sourds (81).

Renouant le fil rompu, nous devrions, à l'exemple de nos prédécesseurs , trailer d’abord des qualilés physiques et morales des sourds-muets. Car nous avons cette opinion que les sourds - muets ne

(15) Lang, Miscell. verit., t. 1, p. 8.

(74) Lang, 1. ce. V. Richter’s Chir.

Bibl., 8 B., p. 508.

(35) -P. n, vol. 1, sect. n, cap. 1, $ 2, etc. x1r, $ GO, 4.

(76) P. n, vol. r, sect. 11, c. xx, 12.

(77) Ibid., 15.

(78) Sauvages, I. c.

(79) Mutitas a narcoticis Mangeti. V.

Sauvages, |. c.

(80) P. nu, vol. ni, sect. 11, ©. xxint, 190, 3. Ajoutez l’observation suivante communiquée en 1814 à mon père : Madame Roland de Marseille est mère de quatorze enfants; dont deux alternativement parlaient, et deux étaient sourds et muets. Ayant perdu trois de ses enfants, il lui en reste aujourd’hui cinq qui parlent, et six, dont quatre demoiselles, qui sont sourds ct muets. Trois individus étaient affectés de la même infirmité dans la famille du grand-père de M. Roland. Le mal a donc sauté une génération.

(81) Français, mutité des sourds de naissance, sourds-muets; «llem., Taubstummbheit, Taubstumme; pol, , Gtuchoniemota, gtucho-niemi,

peuvent former une classe particulière du genre humain sur laquelle on puisse établir des principes généraux. En effet, il y à autant de causes de différences entre les sourds et entre les muets, qu'entre les autres hommes. Aussi sommes-nous étonnés que l’habile instituteur des sourds et muets (82) les ait déclarés menteurs, vains, orgueilleux, malicieux, taquins, même bavards (83).

Nous confessons qu'il est à notre conpaissance que beaucoup de crimes ont été commis par les sourds et muets (84):

mais qu'en conclure? sinon que les sourds et muels ont cela de commun avec les autres hommes qu’ils commeltent des crimes, On doit leur pardonner plus qu'aux autres, Et, en effet, le mutisme accompagné de surdité et d’hébétation est souvent une source de crimes. En outre, les compagnons des sourds et muets se servent d’enx comme de jouels, les irritent, les exaspèrent. Or, si le sentiment de la commisération est plus facilement excité en nous par les oreilles que par les yeux (85) (ce qu’Eschte avait déjà remarqué (86)), il ne faut point s'étonner que les sourds - muets n'aient pes pitié des autres. Que peut-on d’ailleurs attendre de bon d'un homme qui est privé de l'éducation que peut donner le commerce de ses semblables, à moins

(82) Eschke, Von der besten Methode, die Taubstummen zu unterrichten. V.

Hufeland’s und Himly’s Journal der pr.

Heilk., 1810. Aug., p. 1, et Sept., p. 4.

(83) « Sehr, gerne mischen sich. Taubstumme in fremde Angelegenheiten, suchen Uneinigkeiten und Klatschereien zu erwecken, Hetzereien anzustiften, zu unterhalten und mit beiden Parteien gemeischaftliche Sache zu machen. » P. 14,

(84) Un sourd-muet ayant vu tuer un porc, tua son propre frère (Sack, Vertheid Glaube d. Christ. On irouve des faits semblables dans Hymnen, Beitr. zu d.

Jurist Lit. — Klein’s Annal d, Gesetzgeb.

u. Rechtsgelabriheit. — Moritz, Mag., à Erfahrungsheilkunde, — Kress, Jurist, Betracht. v. Recht. d. Taubstumm gebornen. Leipz., 1765). Un autre sourd- . muet tua un homme après avoir vu des soldats récompensés pour des faits de même nature. ( Wolff, Vernünftige Gedank. v. d. gesellschaftlichen Leben d.

Mensch., 35 aufl. Leipz., 1752, p- 72.)

(85) Zeune, Ueb. d. Unterricht. d.

Blind. Berl., 1808.

(86) Kleine Beob,

! üb. Taubstumme, 1 B,. Berlin, 1799,

que des soins particuliers. ne lui soient prodigués. Aussi doit-on beaucoup aux auteurs tels que Pierre Pontius (87), Wallis (88), Van Helmont (x9), Paul Bonnet (90), Em. Ramirez de Carrion (91), Holder (92), Sibscot (93), Scheuchzer (94), Ammann (95), Pereira (96), Kerger (97), l'Epée (98), Deschamps (29), Cæsar (100), Pierre de Castro (1), Eschte (?), Heinecke (3), Le Bouvier

(87) Moine espagnol qui vivait vers la fin du seizième siècle. Cfr. Valesii, Sacra philosophia, c. 111, p. 78, et Breslauer,m Samml. x1; Versuch, p. 343. |

(88) Præfatio ad gramm, ling. gallicæ.

Oxon., 1654. Ephem. nat. cur., dec. 1,1.

an. 1.

(89) Alphabeti vere natural. Hebraici delineatio, quæ methodum suppeditat, juxla quam surdi-nati sic informari pose sunt, ut ad sermonem, us. perveniant, Sulzbach, 1657. — Haller, Bibl. med., Vol. ir, p. 58.

(90) Reduccion de las letteras y arte para ensennar a hablar los mutos. Madr., 10207,

(91) Maravillas de Natureleca qua se, contienta los mil secretos da causas na-, turales. Madr., 4629. Le

(92) Elements of Speech. Lond., 1669.

Suppl. to the phil. trans., t. 1v, n. 48, | p. 957, jul. 1670. |

(95) Deaf and dumb man's discourse | or concerning these who are bord deaf | and dumb. Lond., 4670. |

(94) Diss. surdus loquens. Traject., 1694. | (95) Surd. loq. Amst., 4702.—Haller, op. c., vol. 1v, p. 14. |

(96) Dans Mém. mathém. présentées, | vol. v, p. 255. |

(97) De surdo-mutorum cura. Epist. | ad Ettmülerum, an. 4704, in Eph. nat. | cur., cent. II, aPp., p. 235.

(98) Institutions des sourds et muets.

Paris, 1776.

(99) Lettre sur l'institution des sourdsmuets. Paris, 1777. V. Journ. de méd., t. XLUX, D. 472. |

(100) Ueber. Taubstumme, ihren Unterricht und die Nothwenwendigkeit sie sprechen zu lernen (lehren) in der Deutschen Moratsschrift. Nov. 1799, p. 255.

(1) De loquela mutis et auditu surdis reddito, in Misc. nat, cur., dec. 1, an. 4, obs. 55.

Ac,

(5) Beobacht. ub. stumme u. d..

menschl. sprache, 4 1b., p, 104,

DO LARYNX, DE LA TRACHÉE=ARTÈRE ET DU CORPS THYROÏDE

Desmortiers (4), Nassenkamp (5), Raphel (6), Woik (7), Assarotti (8), Ahlemann (9), Tamet (10). On ne doit pas moins de reconnaissance aux instituteurs qui, bien qu’ils n'aient rien écrit, ne s’en sont pas moins livrés en entier à l'éducation des sourds-muets (11), et aux princes par la munificence desquels se sont élevés des établissements pour les sourds-muets (12). — La méthode pour instruire les sourds-muets est triple : on les instruit par la mimique, par l'écriture et par la langue. On a beaucoup discuté sur la supériorité de chacune de ces méthodes sur les autres. La mimique est sans doute très-conforme à la nature.

En effet, un geste étant établi et déterminépour tout objet particulier, le sourd-

- (4) Mémoires sur les sourds €t muéts de naissance, et de donner la parole êt l’ouie à éeux qui en sont susceptibles.

Paris, an. 8.

. (5) Ueber den Unterricht, welcher drey Taubstummien ertheilt worden ist. Offenbach, 1800. |

(6) Ueb. d. Kunst. Taubstumme red.

zu lérnen. Leipz., 1801.

(7) Anweïisung, wie Kinder u. Stumme ohne Zeitverlust u. auf naturgemasse Wéise zum Verstchen u. Sprechen, zum Lesen u. Schrèib. zu bring. sind. Leipz., 1804. AE . (8) Esperimento dei sordi € muti.

Genova, 1804. l

(9) Beschr. d. Taubstumrmen Instituts in Berlin, 4804.

(10) Mém. sur l'institution des sourdsmuets. Paris, 1821, de (41) Ÿ: Opus meum, Reise nach Paris, Lond. u: e. gross. Theil. d. ubr. Englands u. Schotilands, in Bezieh. auf Spitaler Versorgungshauser, ubrige Armen-Institute, mediein. Lehranstalten.

Wien., 4804, th. 1, p. 66. De institutore surdo-mutorum nomine Fr. Supf mentionem injicit Hanauer Zeitung., 1158 d.

9 janv. De quodam Ernaultio legi in Toussaint, Obs. de phys., 1757, sept.

De alio veré nomine Joach. Pasch, contemporaneo Martini Lutheri, loquitur Pfingsten. Cfr. Kopp, Jahrbuch. d.Staatsarzneik.; 1 Jahrg., p. 554, et Colland, Ub. d; Ursprung d. Universit. Wien., p.

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