C., Pp
(92) Haase, obs, 67. L’aspiration se faisait par la bouche, et l'expiration par le nez.
(93) Albers dit ; « Nicht stets sind die Inspirationen pfeifend, sondern in einzlen Fallen klingt das Einathmen tief, und das Ausathmen hingegen mehr pfeifend.»
Note, dans Jurine, 1. c., p. 4 (2), que j'ai désignée par les paroles suivantes (Acta clinica, p. 68) : «.... respiration...
ainsi établie, que l'inspiration présente un ronflement, et l'expiration un sifflement. » Haase, obs. 22, 55, 56,
(94) Brewer, Laroçhe (Reçueil, p. 29).
MALADIES j
plusrauque (95), creuse (96), double (97) etfinit par s’éteindre(98).Enoutre, la touxh s'accélère (99), elle est âpre, glapissanteh avec un son particulier impossible à dé-# crire (100). Quelques crachats muqueux!
sont rejetés, parsemés quelquefois de!
stries de sang. La face enflée (1) rougit (2); !! les yeux entourés d'un cercle livide (3), présentent la sclérotique injectée (4), |
— Flormann, p. 467. — Haase, obs. 139.0 (95) Dans le plus haut degré de la ma-:1 ladie, j'ai rencontré la voix sans raucité (Acta clin., p. 70). Toutefois, il n’y a point de signe plus constant du croup\ que l’enrouement,. | (96) Franç., la voix creuse. | (97) Haase, 1. c., p. zxxr. « Elle (la!
Yoix ) est pour ainsi dire double.» | (98) Pinel, Double (Recueil, p. 29), 1 Hecker, p. 11, Michaelis. Cfr. Portal, sur l’aphonie, et particulièrement sur:la membraneuse espèce de croup chroniz | que, L. c., p. 159.—Haase, IL. c., obs. 11, « Aucune voix, ni pour parler ni pour pleurer, » —Gœlis, Tractat., p. 7. « Vox | intercipilur, nec syllabam clare expri- Ë mendo pares sunt. » De même Albers | (Commentationis, p. 12),
(99) Desessart affirme que, dans le !
croup, la toux est particulière, et il la désigne dans les termes suivants : « Dans cette toux, le thorax n’est point souleyé et élargi sur les côtés... l'enfant n’a point ! la tête penchée en avant sur la poitrine, !
il l’a au contraire renversée en arrière... | En examinant l'enfant lorsqu'il tousse, | on voit ordinairement que tout le travail se passe dans les anneaux de la trachée- | artère. » |
(100) Ce son a été comparé à celui de :
la poule (Engstroem, p. 281), du coq !
(Home, p. 9), du coq effrayé {Walhbom, !
p. 270), de la jeune poule affectée du mal nommé pips en Allemagne (Loebel, Mi- ! chaelis, p. 225), à l’aboiement du chien !
(Cheyne, 1. c., p. 559). Albers, Anmerk, zu Royer-Collard, p. 235. Lorsque le son de la toux est tout-à-fait spécifique, la toux est dite croupale.
(1) Home, obs. 1, 5. — Hopff, p. 107, — Thilenius, p. 54. — Rubini, p. 21. — Bloom, Bernard, Dubonaix.
(2) Ferriar, Autenrieth, p. 21, — Harles, in Hufeland’s Journ,, 6 B., p. 570.— Rubini, p.21,—Goœlis, Tract. de angina, p. 28. — Rumsey, Laudun, Brewer, Laroche, Hopff, p. 407. — Word, in The Edinb. med. and surg. journ., n. 61, oct. 1819.
(5) Boeck et Salamon, p. 288.
(4) Maerker, p. 102,
ter eee manger
DU LARYNX, DE LA TRACHÉE-ARTÈRE ET DU CORPS THYROÏDE. 91
sont brillants et font saillie en avant (5), et la fièvre, accompagnée d’une soif inex- {inguible (6), augmente de plus en plus.
L’urine est de feu (7), colorée, rarement limpide (8); ily à constipation (9), et quelquefois douleurs atroces à l’épigastre (10) (11). Le petit malade, interrogé en quel endroit il souffre, porte la main au larynx ou à la trachée (12), ou introduit le doigt dans la cavité de la bouche. Les ‘enfants et les adolescents accusent Ja sensation d’un corps étranger (13), ou d’un globe dans la gorge (14), ou une ‘douleur (15) dans le larynx (16), à la RL
(5) Harles, p. 570.
(6) Ghisi, p. 9. « Sitiinsolita. »—Home, 1. c. — Zobel, p. 257. — Rubini, I. c., p.24.—Kretschmar, p. 344.—Gœlis, dans on Traité, p. 33.« Pæne insatiabilis (sitis) sæpe evadit. » — Sachse, p. 91. Parum sitiebant ægri. Harles, p. 570.— Augustin, p. 14, et autres.
(7) Bloom, p. 266. — Hopff, p. 19. — Augustin, p. 14.—Sachse, p. 83. —Laudun parle d'urine sanguinolente (Recueil, p. 56).
(8) A été vu par Home, p.4.—Salamon, Zobel, p. 256.—Harles, p. 571.— Albers (Anmerk. zu Home, p. 51). — Jurine, 1].
Gi; pe 00:
Q Harles, p. 22. — Hecker, Sachse,
è (40) Ghisi, p. 15.—Wahlbom, p. 269, 976. — Boeck, et Salamon, p. 285. Je l'ai souvent observé.
(11) Sachse, IL. c., p. 95.
(12) Hopff, entre autres (p. 24, 25, 26), affirme que les malades adultes aussi portent spontanément la main au Jarynx, comme s'ils voulaient arracher quelque chose. Ni Sachse, ni moi, n'avons obseryé ce symplôme.
(13) Le 2 décembre 1814, j'ai visité une jeune fille juive âgée de six ans, et affectée de croup. Elle s’écriait sans cesse ; Otez-moi ce que j'ai dans la gorge. Plus tard, elle rejeta une pseudo-membrane tubiliforme et longue de deux pouces.
(14) Comme un malade âgé de 43 ans, qui mourut au mois de mai dans ma clinique. Schenk, 1. c., p. 81.
(15) La douleur du larynx ou de la trachée-artère accompagne le commencement de la maladie, comme l’attestent Augustin, p. 15 ;—Maerker, p.97 ;—Gutfeld, p. 79 ; — Jonas, p.144 ;— Bloom, p.
264 ; — Hopff. Quelquefois elle apparaît vers la fin de la maladie, comme l'affirme Durueil, p. 19. En général, elle est compagne assez constante de l’augment de la maladie.
(16) Home, p. 29, obs, 12,—Statr, ps
voûle du palais (17), dans la trachée, tantôt tout-à-coup au-dessous du larynx (18), tantôt au-dessus de la bifurcation (19) ; cette douleur est ardente (20), déchirante (21), obtuse (22), pongitive (43), s’'augmente par la compression (24), la toux (25), la parole (26), les mouvements de la tête (27) ou la colère (28); d’autres tentent de saisir leur langue rapidement allongée et rétractée (29), ou frottent leurs narines (30). Cependant le paroxysme est souvent comprimé par une force nouvelle et revient plusieurs fois dans le cours de la nuit, surtout si le malade pleure, sanglotte, s’irrite ou se remue.
La toux persévère même dans les intervalles de tranquillité (31). Les paroxysmes sont marqués par une respiration élevée, gémissante et tellement sifilante qu’on peut l’entendre de loin. On remarque en outre une grande anxiété et une grande agitation. Les malheureux, craignant de suffoquer dans le lit, se lèvent précipitamment (32), sautent de leur lit