Complication d'autres maladies
— La mort est encore hâtée par l’adjonction d’autres maladies , telles que l’apoplexie (38), l’hydrocéphale (39) et la présence de polypes dans les gros vaisseaux (40).
8. Convaiescence. — Il ne faut point annoncer la convalescence avant que l'affection du larynx et de la trachée n'aient entièrement disparu avec la fièvre. Le navire, en effet, échoue quelquefois dans le port même (41). Au reste, il ne faut point ignorer que quelquelois le croup, après sa guérison, laisse pour quelque temps un enrouement ct une toux d’un genre catarrhal (42). Il y à& cependantdes exemples d'enrouement antérieur guéri par le croup (43).
9. Recidive, — Le croup, comme les inflammations en général, laisse une tendance aux récidives (44); ce que prouvent deux exemples que nous avons recueillis (45) et quelques autres (46), et c'est à tort que quelques auteurs nient cette tendance du croup à se reproduire (47). La récidive est tantôt plus légère
seyn. Albers, Anmerk, za Royer-Collard, J.'c., p. 32.
(38) De même que, $ 2, n. 2, les vaisseaux de la face sont gorgés chez les raalades, de même, $ 5, n. 1, les vaisseaux du cerveau sont gorgés sur les cadavres, et l’assoupissement paraît annoncer la compression du cerveau. Et Haase dit avec raison (1. c., p. Lxxxv) : « L’assoupissement accompagne des cas très-graves. » Je penserais en outre que Île nerf de Willis communique au cerveau l’affection du larynx et de la trachée.
(40) $ 5, n. 9. Sachse, 1. c., p. 118.
(41) Les observations 37, 50,61, de Haase, 1. c., à ce sujet, sont effrayantes.
(42) Bard. in American Philos. Trans., vol. 1, p. 357.— Martin, 1. c., p. 197. — Sachse, 1. c., p. 25. — Vieusseux, L. €., p. 7. — Royer-Collard, IL. c., p. 418-419.
(45) Hopff, 1. c., p. 20.
(44) P. 1, vol. 1, append., & 78, 2.
(45) Acta mea clinica, I. e., p. 69, obs.
9, et chez un autre enfant dont Rymkiewiez, 1. c., à écrit l’histoire.
(46) Ilome, p. 11 (après six semaines); Vieusseux, !. c. (après deux mois) ; Hopff, 1. c., p. 50, 51, 115, 114; Albers, Anm, zu Home, p. 7 (trois) ; Albers, V. Sachse, 1. c., p. 198 (quatre); Haase, 1. c., obs.
25 (trois), obs. 36, 41, 56 (dcux).
(47) Marcus, 1. c., p. 49. — Lentin, Beitr., 5 B., p. 189, Autenrieth.
que la première maladie (48), tantôt plus grave (49).
$ VII, Traitement
1. Prophylaxie. — Enseigner aux mères dans les livres populaires (50) à reconnailre l'existence, les principaux symptômes précurseurs, les causes excitantes et le danger du croup ; les avertir de la nécessité d'appeler le médecin au moindre signe de cette maladie ; les engager à avoir toujours des sangsues chez elles (51) et à familiariser les enfants avec la vue de ces petites bêtes, afin que leur application, devenue nécessaire, ne soit point plus nuisible qu’utile en raison de leurs sanglots : telles sont les principales règles de médecine préventive. Quant au régime, il faut suivre les règles générales de l'hygiène (52) ; toutefois, jusqu'à ce qu’il soit résolu que le croup est ou n’est pas contagieux, toutes les mesures de précaution employées dans les fièvres contagieuses (53) nous paraissent utiles (54). Les remèdes pro-
(48) Home, 1. c. — Albers, 1, ç. , et Annalen, p. 47. — Jonas, ]. c., p. 145 (avec rejet de membrane tubuliforme), — Albers, |. c.
(49) Sachse, [, c., p. 128,— Acta mea clinica, |. c.
(50) À l'exemple d’Albers (Ein Wort an Mutter), et Wallich (1. c.).
(51) Déjà les sangsues demandent un rang parmi les animaux domestiques, et toute famille devrait en posséder une collection, comme cela se fait en Lithuanie, surtout parmi mes clients.
(52) Royer-Collard (Dict., 1. c., p. 492) expose très-bien le régime à suivre selon la constitution ou le tempérament de l'enfant; toutefois comme Îles préceptes donnés par cet homme distingué regardent non-seulement Le croup, mais toutes les maladies en général, je les passe sous silence, mais j'en recommande la lecture aux médecins et aux mères.
(55) P.1, vol. 1, cap. 1v, $ 55.
(54) « Une fille de six ans devint enrouée sans cause apparente; mais elle paraissait au reste se bien porter. Quelques jours après, elle tomba, le soir, subitement malade d’une inspiration difficile et eut la voix singulière. Le huitième jour elle mourut » (Haase, obs. 75). « La sœur de la malade précédente, âgée de quatre ans, fut vêtue des habits de la défunte. Le lendemain, elle devint malade, vomit légèrement et mourut après qua-
phylacliques spéciaux vantés contre le:!
croup, tels que le mercure (54), les bains !
chauds (56), les vésicatoires au cou (57), :
le sulfure d’or, d'antimoine (58), la racine de polygala senega (59), le camphre | (60), l’alumine (61) et le vin anti-scorbutique (62), nous paraissent à éviter pour les raisons données dans les notes.
Nous n’approuvons pas davantage les :
sangsues (63), l'émétique (64) et le ni-
ner «die
rante-huitheures» (Id.,obs.74). [ajoute : | « Si des rapports épidémiques font peut- !
être concevoir ces observations aussi bien qu'une véritable contagion, l'observation!
74 empêchera du moins, quelle que soit l'opinion qu'on préfère sur cet objet, de
hasarder de mettre à un enfant les habits
de quelqu'un qui est mort du croup. »
PALXXLEE
(55) Autenrieth, 1. c., p. 50. Je pense rais que le mercure, en cela qu'il détermine un afflux d'humeur vers la gorge et qu'il l’irrite spécifiquement, est plus nuisible qu'’utile,
(56) Michaelis, 1, ce. Comme les bains chauds, à moins d’un soin extrême, disposent au refroidissement, il me semble qu'ils sont plutôt propres à provoquer la maladie qu’à la prévenir.
(57) Crawford, 1. c. Dans le but de déterminer une cause de catarrhe vers la trachée? Je ne puis comprendre un autre mode d’action du vésicatoire,
(58) Sachse, I, c,, 2 1h,, p. 295.
(59) Sachse, 1. c. |
(60) Sachse , 1, c. L’antimoine, le se- | nega, le camphre, en ce sens qu'ils sont.
irritants, doivent plulôt disposer à une :
maladie inflammatoire.
(61) Loeffler (Vermischte Aufsatze u.
Beobacht., p, 105) dit : « Kommt irgend ein Mittel der Angina polyposa zuvor, 50 ! ist es das Einblasen des feingepulverten !
Alaun’s in den Hal’s. » Ce peu de mots:
suffit pour prouver quele peuple de la Rus- : sie blanche avait raison de le considérer (Loeffler habitait Witepsk) comme un médecin savant et non comme un bon praticien. |
(62) Latour, 1. c., p. 77. Je dis du vin.
ce que j'ai dit des autres choses échaufs fantes. Toutefois Latour ne le recommande que pour les cachectiques.
(63) Latour, 1. c., p. 77. — Gutfeld, 1.
C., p. 84. — Sachse, 1. c., p. 293. Il faut respecter le larynx et la trachée, lorsque | la constitution annuelle amène le croup.
(64) Autenrieth,]. c., p. 29.—Sachse,.
1 c., p. 295, — Hufeland, V. Journ, de.
prakt. Heiïlk., 14817, novemb., p, 115,