‹ Traité de pathologie interneChapitre 58 sur 277 · ST TT ST ET VI OR · texte numérisé non relu

ST TT ST ET VI OR

DU LARYNX ; DE LA TRACHÉE-ARTÉRE ET DU CORPS THYROÏDE

trate de potasse (65), employés comme prophylactiques chez un enfant en bonne santé.

2. Trailement de la maladie en general. — Dès les premiersindices, même douteux, du croup, il faut avoir recours à un traitement très-énergique (66), et ce mode de traitementn’est ni spécifique, ui extraordinaire, ni compliqué. Il s’agit en effet du traitement anti-phlogistique, que nous avons conseillé contre les fièvres et les inflammations catarrhales en général, en ayant égard aux complications (67). Ce qu’on n'obtient pas de cetle méthode, on l’espérerait en vain de toute autre méthode; aussi, doit-on prendregarde de se laisser entraîner dans un labyrinthe thérapeutique par les écrits indigestes des journaux médicaux.

3. Indications. — Dans le traitement du croup, nous nous proposons de remplir les trois indications suivantes : 10 résoudre l’inflammation ; 2° dissiper les traces qu’elle laisse après elle ; 30 rétablir les forces vitales,

4. Première indication. — La première indication est remplie par — (a) les saignees, opération qui, quoiqu’elle n’atteigne pas toujours le but qu’on se pro -

(65) Quentin, I. e., p. 192-193,

(66) Thilenius dit très-bien (1, c., p.

65) : « In Catarrhal-Epidemien muss man keinen rauhèn Husten der Kinder zu gering achten, den Hauptfeind keine Stunde verkennen, » Royer-Collard (Dict., 1. ç., P- 464) dit avec non moins de raison :

« Ce qui importe surtout, c'est de commencer le traitement dès les premiers moments où la maladie s'annonce. Perdre le temps, c’est tout perdre : plus on se hâte d'agir, plus le succès est certain ; plus on retarde, moins il reste d'espoir, »

(67) P, 1, vol.a, ç. 19, $ 66, n. 5, 4, « La plus grande erreur qu'on ait commise relativement au traitement du croup a été de chercher à faire prévaloir exclusivement certains remèdes ou certaines méthodes très-limitées, et de présenter ces remèdes ou ces méthodes comme autant de découvertes auxquelles était attaché le salut des malades, » ... « Un praticien vraiment judicieux tient une conduite bien différente. Il attaque avant tout l’inflammation, parce que c’est à l’inflammation que se rattachent tous les autres symptômes, et il combat successivement ensuite Chacun de ces symptômes suivant son importance et son opiniâtreté. »

(Royer-Collard , Dict., L.e., p. 463-464.)

pose (68), est cependant, à quelques contradicteurs près (69), regardée comme le remède le plus efficace contre le croup.

Ainsi, l'enseignent, parmi les coryphées de la doctrine, Ghisi (70), Home (71), Michaelis (72), Jurine (73), Sachse (74), et beaucoup d’autres (75), et ma propre

(68) Des exemples de croup terminé par la mort à la suite de saignées se trouvent chez Wood, 1. c., p. 610 ; Balfour, 1. c. ; Nobleville, 1, c.; Schultz, 1.

C., p. 612; Michaelis, 1. c., p. 256; Heim, 1. c., p. 405 ; Iaase, L. c., obs. 62, 635, 75, 98, 114, 120, 193, 142; et dans Acta mea clinica, I]. c., p. 64, Mais le croupest-il la seule maladie dans laquelle les saignées assurément indiquées ne répondent pas aux espérances fondées sur elles? Cela n’arrive-t-il pas cent fois dans la péripneumonie, les autres inflammations et l’apoplexie ? Sachse (1. c., 21h., p. 36) dit avec raison que quelquefois on détruit les effets de la saignée par une médication inopportune telle que l’emploi de l’opium ou de l'esprit de Mindererus. ;

(69) Pearson (V. Sachse, 1, c., 2 th., p- 52), Huggan (Kühn, Phys. med. journal, 1801, p. 257), Double (Recueil, p.

116), Autenrieth, |. c. , ont proscrit la saignée dans le traitement du croup.

(70) « Ed eccoyi rappresentata la tragica scena delle nostre angine, da cui se alcuno per ayventura ne scampaya, era, cred’io, yantaggio a lui proyenuto dalle prontissime, € copiose cayate di sangue... »L..C.r p.11,

(71) Op. c. (Deux saignées chez un enfant de quinze mois.) |

(72) « Omaia ista inter auxilia primum locum, reliquorum facile princeps, venæsectio tenet. » Diss. c., p. 195.

(73) Wenn ich Blutlassen als das erste Mittel beim Croup betrachtete, so berechtigt mich das Beïspiel aller Aerzte, die oft den Croup beobachteten, eine gesunde Theorie, meine Erfahrungen und Leichenoffnungen. » L. c., p. 270.

(74) Op. c., 2 (h., p. 24 : « Dat waren Beobachtungen genug, die uns den grossen Werth der Aderlasse bewiesen, » et p.27.

(75) J.-P. Frank, Epit, n, p. 419. — Cullen, 1.6., 1 th., p. 378. — Henke, Kinderkrankh, 2 th., p. 401,— Rumsey, 1. c., p. 166. — Thilenius, 1. c., p. 50, 58, 59. — Cheyne, I. c., p. 70, 71. — Salamon, 1. c., p. 291, 293. — Wabhlbom, J.c., p. 269.— Bayley, 1. ç., p. 13, — Ferriar, 1. ©, , p.143. — Rush, Medical inquiries and obs.,2, edit., vol, 1, p, 112,

expérience (76). La saignéc est surtout indiquée (aucun temps de la maladie excepté) (17) par le genre inflammatoire des maladies régnantes (78), par la constitution sanguine des malades, par une fièvre ardente avec le pouls plein et dur (79), par l'injection de la face, la dif -

— Sticglitz, Allgem. Literatur-Zeitung., 4815, n. 154, p. 399. — Caillou, I. c., p.

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