‹ Traité de pathologie interneChapitre 60 sur 277 · Thilenius, |. c., p · texte numérisé non relu

Thilenius, |. c., p

(80) Des exemples de saignées employées avec succès contre le croup dans l'âge le plustendre se trouvent dans Home (deux saignées sur un enfant de quinze mois) et Ferriar, |. c. (saignée répétée sur un enfant de dix-huit mois); — Carron, |. c. (enfant de neuf mois).

(81) Jurine, 1. c., p. 272. — Haase, |

(82) Bayley, 1. c., p. 746. — Balfour, | dans Home, 1. c., p. 26.—Cheyne, I. c.,"

p. 126. — Bercowe, I. c., p. 50, 33, 54

— Fielitz. V. Richter’s Chir. bibl., 8 B.," p.531. — Dick, 1. c., p. 250. — Ilaase,” 1. c., obs. 65, 135. Acta mea clin:, 1. c.,n p. 64 (Uaase, comme moi, sans succès). | Jurine (1. c., p. 277) n’approuve pas la | saignée de la jugulaire, à cause de la dif-\ ficulté d’arrêter le sang. J'ai éprouvé les contraire en employant un emplâtre;

adhésif bien préparé. On rencontre des plus grandes difficultés dans la crainte des enfants et des familles. Mais ici, il ne faut point passer sous silence les ob-

servations de Bayley, 1. c., p. 746, et den

Balfour (V. obs. 10, Home), qui observèrent le vomissement après la section de la jugulaire.

(85) « Arteria temporalis bis in nostrai

urbe dissecta est, felici successu. » Al-1 bers, Comm., p. 124. V. ce qui (P. 11,1 vol. 1, sect. ir, cap. xviu, $ 95, n. 9) al été dit de cette opération.

(84) Que la lipothymie ne soit pas unk motif pour arrêter l'écoulement du sangs!

je l'accorde; mais qu'il faille pousser

DÜ LARYNX, DE LA TRACHÉE-ARTÈRE ET DU CORPS TIIYROÏNE

employée, ou non indiquée en raison du peu d’intensité de la maladie ou de l’incertitude du diagnostic, il faut avoir recours aux sangsues. |! ne faut pas croire que les sangsues puissentjamaisremplacer la saignée indiquée (85), si ce n’est peutêtre chez les très-jeunes enfants, en plaçant les sangsues au pli du bras, dans le but d'imiter la phlébotomie (86).

Pour obtenir une évacuation locale du sang, on pose les sangsues sur les parties

dg1

latérales du larynx et de la trachée, ct

l'écoulement du sang jusqu’à la perte de connaissance, Je ne le combats pas, mais je ne l’ose. Jurine nc l’ose pas non plus, lorsqu'il dit : « Ich bin weit davon entfernt, denen Aerzten beizustinimen, welche wollen, dass man bis zur Ohnmacht Blut lassen solle. » L. c., p. 270, 271. En outre, Albers, qui certainement n'approuve pas l'emploi de la saignée dans le croup, dit : « Blutausleerungen bis zur Ohnmacht sind von dem grossten Nutzen, wie ich ofters, und noch selbst in der letzien Woche wabhrgenommen habe. » Anim. zu Royer-Collard, p. 483.

Toutefois, les partisans de la saignée jusqu’à la perte de connaissance s’appuient sur la grande autorité de Swieten, qui dit : « Cum illa anginæ inflammatoriæ species, quæ circa laryngis superiora sedem habeat, omnium pessima sit, ac cilissiine lethalis; eflicacissima simul et semel adhibenda auxilia sunt. Sanguinis missio hie primarium remedium est ad animi deliquium usque. Si autem recru descant minacis morbi symptomala, repetenda erit venæsectio illico, cum nullam moram ferat tam cito lethalis morbus; præstatenim, ut exhaustus sanguine langueat aliquamdiu æger, quam ut suffocetur miserrime. »

(85) À peine peut-on commettre en pratique une erreur plus grande; la saiguée, en effet, enlève le sang du lieu malade, et les sangsues déterminent l’afflux du sang vers le lieu près duquel elles sont posées. Leur première action, la Suecion, nuit, et l'évacuation subséquente est seule ulile et compense, mais dans une affection légère seulement, leur action primilive.

(86) Non-seulement dans le croup, mais dans les autres maladies inflammatoires des enfants nouveau-nés, j'emploie les sangsues de préférence à la lancette. Elles tirent ainsi, des veines sur lesquelles elles sont placées, une quantité de sang suffisante, et l’hémorrhagie est facilement arrêtée par le bandage acçoutumé,

plus sûrement (87) sur le sternum et les clavicules. Il serait mieux de déterminer la quantité de sang que l'on doit tirer que le nombre des sangsues à poser (88), si on pouvait établir quelque chose de certain à ce sujet (89). En général, on doit obtenir à la seconde saignée la moilié de la quantité de sang tirée à la première, ou, si aucune saignée n'a été faite et que les sangsues doivent suffire, on doit obtenir une once et demie pour chaque année du malade. Si la première application de sangsues apporle du souligement, et que le mal existe encore, il faut avoir recours, et à des intervalles

(87) Plus sûrement, dis-je, 1° parce que les sangsues, posées trop près du lieu affecté, peuvent produire de l’irritation, des ecchymoses et de l’œdème, comme je l'ai vu dans les ophthalmies, lorsqu'on les place près de l'œil; et 2 parce que les sangsues étant posées sur le cou, l'hé= morrhagie est difficilement arrêtée, en raison de l’absence d'un point fixe, et que ce point fixe, on Île trouve sur le sternum. Albers (Anm, zu Royer-Collard, p.

184), Vieusseux (1. c., p. 119; et Heim (1. c., p. 381) citent des exemples d’enfants dont l’hémorrhagie produite par des sangsues posées autour du larynx, a presque causé la mort. J'ai été une fois, avec le docteur Ileberski, témoin d’un cas semblable. Au reste, jamais le traitement du croup même avancé n’a été suivi de plus de succès qu'après une si grave hémorrhagie.

(88) Plus l’âge des malades est tendre, plus leur peau est délicate cet riche en veines, plus on doit mettre de prudence dans l’emploi des sangsues. J’ai vu, en effet, plusieurs fois, deux sangsues donner lieu à un écoulement de sang aussi grand que celui que produisent d’habitude huit d’entre elles. Hufeland à vu trois sangsues douner lieu à une perte de sang assez grande pour que l'enfant tumbât en faiblesse (Journ. d. prakt. Heilk., 49 B.,1 st., p. 177). Aussi je ne me range pas aveuglément à l'opinion de Michaelis, lorsqu'il dit en parlant des sangsues :

« Si vous voulez obtenir un bon résultat de leur emploi, placez-en en mème temps huit, dix ou douze sur le cou, et ne les retirez pas qu'elles ne tombent d’ellesmêmes. » L. c., p. 200.

(89) Jurine dit avec raison (l. c., p.

275) : « Es ist unmoglich, alle Punkte bci dem Gebrauche der Blutausleerungen festzuhalten, der praktische Takt muss hier, so wie oft, aushelfen. »

très-rapprochés ; à uné seconde, troisième et quatrième application. Si les sangsues manquaient, on y substituerait les ventouses scarifiées (90) ou les scarifications (91) sur le cou, la poitrine et entre les épaules. — (c) Autres anti-phlogisltiques : les effets des évacuations sanguines doivent être soutenus par d’autres anti-phlogistiques dont l’action concourt à dissiper l'affection locale du laryux et de la trachée; la guérison de la maladie, c’est-à-dire de la fièvre catarrhale, ést ensuite obtenue en suivant les règles exposées ailleurs (92). Ceux de ces anti-phlogistiques qui méritent le mieux d'être cités sont le nitrate de potasse (93) ct le muriate d’ammoniaque (94), admi-

Pi

(90) Larrey. V. Latour, 1. €., p. 100 (au cou et entre les épaules). Toutefois, je né suis pas de l'avis de Méase, qui préfère les ventouses scarifiées aux sangsues.

Ce genre de médication est peu en rapportavec la structure délicate des enfants, et convient parfaitement aux paysans, aux soldats et aux autres hommes robustes.

(91) Lœbel, I. c., p: 73:

(92) P. 1, vol. 1, cap. vi, $ 66, 2, 5, et $ 67, 6.

(95) J’approuve beaucoup ce médicament, avec Home, Quentin, Thilenius, Lentin et Latour. Les enfants le supportent facilement ; aussi, dans l’espace de trois nychthemères, je ne crains pas de donner d’un demi-gros à deux scrupules.

Cependant, je ne suis jamais arrivé aux doses énormes que conseille Marcus (1.

c., p.114, jusqu’à une demi-once).

(94) Sachse (1. €, 2 1h., p. 65) lui attribue une grande puissance. Ilopff, I. c.; p. 89, également. Comme les enfants rejettent le plus souvent ce médicament désagréable, je le leur fais rarement boire. IT faut corriger ia saveur du sel ammoniacal par lé sue de réglisse. On pourrait, donner la prescription suivante pour un enfant de trois ans. Pr. Sel am= moniac, suc de réglisse, de chaque, un scrupule ; mucilage de gomme arabique, trois gros; trilurez en mêlant peu à peu, et ajoutez peu à se quatre onces d’eau de fontaine. M. D. S, chaque heure une grande cuillerée. Je ne comprends pas que les enfants puissent supporter deux ou lrois gros de sel ammoniac dissous dans trois onces d’eau; ce que Lœbel (1. c., p. 72) conseille. Mallieureux enfants! Cnéhtétag (Journ. de méd., chir.

ét pharm., t. xXVI1) introduit au moyen d’une barbe de plume du sel ammoniac

dans l’œsophage.

nistrés dans des véhicules émulsifs ou mu= cilagineux (95). Il ne faut nullement penser à l'emploi des acides (96). Les hois -| sons d’eau froide semblent indiquées à| priori ; mais qui oscrait, avec ce médica-| ment, affronter le déhgèr (97)? — (d) Les épispastiques, pédiluves, bains et lave-| ments : les sinapismes aux jambes , aux.

cuisses et aux bras secondent l’action du!

traitement anti-phlogistique (98). On at tribue la même efficacité oux pédiluves| (99) et aux bains chauds (100), ce qui "4

(95) Ex. émulsion d'amandes, décoca!

tion de salep, de guimauve, de semences!

de lin. On prescrit très-bien mucilagé, de gomme arabique avec sirop de guimauve, afin de ne pas perdre un temps# précieux dans la préparation des émuls sions et des décoctions. |

(96) Lœbel a tort (1. c., p. 75) lors:

qu’il propose l’elixir acide de Hallcr. :

(97) Michaelis (L c., p. 207) attend de l’eau froide avalée par petites gorgées!

un effet salutaire à la partie postérieure du larynx, c’est-à-dire la diminution de l'inflammation, et surtout de la sécrétion morbide. En effet, l'emploi de leau!

froide paraît amener un tel résultat dans!

l'ophthalmie blennorrhagique. Mais bien que moi-même j'aie proposé l’applica= tion de la glace contuse sur 16 larynx comme digne d’être essayée (Acta mea clinica, p. 75), cependant, toutes les fois | que l'occasion 5 ‘est présentée d'agir!

ainsi, J'ai été retenu par la crainte de.

nuire. En effet, dans une maladie déjà à sa fin, je n’attendais rien de la glace, !

et dans une maladie qui commençait, jo!

ne pouvais préférer aux secours approus!

vés par l'expérience les secours suggérés | seulement par l’analogie. |

(98) J'ai appris par une longue expés2!

rience que l'action des sinapismes diffère!

beaucoup de celle des vésicatoires. Ceux ci en effet, appliqués au commencement) de la maladie, augmentent la fièvre et 1 chaleur de la peau ; ceux-là, au contraire!

apaisent les symptômes fébriles et sur tout la chaleur. Néanmoins, on n'obtient!

de tels effets des sinapismes que lors* qu'on les applique sur une partie éloi=!

gnée du siége du mal, Il suit de là qu’il ne faut pas Tes placer au cou, malgré les!

conseils de Fielitz (1. c:, p. 552), Rosens!

stein et Chalmers (1. c., p. 99).

(99) Ghisi, |. c. —Lentin, V. Sachseyk 146.5pi78:— Hop}, L'6:; pr 68! — THE lenius, p. 51:

(100) Cheyne, I. c. Vieusseux, prévetil Laroche, Lentin, Jurine disant : « Es:

giebt nur sehr wenige Falle von Group,

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combattu par nos observations (1) et les observations de quelques autres praticiens (2). Nous n'avons obtenu aucun effet des lavements émollients (3).—(e) Les vésicatoires (4). Silous les moyens que nous venons d'indiquer pour combattre l'affection du larynx ou de la trachée ont été employés en vain, il faut recourir sans perdre un instant à l'application de vésicaltoires, non sur le larynx et la trachée (à cause de la facile transmission de l’irritation au lieu enflammé à travers le peu d'épaisseur des téguments), mais sur les parties latérales du cou, sur le sternum, à lanuque, ou entre les épaules (5). H faut prendre garde de laisser le

Wo nicht die warmen Bader in Anfange der Krankheit von Nutzen waren. » L. ci p- 279. Albers ajoute, note 197 : « Ich habe den grossen Werth der Bader erst in spatern Zeiten recht kennen lernen.

(1) Acta mea clinica, |. c., p GO.

(2) Leeson dans Bradley, Med. phys, journ. 1801, nov, — Anderson, 1. c. — Rumsey; 1. e., p. 156. —: Gutfeld, 1. c., p. 74.—Hopff, 1. c., p. 67.

(3) Latour, 1. c., p. 50. — Girandy, 1:

c.—Tourlet. V, Moniteur du mois d’août 1807. — Royer-Collard (Dict., 1. c., p.

484) a employé sans effet les lavements drastiques,

(4) Harles (Hufeland's Journ. d. pr, | péiteet 6 B., p. 575), — Autenrieth, se

(5) Les vésicatoires ne me paraissent pas nécessaires dans tous les cas de croup, parce que chez la plupart de mes mala.

des, chez lesquels la guérison a répondu à mes espérances, la maladie s’est heureusement terminée sans leur secours.

Mais si l'évacuation du sang et les autres anti-phlogistiques n’ont passuffi à chasser l'affection locale du tube aérien, mais ont diminué l’inflammation générale, il faut sans hésiter avoir recours aux vésicatoires, Tous les auteurs qui ont écrit sur le croup, à l'exception de Rumsey, L. c., P+ 159, Cheyne, I. c., p. 127, et Marcus, Lc., sont d'accord sur ce point, mais sont d'avis différents quant au lieu de l'application. Ils veulent qu’on les pose sur les parties latérales du larynx, Home ( e., p. 9, 412); en collier autour du cou, Chalmers (1. c., p. 99), Latour (1: c., p.

45, 56), Gælis (1. c., p. 8), Hopff (1. c., P: 86); autant que possible près du lieu affecté, Crawford, Michaclis, Scherwin, Blegborough (in The medico-chirurg.

Journ. and review, vol. 11, p. A77, 78.

London, 1817); à la nuque, Wathlbom, Horsch (le., p. 423}, Lecson (LE e., p.

vésicatoire plus de temps qu'il ne faut pour produire la vésication (6). Il faut s'abstenir du liniment volatil , dont l’exhalation augmente les angoisses de la respiration (7). Nous donnons le même conseil pour l’usage externe du camphre (8).

L'application du moxa (9) ou du fer rouge (10) sur les parties latérales du larynx et au-dessous du cartilage thyroïde , ne trouveront pas facilement de partisans.

5. Seconde indication. — On emploie dans le but de remplir la seconde indication :—({a) les éméliques qui, délivrant

805) ; à la poitrine, aux parties latérales du cou, Sachse (1. €., 2 th., p. 85); à la poitrine et entre les épaules, Vieusseux, Smith, Lentin et Jurine, dont il est bon de lire les paroles : « Wass die Stelle anbetrifft, wohin man das Blasempflaster zu legen hat, so rathe ich davon ab, es gerade unmittelbar vorn auf die Trachea anzuwenden, weil diese daselbst zu nahe unter der Haut liegt, und deswegen mit gereizt werden konnte, sondern sie licher in den Nacken, an die Seiten des Halses, auf die Brust, zwischen die Schultern, oder auch an die Arme oder Beine zu legen, bald auf diesen, bald auf jenen Theil, je nachdem die Noth es heischt, »

L. © , p. 178. Albers ajoute : « Auch ich lege jetzt die Blasenpflaster mehr in den Nachen, als um den Hals, » Note 195.

(6) Jurine, dans l’observation n° 63, parle de plaques gangréneuses déterminées par les vésicatoires dans la convalescence du croup, et Albers ajoute (note 494) : «Ich habe vor einem Jahre fast denselben Fall erlebt. » Ce qui engage Jurine à conseiller de n’employer les vésicatoires que jusqu'à la rubéfaction.

Mais qui chez les enfants pourra distinguer la rubéfaction de la vésication? IH ne faut donc point attendre de grands résultats des vésicatoires, lorsqu'ils ne déterminent pas la sécrétion de la sérosité ; aussi Sachse dit très-bien (1. c., p. 81):

« Aber eine starke Wirkung nach aussen, eine veranderte Richtung und Ausscheidung der Safte, ist gerade im Group das wichtigste, »

(7) Je ne comprends pas que des liniments de ce genre aient pu être conseillés par des hommes expérimentés, tels que Desessart, Latour et Rechou.

(8) Lentin, Beitrage, 1 B., p. 339 (applique sur la poitrine un morceau de laine imprégné de camphre),.

(9) Lecheverel, L. &. (Le moxa objectif, c'est-à-dire un moxa employé à la cistance de deux ou trois pouces.)

(10) Valentin, ", ©, p, 541, 543.

immédiatement le larynx et la trachée de tout obstacie à la respiration , sont presque unanimement (11) approuvés dans le traitement du croup. Les opinions des auteurs ne diffèrent que relativement à l’époque à laquelle ce genre de remèdes doit être administré. Les uns pensent que l'administration de l’émétique doit précéder les émissions sanguines (12), et les autres qu'elle doit les suivre (13). Lei encore nous pensons que la vérité se trouve dans une opinion mixte. Bien que nous ayons renvoyé l'emploi de l’émétique à la seconde indication, parce qu'il nous parait plusraisonnable de combattre les causes de la maladie avant d'en combattre les effets (14); cependant nous pensons qu'il y a lieu à donner l’émétique dès le conmencement de la maladie : 1°

(11) On range parmi les adversaires des éméliques, Jonas (1. e., p. 150), — Michaelis jun. V. Sachse (!. c., p. 109), — Lobel{(l. e., p. 57), — Carron (1. c., p. 195}, et Rechou (Journ. de méd., t.

xxu, pluviôse, p. 9). Leurs arguments reposent plutêt sur des hypothèses que sur des faits.

(12) Maerker, 1. c., p. 400, 412.—Rush (Mod. inquiries, etc., p. 171). — Gastel- Jier (1. e., p.17). —Burn (1. c., p. 29).— Crawford (1. c., p. 225). — Albers, qui dit: « Jgitur emeticum ab initio datum in hoc morbo principatum tenere censeo, peque ab ullo alio remedio superari. »

Comment., p. 117. Borrow, qui assure :

« There are many instances in which the carly administration of an emetic has totally removed the complaint in the space of few hours. » L. c., p. 26.

(15) Home dit : « Im Allgemeinen glaubt man sie (die Brechmittel) im ersten Stadio nützlich, ich sahe aber nie einigen Vortheil davon; glaube vielmehr, dass sie oft schadlich seyn müssen..... »

L. c., p. 61, 62. Portal (1. c., p. 110), Hopff (1. c., p.63), Marcus(l. c., p. 417), Formey (1. c., p. 487), Baeck, Salamon, Michaclis, Vieusseux et Jurine, sont du même avis.

(14) Jurine avoue : « Dic crste Indication bei dieser Krankheit ist nicht das Konkrement wegzuschaffen, sondern dessen B'ldung zu verhuten. Da nun aber eine vermehrte Absonderung in einem Organe nicht ohne vorhergehende Reizuug Stalt finden kann; so muss man beim Croup, gleich zu Anfange, diese reizende Ursache mit Nachdruck angreifen, uim sic zu vernichten, ehc man ihre Wirkung bekampft, » L, c., p. 260,

si l’imminence de la suffocation, en l'absence des signes de la bronchite et de la pneumonie, demandait que le larynx et la trachée fussent promplement délivrés des effets de l'intlammation (15), et si la cause de la maladie devait être longue à attaquer (16) ; 20 si la fièvre et l'inflammation élaient assez légères pour qu'on ne pût rien craindre des efforts du vomissement (17); et 3° si on soupconnait une.

complicalion gastrique, en raison d’une indigestion précédente ou de la nature des maladies régnantes. En outre, il faut revenir à l’émélique, deux fois, trois fois

et plus, si les doses précédentes ont eu.

un bon résultat (18), et si on perçoit un” bruit de membrane rompue descendant et remontant dans la trachée (19). Le” meilieur des émétiques est le tartre sti-"

bié et de potasse (20). On lui préfère la

(15) On trouve des exemples d'enfants arrachés au danger de la suffocation par lerejet de fausses membranes après l’em»

ploi de !’émétique, dans Sachse, E. c., Q1h., p. 95, 96,—Caïlisen, |. c., p. 262, — Latour, 1. c., p. 102, —- Portal, Anat.

path., vol. v, p. 205, —J. Smith, ici p. 262, — Buch, 1, e., p. 265, — Albers, Comm., p. 138.

(16) Ainsi dans i’ischurie et la cystite, la première indicat:on est de résoudre l’inflammation de la vessie urinaires mais si une grande quartité d'urine me

naçait la vessie de rupture, qui, avant | toutes choses, ne recourrait à l'emploi:

du cathéter on à la ponction de la vessie. \

(17) Royer-Collard dit : « On com-" mence par le vomitif, lorsqu'il n’y a que} peu ou point de fièvre, el que la gène de :

la respiration n’est pas considérable, et | que la raucité de la voix et de la toux est ! presque le seul signe qui annonce l'invas!

sion du croup. » Dict., !. e., p. 465. Cette”

opinion s'accorde avec celle de Sachse :, «Da wurde ich sie (die Brechmittel) nicht geben, wo sie (die Krankheit) plotzlich hereinsturzt, wo gleich das ganze System leidet, und wo grosse Volls=, aftisgkeit und Gesundheit erst Minderung der Blutmasse verlangt. » L. e., p. 94.

(18) L’émétique fut donné quatre fois.

Maerker, L. c., p.101, 106. Plusieurs fois.

Sachse, I. c.

(19) Le phénomène dont il s’agit est!

donné comme une indication particulière!

de l’émétique par Salamon, Callisen,:

Lentin et Sachse, 1. c., p. 103. | (20) « Ich ziehe den Tartarus emeticus!

vor, weil er mehrere gute Eigenschaftem!

hat, die den ubrigen (Brechmitteln) feh-

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racine de cephælis ipécacuanha, si le petit malade est trop sensible ou s'il est affecté de diarrhée (21). Le sulfate de zinc (22), l’oximelscillitique (23) et le vin antimonié d'Huxham (24) pourraient produire trop d'irritation et augmenter la fièvre. Quel que soit l'émétique que l’on choisisse, on rencontre quelquefois dans cette maladie une inertie telle de Pestomac, queles doses les plus fortes devienrent nécessaires (25). Si l'emploi de l’émétique demeure sanseffet, il faut essayer ceque peut produire l'introduction d'une

oo

Jen. » (Jurine, 1. c., p. 275). « On donne alors (voyez plus haut) le tartrate de potasse antimonié, et on le donne à doses assez fortes pour exciter plusieurs vomissements, » (Royer-Collard, Dict., 1. c., p. 465.)

(21) Lentin. V. Sachse, 1. c., p. 465.

(22) À été employé par Ferriar, Fischer, Smith, etc.

(25) À été employé par Home, I. c., p- 16, 25, — Baeck et Salamon, I. c., p.

9926,—Rumsey, I. c., p. 466.

(24) Que s’attribuèrent Marcus, Harlesrttre.

(25) L'inertie de l'estomac contre l'aclion des émétiques a été observée par Home, Salamon (1. c.. p. 281), Pinel (1. c., p. 261), Autenrieth (l. c., p. 55), Ferriar (1. c., p. 245), Latour (1. c., p.

16), Leeson (1. c., p. 805), Smith (1. c., p. 261), Fischer (L. c., p. 358), Cheyne, Maerker (L. c., p. 125), Sachse (L c., p.

115), et leurs observations sont parfailement confirmées par les miennes. J’emploie le tartre émétique pour un enfant de deux ans, à la dose d’un grain dans une once et demie d’eau distillée, dont je fais prendre une cuillerée à café de trois minutes en trois minutes, jus';u’à vomissement; et l’ipécacuanha à la dose de dix et quinze grains dans du sirop, afin que la poudre n’adhère point à la gorge.

Les causes de l’inertie de l'estomac dans le croup doivent être attribuées aux nerfs vagues qui se distribuent au larynx et à l'estomac, et qui sont comprimés par la

lurgescence de ce dernier organe, ou par

Ja compression du cerveau dans les congeslions qui lèsent l’origine du nerf vae gue, comme dans la manieetl’apoplexie.

L'observation du vomissement après la section de la veine jugulaire (50), celle de Callisen (1. c., p. 78) et d’Albers (Comm., p. 117), que les évacuations sanguines provoquent l’action des émétiques, confirment en quelque sorte cette hypothèse,

plume dans la gorge jusqu’à l’œsophage (26).—(b) Les expectorants elles sudorifiques : or, comme on attribue avec raison aux émétiques administrés à petites doses souvent répélées, le pouvoir de provoquer les crachats (27) et la transpiration, il faut en continuer l’administration, mème apres le vomissement (28) ; mais si l'usage trop prolongé du tartrate de potasse et du tartre stibié, qu'on doit préférer aux autres médicaments sudorifiques et expectorants (29), fatiguait trop les petits malades (30), on pourrait les remplacer par le sulfure d’or et le kermès minéral(31) en prenant garde que la fièvre et l’état inflammatoire du tube aérien ne s’augmentent. On doit avoir

(26) Jurine arracha ainsi à la mort un enfant de huit mois (1. c., p. 288, obs.

(27) Avec raison, dis-je, car l'expérience de chaque jour confirme l’action expectorante des émétiques donnés à dose réfractée. Et il n'est pas difficile d'expliquer ce phénomène. Il est constant, en effet, que les nerfs vagues président aux fonctions du larynx et de l'estomac. Faut-il s'étonner alors que Îles agents pharmaceutiques stimulent spécifiquement les nerfs de l’estomac ct excitent l'énergie des nerfs du larynx?

(28) Jurine dit : « Ich gebe deswegen die Brechmittel in gebrochenen Dosen »

(L c., p. 275), et Royer-Collard : « Plus souvent encore on fait alterner le vomitif et la saiynée, et l’on fait succéder à un premier vomitif une solution émétisée dont on administre de temps en temps de petites doses, » (Dict., L. c., p. 466.)

(29) Le tartre émétique à doses réfractées a été loué comme sudorifique par Michaelis ct Foughier (1. c., p. 203), et

‘comme expectorant par Maerker (|. c.,

p- 125), Rechou (1. c., p. 119).

(50) Surtout par la diarrhée, comme je l'ai vu, et comme l'ont vu Maerker (1.

c., p. 126) et Sachse (1. c., p. 159).

(31) Sachse le loue beaucoup (1. c., p.

139) ; mais à l'exception d’une jeune fille chez laquelle le kermès avec le camphre et le nitre fut heureusement employé, Je n’en ai pu obtenir aucun effet. Privé de meilleurs movens, j’emploie la formule suivante pour un enfant de deux ans :

Pr. Sulfure d’antimoine, d'un grain à deux grains; mucilage de gomme arabique, sirop de guimauve, de chaque deux gros; eau de fleurs de tilleul, une once. M. D. S. de demi-heure en demiheure, une cuillerée à café en agitant le vase,

Ja même crainte dans l'emploi du polygala senega (32), médicament loué par les uns (33), employé inutilement par nous (34), et auquel on ne doit recourir que lorsqu'après avoir épuisé les secours de la méthode anti-phlogistique, les forces diminuent, la face pâlit, la peau devient froide, le pouls mou, l'urine aqueuse, l'extérieur du malade abattu (35), que les signes de la diathèse ty phoïde se présentent (36) et qu'il est indiqué de provoquer, par des remèdes irritants, les crachats et le rejet des fausses membranes.— (c) Les vapeurs, les cataplasmes emollients et les errhins : l'espoir de résoudre, par l'inspiration de vapeurs, les concrétions qui bouchentle tube aérien, est fondé en raison. Aussi recommandet-on les vapeurs d’infusion de sambucus (37), de lait chaud avec décoction de guimauve ou de mauve (38), de d'coction de têtes de pavot (39), d’eau chaude simple (40), ou avec addition

(52) Beauchêne (vol. xxi1 du Journ, de méd. de Paris) affirme qu’à la suite de l'emploi de la décoction de polygala, les crachats, loin d’avoir été rejetés, semblaient avoir été retenus et que la fièvre était augmentée.

(33) Par les médecins américains Archer (1. e., p. 95) et Barton (Collections for an essay towards a materia medica of the united States. Philad., 4861, P. 1, pa 53). On peut y joindre Lentin (Hufeland’s Journ:, 2 B., p. 125), Sachse, 1. c.; p.

154. Archer donne la décoction très-saturée, c'est-à-dire une demi-once de racine pour quatre onces de liquide. Albers dit avec raison (Comm., p. 157) :

« Neque tantam radicis commendarem copiam. » I] conseille le mélange avee la racine de salep, et je me sers de la formule suivante pour un enfant de deux ans, Pr. Racine de polygala senega, demi-gros ; racine de salep, demi-scrupule, Faites bouillir dans s. q. d'eau pendant quatre heures. Réduisez à trois onces:

ajoutez une once de sirop de guimauve, Faites prendre une grande cuillerée de demi-heure en demi-heure.

fe Chez un grand nombre de ma:

ades,

(55) Sachse, I, €., p. 156.

(56) Reil, op. €, p. 445, — Macrker, 1. C., p. 198:

(37) Hopf, 1, c., p. 105.

(58) Thilenius, p. 50.

(39) Latour, 1, c,, p, 48.

(40) Chaïmors, 1, e., p. 99.

MALADIES | d'éther (41), de vinaigre (42), ete, ete.n

Mais l'emploi de la vapeur est difficile chez les enfants, parce qu’ils ont en horreur les machines qui en rendent l’application facile (43), et que les éponges que

l’on place dans leur bouche augmentent !

le plus souvent les angoisses de la respiralion, On préconise aussi les cataplasmes émollients appliqués autour du cou (44) et renouvelés avant qu’ils ne refroidissent, qu'ils soient composés d'espèces

émollientes (45), de riz (46), de grainé |

de lin (47), d'hyoscyamus et d’opium (48), ete. Nous avons plusieurs fois em-

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