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CHAPITRE IV, — DE LA POTHISIE LARYNGÉE ET TRACHÉALE

S Ie. Définition. Dibliographie.

1. Definition. — L’ulcération du larynx ou de la trachée, accompagnée souvent de la carie, et qui produit l’extinction de la voix, de la douleur aux parties affectées, une toux aiguë, des crachats | spumeurx, puriformes, et la fièvre hectique, constitue la phthisie laryngée ou trachéale (1).

2. Bibliographie. — Quoique les anciens fastes de la médecine nous présentent des exemples d’ulcérations et du larynx et de la trachée, comme on peut le voir dans Galien (2), Ætius (3), Zacu-

(51) Un cas de croup chronique guéri par la trachéotomie est cité par W.-H, Porter, Medical-chirurgical transactions published by the medical and chirurgical society of London, vol. x1, P. n, 1821. V, Neue Sammlung auserlesener Abhandlungen zum Gebrauche pr. Aerzte. 6 B., 1 st,

eipzig, 1822, p. 123.

(32) « Cette opération a été pratiquée | en Amérique, en Espagne, en Danemark, en plusieurs parties de l’Allemague, à Geinève, à Brest, à Lyon, à Bordeaux, À | Paris, et nulle part ellen’a réussi.» Royer- Collard, L. c., p. 488. — Carron a pratiqué | deux fois la trachéotomie dans le croup, Dans le premier cas, le malade mourut däns l'opération même ; et, dans le second cas, six heures après. L'exemple cité par Burser (Instit. med., vol. 11, p, 533) ne regarde pas le croup, mais un corps étranger tombé dans la trachée (V. Epist. Joannis King, in op. Valentin, p. 629).

Faut-il accorder confiance aux exemples de croup guéris par la trachéotomie et cités par Chevalier (Med. chir. transact.

Lond., 1815, vol. vi), Marsch. Hall, (ib., 4819, vol. x) ; et in Trans. of the associat. of Fellows and Licentiates of the king’s and queen’s college of Ireland, vol. 1, je n'ose l’affirmer.

(4) Français, la phthisie laryngée-trachéale; allemand, Die Kehlkopf, oder Lufirohren, Schwindsucht; polonais, Suchotÿ gardiowe, suchoty kanatu od

dechowego.

(2) Method. med., lib, v, c. ur.

(5) Tetrab, n, serm, 1v, ç. zxiy.

tus Lusitanus (4), Marcellus Donatus (5), Schenkius (6), Horstius (7), etc., pourtant si nous avons l’histoire de la phthisie laryngée et trachéale , nous la devons aux travaux qu'ont fait paraître dans ces derniers temps Morgagni (8), Bursierus (9), Double (10), Thomann (11), Robert (12), Flormann (13), Sauvée (14), Wathen (15), Schoenbach (16), Cayol (17), Neumann (18), Delpit (19), Bedingfield

(4) Med. pract. hist., 1, n, n, 2,

(5) Lib. ni, c. 1.

(6) Obs., lib. 11, n. 7.

(11 O0. HDi iv: Île

(8) De sedibus et çaus. morb., loco citando. |

(9) Institut., vol, 1v, $ 57, 62. Edit.

mediol., an. 4789, p. 41. La doctrine de la phthisie laryngée et trachéale y est exposée.si clairement, que les paroles de l’article Phthisie trachéale, dans le Dictionnaire des sciences médicales (t. xuur, p. 168), doivent exciter le rire. «...avant la thèse que M. Cayol a soutenue en 1810 sur la phthisie trachéale, on ne possédait sur cette maladie que les notions les plus vagues et les moins précises... en un mot, l’histoire exacte de cette maladie était entièrement à faire. »

(10) Dans le Bulletin de la société de médecine de Paris, p. 195. App. au Journal de médecine continué, vol. x1.

(14) Annales Instituti medico-clinici Wirceburgensis, 1799, vol. 1, p. 162 et suiv.

(12) Journal de médecine continué, vol. 1x, p. 185.

(13) Dans N. Abhandl. d. Schwed., Akad,, 9 B. V. Samml. auserl. Abhandl, f. pr. Aerzte, 14 B., p. 407.

(14) Diss. Recherches sur la phthisie laryngée. Paris, 1808.

(15) Dans Mém. of the med. soc, of Lond., vol. 1, n. 20.

(16) Diss. de phthisi tracheali. Vilnæ, 1808. Cfr, Acta mea clinica, ann, 9,

(17) Recherches sur la phthisie trachéale, Paris, 1810. ù

(18) Horn’s Arch. f,. med. Erfahr., 1811, marz, p. 246.

(19) Article Phthisie laryngée, dans le Dictionnaire des sciences médicales, t.

XXVI1, P. 204, L'auteur de l’article Phthisie trachéale (ouv. c., t. xzur, p. 166), plus prudent, n'a désigné son nom que par les lettres initiales M, 3,

(20), C. Bell (21), Kulesza (22). Enfin, une connaissance plus exacte du croup ne contribua pas peu à éclaircir l’histoire de la phthisie du larynx et de la trachée.

$ II. Symptômes. Ouverture des cadavres.

1. Symptômes.—Dans plus de soixante cas soumis à notre observation, nous avons vu la phthisie laryngée ct trachéale avoir une invasion et une marche également lente (23), à moins qu’elle ne prit naissance (24) d’une affection croupale qui existait auparavant, ou de la phthisie pulmonaire (28). Cetle maladie s'annonce le plus souvent par un enrouement rebelle et un ronflement inaccoutumé durant le sommeil. On éprouve un sentiment de titillation, de prurit, de chaleur et de sécheresse das le pourtour du larynx, ou dans la trachée, On croirait parfois qu’il existe dans ces organes un corps étranger qu'il semble que l’on sente (26). À ces phénomènes se joint une toux petite, brève, d’un son plus ou moins aigu, accompagnée d’une douleur vive qui se fixe dans la partie souffrante, et parfois dans un seul côté du larynx.

Des crachats abondants, spumeux, filants comme la salive, avec des stries, ou de petits fragments puriformes, qui se détachent bien et gagnent le fond du vase (27). On ne les rejette pas toujours sans douleur. Les crachats de celte nature présentent une fétidité sui generis (28), et sont rarement leints de sang. Nous en

(20) A compendium of medical practice, illustrated by interesting and instructive cases, and by pract. patholog, and physiolog. obs. Lond, 1816, p. 86, 88. |

(21) Dans The medico-chirurgical Journal and Review. Lond. 1817, t. 11, p. 144, 46.

(22) Diss. de phthisi laryngea et tracheali. Vilnæ, 1821.

(25) Cap. ut, À 6, n. 4.

(24) Cfr. cap. x, $ 52, n. 6.

(25) J'ai vu, chez une jeune fille de Lithuanie, cette maladie parvenue à la cinquième année.

(26) Acta mea elinica, L. c., p. 63.

(27) Cayol et quelques autres regardent avec raison cet état des crachats comme particulier à cette maladie.

(28) Je n'ai jamais observé cette fétidité sui generis du pus, dont parle Borsieri,

avons vu qui confenaient des concrétions

calculeuses (29); d’autres observateurs y \ ont rencontré la base ossifiée du carti- | lage (30) cricoïdien, un fragment de noi- | selle (31), de fausses membranes (32). !

Le plus souvent il s'écoule du larynx du !

sang tel qu'il existe dans les vaisseaux | (33), tantôt en petite quantité, tantôt | copieusement, accompagné ou non de !

toux. Presque toujours une sensation de | Chaleur précède cet écoulement qui sou-{ lage le malade (34). Mais, 1ôt ou tard , !

l’enrouement augmente; la voix, entre- | coupée par la toux, devient difficile, et# parfois si profonde et si creuse qu’elle” semble sortir d’une caverne : enfin, le” malade devient aphone, et ses paroles ne” sont plus comprises que par le mouve- | ment de ses lèvres. Il éprouve de la dou-# leur encore lorsqu’il avale, et ne le fait” parfois qu’en courant risque de s’étouffer. Nous avons vu, en effet, des person:

nes qu’une petite parcelle d’aliment ou une gorgée de liquide qu’elles avalaïent jetait dans une toux si violente (35) qu'elles vomissaient les matières contenues dans leur estomac (nous nous dispensons de mentionner pour le moment la tuméfaction de la face, le larmoiement, l'anxiété de la respiration, les” palpitations du cœur, le tremblement des membres). Bien plus, la déglutition det la salive ne se fait pas sans une atroce | souffrance. Elle excite uue douleur cui-* sante vers l’ouverture postérieure des!

fosses nasales, douleur qui s’étend jus-#

qu'aux oreilles; elle s'accompagne d'un

rene en ro re rm À 5 2

(29) Je l'ai vu chez la jeune fille ae Litbuanie citée plus haut.

(30) Le malade de Hunter rejetait de- | puis plusieurs mois du sang et du pus, et!

était considéré comme phthisique. Il guérit après avoir rejeté le cartilage in-} diqué. V. Cruikshank, Gesch. u. Beschreib. d. einsaugend, Gefasse, übers. v.

Ludwick, p. 124. |

(51) Un malade était tourmenté depuis sept ans par de la dyspnée et une toux" violente, et il était arrivé à un grand de gré d’émaciation; il guérit en rejetant 184 corps indiqué. (Tulpius, Obs. med,, lib 1, p. 109.)

(52) Ch. 1v, 4, n. 2, Ne

(33) Trachéorrhagie de Frank. V. Epiu tome de cur. hom. morb., 1. v, P. 11, pu 175, et Bell, |. c., p. 445.

(54) Cfr. cap. 1x, $ 40, n. 6.

(35) Cfr. cap. de Dysphagia.

DU LARYNX, DE LA TRACHÉE-ARTÈRE ET DU CORPS THYROÏDE

murmure incommode et rend la tension plus grande (36), L’arrière-boucbe, si ce n’est une certaine rougeur et un état variqueux des veines, phénomènes qui sont loin d'être constants, ne présente aucune {race morbide. On ne saurait toucher sans précaution le larynx et la trachée.

Le premier de ces organes proémine ou augmente de volume, le second semble être environné d’une légère tumeur (37).

Alors la fièvre s’est déjà montrée, accompagnée de frissons vers le milieu du jour; de chaleur le soir, de sueurs la nuit; en outre, pouls fréquent, régalier (38), serré; urine chargée d’un sédimert puriforme; assez souvent même diarrhée colliquative, affaiblissant considérablement le malade ; œdème des pieds, Tout le corps, et surtout les extrémités supérieures (39), s’amaigrit; lés cheveux pendent, et la poitrine, qui jusqu'alors était demeurée à l'abri de tout ce mal, comuence, chez la plupart des malades, à s’entreprendre, lorsqu’il existait auparavant des symptômes de phthisie pulmonaire. Alors, chez quelques sujets, l'affection du larynx et de la trachée semble perdre de son intensité; la toux surtout devient moins aiguë, et le ma- Jade termine sa malheureuse vie de la même manière que celui qui succombe à la phthisie pulmonaire. D'autres, au contraire , jusqu’à leur mort, ne se plaignent jamais de douleurs de poitrine, et, quoiqu'ils ne puissent monter un escalier (40), à cause de la difficulté de leur respiration, ils ne sont pourtant gênés par aucun genre de décubitus. Mais ces derniers , comme dans la période la plus aiguë du croup, sont tourmentés par une dyspnée affreuse ; leurs inspirations ré-

DD

(36) Lorsqu'un seul côté du larynx souffre, la douleur ne se fait sentir qu’à l'oreille du côté affecté, comme je l’ai observé en 1819, à ma clinique, sur un maçon âgé de 40 ans.

(37) Cayol, 1. c.

- (58) Cayol a observé le pouls n'étant pas le même à droite et à gauche ; ce qui me paraît devoir être attribué au hasard.

(39) Observation très-vraie de Borsieri, 1. c. |

(40) Borsieri se trompe assurément lorsqu'il dit : « Spirandi difficultas etiam in ascensu scalarum non percipienda. »

Car même dans la première période de la maladie, l'affection du larynx ou de la irachée repousse tout mouvement violent.

Frank, Tom. 1v.

sonnent profondément, leur expiration est striduleuse; on les voit saisir de leurs doigts la partie antérieure de leur larynx et la tirer fortement en avant (41); leur face devient livide, elle se couvre d’une sueur froide ; leurs yeux sortent de-l’orbite; ils implorent le secours des. assistants; ils ont herreur du lit, et surtout du décubitus dorsal; ils frappent des pieds avec désespoir, et, recouvrant des moments de tranquillité, ils luttent(spectacle déplorable !} avec la mort, jusqu’à ce qu'ils périssent étouffés.

2. Ouverture des cadavres. — Les cadavres ne sont pas aussi émaciés et aussi infects qu’à la suite d’autres maladies. Sur cinq sujets, nous avons trouvé l'épiglotte couverte d’ulcérations (42); dans un très-grand nombre nous l'avons trouvée rongée, dans un seul cas à moitié détruite (43). D’autres l’ont observée entièrement anéantie (44), perforée (45), toute chargée de plis ragueux (46), couverte de cicatrices, pointue (47), endurcie (48), et, enfin , ossifiée (49). La face

mn

(41) Observation de Morgagni, I. c., epist. xv, art. 45.

(42) Des exemples semblables sont dé.

crits dans Duncan, Chimiæ natur, spec.

Hagæ, 1807, p. 179. Mém, de l’Acad. de chir., t..1, p. 184, 195. .

(43) À Vienne, en 1799, chez un domestique du palais. Le malheureux, trois mois avant de mourir, pouvait à peine avaler une goutte d’eau ou de lait; il mourut dans le désespoir. Des cas semblables ont été vus par Hopfengart.

ner, dans Hufeland’s Journal, 6 B., P.

558. Thomann, I. c. Les observations de ce genre sont très-contraires à l’opinion de Magendie (Précis élém. de physiol., t. 11, p. 162), que d’autres observations, cependant, viennent confirmer. (Tozzetti Raccolti. V. Journ. de méd., t. rv, Pe 381; et Samml. med. Wahrnehm, 4 B., p. 321.)

(44) Cummen, Miscell. nat. cur., dec.

1, an, 3, Obs, 112,—Bell, I, c., case 2, Da

(45) Morgagni, 1. c., epist. xxviu, art. 10.

(46) Abhandl. f, pr. Aerzte, 9 B., p, 685, en note.

(47) Morgagni, epist. xuv, art. 15.

(48) Boneti, Sepulchr. anat., 1. 1x, sect. 1v, obs. 6. Act. nat. cur., vol. 11, obs. 84.—Bruning, Constit. epid. Essendiens. Wesel., 1769, p. 54, note 9.

(49) Paaw, Primit., anatom. de ossibus, p. 10, 24

interne du larynx; surtout à l’endroit où sont situés les ventricules de Morgagni, s’est souvent offerte à nous couverte de pus, ulcérée (50), parsemée de petites | éxvroissances charnues, séparées par des

ulcérations (51), et communiquant avec.

lé pharynx (52) par un ulcère. D'auties ônt vu cette même surface interne pleine de condylomes (33), d’ulcérations caréinomateuses (54), de polypes (55).

D’autres y ont trouvé des concrétions osseuses (56), uné liqueur séreuse, jaune, adhérente aux membranes qui em:

brassent lé larynx (57), et des hydatides (58). Nous avons remarqué le plus souvent le cartilage cricoïdien rongé par la carie. Une fois l'érosion de cet organe était telle, que ses bords, détachés dé côté et d'autre, s'avançaient dans le pharynx également érodé (59).

La carie n'épargue pas plus les autres cartilages (60). 11 existe de nombreuses descriptions de cas d’ossification «les cartilages du larynx (61). À la surface in-

(50) Cfr. Morgagni, epist. xv, 15, — Thomann, |. c. — Wäthen, in Mem. of ‘the med. soc. of Lond., vol. 1, n. 20. — Biérmayer, Museum anatomico-patholog.

Nosocomii universit. Vind., 1806, p. 140 ét suiv.

(51) Biermayer, 1. c., p.143, décrit un cas semblable.

(52) Acta mea clinica, |. c., p. 65.

(53) Biermayer, 1. €.

(54) Morgagni, epist. xxvinr, art. 9, 10.

(55) Licutaud, Hist. de l’Acad. royale des sciences, 1754. London med. tiransact., vol. 1, p. 407. — Hérbiniaux. V.

Richter’s Chir. bibl., 2 B., 1 st., p. 89.

(56) Riesel, Misc. nat. cur., dec. 11, än. 2, obs. 116. 4 |

(57) Morgagni, épist. 1v, àrt. 24, 26. .

(58) Lieutaud, I. c. — Gooch, Casés of surgery, p. 99. — Delôrmes. V. Nèues journ. dér ausl. med. chir. lit. von Harlé, 9 B., 2 st., 1810, p.172.

(59) Voyez mes Actes cliniques, I. €., p. 65. — Biérmayer, |. c., p. 141, a recueilli plusieurs exemples.

(60) Schoenbach, 1. c., p.8, et Bell, I. c., p. 144 et 146, décrivirent la surface internc du cartilage thyroïde érodée, et la surface externe très-noire.—Bedingfield, 1. c.,p. 87, a vu le cartiläge arythénoïde, entièrement détruit d'un côté, et en partie détruit de l’autré côté.

(61) Coiter, Obs. et exercit. anat., 1. 1.

— Columbus, De re anat., 1. xin, — Rio- Jan, Enchirid. med., 1. 1v, ©. x, et Sandifort, Obs. anat, pathol., !, 111, ç. n1,

terne de la frachée, surtout vers $a bis | furcation, nous avons vu souvent des ul cères (62) associés à ceux de | œ*ophagé“ (63). D’autres ont observé le rétrécissé Ml ment de la trachée, son obstruction pro:

duité par des tubercules (64); ils l’ontal vue ossifiée (65), et convertie én un sac membraneux qui contenait une matière"!

pultacée , avec du phosphate de chaux"

(65). Nous passons ici sous silence les#!

vers (67), les petits cailloux (68), les!)

p. 43 ét suiv. du mème Mus. änatom./ Acad. Lugd., vol.1, sect. v, n. 80, p.274: 44

(62) Desexemples ont été recuëillis par”!

Benevieni, De abd. rerum caus., ©. x: =="!

Horst, Op., L. 1v, P. 11; — Aloys Suarez | Barbosa, De angina ulcerosa. Lisbon. ;# 4789 ; — Bang, Auswahl aus d. Tagebu="| chern d.K. Krankenh. in Kopenli., 1783; 4 B., Sept. ; — Iesselbach, in Der Salzbi* med. chir. Zeitung., 1820, n. 82, p.. 57%, | (Outre les ulcérations de la surface interne | du larynx et de la trachée, les deux nerfs récurrents présentaient des érosions dans le sens de leur longueur (eingekerbt) et étaient dans ces points d’une couleur plus obscure.) tr Il

(63) Zeviani, Mem. di matem. € fisica!

della Società Italiana, t. vu, vers. exstat4 in Weigél’s Ital, med. chir. Bibl. 4 B., 4 st., p. 60:

(64) Baillie, Series of engravings, fascs a, pl. 11, f. 2. Des tubercules de la tra | chée ontété vus par Drelincourt dans Lieu» || taud, Hist, anat. med., vol. u, obs. 8$ !

— Chambon des Monteaux, Merkw. Kran: !

kengesch. u. Leichenoffnunger, 3 B. 4"

149, ail : (65) Sæmmering. V. Anmerk. zu Bail lie, p. 48. — Flormann, in Abh. f. pr. (| Aerzte., 14 B., p. 467. — Haen, Heilungs- || methode, 7 Th., 2 Kap., 5 B., p. 284. | Morgagni, Op. c., epist. .vn, art. 1, etul Advérs. anat., vol. 1, $ 24. = Lés obser=4| Yations de Hiér. Cardan (De varietate rerum, 1. xvu, novemb. 1550, 1. x1v, p. 76), Schenk (1. 1, p. 11), attestent qué l'ossi-4 fication de la trachée empêche que l’œ-4 sophage soit facilement franchi par un fil.

(66) Otto, Ilandb. d. Pathol. Anatomie, 4 Breslau, 1814, p. 227. |

(67) Consentini, Progymn. phys., p.u 90.— Sennert, Prax. medic., 1. 1, p. 133.4 Et ici il s’agit non-seulement de vérs pas, sés après la mort de l’œsophage dans law trachée, mais d’un ver fixé à la trachée“ (Treutler, Obs. pathol. anat., p. 10, tab.

2, fig. 37, et Camper's Kleine Schriften,s 5 B., p. 201).

(68) Schmid, in Misc. nat: cur., dec. 1,4 an, 9 et 10, obs, 55, — Huister, Med. uen

ere nee

concrétions métalliques (69) qu'on y à rencontrés. Dans la plupart des cadavres où noùs avoris observé cés lésions | du larynx et de la trachée, les poumons étaient toùt-à-fait sains; et ce n’est que | de temps à autre qu'ils offraient les marqües de l'existence de la phthisie pulmonaire dans une période plus ou moins avancée.

$ III. Causes.

. 1. Causes predi ‘po santes,— Les causes qui prédisposent aux phthisies laryn- | gée et frachéale sont : le sexe masculin (70), un âge avancé (71), un climat froid | (72), l'hiver {73), les métiers où l’ouvrier

|chir. Wahrnehm.;, p. 843. Ces concré- |tions pierreuses se rencontrent surtout chez les lapidairés. les tailleurs de pierre et les maçons, V. Sckurigii, Lithologiæ, ce. u, $ 19, p. 115. — Desgenettes, Journ, | de méd., 1790, juin.

1. (69) Chez les hommes qui travaillent dans les mines métalliques. V. Lieutaud;, obs. 12.

(70) Parmi mes malades, je ne trouve |que neuf femmes, et chez cinq de ces | femmes la cause de la maladie était la Syphilis. Si on compare cette observation à celle qui a été citée dans le chapitre précédent ($ 4, n. 50), il est évident que chez les hommes le larynx est bien plus exposé aux maladies que chez les fem:

|mes. Cependant ma pratique me fournit une observation contraire. En effet, le 47 octobre 1816, je fus appelé en consul- {ation auprès d’un homme affecté de | phthisie laryngée , et qui m’assura avoir | déjà perdu trois sœurs de la même maladie. L | | (71) Si J’excepte les enfants affectés de |phthisie laryngée vénérienne , je dois avouer que tous les malades avaient passé l’âge de la puberté. Un grand nombre avaient de trente à quarante ans.

Comme les enfants sont moins sujets: au

croup chronique que les adultes, et qué 118 croup chronique leur est plus funeste, on comprend comment la phthisie trachéale les épargne en quelque sorte.

. (72) Bien que dans l’espace de huit ans j'aie observé, dans le grand hôpital de

lienne, dont j'étais le premier médecin, quatre-vingts cas de phthisie trachéale, je crois que cette maladie est encore plus

de ses habitants; en effet, une année s'écoule à peine sans que je rencontre quatre ou cinq cas de cette affreuse madadie.

15) Le plus grand nombre de mes mas

DU LARYNX, DE LA TRACHÉÉ-ARTÉRE ET DU CONPS THYROÏDE

fréquente à Vilna, en raison du nombre

18t respire une grande quantité dé poussière (74), et, enfin, lés affections fréquentes de’la gorge et des glandés sous matillaires (75).

2. Causes excitantes. — Les causes qui exciteut les phthisies laryngée et trachéale, outre les générales, sont : le croup (76), le refroidissement du corps (77), Surtout une boisson froide prise après avoir couru (78), des cris poussés du fond de la poitrine (79), dés chants en chœur (80), l'ingestion de liqueurs fermentées (81), là disparition d'une af fection herpétique (82), d’un érysipèle de la face (83), ou de sueurs habituelles aux pieds (84), par dessus tout la syphi-

lades sé présenta au éômmeéncement de l'hiver ou au commencement du printemps. Quelques-uns pendant lété pa raissaient presqué guéris, mais au retour de l’hivér ils se trouvaient plus malades que jamais.

(74) Cfr.$ 2, n. 2.

(75) Ainsi l’enseignent vingt exemples pris parmi mes malades. Plusieurs étaient affectés de furoncles dans diverses parties du corps. La sueur d’une femme était très-fétide avant qu'élle ne tombäât ma lade.

(76) Cap. in, Ç 4.

(77) Presque tous les malades indiquaient celte cause.

(78) Une jeune fille habitant la campagne était allée seule, après midi, visiter une de ses amies dont la maison était éloignée d’un demi-mille. À son retour, surprise par la nuit, elle fut frappée de crainte et se mit à courir. Elle arriva tremblante à sa demeure, et but imprudemment de la bière : elle fut immédiatement prise d’un enrouement qu’elle négligea, et qui donna lieu à uné phthisie trachéale.

(79) Cfr..éap. 1, & 2, n. 41.

(80) J'ai guéri en septembre 1821 uné femme scrofuleuse qui fut affectée de phthisie trachéale après avoir, en con duisant des chœurs, suppléé avec sa voix au manque d’instruménts vocaux;

(81) Aïnsi le prouvent plusieurs de mes malades : deux d’entre eux, pris dé vin, tombèrent à terre et y passérent la nuit.

-(82) Sur deux malades âgés de 30 4 40 ans.

. (83) Sachse, Das Wissenswurdigste uber die hautige Braune, 4 th., p. 454.

(84) Chez un homme âgé de 40 ans.

Outre cette cause, plusieurs autres, l'air chargé de poussière, par exemple; api:

rent en même temps.

à lis (85), l'abus du mercure (86) se joignant aux causes ci- dessus mentionnées (87), sans oublier les vialences exercées sur le larynx où sur la trachée (88).

6 IV. Diagnostic. Pronostic.

1. :Coup.- d'œil general. — Quoique les phthisies laryngée et trachéale dégénèrentsouventen phthisie pulmonaire ou bien en tirent leur origine.(89), cependant on ne saurait jamais confondre ces maladies, car les observations recueillies au lit des malades, aussi bien que l'autopsie des cadavres, nous démontrentque les phthisieslaryngée ettrachéale peuvent exister par elles-mêmes Nous ferons connaître ailleurs quels sont les moyens de distinguer ces genres de phthisie de celle des poumons (90), de l'anévrisme de l'aorte (91) et de l'asthme (92).

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