‹ Traité de pathologie interneChapitre 82 sur 277 · Predisposantes, — Les péripneu · texte numérisé non relu

Predisposantes, — Les péripneu

monies $e manifestent en toutes saisons (37), surtout en hiver (38) et au prin-

(32) Vorster, I. ce.

(33) Maximam in lethalibus fperipnetumoniis vasorum abdominalium;, hepatis inprimis, repletioneni frequénter deteximus : ut ex quacurmque in hoc ipsum facta incisione , copiosus mox sanguis proflueret, ac mesenterium, ac intestinà vasa undique cruore distenta cstenderet. » J.-P, Frank, 1. c., p. 129:

(54) Quercetan , Pharmacop. restit., Cap. vit.

(35) « .... On trouve fréquemment le cerveau plus où moins engorgé de sang, et même quelquefois aussi la moelle épinière, dans des sujets qui ont éprouvé; peñdant la maladie, la résolution des extrémités supérieures et inférieures; dont l’anatomisté Bertin à cité quelques exemples. J'ai aussi trouvé de l’eau épanchée dans le cerveau et dans le crâne; ainsi que dans le canal vertébral de quelques sujets qui avaient éprouvé l’inflam:

mation du poumon la mieux marquée, et par les sympiômés de la maladie, et par le résultat de l'ouverture du corps. » Portal, 1. e., p. 71. Cfr. Cahagan. V. Abh. f. pr. Aerzte, 15 B.; p. 561.

(36) Fieberlehré, L. c., $ 185, p. 484..

(57) Où pourrait conclure que les péripneumonies Sont rares en élé, d'après la dissertation de Triller, De pleuritide æstiva rarius occurrente. Viteb., 1572 (Opusc. med., vol. 1, n.53) ; toutefois, mes observations enseignent le contraire. J'ai eu, en effet, assez fréquemment des péripreumonies à traiter pendant l'été, tant en Lombardie, qu’en Autriche et en Lithuanie.

(58) Hippocrate, faisant l'énurération des maladies qui règnent pendant l'hiver, cite la pleurésie (Aphor. xx, Sect. 111, édit, Charter, t. 1x, p. 118), et dit que les pleurésies et les péripneumonies sont très-fréquentes pendant l’hiver, et même très-violentes (De affect., cap. n1, edit.

Charteri, t, vit, p. 621).. Arétée est du

temps (39), lorsque l'air est humide, le mercure très-haut dans le baromètre, et que le vent souffle du nord ou de l’ouest.

Souvent cependant il existe un état insaisissable de l'atmosphère {40), surtout lorsqu'il se développe des péripneumonies épidémiques (41). Les péripneumo-

même avis (De caus. et signis morborum acutorum , 1. 1, c. x, p. 9). Il en est de même dans les climats très-chauds, comme je l'ai observé en Toscane. Il en est autrement dans les climats froids; à Vilna, en effet, les pneumonies sont rares par les fortes gelées. L'hiver fut rude en 1812 ; cependant personne, dans l’armée fugitive de Napoléon, exposée à toutes les intempéries de l'atmosphère, ne fut frappé de péripneumonie.

(39) Déjà Sydenham avait dit que la pleurésie sévissait surtout dans cette parlie de l’année, « quæ inter ver, atque æslatem ambigens utriusque quasi fibula est. » Swieten est du même avis (1. c., $ 879). Moi-même j'ai observé en Autriche et en Lithuanie, surtout pendant le printemps, des pneumoniesépidémiques.

(40) Il est puéril de vouloir expliquer le développement des péripneumonies par les seules variations du baromètre et du thermomètre. En effet, de même que les larmes n'irritent pas l'œil, l'urire n'agace pas la vessie, de même l'air, même dense et froid, ne lèse pas les poumons. Aussi Swieten dit-il sagement (1. c., $ 881) : « Observatio fidelis docuit, nasci et pleuritides, multosque homines affligere eodem tempore, licet nulla causa noscatur, cui morbi origo tribui possit. »

Déjà Sydenham s’étonnait (sect. v, c. v, p. 305) que les fièvres épidémiques attaquassent tantôt la tête, tantôt les intestins, et déterminassent la dysenterie, et, dans un autre temps, envahissent de préférence la plèvre et les poumons.

(41) Le seizième siècle fut terrible sous ce rapport. (Sprengel, Versuch e. pragmalischen Geschichte d. Arzneyk., 5 th., 2 Aufl., p. 107.) I faut lire, sur les péripneumonies épidémiques , N. Massa, De febre pestilentiali, tr, 110, e. ar, f. 62.

Venet., 1556; — Aloys. Mundellæ, epist, XVI, p. 154. Basil., 1543; — Dunes, Epist, med., f. 4, fig. 1592, et Miscel. med., c.

VII, X, CXxxXx ; —Gesner, Epist, 1. 1, f. 46; —Dodonæus, Med. observ. exempl. rar., 6. XXI, p. 55; — Schenk, 1. vi, p. 777; — Wyer, Obs. med. rar. , p. 56; — Anton.

Tossio, Lib. de epidemica Gualdensi peripneumonia, An. 1611 ; — Baron, De pleuro-peripneum, An. 1633. Flaminiam infestante ; —Sydenham, Op. ; —Bouillet, Mém. sur les péripneumonies épidémi-

MALADIES DES PARO!S THORACIQUES

nies ne respectent aucun âge, mais sévissent plus souvent sur les hommes d’un âägemürque sur les enfants (42)et les vieil:

lards (43); aucun sexe, mais attaquent plus souvent les hommes que les femmes (44);

ques. Béziers, 1759; — Morgagai, op. c., ep. xx1, art. 28; — Strack, 1. c.; — Cleghorn , Obs. on the epidem. diseases in Minorca.

(42) Hippocrate avait dit (Coac. prænot., n. 512, édit. Charter, t, vin, p. 882). que les péripneumonies et les pleurésies ne se montraient pas avant la puberté, Swieten mitige prudemment cette sentence et dit (1. c., $ 879) : « Interim tamen quandoque , licet rarius, et junioribus hic morbus contingit.» Mais ce n’est point assez. Bien que les péripneumonies soient très-fréquentes dans l’âge mûr, cependant je Îles range aussi parmi les maladies des jeunes gens, des enfants et même des nouveau-nés. C'est ce qu’Andreas Lobenwein a démontré in Programmate suo de peripneumonia recens natorum (In Pamietnikach Towarzystwa C.

Lekarskiego Wilenskiego , t.1, Wilno, 1818, n. 1v, p.118). Lobenwein reproche avec raison, à Ceux qui ont écrit sur les maladies des enfants, de: passer trop légèrement sur les péripneumouies propres à cette période de la vie. D'où il résulte que des médecins inexpérimentés, préoccupés de l'asthme miliaire et de l’hydroeéphale aiguë , méconnaissent .des péripneumonies très-évidentes et écrivent :

Von Lungenvereiterung mit tauschenden (!} Symptomen der hitzigen Hirnholen- Wassersucht. ( Hufeland’s Joura., 1820, dec., p. 5). Parmi quelques centainess d'enfants que j'ai traités de la pneumonie, je n'oublierai jamais un petit garçon qui, vingt-quatre heures après sa naissance, fut atteint d’une pneumonie in-

tense, et que j'ai guéri en lui faisant poser

des sangsues sur les veines du bras et par d'autres anti-phlogistiques. On ne doit pas s'étonner que Îles poumons des nouveau-nés, exposés en un raême instant à l’action de l'air et du sang, deviennent Ja proie de l'inflammation, comme les yeux exposés subitement à la iumière.

(43) Arétée’ (op. c., 1.1, c. x, p.9) croyait que les vieillards étaient surtout exposés à la pleurésie. Il est vrai que dans les péripneumonies épidémiques je les ai vus plus souvent frappés que les autres. Au printemps de 1817, à ma clinique, trois vieillards, dont les âges réunis formaient 225 ans, succombèrent en même temps à la péripneumonie.

(44) Aurelianus (1. c., ec: xnr) avait remarqué que la péripneumonie était

aucune condition, cependant les paysans, les boulangers, les verriers, les forgerons, les cochers, les courriers, les porte-faix (45), en sont plus fréquemment atteints que les riches habitants des villes ; aucun tempérament, mais les personnes pléthoriques et robustes y sont plus exposées que les personnes lymphatiques (46) et qui ont des éructations acides (47); aucune région, mais elles se présentent plus souvent dans les régions marécageuses (48) que dans les autres.

plus fréquente chez les hommes que chez les femmes. D'un autre côté, Triller ( De pleuritide, p. 4) affirme que, lorsque les femmes sont affectées de cette maladie, elles le sont plus violemment que les hommes. Je suis de l’avis d’Aurélianus, s’il s’agit des adultes; quant aux enfants, les deux sexes sont également exposés à la péripneumonie. Pour ma part, c’est surtout chez les baigneuses et les nourrices que j'ai rencontré les péripneumonies. À ce sujet, Baillou (Epid. et ephem., 1. 1, edit. Genev., p. 69) dit : « Quum nutrices fiunt pleuriticæ, graviter ægrotant, et magna dyspnœa tenentur : idque fieri puto, quoniam et mammæ attrahunt, et ad eas impetu humor fertur. »

(45) Sydenham dit avec raison que la péripneumonie attaque « rusticos, et duro jam fractos membra labore »

(sect. vi, c. in). Stoll prétend que les ouvriers qui mènent une vie sédentaire, tels que les tailleurs, les tisserands, qui sont exposés aux congestions de sang autour des poumons, le sont aussi à la péripoeumonie; mais celle assertion n’est nullement confirmée par mon expérience.

(46) La fermeté des parties solides favorise le développement de cette maladie; ce qu’on peut conclure des paroles d'Hippocrate dans le livre de l’air, des lieux et des eaux (Charter, t. vi, p. 19).

JL fait remarquer, en effet, que les habitants des villes exposées au nord ont le corps robuste et sec, et sont disposés à la pleurésie ; qu’au contraire, les habitants des villes exposées au midi ont presque toujours le corps débile, et sont rarement allaqués par la pleurésie. Et Sydenham dit ([. c.) que cette maladie attaque surtout le tempérament sanguin. Triller avoue (1. c., p. 5) qu’il a plus souvent rencontré la pleurésie chez les hommes maigres et secs, que chez ceux qui sout lymphatiques et chargés d’embonpoint.

(47) « Qui acidum eructant, raro pleuritici fiunt, » Hippocrates, Aphor., sect, VI, 0. 53.—Charter, !. 1x, p. 269.

(48) Hippocrates (In libro de aere, lo-

2. Excilantes. — On regarde comme causes excitantes de la péripneumonie, les blessures et les contusions de la poitrine (49), surlout avec fracture des côtes (50), quelquefois aussi les violences sur les parties qui en sont le plus éloignées (51), les opérations chirurgicales et surtout les amputations (52), les efforts pour soulever des fardeaux (53), l'inspiration de vapeurs arsenicales (54), d'acide muriatique simple (55) ou oxygéné (56), de soufre (57) et des exhala-

cis et aquis) affirme que les péripneumonies sont très-fréquentes dans les lieux marécageux ; et, en effet, je n’ai vu nulle part d'exemples aussi fréquents et aussi terribles de cette maladie qu’à Pavie, parmi les paysans qui se livrent à la culture du riz.

(49) Stoll, Ratio medendi, P. vu, p.

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