‹ Traite de pathologie interne (volume 3)Chapitre 103 sur 132 · FIÈVRES INTERMITTENTES ANORMALES · texte numérisé non relu

FIÈVRES INTERMITTENTES ANORMALES

Je réunis sous ce chef les fièvres intermittentes qui sous un rapport quelconque s'éloignent du type normal. Les déviations résident dans les allures mêmes de la fièvre; — dans le danger particulier qu'elle crée ; — dans la forme insolite qu'elle revêt. De là trois groupes de fièvres anormales, savoir:

les IRRÉGULIÈUES, les PERNICIEUSES, — les LARVÉES.

Fièvres irrégulières. — ■ L'irrégularité peut porter sur le retour des accès qui ne sont pas bien périodiques, de sorte qu'on n'en peut saisir le type; ces fièvres, dites mal réglées, ne sont pas rares au début de l'infection; si elles se règlent rapidement elles n'ont aucune signilicalion particulière, mais si l'anomalie persiste, il y a lieu de suspendre le diagnostic, car il y a bien des chances pour qu'on ait affaire à une fièvre illégitime non paludéenne. Cette irrégularité dans la périodicité est encore observée dans les fièvres anciennes, tendant à la guérison ou à la cachexie; les accès s'éloignent, ils finissent par revenir après des intervalles variables et prolongés, la fièvre est alors dite erratique.

Les irrégularités de l'accès lui-même sont diverses ; un des stades peut manquer ou être à peine dessiné, et au lieu de la fièvre complète du type normal, on a la fièvre dite incomplète (febris inoompleta). L'ordre des stades dans un même accès peut être modifié ; le frisson par exemple en marque la fin au lieu d'en signaler le début (typus inversus); ce fait est rare. Dans d'autres cas l'accès est irrégulier par la longueur de l'un des stades ou de chacun d'eux; ainsi Griesinger signale des paroxysmes dont chaque stade

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