CHAPITRE III
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ha forme aigué de cette maladie est fort rare; la forme chronique n'est pas démontrée, en tant que processus morbide primitif et indépendant (1).
La forme nigue {gastrite phlegmoneuse, Imite suppurative de Brinton) est caractérisée par I' infiltration purulente des couches sous-muqueuses de
(f) Sand, De rùro ventrieuli abseessu. Rcgiom., I79i. — Liéutatjd, Hist. unalom. méd. Paris, 1767. — MokbO, Morbid anat. of the gullct, stomach and intest. Edinburgh, 2e ctîit., 1830. — Stoll, Ratio medondi. — Andral, Anat. path. — Cruveiltttttt, Anat. pnth. — N.umann, loc. cit. — Rokitansky, loc. cit. — Alhers, Atlas d. palh. Aimt. P.onn, 1832-1859. — Hen-och, Inc. cit. — Sestier, Mazet, Mascarei., Mai .noi ry, Mater, Juteau et Cai omont, llnllel. Soc. anat., \ 833-1840-1843-1 8^8 (faits indiquas par Raynaïul). — Heyfei.der, Schmidt's Jahrbùcher, 1837. — Lehert, Anal. path. Paris, 1855. — Ki.ai ss, lieitrag zur Kenntniss der Magenkrankheiten. Erlungun, 1857. — Wai.lmann, Zeitsehr. der Gesells. der Wiener Aerzte, 1857. — HajbEBSHON, loc. aï.— Aerztlicher Bcrieht aus dem allg. Krankenh. zu Wien vom Jahre, 1857. Wien, 1858. — Budd, Brinton, loc. cit. — Gornil, Proust {faits analysés par Raynaïul). — Raynaud, De l'infiltration purulente des parois de V estomac (Gaz. hebdom., 1861). — Bamderger, loc. cit. — Guyot, Gaz. hebdom., 1865. — Auvray, Élude sur ta gastrite phlegmoneuse, thèse de Paris, 1866. — Asverus, Ëin Fall von Gastritis phlrgmnnma (len. Zeits. f. Med., 186(3. — GraiSger Stewart, Case of gastritis phlegmonosa with inflammation and gangrené ofthe gull-bladdcr (Edinb. med, Journ., 1868).
l'estomac ; la lésion est partielle ou générale, et, dans ce dernier cas, elle est toujours plus prononcée vers la région pylorique. Le liquide grisâtre, puriforme ou purulent, qui imbibe et sépare les diverses tuniques, s'écoule abondamment à la coupe ; parfois cependant il est plus épais, plus intimement combiné au tissu, et l'aspect de la surface de section rappelle exactement celui d'un vésicatoire, dont la sérosité mal séparée est enfermée dans les mailles d'un coagulum fibrineux. La paroi de l'organe est épaissie, consistante et semi- fluctuante ; la muqueuse, hyperémiée et turgescente, présente souvent de petites ulcérations rondes et nettement circonscrites, par lesquelles on voit sourdre le pus , comme à travers les orifices d'un crible ; la couche musculeuse, décolorée ou gris-rougeâtre, participe à l'infiltration, et prend une apparence gélatiniforme ; la séreuse est opaque, injectée, couverte de fausses membranes qui établissent des adhérences avec les parties contiguës, ou bien elle est le siège d'une inflammation suppurative, qui est le point de départ d'une péritonite générale ; celle-ci existe dans plus de la moitié des cas. On a observé, mais bien plus rarement, la pleurésie et la péricardite. — Dans quelques cas tout à fait exceptionnels, le pus n'est pas infiltré, il est collecté de manière à former un abcès interstitiel, qui occupe ordinairement le tissu sous-muqueux ; cet abcès peut s'ouvrir du côté de la cavité gastrique, ou bien perforer la séreuse, et provoquer des désordres secondaires variables selon le siège de la rupture.
On conçoit la possibilité de la guérison, mais pour l'abcès elle n'est démontrée par aucun fait ; il n'en est pas de même pour la première variété. Les permis muqueux peuvent éliminer le liquide infiltré, et la perte de substance des couches sous-muqueuses peut être réparée par un tissu cicatriciel, dont la rétraction a pour conséquence une sténose notable de l'estomac lui-même, ou du pylore. Les pièces du musée d'Erlangen (Dittrich, Brand) démontrent ce processus curateur.
Les symptômes de la gastrite phlegmoneusc sont des douleurs ordinairement très-vives, des vomissements muqueux, bilieux ou noirâtres, mais jamais sanglants; parfois de l'ictère (Brinton), de la dyspnée, et un état général grave, que caractérisent une fièvre intense et la prostration rapide des forces. La mort résulte d'une péritonite ou du collapsus ; elle a lieu du deuxième au sixième jour ; il est rare que la vie se prolonge pendant deux à trois septénaires. — Dans 1' abcès, les accidents durent plusieurs mois; après une première période marquée par les phénomènes communs à toutes les phlegmasies gastriques intenses, les douleurs cessent, la fièvre tombe : cette détente correspond à la formation de l'abcès. Survient alors une phase mal caractérisée, pendant laquelle le malade est tourmenté de dyspepsie, de vomissements, parfois de dyspnée; puis au bout d'un temps variable la fièvre hectique s'allume, ou bien les signes d'une perforation apparaissent subitement (Naumann, Raynaud).