HYDROPISIE
sels (S à 10 parties d'albumine en moins étant remplacées par 1 partie de sels), el Le sécrétum hydropique reproduit naturellement sous des proportions atténuées cet état du liquide originel. Les sels du transsudal sont les mêmes que ceux du sérum, à savoir des sels de soude et des chlorures, notamment du chlorure de sodium; niais le liquide hydrocéphalique présente à cet égard une particularité des plus remarquables signalée par Cari Schmidt ; ce sont les sels de potasse et les phosphates qui dominent, et ces sels appartiennent presque exclusivement aux globules rouges. Ce fait surfilait pour prouver que l'hydropisie n'est point une simple transsudation. — Les sels ammoniacaux sont rares, on ne les trouve «pie dans les cas où le sang et le liquide lui-même renferment une proportion considérable d'urée.
— La comparaison des divers liquides hydropiques au point de vue de la proportion des sels minéraux, montre que celui du tissu cellulaire qui est le plus pauvre en albumine est le plus riche en éléments salins, nouvel exemple de la substitution découverte par Schmidt entre l'albumine et les sels. — Les gaz, oxygène et acide carbonique, sont en très-faible quantité.
— Le liquide a parfois une apparence laiteuse qui tient soit à de la graisse, soit à une combinaison protéique particulière ; c'est l'albumine qui lui donne la propriété de mousser par l'agitation.
Bien que les transsudats hydropiques soient peu chargés de matériaux organiques, ils font néa nmoins subir au sang une véritable spoliation, qui est proportionnelle à la quantité d'albumine qu'ils contiennent, à l'abondance et au nombre des épanchements ou des infiltrations. De là dans la composition du sang des modifications secondaires (hydrémie), qui entretiennent et augmentent La tendance aux hydropisies.
Comparé au liquide que produisent les inflammations avec épanchement (pleurésie, péritonite, hydro-phlegmasies, en général), le sécrétum hydropique en diffère parce qu'il contient peu ou point de substances fibrinogénes, parce qu'il ne renferme jamais de fibrine coagulée, jamais non plus d'éléments cellulaires de nouvelle formation. Les caractères souvent oubliés justifient la tonne restrictive de ma définition : l'hydropisie est un processus non inflammatoire.