SCLÉROSE
cartilage ; la consistance rappelle celle de l'albnmine coagulée, dans d'autres cas, la masse scléreuse est aussi Ternie que du cuir ; elle oppose de la résistance à la coupe et crie sous le scalpel ; alors même que les noyaux, bien circonscrits, contrastent nettement par leur dureté avec la substance nerveuse qui les entoure, il faut, en général, un certain effort pour les énucléer. La surface de section des masses indurées est ordinairement régulière et uniforme; parfois, elle est parsemée de points plus foncés, mais les points sanguins proprement dits (orifices de vaisseaux divisés) sont toujours rares. Sous le microscope, la lésion se présente à son début comme une masse amorphe, visqueuse, demi-liquide; plus tard elle est (inement fibrillaire, et contient dans ses mailles des débris variqueux de libres nerveuses, des amas de granulations, des noyaux libres et des cellules à noyaux. Dans le plus grand nombre des cas, on y constate la présence des corpuscules amyloïdes, mais ils peuvent faire complètement défaut (obs. de Valentincr- Frericbs), de sorte qu'on ne saurait arguer de l'existence ou de l'absence de ces corps pour établir une sclérose primitive avec atropine nerveuse secondaire, et une sclérose secondaire avec atrophie nerveuse primitive. Ce qui est certain, c'est que la sclérose a toujours pou* résultat l'atrophie des éléments nerveux dans le point qu'elle occupe (1). Les noyaux scléreux siègent dans la substance blanche de l'encéphale; la substance grise est plus rarement atteinte; dans le fait deGunsburg, la superficie des circonvolutions était indurée au point de crier sous le scapel: toutefois, comme ici la sclérose coïncidait avec une petite tumeur carcinomateuse du cerveau, l'observation n'est pas à ce point de vue entièrement probante. A côté de cette formetype de sclérose, il convient d'en signaler une autre dans laquelle les noyaux ne sont pas reconnaissables à la vue, parce qu'ils ont la même couleur que le lissu nerveux; ils ne sont appréciables que parle toucher. Ces deu\ formes coexistaient dans la première observation de Valentiner-Frerichs.
Rien n'est plus variable que le nombre des noyaux scléreux; la masse nerveuse en est parfois comme criblée (dans un fait de Masse il y en avait au moins deux cents); dans d'autres cas, ils sont rares et doivent être cherchés avec attention ; entre ces deux extrêmes, on trouve tous les intermédiaires. Le siéije de ces masses dans les diverses régions de l'encéphale présente également de notables différences ; elles occupent les hémisphères, les parois ventriculaires, la mésocéphale, isolément ou en même temps que le cerveau proprement dit, le cervelet, la moelle, surtout dans les cordons artero-latéraux, enfin la sclérose peut envahir aussi les portions initiales des
(1) Pour plus de détails sur les caractères microscopiques de la lésion, voy. Sclérose