‹ Traite de pathologie interne (volume 4)Chapitre 42 sur 161 · PACHYMÉNINGITE. - II KM ATOME DE LA DURE-MÈRE · texte numérisé non relu

PACHYMÉNINGITE. - II KM ATOME DE LA DURE-MÈRE

se révéler durant des mois entiers par un symptôme unique, qui est la céphalalgie. Lorsque les traits précédents sont nettement accusés, la paehyméningile hémonhagique ne peut être confondue avec aucune maladie brusque à symptômes dill'us (méningite, encéphalite) ou à symptômes circonscrits (nétrobiose, hémorrhagie); elle ne peut l'être davantage avec les lésions lentes et limitées, caries tumeurs de i,' encéphale occupent les régions de la base ou agissent sur elles par irradiation, et dans les deux cas, les symptômes prédominent dans la sphère des nerfs crâniens et de la moelle allongée (strabisme, troubles de la vue, de l'ouïe, de la déglutition, vomissements, convulsions épileptiformes). Ce qui rend Le diagnostic souvent obscur ou impossible, c'est l'existence d'autres altérations qiénin go -cérébrales, coïncidence qui est fréquente surtout chez les aliénés. Il est bien évident aussi que si l'on ne connaît pas l'histoire du malade, et qu'il se forme chez lui une hémorrhagie assez abondante pour tuer rapidement, on diagnostiquera nécessairement une hémorrhagie cérébrale ou sous-araehnoïdieune ; l'erreur ne peut être évitée. — Il résulte des recherches de Griesingcr que le rétrécissement de la pupille est au maximum du côté de la lésion; si donc dans un cas douteux: on trouvait ce rétrécissement du même côté que l'hémiplégie, ce serait un motif suffisant de songer à l'hématome, puisque cette maladie, nous l'avons vu, déroge plus souvent qu'aucune autre à la loi du croisement de la paralysie et de la lésion.

TRAITEMENT

Chez les enfants, de petites émissions sanguines sont indiquées au début ; on appliquera une ou deux sangsues derrière chaque oreille, et on les laissera saigner pendant une ou deux, heures au plus, en ayant soin de consulter l'état du pouls et la coloration de la face. On ne répétera cette application que chez les enfants robustes, parce qu'à cet âge les pertes de sang même légères sont mal supportées. Les applications froides sur la tète, les dérivatifs intestinaux (notamment le calomel à la dose de 30 à 40 centigrammes, fractionnée dans la journée), les révulsifs cutanés (vésicatoires aux jambes), sont les autres moyens auxquels on doit recourir, mais on ne peut malheureusement en espérer beaucoup, à moins qu'on ne soit encore tout à fait au début, dans la période qui précède l'héinorrhagie. Ces derniers moyens sont les seuls qu'on doive employer chez les individus avancés en âge; la période d'irritation passant le plus souvent inaperçue, il n'y a plus d'indication pour les émissions sanguines, et l'on ne peut se proposer d'autre but que de favoriser la résorption de l'hématome en exagérant la sécrétion intestinale et urinaire (dérivatifs intestinaux et diurétiques), et de réveiller l'excitabilité de l'encéphale comprimé en agissant vigoureusement

sur la peau. La possibilité d'une résorption au moins partielle est démontrée par quelques autopsies, dans lesquelles on a retrouvé des sacs hématiques plus ou moins rétractés, chez des individus qui étaient rétablis depuis un certain temps déjà, après avoir présenté les symptômes de la pachyméningite hémorrhagique et qui avaient succombé à une autre maladie. Ces laits montrent en nuire que la guérison n'exige pas une résorption complète du kyste, et qu'elle peut être simplement l'œuvre du temps, qui permet au cerveau de s'accoutumer à la pression anormale qu'il subit, el de la tolérer sans révolte.

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