‹ Traite de pathologie interne (volume 4)Chapitre 57 sur 161 · ANÉMIE · texte numérisé non relu

ANÉMIE

moelle. Les principaux de ces phénomènes sont la lassilmle rapide, la faiblesse des jambes, la dyspnée an moindre ell'ort, des palpitations, une tendance marquée an\ convulsions partielles ou générales (convulsibilité — faiblesse irritable des Anglais), l'exagération des niou\ements rélle.xes, enlin un abaissement de l;i température aux extrémités, avec sensation de chaleur dans les mêmes parties. Parfois cependant la paralysie survient, et alors il n'y a plus à douter de L'influence pathogéniqua propre de la moelle; la paraplégie peut être complète, mais elle n'est pas accompagnée de douleurs rachidiennes ni d'irradiations dans les membres, et les muscles vésicoanaux conservent l'intégrité de leurs fonctions. Ces désordres s'amendent rapidement lorsque l'anémie constitutionnelle, convenablement traitée, est en voie d'amélioration.

11 n'en est plus de même dans l'ischémie spinale par obturation aortique, la guérison est exceptionnelle (1). La paraplégie qui est le symptôme dominant de cette anémie partielle a un développement lent (chez la malade de Barth, c'est dans l'espace de deux ans que les troubles de motililé aboutirent à une paraplégie complète) ; s'il y a des troubles de sensibilité ce n'est qu'au début, ils disparaissent au bout de quelques jours; la paralysie des sphincters a existé deux fois sur trois, enfin,, dans les premiers temps, la paralysie n'est pas continue; il y a des moments d'amélioration pendant lesquels le malade peut marcher plus ou moins facilement ; on conçoit que ces oscillations sont en rapport avec les diverses modalités de la circulation spinale et de l'excitabilité nerveuse. Le développement d'une circulation collatérale est un signe important et pour le diagnostic et pour le pronostic, car il n'y a pas d'autre moyen de guérison. Dans certains cas (fait de Barth), la circulation complémentaire se rétablit assez bien pour maintenir l'excitabilité des muscles dans les membres abdominaux et prévenir la gangrène, et pourtant les accidents de paraplégie ne sont pas améliorés, cette opposition est l'expression d'une loi physiologique formulée par Schiff : pour produire l'abolition de l'excitabilité des muscles, il faut soustraire totalement ces organes à l'action du sang, mais pour anéantir l'excitabilité des éléments nerveux, il suffit que la quantité du liquide nourricier soit notablement diminuée.

Les foyers blancs que je rattache à la nécrose ischémique, ont des sym-

(1) Trois cas (Barth, Gull, Cummins), deux morts, une guérison (Gull). — Le cas de Bourdon ne figure pas ici parce qu'il concerne une oblitération des iliaques, conséquenniunt une ischémie des nerfs des membres intérieurs et non pas de la moelle, Ce fait doit être rapproché de ceux dont il a été parie au chapitre Thrombose et Embolie.

Voyez aussi Ciiarcoï, A'o/e *W h claudication intermittente (Gaz. méd. Paris, 1859).

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ptômes semblables du moment qu'ils intéressent le système spinal antérieur ; paraplégie complète, à niveau supérieur variable selon la hauteur de la lésion; sensibilité normale ou troublée suivant que le système postérieur est respecté ou non, incontinence d'urine et des matières, primitive ou consécutive à la rétention; plus tard eschares, atrophie, œdème et ichthyose des membres paralysés. Les phénomènes douloureux sont peu marqués ou nuls, l'évolution des accidents toujours chronique s'étend de plusieurs mois à plusieurs années.

TRAITEMENT

Je n'ai rien à dire de l'ischémie partielle dont l'issue est entièrement subordonnée à la circulation collatérale. Le traitement de l'anémie générale <e confond avec celui de l'anémie constitutionnelle ; cependant quand les accidents spinaux proprement dits sont très-accentués, il convient de recourir, en outre, à certains moyens qui agissent plus particulièrement sur l'état delà moelle. Ces moyens sont : la noix, vomique ou la strychnine à l'intérieur, les douches froides et l'électricité, méthodiquement appliquées sur les l égions vertébrales.

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