TT MEURS SPINALES
lite circonscrites j clans certains cas, le ramollissement l'ait défaut, mais, clans les points comprimés, les éléments nerveux sont atrophiés. Enfin, lorsque la compression est assez forte pour interrompre la conductibilité, et que la vie se prolonge quel pies mois, les parties Manches de la moelle subissent La dégénérescence secondaire , clans le sens de l'activité fonctionnelle ; si le système antérieur est seul intéressé par la tumeur, ce sont les cordons antéro- latéraux qui dégénèrent au-dessous de haut en bas; si le système postérieur est seul atteint, les cordons postérieurs dégénèrent de bas en liant à partir de la tumeur; si les deux systèmes sont compromis à la fois, la dégénéraliou a lieu dans les deux: sens, savoir : au-dessous de la tumeur et de haut en bas pour les parties antérieures; au-dessus de la tumeur et de bas en haut pour les parties postérieures.
M.MPTOMES.
Les lésions vertébrales produisent assez souvent une DÉFORMATION du raclas qui a une grande importance pour le diagnostic; quant aux: symptômes spinaux proprement dits, ils sont de deux ordres, ce sont des phénomènes d'inim uiu\, auxquels succèdent plus ou moins rapidement les signes de la compression de la moelle. Parmi les premiers, les plus fréquents sont les douleurs eu ceinture, les irradiations excentriques douloureuses dans les membres, et les névralgies persistantes de siège variable qui résultent de l'irritation des racines postérieures; les douleurs dorsales spontanées sont rares en l'absence de lésion osseuse. L'irritation du système antérieur détermine des contractures qui occupent les muscles de la nuque ou ceux des membres, selon que la tumeur est plus ou moins élevée; parfois aussi la motricité réflexe de la moelle est accrue, et l'on observe des tremblements, des spasmes ou des conxulsions généralisées (épilepsie spinale) à la suite de la moindre excitation périphérique. Ues phénomènes, résultant de l'irritation produite par la tumeur dans les points où elle siège, peuvent coïncider avec une paraplégie déjà complètement constituée; on conçoit, en effet, que la production morbide, si elle est superficielle, puisse; interrompre les voies de la conductibilité cérébrale et causer la paraplégie, en même temps qu'elle irrite la substance grise ou les racines antérieures et en exagère l'excitabilité. Du reste, ces symptômes comulsifs ne sont pas constants, comme on l'a prétendu ; dans trois cas que j'ai suivis dès le début et dans lesquels la compression de la moelle cervicale était l'effet d'une arthropathie vertébrale, ces accidents ont manqué; il n'y eut pas d'autre phénomène d'hyperkinésic qu'une contracture permanente des muscles cervicaux postérieurs. Le symptôme initial est parfois tout à fait étrange ; lorsque la tumeur occupe la région cervicale ou la partie supérieure de la région dorsale, la dyspnée <>u le vomissement peut être le premier accident qui éveille l'attention, ou
bien c'est une dilatation anormale et persistante de l'une ou des deux pupilles avec ou sans saillie des globes oculaires (excitation de la région ciliospinale). Si La Lésion siège au niveau de la moelle dorso-lombaire, la rétention d'urine, La constipation opiniâtre, les douleurs gastro-intestinales paroxystiques peuvent précéder tontes les autres manifestations.
Au bout d'un temps variable, La paralysie motrice apparaît dans les membres intérieurs; elle peut être rapide et complète d'emblée, lorsqu'une tumeur extra-rachidienne envahit soudainement le canal, ou bien encore lorsque l'affaissement brusque des vertèbres produit une compression subite de la moelle ; mais, ces cas réservés, le développement de la paraplégie est lent et graduel. En raison du petit volume que présentent parfois les tumeurs Diéningo-spinales, l'impuissance motrice n'est pas toujours également prononcée dans les deux membres, et, comme les voies de la conductibilité motrice ne s'entrecroisent pas dans la moelle, on peut être certain que la lésion est prédominante du côté où l'akinésie est le plus marquée ; c'est précisément l'inverse pour les troubles de sensibilité. Lorsque les symptômes sont asymétriques, lorsque la lésion est unilatérale, les désordres de la sensibilité tactile, douloureuse et thermique existent du côté opposé à la lésion, c'est-à-dire du côté où la paralysie motrice est peu marquée ou nulle. Lorsque la tumeur est assez volumineuse pour intéresser les deux moitiés latérales de la moelle, ce qui est, en somme, le cas le plus ordinaire, la paralysie motrice est symétrique et elle se complète plus ou inoins rapidement, selon que la compression du système kinésodique est partielle ou totale. Il va de soi que si le système postérieur échappe à la compression, la sensibilité reste intacte, et, de fait, c'est dans les tumeurs de la moelle que l'on observe le plus souvent une discordance frappante entre l'état de la sensibilité et celui de la motilité volontaire. L'extension de la paralysie en hauteur est. subordonnée au siège de la lésion; pour peu qu'elle soit élevée, les mouvements réflexes et électriques sont exagérés dans toutes les parties innervées par le segment inférieur de la moelle, et ils conservent ce caractère tant que ce segment n'est pas altéré par la lésion primitive ou par la dégénération secondaire; il en est de même pour la nutrition des muscles paralysés. Lorsque La tumeur occupe l'extrémité inférieure de l'axe spinal ou la queue de cheval, les mouvements réflexes et électriques sont abolis dès les premiers jours (quatre à six) dans les parties paralysées, et, dans le même temps, les muscles commencent à s'atrophier. C'est ici une nouvelle application de cette, loi que je me suis efforcé de mettre en lumière : tant que l'influence cérébrale manque seule aux membres inférieurs, la motilité réflexe et électrique, la nutrition des muscles sont intactes; lorsque l'influence spinale fait défaut, ces propriétés sont rapidement abolies. Dans quelques circonstances, la maladie débute avec l'appareil fébrile et les phénomènes aigus propres à la méningo-myélite ; h moins qu'il
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Q'existe une tumeur appréciable à l'extérieur, il n'est pas possible de différencier cette phlegmasie symptomatique de l'inflammation méningo-spinale primitive; le desideratum, au surplus, est de médiocre importance.
La durée varie ; le cancer, qui est rapidement mortel, tue entre quatre et huit mois ; avec d'autres tumeurs, la vie a pu se prolonger durant quinze années (cas de Cerutti) ; mais c'est moins la nature de la lésion que son siège qui influe sur la rapidité de la marche; j'ai vu une arthropathie cervicale causer la mort en moins de six semaines, Llle est amenée, comme dans toutes les maladies chroniques de la moelle, soit par l'étendue de la paralysie, soit par des escliares, par une cystite ou par la résorption urineuse. suit par une maladie intercurrente.
PRONOSTIC
Les tumeurs d'origine syphilitique, sont les seules qui offrent quelque chance favorable; encore faut-il, ainsi que je l'ai dit déjà, que l'altération ne soit pas ancienne, sinon elle peut avoir causé, ainsi que toute autre tumeur, des lésions secondaires irréparahles. 11 convient en outre, avant de se hasarder à adoucir la sévérité du pronostic, de songer à la possibilité d'une coïncidence; un individu qui a eu la syphilis devient paraplégique; il y a quelque chance pour que la paralysie soit sous la dépendance de la vérole; mais si la syphilis a été bien traitée, si elle remonte à plusieurs années pendant lesquelles la santé a été bonne, il peut bien y avoir coïncidence, c'està-dire une lésion commune de la moelle chez un individu anciennement syphilitique. Ces considérations doivent dominer l'appréciation; le praticien prudent ne promettra rien avant d'avoir constaté les premiers effets d'un traitement spécifique.
Le traitement palliatif ou symptomatique ne diffère pas de celui que j'ai exposé à propos de la myélite chronique ; le traitement curatif est unique ; i est le traitement anti-syphilitique (traitement mixte) qui doit être tenté dans tous /es cas, quels que soient les renseignements donnés par le malade.
JACCOIC.