LÉSIONS DU SYMPATHIQUE
Traube und Becklinghausen, Deutsche Klinik, 1863. — Biermer, Communication écrite à Eulenburg et Guttmann, in Pathologie des Sgmpalhicus. — Trousseau et Peter, Notes pour servir à l'histoire du goitre exophthalmique (Gaz. hébd., 1864). — Reith Archibald (autopsie par Beveridge). Exophllialmos, etc. Affection of Cervical Sgmpathetic (Med. Times and Gaz., 1865). — Cruise and M’Donneli. in Moore, Dublin quart. Jouin. of Med. Sc., 1865. — Geigel, Die Basedow'sche Krankheil (Würzburg med. Zeits., 1866). Virchow, Die krankhaften Geschwiilste. Berlin, 1867.
«98 NÉVROSES DU CŒUR
simples coïncidences. — L’examen de I’œil el des cavités orbitaires peut rester sans résultats, mais la chose est rare ; on trouve le plus souvent isolées ou réunies les altérations suivantes : dilatation des branches de • 1 artère ophthalmique, congestion veineuse de la région orbitaire et des membranes propres de l’œil, développement anormal du tissu adipeux de I orbite avec ou sans infdtration séreuse; plus rarement on a constaté 1 alhérome de l’ophthalmique (Naumanu) et la dégénérescence graisseuse des muscles oculaires (Laqueur et Runge). Ces modifications concourent puissamment à la production de l’exophthalmie, qui est bien plus marquée alors que lorsqu’elle est uniquement due à l’action nerveuse.
Ces lésions diverses sont en relation avec les symptômes de la maladie, il en est d’autres qui sont en rapport avec le siège physiologique de la névrose, ce sont les altérations du sympathique ; il y en a aujourd’hui six exemples (voyez la note bibliographique); dans un septième cas (celui de Geigel), les cordons et les ganglions du sympathique étaient sains, sauf une pigmentation très-prononcée des ganglions; mais le canal central de la moelle était oblitéré, et la substance grise qui l’entoure était indurée par suite du développement anormal de la névroglie ; de plus, une tumeur occupait la synostose sphéno-occipitale. Les lésions du sympathique ont toujours porté avec une prédominance variable et sur les cordons et sur les ganglions cervicaux; elles consistent essentiellement dans l’atrophie, tantôt simple, tantôt accompagnée de prolifération conjonctive périphérique et interstitielle. L’observation ultérieure établira le degré de constance de ces lésions; depuis que l’attention est éveillée sur ce sujet, trois faits négatifs ont été produits (1); toute conclusion doit être réservée.
Les phénomènes cardiaques et artériels sont les premiers par ordre de date, le goitre et l’exophthalmie viennent ensuite, soit simultanément, soit après un intervalle variable, et dans ce cas l’exophthalmus parait ordinairement le dernier; le développement de la maladie est presque toujours graduel, cependant elle a présenté dans quelques cas cette brutale instantanéité qui est le fait de beaucoup de névroses. — L’iiyperkinésie du cœur a cela de particulier qu’elle est continuelle ; elle est exagérée par les mouvements, les émotions, les fatigues de tout genre, mais dans l’intervalle de ces redoublements elle persiste, et même alors dépasse en fréquence les palpitations ordinaires. En fait, celles qui sont produites par une thrombose
(1) Paul, Zur Bascdow’sche Krankheit ( Berlin . klin. Wochens., 18G5). — Fournier et Ollivier, loc. cit.
Rabejac, Du goitre exophthalmique , Ihcse de Paris, 1869.