‹ Traité de pathologie interne (volume 5)Chapitre 145 sur 155 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

« ItOHV — LARYNGITE FIBRINEUSE. — LARYNGITE

DIPHTHÉRI$IIE .

La dénomination de croup (1) appliquée à l’inflammation pseudo-membraneuse du larynx ne peut exprimer qu’une idée anatomique ; comme expression clinique, elle, est vicieuse pour la raison que la toux et la voix

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MALADIES DU LARYNX

1 ctenlissan tes, dilcs ci ou pales, 11 appartiennent pas à celle forme de laryngite; il convient donc d’entendre sous le nom de croup les inflammations laryngées, anatomiquement caractérisées par un exsudai membraniforme. Le mot croup est ainsi pour moi le synonyme parfait de laryngite pseudo-membraneuse. Au point de vue de ses causes, le croup est accidentel, c’est-à-dire de cause externe ; ou bien spontané, c’est-à-dire de

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LARYNGITE FIRR1NEUSE. — LARYNGITE DIPHTIIÉRIQUE. cause interne; au point de vue de la lésion, il est fibrineux simple ou ( liphtliêrique.

GENÈSE ET ÉTIOLOGIE.

Lc‘ croup accidentel ou de cause exteiine est en somme assez rare, cl en raison même des causes qui l’engendrent, il est, à l’inverse de l’autre,

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MALADIES DU LARYNX

plus frequent chez l’adulte que chez reniant. La laryngite aigue a frigore peut dépasser le degré des altérations catarrhales, et aboutir à la production de fausses membranes fibrineuses, c’est là une première forme étiologique du croup accidentel ; dans d’autres circonstances, il résulte de l'inhalation de vapeurs irritantes (chlore, acide chlorhydrique, etc.), du contact de liquides caustiques (acides minéraux), ou de Y ingestion de certaines substances médicamenteuses (tartre stibié).

Le croup spontané ou de cause interne est de beaucoup le plus commun ; les causes extérieures ne sont ici tout au plus que des causes occasionnelles, et la maladie est la conséquence d’une perturbation spontanée de l’organisme, dont les causes réelles nous sont inconnues. Le fail que le mal peut se propager par épidémie et par contagion n’avance pas la solution de la question; car tous les individus exposés à l’une ou à l’autre de ces influences pathogéniques ne les subissent pas, et ce mode d>> propagation affirme simplement la différence fondamentale du croup accidentel et du croup de cause interne. En fait, le problème étiologique reste entier; car, abstraction faite des cas d’épidémie et de contagion, il ne comporte d’autre réponse que celle-ci : la cause du croup spontané est une prédisposition particulière aux inflammations diphtériques.

Celte incertitude, au surplus, n’est point propre à la maladie qui nous occupe, elle se retrouve également dans toutes les affections de cause interne, dites spontanées, et cependant elle a donné lieu dans l’espèce à une conception peut-être contestable ; on a fait de cette prédisposition organique définie qui n’est ici, comme ailleurs, qu’une maladie en puissance, une maladie réelle ou en acte, dont la lésion laryngée (ou pharyngée ou bronchique) n’a plus été que l’expression anatomique locale, et à celte maladie générale on a donné le nom de diphthérile ou diphthérie, en même temps qu’on l’a classée à côté des pyrexies et des maladies infectieuses. Dans celte manière de voir, la diphthérie est une maladie primitivement générale plus ou moins infectieuse (diphthérie bénigne, diphthérie maligne), qui se traduit par des exsudats membraneux sur le pharynx, le larynx, la muqueuse nasale, les bronches ou la peau. Cette doctrine, d’origine française, n’est en somme qu’une théorie, et je ne vois pas de pressante nécessité à l’accepter; la spontanéité du mal est le fait de toute.-' les maladies de cause interne ; la généralisation possible des lésions est la conséquence de la prédisposition organique plus ou moins puissante , et surtout de Y infection secondaire (auto-infection) par les éléments pathologiques et parasitaires contenus dans les fausses membranes (1); lagra-

(l) Je ne nie donc pas d’une manière absolue, comme on l’a prétendu, les accident.' d’empoisonnement général ou infection dans les maladies diphthériques du larynx et de la gorge; je nie le caractère primitif de l’infection, ce qui est bien différent. Alors que la doctrine que je repousse donne à la diphthérie un caractère infectieux essentiel, pri-

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vile variable des symptômes, depuis les cas dits bénins jusqu’aux lorines dites malignes, est en partie le résultat de l’altération également variable du sang par l’acide carbonique, qui est accumulé par l’insuffisance respiratoire. J’accepte le mot diphlhérie, qui, d’après son étymologie, signifie simplement membrane, mais je n’accepte pas l’idée de maladie primitivement générale et infectieuse qui a été attachée à ce mot.

En l’absence de causes définies, l’étiologie du croup spontané ne peut être autre chose que l’énumération des conditions diverses dans lesquelles la maladie apparaît le plus fréquemment. — Aucun âge n’est à 1 abri du croup, mais il sévit surtout chez les enfants de deux à sept ans, et il prédomine chez les individus du sexe masculin •, il frappe souvent les constitutions les plus robustes; toutefois, les enfants débiles, lymphatiques ou scrofuleux, et ceux qui sont issus de parents tuberculeux, y sont particulièrement exposés. — C’est dans les contrées basses et humides, et pendant la saison froide, sous l’influence des vents du nord et du nord-est, que la laryngite membraneuse a sa plus grande fréquence; mais il n’y a là rien d’absolu, ainsi que le prouvent les redoutables épidémies qui, au xvne siècle, ont ravagé l’Italie et l’Espagne. — Dans un certain nombre de cas, le croup est une affection secondaire provoquée par une maladie infectieuse; les typhus, la rougeole, la variole, la scarlatine, ont à cet égard une influence pathogénique bien constatée. Billroth a signalé récemment l’altération pseudo-membraneuse du pharynx dans le cours de la septicémie et de la pyémie (1). — Dans toutes ses formes, le croup de cause interne, est contagieux; la contagion résulte tantôt de la simple fréquentation des malades, tantôt du contact des produits pathologiques avec l’une des muqueuses supérieures; dans ce dernier cas, l’inflammation membraneuse débute par le point même qui a été contaminé, conjonctives, fosses nasales, pharynx, d’où elle s’étend ensuite au larynx. Malgré la puissance bien établie de la contagion, les inoculations directes sont restées jusqu’ici sans résultat (Trousseau, Peler). L’incubation de la maladie, suite de contagion, varie de deux à huit jours; il est exceptionnel qu’elle se prolonge de douze à quinze jours.

milif et constant, comparable à celui de la variole par exemple, j’envisage la maladie au début comme une affection purement locale, pouvant se généraliser secondairement par la pénétration de produits nuisibles dans le système circulatoire, lymphatique ou sanguin. Malgré les critiques dont elle a été l’objet, cette manière de voir est seule en rapport avec l’ensemble des faits cliniques et avec les notions nouvelles que les travaux de Lelzcrich et d’Oerlel ont introduites dans l’histoire des maladies diphthériques.

Voyez, pour plus de détails sur ce sujet, le chapitre consacré à 1’ angine pseudo-memrraneuse ; il est le complément indispensable de celui-ci.

(1) Billroth, Ueber die Beùehnngen der Rachendipbtlierie zur Septliamie und Pijohiimie ( Wien . med. Wochen., 1870).

MALADIES DU LARYNX

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

La muqueuse laryngée est rouge, parfois ecchymosée, ou bien on la trouve pale, sans vestige de fluxion antérieure; ce n’est là qu’un phénomène cadavérique qui n’implique point du tout l’absence d’hyperémie pendant la vie ; le laryngoscope a fait justice de cette erreur longtemps accréditée. La muqueuse privée d’épithélium est infiltrée, turgescente, parfois œdémateuse, et le tissu sous-muqueux présente à un degré moindre les mêmes altérations.

Les lésions membraniformes ne sont pas les mêmes dans le croup fibrineux et dans le croup diphihérique.

Dans la laryngite diphtiiérique (ou diphthérie laryngée) la lésion caractéristique est un pseudo-exsudal analogue par son aspect extérieur à l’exsudât fibrineux ordinaire. Malgré cette apparence, cet exsudât n’est point, comme on l’a cru longtemps, composé de fibrine coagulée ; il résulte, ainsi qüe E. Wagnerl’a démontré le premier, d’une métamorphose spéciale de l’épithélium, et plus tard Lelzerich et Oertel ont établi que cette métamorphose, qui estune altération granuleuse, est produite par des champignons qui se fixent sur la muqueuse; c’est la pénétration des spores parasitaires dans les vaisseaux lymphatiques ou sanguins qui transforme la maladie locale en une maladie générale secondaire. Quoi qu’il en soit du rapport chronologique entre le parasite et l’altération de l’épithélium, ce qui est bien certain, c’est que le produit croupal n’est point composé de fibrine coagulée; l’épithélium, par suite de la segmentation qu’il subit, prend une disposition réticulée ; et ce réseau contient des éléments plus ou moins altérés de l’épithélium primitif, et des globules blancs extravasés en nombre plus ou moins considérable. Ce pseudo-exsudal est d’autant plus consistant qu’il est plus ancien ; il se présente parfois sous forme de points, de flocons, de plaques isolées, plus ordinairement il figure une membrane continue, qui tapisse la totalité ou une partie du larynx, et qui, selon son étendue, est cylindrique ou demi-cylindrique. La couleur est d’un blanc grisâtre ou jaunâtre; dans quelques cas la surface est teintée en rouge ou en noir par de petits épanchements sanguins qui ont lieu dans la muqueuse ; cette teinte noire a souvent été prise à tort pour un signe de gangrène ; parfois aussi la face superficielle des pseudo-membranes est parsemée de points et de stries rouges; cette disposition, qui a été regardée comme un commencement de vascularisation, résulte de petites déchirures hémorrhagiques de la muqueuse. L 'épaisseur varie ; ce n’est d’abord qu’une pellicule mince faisant une saillie à peine appréciable, mais le dépôt s’accroît par l’addition de couches nouvelles qui naissent sous sa face profonde, et il peut acquérir ainsi une épaisseur de 2 ou 3 millimètres et même plus.

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L'adhérence est d’ordinaire en raison directe de la consistance et de l’épaisseur; elle varie aussi suivant le siège, en ce sens que les membranes sont plus adhérentes dans les ventricules du larynx et à la partie supérieure de la trachée que dans les autres points; l’adhésion diminue après la mort, et déjà pendant la vie elle est souvent rompue, et les dépôts se détachent sur une étendue plus ou moins considérable; si alors le processus morbide n’est pas épuisé, de nouvelles exsudations remplacent celles qui ont été ainsi éliminées.

Le microscope montre que le produit membraniforme est composé de fibrine ou d’une substance fort analogue, et qu’il est disposé en un réseau dont les mailles renferment des leucocytes normaux ou granuleux, des globules rouges réguliers ou déformés en proportion variable, des granulations protéiques ou graisseuses, des éléments mal déterminés cellulaires ou nucléaires. Les champignons (■ micrococcus ) sont constants ; et dans les cas graves à généralisation secondaire ils envahissent le tissu sousmuqueux, les vaisseaux lymphatiques etsanguins, les ganglions lymphatiques et les reins.

Dans ces mêmes conditions, c’est-à-dire dans les cas à infection secondaire, on constate des hémorrhagies capillaires extrêmement multipliées, d’abord dans le tissu sous-épithélial et sous-muqueux, puis dans la plèvre, le péricarde, le péritoine, la dure-mère cérébrale et spinale, la capsule des ganglions lymphatiques, enfin dans le cerveau et la moelle, dans les gaines des racines nerveuses et des nerfs périphériques (Oertel). — Les recherches récentes et encore inédites de Labadie Lagrave ont établi que la diphthérie à généralisation présente au nombre de ses lésions possibles de graves altérations du cœur, savoir la myocardite et Vendocardite.

Les organismes inférieurs qui constituent ici le corps du délit, et comme l’agent de généralisation et d'infection secondaires, ont été constatés dans le sang, dans les vaisseaux et les ganglions lymphatiques, dans les reins, bref dans tout l’organisme (Letzerich, Oertel).

Insolubles dans l’eau, les pseudo-membranes se crispent sous l’action <les acides nitrique, sulfurique et chlorhydrique; elles se ramollissent et finissent par se dissoudre au contact de l’acide acétique, de l’ammoniaque et surtout des alcalis; le chlorate de potasse a un pouvoir dissolvant rapide, mais il n’égale point encore celui de l’eau de chaux, qu’a signalé mon excellent ami Küchenmeisler , de Dresde. L’acide lactique, préconisé par Adrian et Bricheteau dans la proportion de 5 grammes pour 100 d’eau, ne dissout pas complètement les membranes, mais il les réduit en quelques minutes à une trame extrêmement mince.

Les produits de la laryngite membraneuse dans toutes ses formes sont inaptes à l'organisation; ce sont des pseudo-membranes et non pas des néo-membranes.

La muqueuse ne présente sous les fausses membranes que les altéra-

™l MALADIES DU LARYNX-

lions vasculaires indiquées au début de cel article, et parfois de légères érosions hémorrhagiques ou catarrhales. g e

Lotte description se rapporte à la forme superficielle de l’inflammation (hphthenque ; celte forme est de beaucoup la plus commune sm la mu-

laTmi otrnf I 61 1f7Spiral0ire’ ^quelques circonstances pourtant on observe dans le larynx la forme interstitielle , qui est si fréquente sur la muqueuse intestinale. Dans ce cas, l’exsudation n’est pas | 1 nec a la surface de la muqueuse, une partie est infiltrée dans l’épaisseur ssu ou ion trouve des globules rouges, des granulations amorphes, a nialieie grasse et des globules purulents; ces éléments compriment les vaisseaux et compromettent déjà par là la nutrition du tissu; de plus élimination, qui est la terminaison naturelle de cette lésion ne

l’in ilnrn1' ï-7 UnC PertG dc subslance Proportionnée à Détendue de

nnnvl r rn U Cere’- Une f01S f°rmé’ peut s’a&randir P«r le fait de nom elles infiltrations a son pourtour ou dans sa profondeur. Une destruction mécanique du tissu est ajoutée ici au dépôt superficiel de la forme* pi ecedente. —La forme interstitielle ou ulcéreuse de la laryngite est toujoms plus grave que l’autre; elle est principalement observée dans lo croup secondaire des maladies infectieuses.

Les muscles du larynx sont pâles, ramollis, infiltrés de liquide (Rokitanslcy), et par suite incapables de contractions efficaces (1).

L altération laryngée coïncide souvent avec une inflammation de même nature dans la gorge, les fosses nasales, la trachée, les bronches; et, d autre part, dans tous les cas où la mort n’a pas été très-rapide, on constate la congestion de l’appareil broncho-pulmonaire, du catarrhe bronchique, de l’œdème des poumons, souvent aussi de l’emphysème et des foyers, de pneumonie. Ce second groupe de lésions est la conséquence du Double de la respiration ; il appartient à toutes les formes de laryngite membraneuse; mais la possibilité de la généralisai ion esl le propre de la

(1) C est la un cas particulier de la loi générale de Stokes, sur laquelle j’ai appelé l'attention il y a plusieurs années ; cette loi est la suivante : les muscles subjacents à des tissu> sereux ou muqueux enflammés sont rapidement frappés d’inertie. « Il y a d’abord, dil Stokes, une augmentation de l’innervation musculaire qui se révèle par de la douleur et. des mouvements spasmodiques; à cet état succède une paralysie plus ou moins complète.» Nous savons aujourd’hui que cette paralysie est le plus souvent accompagnée d’alléralions matérielles dans le tissu du muscle, mais cela ne change rien à l’importance clinique du fait. La paralysie des muscles intestinaux dans la péritonite cl la lièvre typhoïde, des intercostaux dans la pleurésie commune, du diaphragme dans la pleurésie diaphragmatique, du cœur dans l’endopéricardite, sont des exemples démonstratifs de la loi; elle doit moins que jamais être oubliée lorsqu’il s’agit de petits muscles peu puissants, tels que les faisceaux intrinsèques du larynx.

V . Stokes, Dublin Journal nf med. Sc., IX. — Jaccoud, Annotations à la traduction <le Graves. Paris, 1862.

LARYNGITE FIBRINEUSE. — LARYNGITE D1PHTIIÉRIQUE. 7yr>

forme diphthêrique, elle est étrangère à la forme fibrineuse ou accidentelle. — Cette différence fondamentale, que l’observation clinique rêve e avec une lumineuse clarté, a été constatée expérimentalement par Oeilel dans ses remarquables recherches, et l’opposition que j’ai dès longtemps établie entre les deux espèces de laryngite membraneuse trouve dans ces faits un solide appui.

La LARYNGITE CROUPALE ACCIDENTELLE OU PROVOQUÉE (Oei’tel, SU1 ses lapins, s’est servi de l’ammoniaque) est anatomiquement caractérisée pai un exsudât fibrineux véritable, qui ne diffère pas de celui qu on obseive dans les inflammations communes; il ne présente pas 1 altération spéciale de l’épithélium, et lorsque par hasard la surface des membranes contient des végétaux parasitaires, ceux-ci sont très-rares, et on ne les retrome dans aucun autre point de l’organisme. U n’y a du reste ni hémorrhagies capillaires généralisées, ni altération des reins, et la mort a lieu exclusivement par suffocation ou par asphyxie lente. Ces faits ont été constatés pai Oerlel sur les quinze animaux qu’il a mis en expérience, et cet habile observateur nous a fait connaître une autre particularité d’un haut intérêt, et qui tranche définitivement la question de la dualité du croup dans le sens que j’ai indiqué dans les premières éditions de ce livre. Dans la laryngite provoquée qui répond à mon croup de cause externe, Y inoculation des produits membranif ormes est stérile: mais l’inoculation des produits de la diphthérie spontanée de l’homme chez des animaux d’espèces diverses (lapins, pigeons) est toujours suivie d’accidents diphlhériques ; ces accidents sont limités d’abord au point d’inoculation, ils se généralisent secondairement, et à l’autopsie des animaux on trouve les mêmes hémorrhagies capillaires, les mêmes altérations lymphatiques, les mêmes lésions rénales, les mêmes dégénérescences musculaires que dans la diphthérie humaine généralisée. Chez les animaux comme chez l’homme, la maladie

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