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ANÉMIE PARTIELLE

— OBLITERATION DES AKTERES.

blancs; c’était chez un leucémique. L’oblitération autochthone n’est possible que dans les artères déjà malades, voilà le fait général; au surplus, ce mode d’occlusion est moins fréquent que l’embolique : sur cinquante et un cas d’obturation des artères encéphaliques réunis par Meissner, je ne trouve que neuf cas de thrombose, et, sur ces neuf cas, il en est trois (ceux de Ferbcr) qui seraient susceptibles d’une autre interprétation.

A l’inverse de la thrombose, I’embolie est fréquemment observée chez les jeunes sujets et chez les adultes. Les causes sont par ordre de fréquence décroissante : les maladies chroniques du cœur, Yendocardile aiguë, surtout la forme connue sous le nom d’ endocardite ulcéreuse, puis l 'alhérome et les rugosités de l’aorte, enfin les anévrysmes de l’aorte ascendante et de la carotide primitive. Dans certains cas, le coeur et le système artériel sont intacts, mais on trouve des lésions pulmonaires anciennes, par exemple des noyaux de pneumonie simple ou tuberculeuse, des noyaux cancéreux, des infarctus, et l’on admet alors que l’embolus formé dans le poumon a gagné le cœur gauche par les veines pulmonaires, et qu’il a ensuite été projeté dans l’encéphale; ce mécanisme, plus compliqué et plus obscur, est tout à fait exceptionnel. Dans l’immense majorité des cas, c’est le cœur gauche qui est la source de l’embolus; si des cinquante et un cas de Meissner, je retranche les neuf faits de thrombose, restent quarante-deux cas d’embolie cérébrale, sur lesquels je ne trouve qu’une seule fois le cœur sain, c’est dans l’observation de Peacock et Bristowe.

ANATOMIE PATHOLOGIQUE (1)

L’anémie partielle et le ramollissement par nécrose des régions encéphaliques alimentées par l’artère obturée sont, par ordre chronologique, les deux phénomènes -qui succèdent à l’interruption du cours du

(l) H. Meisner, Zur Lettre von der Thrombose und Embolie besonders in de n Hirngefassen (Schmidt' s Jahrbücker, CIX, 1861; CXVII, 1863; CXXXI, 1866). — Sibley, Med.-chir. Transactions, XLIV, 1861. — Ferber, Deutsche Klinik, 1861. — Velpeau] Ga%- hôP-' 1862- — Rosenthal, Wien. med. Halle, 1862. — Richet, Gaz. liôp., 1862.

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Cotard, Recherches physiologiques et pathologiques sur le ramollissement cérébral (Gaz. méd. Paris, 1866).

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142 MALADIES DE L’ENCÉPHALE

sang. Lorsque la mort survient avant le ramollissement, il ne faut pas compter sur une coloration blanche anormale pour reconnaître l’anémie locale; plusieurs circonstances peuvent masquer ou effacer toute différence de couleur entre la partie anémiée et les régions voisines : dès qu’une branche artérielle est obstruée, une circulation collatérale ou compensatrice se développe dans les vaisseaux demeurés perméables; cet afflux sanguin produit l’hyperémie du tissu qui environne la sphère anémiée, et cette congestion s’étendant de .proche en proche par les capillaires, peut faire disparaître la coloration ischémique. D’un autre côté, l’oblitération de l’artère est fréquemment suivie de celle des rameaux veineux correspondants ; de là une congestion par stase dont la teinte rouge foncé masque la pâleur anémique. En conséquence, il convient de ne pas s’arrêter à l’appréciation illusoire des couleurs, et de ne juger l’anémie partielle que par l’état des artères; ou en constatera l’occlusion, et l’examen des parois, du coagulum et du cœur permettra de décider s’il s’agit d’une obstruction autochthone ou d’une embolie.

Le ramollissement est circonscrit en un ou plusieurs foyers bien limités; il résulte de la suspension du processus nutritif dans les parties qui étaient nourries par le vaisseau oblitéré; par son mécanisme et sa cause, ce ramollissement ne diffère donc pas de la mortification que produit dans tous les organes l’obstruction non compensée d’une artère nourricière; de là le nom fort juste de nécrose cérébrale, sous lequel on le désigne habituellement, pour le distinguer de toutes les autres espèces : ( Vencéphalo malade . Abstraction faite des cas fort rares dans lesquels la mort est tellement rapide que le centre du foyer nécrosique est trouvé blanc et exsangue, le ramollissement présente trois stades que caractérise une couleur spéciale : le premier est le stade du ramollissement rouge, le le second celui du ramollissement jaune, le troisième celui du ramollissement blanc.

Le ramollissement rouge ne se développe que trente-six ou quarantehuit heures après l’occlusion vasculaire; durant cet intervalle, la circulation collatérale s’établit, et si elle est suffisante pour prévenir la mort du tissu, tous les accidents ultérieurs peuvent être conjurés. Ce stade est caractérisé par la diminution de consistance du tissu et une coloration qui varie du rose au rouge foncé; la teinte est plus intense à la périphérie du foyer, où les vaisseaux sont fortement dilatés et hyperémies. Ce n’est

halle obstruction of cérébral arteries (St. Louis med. and surg. Journal, 1869). Mimc.hison, Embolism of left middle cérébral artenj and diseuse of the brain ( Transact . of the palh. Soc., 1869). — Ogle, Softening of tlie cliief part of the left cérébral hemisphere in connection wilh plugging of the left internat carotid artery ; peculiar tunneling or canaliculated State of the arlerial plug ( eodern loco, 1869). — Cartaz, Thrombose basilaire (Lyon méd., 1869).

anémie partielle.

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