‹ Traité de pathologie interne (volume 5)Chapitre 33 sur 155 · H. — OBLITÉRATION DES CAPILLAIRES · texte numérisé non relu

H. — OBLITÉRATION DES CAPILLAIRES

Ce sujet est très-imparfaitement connu, car la question anatomo-pathologique est seule élucidée. L’obstruction des capillaires est autochthone ou embolique. La première, thrombose capillaire (l), est préparée par des lésions à marche lente qui ont été soigneusement étudiées depuis les premiers travaux de Paget et de Robin. Les principales de ces lésions sont les dépôts de granulations graisseuses dans les parois, chez les individus âgés, les dilatations moniliformes, et les incrustations athéromateuses et calcaires des petites artères cérébrales; quant à l’anévrysme disséquant, on le regarde comme une lésion secondaire, consécutive au ramollissement nécrobiotique, et non pas comme la condition palhogénique première de l’altération du tissu nerveux. Quelles que soient les lésions préalables des capillaires, elles ont pour effet le ralentissement, puis l’arrêt du cours du sang, et finalement le ramollissement ischémique du territoire histologique alimenté par les vaisseaux malades. Les caractères initiaux de cçs ramollissements sont ignorés; les foyers sont petits et multiples en raison de la diffusion des lésions; la marche du processus, toujours lente, diffère absolument de la nécrobiose embolique décrite plus haut,' et se rapproche plutôt du ramollissement par thromboses disséminées. Il est rare que les foyers siègent dans ces régions encéphaliques qui,

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