‹ Traité de pathologie interne. v. 2Chapitre 136 sur 176 · DE L'HÉMATOCÈLE PÉRI-UTÉRINE · texte numérisé non relu

DE L'HÉMATOCÈLE PÉRI-UTÉRINE

L'ouverture spontanée ou artificielle de la tumeur abrège beaucoup la durée de celle-ci, mais elle expose à des accidents graves. Quel que soit d'ailleurs son mode de terminaison^ l'hématocèle rétro-utérine est une affection d'une durée toujours longue, c'est-à-dire atteignant généralement plusieurs mois.

Diagnostic. — En ayant égard seulement au début plus ou moins brusque, aux accidents aigus qui marquent l'invasion de la maladie, il est impossible de confondre une hématocèle avec la plupart des tumeurs développées dans l'excavation pelvienne. Citons entre autres les tumeurs des ovaires, la métrite chronique, la rétroflexion, les corps fibreux. Il n'en est pas tout à fait de même des phlegmons qui siègent dans le tissu cellulaire de l'excavation pelvienne, dans les annexes de l'utérus et dans le tissu cellulaire qui entoure cet organe. Il existe alors au début, comme dans l'hématocèle, des accidents aigus, des douleurs plus ou moins vives, de la fièvre. Mais ces tumeurs inflammatoires ont un développement progressif, toujours beaucoup moins rapide que celui de rhèmatocèle, qui peut se former en quelques heures ou en très-peu de jours. Cette dernière est molle; elle acquiert d'autant plus de consistance qu'on s'éloigne davantage du début, tandis que les tumeurs phlegmoneuses qui se terminent par suppuration présentent des caractères inverses.

Il est bien autrement difficile de distinguer l'hématocèle d'une grossesse

extra-utérine. De graves autorités pensent même qu'il n'existe aucun signe

distinctif entre les deux maladies. Cependant la rapidité avec laquelle s'est

^ déclarée la tumeur sanguine, sa mollesse, l'impossibilité de constater aucune

Page 1