PROGRESSIVE
II' y a une paralysie remarquable par sa marche, sans cesse envahissante, qui, débutant communément par un embarras de la langue, par un tremblement des lèvres ou par l'aflaiblissement des membres, s'étend progressivement à la plupart des muscles du corps; l'intelligence est en même temps plus ou moins gravement atteinte, elle ne reste presque jamais intacte; c'est cette paralysie que mon très-regrettable ami le professeur Requin a fort bien caractérisée en l'appelant paralysie générak progressive.
Historique. — Cette affection nous parait être la même que celle qui, après avoir été méconnue jusqu'à la fin du dernier siècle, fut signalée en 1798 par Haslam, puis par Esquirol, par Georget, mais qui n'a été bien décrite que depuis une quarantaine d'années par M. Délaye, dans sa thèse soutenue en IS^i, et surtout par les docteurs Bayle et Calmeil, auteurs l'un et l'autre d'une monographie justement estimée. Plus récemment, M. Parchappe dans ses Recherches sur rencéphaley MM. Baillarger et Lunier dans les Annales médico-psychologiques (année 1849), M. Brierre de Boismont dans le Supplément du Dio-