‹ Traité de pathologie médicaleChapitre 100 sur 261 · CHAPITRE XXVII. — DES MALADIES DE LA COLONNE VERTÉBRALE EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVII. — DES MALADIES DE LA COLONNE VERTÉBRALE EN GÉNÉRAL

$ Ier. Limites du sujet, son importance, sa bibliographie.

1. Limites du sujet. — Nous avons jeté les fondements de la doctrine des maladies de l’encéphale aux chapitres de la céphalalgie, de l’encéphalite, de l’hydrocéphale, et nous avons complété celte doctrine en traitant de l’apoplexie, de la catalepsie et des vésanies : nous ferons de même pour les maladies de la colonne vertébrale, nous jetterons les fondements de la doctrine aux chapitres de la rachialgie, de la rachialgite, de l’hydrorachis, et nous en donnerons le complément en traitant de la paralysie, du tétanos et des diverses convulsions.

Car, de même que l'exercice des facultés intellectuelles est régi par le cerveau, de même l'exercice des muscles est régi par la moelle épinière.

2. Son importance.— Aussi, la grande importance de la colonne vertébrale dans l’économie du corps humain ne saurait être contestée. Et en effet, si nous remarquons que la colonne vertébrale sert de point d'appui à la tête, au

Een means

(213) Ferriar, 1. c., p. 92. — Currie dans Mem. of the medical society of Lond., vol. vr, No. 2. — Darwin, Arzneyk. Abh. v. London, 3 B., p: 214. — Jones dans Medic. comm. v. Édimb., 2 Dec... 1 B., p. 18, 13 B., p. 23. — Piderit, Prakt. Annalen, 1 St., p. 76.—- Fanzago, Sulle virtü della digitale purpurea nelle alienazioni mentali. Padova, 1810.

— Sander, Von der digitalis purpurea als Heilmittel gegen die Geistesverwirrung. Annalen für die gesammte Heilk.

unter der Redaktion der Grossh. Badisch.

Sanitæts-Commission. Jahrgang 1, Heft 2, p. 28.

(214) Esquirol, Dict. des sc. méd,, p.

237, mérite d'être lu à ce sujet,

tronc et au bassin, que les vertèbres cérvicales, dorsales et lombaires occupent tout l’espace compris eñtre là base du crâne et l’os coccyx, et concourent avec les membranes âu prolongement des méninges, à la protection dé la moelle épinière, précieuse continuation du cerveau; — que de cette moelle part la série des herfs intercostaux se ramifiant à l'infini dans un si grand nombre d’organes, et se liant intimement au cervéau, aux ganglions et aux viscèrés du thorax, de l'abdomen et du bassin, se distribuant en outre au diaphragme (1), aux organes génitaux (2), à la vessie (3), au sphyncter de l’anus (4), aux extrémités supérieures (5). ét inférieures (6), aux muscles de la tête (7), du cou (8), de la nüque (9), du dos (10), des lombes (11),

(1) Le rameau antérieur de la quatrième paire cervicale joint au rameau antérieur de la troisième paire et les dorsaux inférieurs, «

(2) Le nerf spermatique externe naît de la première et seconde paires lombaires, et le nerf honteux commun des trois paires sacrées inférieures.

(3) Jusqu'au moment où les nerfs sacrés concourent à la formation du plexus hypogastrique, ils envoient des rameaux directs à la vessie.

(4) Par les petits rameaux des derniers nerfs sacrés.

(5) Par le plexüs brachial formé par les quatre derniers nerfs cervicaux et lé premier dorsal.

(6) 1° Le nerf crural né des rameaux antérieurs des second, troisième et qua= trième nerfs lombaires; 2 nerf obturateur des second et troisième nerfs lornbaires; 3° nerf ischiatique du plexus ischiatique qui naît de la réunion des quatrième et cinquième nerfslombaires ,et des premier, second et troisième nerfs sacrés ; 4o le nerf cutané antérieur des seconde êt troisième paires lombaires.

(7) Des première, seconde, troisième êt quatrième paires cervicales.

(8) Surtout les première et quatrième paires cervicales,

(9) Le rameau postérieur de la cinquième paire cervicale.

(10) Les sixième, septième et huitième paires cervicales, et les rameaux postérieurs des nerfs dorsaux et sacrés.

(11) Les deux dernières paires dorsales inférieures.

MALADIES

de la poitrine (12), de l'abdomen (13) « à presque tout le système cutäné (14 — si nous observons encore que eu vertèbres et leurs annexes sont soumi aux mêmes maladies que les os, les ca tilages et les ligaments; — que les men branes qui enveloppent là moelle ép nière sont soumises aux mêmes affectiot que les méninges du cérveau et les at tres membranes ; — que la moelle ép nière élle-mêème se comporte comme.

pulpe nerveuse ; — que l'espace qui exi te entre les vertèbres et la dure-mèrt entre la dure-mère et l’arachnoïde (qi forme le ligament denticulé) et enti l’arachnoïdeet la pie-mère, est soumis at mêmes maladies que les autres cavités d corps humain ; — qu’enfin les vaisseat sanguins et lymphatiqués de la coloni vertébrale ont leurs maladies propres;si, dis-je, nous considérons toutes € choses, nous devrons avouer qu’il n’e point däns le corps humain de sour plus abondante de maladies que la € lonne vertébrale.

Page 1