‹ Traité de pathologie médicaleChapitre 101 sur 261 · AP 113. VOL · texte numérisé non relu

AP 113. VOL

{S) ke locis affectis, ed. chart., 1.

6.,0,.0: 75 L1E:c. 6x 11e Ce; 104 IV, G0, ä, O8 Le VC ol. Vi, C. À. | usu partium, 1: 1,,C.. 10; ed. Ghorts LA p. 299. De nervorum dissectione, c, i, @ Chart., t, 1v, p. 241. De motu ÉTAT rum, À 1, Ce 1, éd. Charts. Y: D

(16) De locis affectis, lib. v, cap. 4, 55, a; Lib. 1v, cap. 4, p. 5, a.

(17) In Hibrum Hippocraticis de ar!

çulis commentaria, 1V, ed, charts; t, x

». Sels 1» CAD: Ls

DU SYSTÈMÉ NERVEUX.

dans le diagnostic de ce genre de maladie, perce presque à chaque page de ses ouvrages (18). Et si nous cherchons où Hippocrate a acquis les notions des malädies de la colonne vertébrale, nous répondrons qu’il les a acquises surtout dans la pathologie des blessures, la source la plus sûre des doctrines médicales (19). Quant à Celse, il a dù à la chirurgie ses connaissances sur ce sujet (20).

Outre Hippocrate, Gaälien et Celse, on peut citer, parmi les anciens qui se sont occupés des maladies de la colonne vertébrale, Arétée (21), Alexandre de Tralles (22) et Paul d’'Egine (23). Les anciens, jusqu’à la restauration de l'anatomie,

n’ont rien ajouté aux enseignements de

ces auteurs. Depuis cette époque, la structure de la moelle épinière devint de jour en jour mieux connue par les travaux de Bartholin (24), Blase (25), Vieussens (26), Huber (27), Monro (28), Frotscher (29), Ludwig (30) et Gall (31). Néanmoins la pratique médicale tira peu d'utilité de ces travaux. — À

. (18) Prædict., 1. 11, 2, c. 26, ed. Lind., t. 1, p. 506, De articulis, C. 57, p. 793 ; c. 38, p. 194; c. 43, p. 7199, 800; c. 46, p: 803 ; c. 48, p. 805; c. 50, p. 807.

(19) Ainsi, une vertèbre étant lésée par une violence.extérieure , il se manifeste une série déterminée de symptômes; Si plus tard, sous l'influence de causes internes, des symptômes semblables se manifestent, on sera à juste titre conduit à diagnostiquer l'affection de la même vertèbre.

(20) De medicina, 1. Ÿ, c..2, p. 266; c.

96; 1v, 17, ed. Targæ,;,p. 2170; 1. vi, c.

45, p. 525; 1. var, C. 14, p. 525..

(21) Diuturnorum , lib. 1, cap. 4.

(22) De art. med., 1. 1, cap. 16.

(23) Lib. 6, c. 117, p. 336.

(24) Anatom. renov., lib. ur, c. 3.

(25) Anatome medull. spinal. et nervogum inde provenient. Amstel., 1662. .

(26) Nevrographia universalis. Lugd.,

(27) Prog. de medulla spinali. Goett., 4759. De medulla spinali. speciat. de nerv. ab ea provenient, Commentatio, Goet., 1741.

(28) Observations...

system. Edimb., 1783.

(29) De medulla spinali, ejusque nervis. Erlang., 1788. Recus in Ludwig script. nervrolog. miss., t. IV, p. 70.

(50) Icones anätomicæ. Lips., 1789, tab. 1.

(31) Anatomie et physiologie du sys« tème nerveux, Paris, tab, 1, 2.

on the nervous

cette époque la chirurbie célébrait les auteurs classiques des maladies de lépine, Pott (32) et Paletta (33); elle possédait aussi de nombreux ouvrages sur les luxations des vertèbres (34). leurs fractures (35) et leur carie (36) ; les médecins ne purent rien exposer clairement en dehors des observations de maladies de la moelle épinière consignées dans les traités d'anatomie pathologique (37); dans les traités de spina bifida (38) et de paralysie (39), jusqu’à ce que J.-P.

Frank (40) eût fait comprendre l’importance de cette étüde, et eût fait connaître que l’inflammation de la moelle épinière, non entièrement ignorée de Valeriola (41), était la source d’un grand

(32) Bemerk. üb. diej. art. d. Læhmungen d. untern Gliedmassen, welche man hæufig bey e. krümmung d. Rückgrats findet. Leipz., 1786. . ME à

(33) Anatomisch-patholog Beobacht.

üb. d. mit Læhmung verbund. krummung des Rüchgrats. Tübing., 1794.

(54) Diss. de contorsione verteb. Jen., 1668. — Deggeler, Diss. de luxatione verteb. Altorf., 4707. — Cuenotte, Diss.

sistens casum sub luxat. vertebræ dorsi cum fractura complicatæ , duodecima demum hebdomade funestæ. Argent., 1761. — Murray, De spinæ dorsi luxat.

Ups., 1780, V. Abb. d. Schwed, Aerite, 1 B., p. 159. — C.-G. Ludwig, Progr. de luxat, verteb. colli a medico forensi circumspecte disquirenda. Lips., 1767. V.

Advers. pract. II, vol. 2. p. 253.— Soemmering , Bemerk. üb. Verrenk. u. Bruch d. Rückgrats. Berl., 1793.— Joerg, Ueb. d. Verkrämmungen d. menschs. kærpers u. e. rationnelle sichere Heilart derselb.

Leipz., 1810. Newman, Obs. d’une luxation de vertèbres cervicales. Trad. du Medical repository p.. Levesque-Lasource dans le Journal de méd. chir. et pharm., 1815, décembr., p.362. .

(35) Prog. de paraplegia ex fract. verteb. colli. Lips., 1767. Cfr. Morgagni, De sede et caus. morb., epist. Lv1, art. 35.

Lamotte, Chirurg., observ. 348. — Ch.

Bell , Surg. observations, being a quart.

report of cases treated in the Middlessex hosp. Lond., 1816, n. v, report.

(36) Hunauld, Diss. ab ictu, lapsu ; nisuve, quandoque vertebrarum caries.

Paris, 1742, |

(37) P. 1, vol. 1, S 1x; 11.

(38) Cap. 1, $ xvir.

(59) Cap. xir.

(40) Orat. de verteb. column. in morb.

dignitale. Ticen., 4791. V. Abh, f. pr. À, Bd., p. 260. |

(41) Obs, médic., lib, v, p. 504.

nombre de maladies chroniques. Puis vinrent : S.-G. Vogel (42), Portal (43), Haefner (44), Bergumaschi (15), Brera (46), Autenrieth (47), Mussy (48), Niel (49), Schmalz (50), Gaultier de Claubry (51), Bayton (52), Gordon (53), Heer (54), Latour (55), Harless (56), Copeland (57); Collingwood (58), Dzondi (59), Rachetti (60), Choulant (61).

(42) Handb. d. pr. Arzn., 4th., 1795, P. 32-35.

(45) Observ. sur la nature et le traitement du rachitisme, ou des courb. de la colonne vertéb. et de celles des extrémités inférieures. Paris, 1797. La traduction allemande dont je me sers a paru à Leips en 1798.

(44) Diss. de medullæ spin, inflamm.

Marb., 1799.

(45) Osserv. sulla inflammazione della spinale midolla e delle sue membrane.

Pavia, 1810. Sulla mielitide stenica e sul tetano. Pavia, 1820.

(46) Della rachialgitide cenori patolog. V. Alti dell’acad. ital. del scienze, lettere ed art., 1 vol. Livorn., 1810.

(47) Diss. observ. laes. meduliæ spin.

Tubing., 1811.

(48) Hist. de quelq. affect. de la colonne vertéb. et du prolongement rachid.

de l’encéphale. Paris, 1812.

(49) Sur l’épine. V. Corvisart, Journal de médecine, 1812.

(50) Diagnostic in tab. 2. Aufl., 1812, tab. 57.

(51) V. Harless, N. journ. d. ausl, med.

chir.. litt. 1x, B. 9, st.

(52) An account of à successfull method. oftreating diseas. of th. spine, with . observ. and cas. in illust. Lond., 4815.

(55) Diss. de morbo vertebrarum. Edinb., 18153.

(54) Diss. de inflamm. medullæ spin.

Lrlang., 1815.

(55) Harless neues journal, etc., virvin B.

(56) Ueb. d. Entzünd, d. Rüchenmarts.

Nürnb., 1814.

(57) Observ. on the symptoms and treatement of the diseased spine, more partic, relat. incip. stuges, with some remarks on the consequent pulsis. Lond., 4815. Je me sers de la trad. allem. Kiliani (Leips., 1819).

(58) The Lond. med. and phys. journ., 1816, vol. 56.

(59) Ueb. Nervenentzündung, insonderh. üb. Entzünd. d. Rüchenmarks. e.

Beitrag z. Nervollkommn. d. Heilk. Halle, 1816, p. 120.

(6:) Della strattura, delle funz 5n

MALADIES

$ IT. Des maladies accompagnées d'une affection particulière de la colonne vertébrale.

1. En genéral.— Avant d'arriver à la description des maladies de la colonne vertébrale, jetons un coup d’œil sur les maladies dans lesquelles on rencontre une affection particulière de cette colonne (62).

2. Fièvre. — Les fièvres intermittentes commencent le plus souvent par un frisson qui s'élève des lombes en suivant le trajet de l’épine ; et lorsqu’elles prennent le caractère pernicieux, tétanique ou épileptique, elles donnent lieu de soupconner l’inflammation de la moelle épinière (63). Nous avons guéri une fèvre quarte rebelle en établissant des cautères sur les parties latérales de la colonne lombaire. La fièvre typhoïde aiguë débute le plus souvent par une douleur des lombes (64), et plus cette douleur est vive, plus la maladie s'annonce d’une manière grave (65). Les choses ne se passent pas autrement dans la fièvre nerveuse lente d'Huxham (66). Dans l’une et l’autre fièvre, les frictions spiritueuses, pratiquées sur la longueur de l'épine, rappellent souvent la vie en danger (67). Les fièvres rhumatismales sont d'autant plus graves qu’elles affectent les enveloppes de la moelle, surtout à la région cervicale, et qu’elles présentent un plus grand nombre de taches typhoïdes.

8. Exanthèmes et impétigines. — La peau recevant un grand nombre de nerfs spinaux (68), ses états morbides dans les fièvres typhoïdes, tels que les pétéchies et les ecchymoses, peuvent être attribués à la prostration du principe

en

delle mallattie della midolla spin. Milano,

(61) De cas. pelvium spinarumque de:

formatarum, quam adject. nonnull. annotata. descript. exhib., etc. Lips., 1818,

(62); Tr, vol. 7, S xx, 9, p. 44.

(65) Cfr. cap. xu et x1v.

(64) L. c., $ xx, 1, p. 198.

(65) L. c., $S zu, 2, p. 159. De febre Glascoviæ regnante et affect. inflammat.

cerebri et medullæ spin. stipata. Lisez Sym. in the Edinburgh. med. surg.

journ., 1818, n. 55.

(66) L. c., $ ru, 5, p. 161.

) BL. c., S cv, 27, p. 196.

(68) $ 1, n.2 (14). Cfr. cap. x, S zxvir, De l'induration du tissu cellulaire, |

3 DU SYSTÈME NERVEUX

nerveux de la moelle épinière. Nous avons déjà parlé (69) des affections miliaires dues aux lésions de cet organe.

Le zoster, à l'instar de l'hémiplégie, occupe seulement un côté du corps et même le plus souvent s'étend du milieu de l’épine au milieu de la ligne blanche, et il offre peut-être encore par ses symptômes les plus graves, tels que l’anxiété, la lipothymie, l'oppression, quelque connexion avec une maladie de la moelle. La variole manifeste ses premiers effets sur la moelle épinière : la douleur du dos et des lombes indique la période de l'invasion, et cette douleur, par son acuité, annonce la gravité de la maladie (70). La lèpre est la maladie du système nerveux qui agit le plus sur les nerfs et sur la moelle épinière, comme nous l’apprennentlessymptômes qui l’accompagnent (71) : sentiment de formication, abolition du tact, une plus grande puissance du coït (7?)et l’'amaigrissement des muscles. Dans la plique, nous avons dit que, de toutes les parties du système nerveux, la moelle était surtout affectée, et nous aurons occasion de le répéter.

Après une chute sur l’épine dorsale, nous avons constaté le développement d’un grand nombre de tumeurs stéatomateuses sur la peau des extrémités, et surtout des extrémités supérieures.

4. Maladies du larynx et de la poitrine. — Galien avait déjà enseigné que les lésions de la voix, de la respiration et de la circulation du sang étaient souvent le résultat d’une maladie de la moelle épinière (74); nous donnerons à l'appui plusieurs exemples d’enrouement, de dyspnée et de mouvements anormaux du cœur. Et ceci ne paraît point étonnant lorsqu'on remarque que le nerf accessoire de Willis est intimement uni au nerf vague, d’où naissent les laryngés; que le diaphragme et les muscles qui meuvent le thorax reçoivent leurs nerfs de la quatrième paire cervicale et des rameaux dorsaux (75); et que

op

(69) P. 1, vol. n, cap. 11, $ x1v, 2, P.

cap. x1V, $ LXVI, 2. p.

(71) L. c., cap. xxx1v, $ cxxxin, p.

453 et suiv.

(72) V. infra, n. 6.

(74) De locis affectis, 1. v, c. 3, ed.

chart., t. 7, p. 482.

(75) De vi cercbelli et medullæ spin. in resp. On peut lire Jon, Cross in Annals

le cœur est puissamment régi par le nerf intercostal qui s’unit au nerf cardiaque superficiel et aux autres rameaux cardiaques, et concourt essentiellement à la formation du plexus cardiaque; sur ce sujet on peut lire avec -utilité, outre Galien (76), Vernay (77), Morgagni (78), Eller (79), Zainn (80), Le Gallois (81), Brodie (82), Ever. Home (83) et Rachetti (84).

5. Maladies de l'abdomen. — Les muscles abdominaux (85), comme les muscles du thorax, recoivent des nerfs de la moelle épinière leur puissance contractile. La plupart de leurs affections chroniques tirent leur origine de l’épine, et trop souvent sont attribuées aux maladies des viscères’ sous-jacents. Il est vraisemblable aussi que le mouvement péristaltique des intestins est régi par la moelle épinière au moyen du nerf intercostal (86).

6. Maladies du bassin. — Les nerfs de la vessie urinaire (87) et des organes génitaux (88) provenant de la moelle épinière, il est évident qu’on doit toujours examiner l’état de la colonne vertébrale dans les difficultés d’uriner, l'impuissance virile, la chlorose, l’avortement, la gonorrhée et la consomption vertébrale.

7. Maladies des extrémités. — En effet, non-seulement dans la consomption qu’on appelle dorsale, mais en-

of philos. by Thomson. Lond., 1815, febr.

(76) De locis affectis, 1. 11, c. 40, p.

(77) Duhamel, R. sc. acad. histor., 1.

au, 5,:c08; 0. €.

(78) Op. c., epist. int, n. 3.

(79) De morbis acutis, 224.

(80) Exp. circa corpus callosum in Ludwig script. nevrolog. minor., t. 1v, p- 125.

(81) Expériences sur le principe de Ia vie, notamment sur celui des mouvements du cœur, et sur le siége de ce principe.

Paris, 14812. Objections de Wilson Philips, aux expériences de Le Gallais (the Lond. med. repos., vol. 5, 1816, Jan...)

(82) Philosoph. transact., 3. 1812.

(85) Philosoph. transact., P. 1, p. 91,

(84) Op. c., v. 229, 255.

(86) Racchetti, 1. c., p. 231.

(88) Cfr. Walther, Tabul. Nerv. tho+ rac. et abdom., tab. 1, 41.

core dans plusieurs autres espèces de consomption, nous avons lieu de croire que la maladie tire son origine de la Colonne vertébrale. — Non que nous voulions reproduire celte ancienne hypothèse renversée par Haller (89) et Monro (90), que les nerfs répandent le principe nutritif, mais parce que nous pensons que la nutrition est régie, non-seulement par l’action du cerveau au moyen du nerf vague, mais encore et surtout par celle de la moelle épinière.

Il est constant, en effet, que les artè-

res du bas-ventre, laboratoire du chyle,

sont de toutes parts entourées par des nerfs qui proviennent spécialement de l'intercostal (91) ; — que l’œuvre de la reproduction, dans les animaux de différents genres, suit le développement de la moelle épinière (92); — et que les lésions de la colonne vertébrale accompagnent l'atrophie des organes qui reçoivent leurs nerfs du lieu affecté. "0 8. Ce genre d’atrophie nese rencontre nulle part plus fréquemment qu'aux extrémités, surtout aux extrémités inférieures qui sont extrêmement sujettes aux affeclions paralytiques, tétaniques, convulsives, et aux contractions dues aux vices de l’épine. Hs Te Mac

S IIT. Des circonstances qui favorisent le développement des maladies de la colonne vertébrale. br

1. En general. — Mais pour connaiire les causes des maladies qui tirent leur origine de la colonne vertébrale, il faut examiner d’une manière générale les circonstances qui peuvent avoir une influence funeste sur l’épine.

Page 1