‹ Traité de pathologie médicaleChapitre 103 sur 261 · Hufeland, Journ. d. pr. Heilk,, 5 B., S · texte numérisé non relu

Hufeland, Journ. d. pr. Heilk,, 5 B., S

(16) Cap. 1 et xur.

MALADIES

$ IV. Quand peut-on diagnostiquer ur affection de la colonne vertébrale et comment doit-on procéder à s0 examen pathologique ?

1. Soupcons sur l'existence dur maladie de La colonne vertébrale.—- Bie

. qu’il soit souvent facile de reconnait

une maladie dela colonne vertébrale (17 surtout si le malade désigne lui-mên clairement la partie affectée, ou si le mi decin tient compte des maladies qui pet vent apparaître en même temps qu’ur affection particulière de la colonne ve tébrale, et des circonstances qui peuve contribuer au développement des affe. tions vertébrales, cependant on rencot tre un grand nombre de cas tellemei obscurs, que ni le siége de la douleur, :

la forme de la maladie, ni les circonstar

ces antérieures n’en pourraient éclair

le diagnostic, si on n'avait recours à d’at tres genres d’investigations (18). Il fa savoir, en effet, que dans les maladies l'épine, le siége de la douleur ne répor pas toujours au lieu affecté, mais quelqu fois à un organe éloigné (19), tels que a côtes, aux muscles abdominaux, au ba sin, aux extrémités. En général, no:

avons lieu de croire qu’une maladie ti son origine de la colonne vertébrale 1° si le malade éprouve de Ha doule:

dans une des parties qui recoivent leu nerfs d’un point déterminé de la moel épinière ; 20 si la maladie est caractér sée par des symptômes nombreux do le lien ne peut être compris qu’auta qu'on les rapporte à l’origine commu des nerfs spinaux; 30 si la maladie au:

mente dans la position verticale , et d minue dans la position horizontale (20 et vice versa (21); 40 si le malade éta sur un côté éprouve de la difficulté à tourner sur l’autre; 5° sile sentiment le mouvement sont surtout lésés;

(19) Rachetti a très-bien traité ce s jet, l.c., p. 284 et suiv. |

(20) Copeland , Op. c.

(21) Bien que j’admette avec Copelar qu’en général les maladies dues à u affection de l’épine diminuent évidet ment par la position horizontale, cepe dant j'ai observé des cas où la positi horizontale augmentait la maladie, que j'attribuerais à la chaleur du lit q faisait affluer les humeurs vers la colon vertébrale.

DU SYËÊTEME NERVEUX.

Go si les symptômes sont légers le matin, et qu’ils croissent avec le jour à mesure que la fatigue du malade augmente (22).

Ii est difficile de déterminer le lien qui existe entre les maladies de la colonne vertébrale et leurs causes, lorsque les causes sont séparées des effets par un long intervalle. Ainsi, nous avons vu une chute sur le dos ne produire qu’après quatre ans la paralysie de la vessie.

En outre, il peut arriver que plusieurs causes de maladies de la colonne vertébrale existent en même temps, et si une seule est constatée, il est difiicile de cemprendre le résultat. Ainsi un coup léger porté sur la colonne vertébrale entie-

rement saine n’amène aucun où pres-

qu'aucun accident. Le contraire a lieu si la vertèbre était déjà affectée d’un vice rachitique, scrofuleux ou vénérien. Enfin, nous ne pouvons toujours, du moins au premier abord, expliquer, par nos connaissances névrologiques, les effets des lésions de l’épine. Ainsi, si on cherchait la cause de l’impuissance virile provenant de l'épine, dans la portion lombaire ou sacrée de la colonne vertébrale, — ce serait souvent en vain, car presque tonjours c’est à la base du crâne ou au commencement de la nuque qu’il faut la

chercher (23). Nous avons vu l’inconti-

neunce d'urine due à l’affection de la troisième vertèbre dorsale, ce qui ne parait point se rapporter à l’origine des nerfs de la vessie.

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