‹ Traité de pathologie médicaleChapitre 117 sur 261 · Historique. — Les auteurs (35) qui · texte numérisé non relu

Historique. — Les auteurs (35) qui

(32) Camper, 1. c. — Acrell, 1. c.

(55) Racchetti, 1. c., p. 417,

(54) L. c., 68. « Asseverare possum in omnibus, in quibus me invito, aqua educta est, mortem etiamsi non repente, secutam esse; neque eliam et rarissime contingentibus regula desumi potest ; sed ex iis, quæ si non semper, utplurimum tamen locum habent. »

(35) L. c., p. 76. « Incisio tumoris mortifera est; quidquid contra nonnulli in ejus commendationem excogitaverint. »

(56) L. c., p. 439. « Quos nempe vitæ dies illa (hydrorachia) sibi ipsa commissa, ægris ærumnosos quidem, sed non tam paucos aliquando concederet ; hos artis nimis sollicita conamina vix non semper celerius abrumpent »...,, p. 415.

<..... ne morti a sectione chirurgica vix non semper secuturæ occasionem dedisse videamur, ut ab ea prorsus abstineatur, . n0S quoque consulimus. »

(37) L. c., p. 417. « Ma di essempi funesti, in Consequenza della puntura, ne son ricordati assai, questo dunque è rimedio da pregare Iddio, che a nessun jgnorente cada in mente d’adoperarlo, #

Frank, sou. ri

ont éclairé l’histoire de l’hydrorachis congéniale et du spina bifida, ont parlé çà et là de lhydrorachis chronique:

J.-P. Frank est un des premiers qui ait traité (39) de cette affection comme d’une maladie sui generis, sous le nom d'hydrorachis sans lésion, parce que, dans ce cas, la colonne vertébrale ne présente pas de division.

8. Symplômes. — Les enfants qui sont atteints d'hydrorachis chronique, ou bien ne peuvent jamais se tenir sur leurs pieds, ou bien perdent la faculté de marcher s’ils pouvaient le faire; dans ces deux cas, ils rampent sur leurs coudes, entraînant après eux la moilié inférieure du corps, comme une partie étrangère et inutile, et comme un fardeau incommode. La peau des jambes est flasque et pendante, les pieds sont continuellement froids, livides et œdémateux. La colonne vertébrale ne présente aucune altération, à moins que la maladie ne soit compliquée de cyphose passagère. Les facultés de l'intelligence, lorsque la maladie est récente, ‘accomplissent régulièrement ; quelquefois même les enfants donnent des signes d’une intelligence extraordinaire. Au bout d’un mois ou deux, les sphincters de la vessie et de l'anus cessent de remplir leurs fonctions, ou bien au contraire il existe une rétention opiniâtre des matières fécales et des urines. Les muscles abdominaux se relâchent , et le ventre prend l'aspect qu'il a dans la physconie, Si la maladie dure depuis quelque temps, la respiration devient difficile. Quelquefois on voit une côte comme tordue, et le sternum élevé dans le point correspondant ; ou bicn, ainsi que nous l'avons vu récemment, toutes les côtes sont comme tirées en dedans, et le sternum est fortement déprimé. On observe souvent aussi des vomissements; les bras sont agités de mouvements automatiques, ils sont fortement appliqués contre le thorax.

Quelques malades portent fréquemment leurs mains aux parties génitales. Lorsque la maladie tire à sa fin, on observe l'obliquité ou la rétraction de la tête, et les jeunes malades périssent au milieu des convulsions, en faisant entendre des cris rauques. Les adultes, à la suite des rachialgies traumatiques, rhumatisma= les, arthritiques, hémorrhoïdalrs, surtout lorsqu'elles ont affecté des scro-

fuleux et des rachitiques, ou bien pendant le cours même de ces affections , se plaignent de lassitude, d’une faiblesse de tout le corps, et surtout d’un engourdissement des jambes et d’une anesthésie de la peau qui les recouvre. La teinte du corps est livide, et la peau est comme plombée. Ces symptômes ne tardent pas à être suivis de la faiblesse et‘de la paralysie des jambes. A cette époque les désirs vénériens ont disparu; il existe une constipation opiniâtre et de grandes difficultés pour uriner. Les digestions sont pénibles, et il n’y a plus d’appétit. Des gaz parcourent et distendent les intestins. Les bras, et quelquefois les mains seulement, ne sont plus sous l'empire de la volonté, de telle sorte que le malade est obligé de recevoir sanourriture d'une main étrangère, Ce que nous avons vu plusieurs fois. Chez quelques-uns on observe la difficulté de la respiration, des mouvements anormaux du cœur, sans que cependant on retrouve les autres signes qui indiquent une maladie des viscères contenus dans la cavité de Ja poitrine. Les malades, comme attachés à Jeur lit, restent facilement couchés. Les vomissements, les convulsions, lPabolition des facultés de l’intelligence, précèdent.ordinairement la mort.

4. Autopsies cadavériques. — Plusieurs exemples d'hydrorachis survenant sans lésion de la colonne vertébrale, et à la suite desquelles on à fait l'ouverture des cadavres, ont été rassemblés par Morgagni (40), J.:P. Frank(#1)et Wrisberg (42). Tous les vaisseaux sanguins de l'arachnoïde spinale étaient tellement

gorgés de sang, qu'ils semblaient avoir

été remplis outre mesure par une injection rougeâtre. Les rameaux qui naissent de ces derniers et qui accompagnent les nerfs spinaux, et principalement quelques-uns d’entre eux étaient encore plus injectés. Les ganglions de ces nerls étaient en même temps plus épais et plus mous,

5. Causes. — L'hydrorachis chronique semble devoir son origine à ces rachialgies dans lesquelles nous avons

PTE SECRETS

(40) Op. c., epist. x, n. 15; epist. xn, ñ, 16; epist. xv,n.6; epist. XXXVIH, N. 2; epist. XXVII, n, 5, À.

(44) Lice., p. 201.

(42) Gœtt. gelehrte Anzeigen, 4804, n.

204, p. 2055, de hydrope medullæ spinalis.

MALADIES

admis (43) l'existence d’une inflammation lente. C’est à elles que se rapportent surtout ‘les rachialgies rhumatiques (44) et métastatiques de la teigne, par exemple (45). L'éprdémie de scarlatine que nous avons Gbservée récemment (46), nous a démontré que l’hydropisie qui est déterminée par cette maladie affecte non-seulement l’encéphale, ainsi que nous l'avons déjà dit (47), mais encore le canal vertébral lui-même. ‘Enfin il est bon de savoir qu’il n’est pas nécessaire, pour ‘que l’hydrorachis ait lieu, que la sérosité soit exhalée dans le canal vertébral lui-même. En effet, les observations rassemblées par Morgagni (48), et que nous avons pu confirmer par notre pratique, montrent que le sang qui s'est épanché dans le cerveau, par suite d'une hémorrhagie cérébrale, ‘se sépare en deux parties: un caillot qui reste dans la substance ‘cérébrale, ét de la sérosité qui descend lentement dans le canal vertébral (49).

6. Diagnostic. — Toutes les fois que les symptômes rapportés plus haut viennent à se montrer, on peut dire avec assez de certitude qu'il existe une maladie de la moelle épinière; mais cette maladie dépend-elle d’une accumulation de sérosité dans le canal vertébral, ou bien d’altérations d’un autre genre, que le scalpel de l’anatomiste découvrira avec peine? C'est ce qu'aucun médecin prudent ne saurait afüirmer avant l'ouverture du cadavre (51). Mais alors il ne sufht pas de quelques gouttes de sérosité pour attester la présence d’une hydrorachis; car dans tous les cadavres il existe toujours un peu de liquide dans le canal vertébral, ainsi que dans les autres cavités. Cependant si les symptômes de l'hydrorachis rapportés plus haut sont survenus à la suite des causes qui favorisent l’exhalation séreuse; et si l’on observe en même temps l’œdème des ex-

er

(44) J.-P. Frank, 1. c,, p. 206.

(45) Wrisberg, L. ce.

(46) Pendant l'automne et l'hiver de

(47) P.x, vol, x, c. xr, $ 52, 3 (92).

(48) Epist. x.

(49) Cfr. Pen, vol, 1, sect. 1,0. v, $ 29, 2 (39).

(51) Lisez, au sujet d’une erreur dans le diagnostic commise par J.-P. Frank, Op. c., p. 217.

DU SYSTEME NERVEUX

trémités inférieures et une sécrétion peu abondante d'urine, l’on devra soupgonner avec raison l'hydropisie du canal vertébral. Il ne faut pas non plus perdre de vue cet exemple (52) d’hydrorachis, qui survint avec un'’spina bifida, chez un homme âgé de cinquante ans :.quant à cet exemple, que contiennent les fastes de l’art, et dans lequel la maladie dépendait d’une violence extérieure, nous le ferons plutôt rentrer dans les cas de fractures des vertèbres (53).

1. Pronostic. T'raitement.—Les maladies que nous avons décrites sous le nom d'hydrorachis chroniques doivent être attaquées, pourvu qu’elles ne soient pas trop anciennes, par les moyens qui seront conseillés contre les paralysies dépendant d’une altération de la colonne vertébrale ; c’est ainsi que nous en avons guéri plusieurs. Cependant nous n’oserions pas répondre qu’il ne se soit pas glissé quelque erreur dans le diagnostic, Mais, dans l'hydrorachis chronique et invétérée, il existe à peine quelque lueur d'espérance.

S IV. De l'hydrorachis aiguë.

Page 1