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(62) Musgrave, Samml. v. Beob. üb. d.
Nerven u. Nervenkrank., a. d. E. Leipz., 1776, p. 64. — De la Roche, Analyse des fonct. du syst. nerv. Genève, 1778, p. 9.
(63) Fieberlehre, 4 B. 41.
(64) Thaer, De act system. nerv. in febr. Gott., 1774, — Tissot dit : « Les fièvres intermittentes sont de véritables maux de nerfs. » (Op. c.). Cfr. Petit Radel, Pyretologia. Paris, 1808, p. 573. — Soemmering, Ub. d. saft., etc., p. 158.
(65) P.r, vol: 1, $ 17, 10.
(66) P. 11, vol: 1, sect. 1, cap. 11, Ç 10, 8; cap. m, S 16, 15.
(67) Cap. 1, $ 2, 2. |
(68) e In febribus intérmittentibus im
| MALADIES
ment affectés dans ces cas. Les fièvres intermittentes pernicieuses cardialgiques et coliques démontrent de plus en plus ce que nous avancons. Celles de ces fèvres intermittentes que l'on désigne sous les noms de dyspnéiques, de syncopales, d’arthritiques, ne démontrent pas moins
une affection particulière des nerfs pul-
monaires, des nerfs cardiaques (69), et de ceux des extrémités. Mais rien n'est plus propre à confirmer l'existence d’une affection spéciale du système nerveux, et des nerfs en particulier dans les fièvres intermittentes, que ce nombre énorme de spasmes , de convulsions, de paralysies qui naissent des fièvres de cette espèce, quand elles ont été négligées ou mal soignées. Et de même que nous avons attribué à une inflammation l’état du cerveau dans le paroxysme de la fièvre intermittente céphalalgique et apoplectique (70), et l’état de la moelle dans Île paroxysme de la fièvre intermittente tétanique et épileptique (71), de même
aussi soupconnons-nous dans les fièvres
intermittentes , cardialgiques , coliques, arthritiques, un état inflammatoire des nerfs abdominaux et de ceux qui se répandent dans les membres. Et si cette hypothèse était confirmée, les affections nerveuses qui succèdent aux fièvres intermittentes devraient être considérées comme des reliquats des inflammations des diverses parties du système nerveux, et surtout des nerfs abdominaux.
3. Fièvrées typhoïdes. — Les fièvres typhoïdes, appelées avec raison nerveuses , affectent, suivant les circonstances, le cerveau, la moelle épinière, les plexus nerveux de Ia poitrine et de labdomen, ainsi que les nerfs en particulier. La fièvre jaune d'Amérique et la fièvre hémitritée semblent se rapporter à une maladie des plexus nerveux de l’abdomen. 11 est cependant bien à regretter que, dans les ouvertures de cadavres qui ont été faites à la suite de ces maladies , il ne soit fait aucune men-
primis nervi et præsertim intestinorum in caussa sunt. » Truka, Hist. febr. in« termitt. Vindob., 14775, p. 141.
(69) « Nervorum cardiacorum sensibilitas ita quandoque augeri potest, ut etiam absque accedente externo vel interno stimulo per se in febrilem actionem erum pant. à Thaer, |. a, 625,
(70) P. n, vol. 1, sect, 1, cap: 17, $ 46; 15 (51), p. 258.
(71) Cap. 1; $S 2, 2,
DU SYSTÈME: NERVEUX
tion de l’état des nerfs. Et si, dans le typhus, le cerveau s’enflamme fréquemment (72), on doit soupçonner la même altération dans les nerfs, ainsi que le démontrent (73) plusieurs autopsies à la suite du typhus ordinaire. C’est vraisemblablement par suite de l'effort inflammatoire qui s'opère sur le système nerveux pendant le typhus, que l’on voit se dissiper, lorsque cette maladie survient, certaines affections convulsives et certaines paralysies.
4. Affections cutanées. — Nous avons dit (74) que les nerfs de la peau ont une grande influence dans les exanthèmes et dans les dartres de la peau. L’érysipèle semble prouver (75) ce que nous avancons pour les premières de ces maladies, et le pemphigus (76) pour les secondes.
(72) P. n, vol. 1, sect. 1, G. 111, S 16, 2 (27).
(75) Reil dit : « Ex cadavere hominis typho peremti, qui eminente nervorum passione stipatus erat, nervos excidebam sanguinolentos eosque corrodebam acido nitri, Sed pro solore fucio flavo sordidum obtinebant, quoniam sanguis intimam medullam penetraverat, eamque suo Colore infecerat. Hoc phænomenon sanguinis cooperationem ad nervorum actiones efficiendas indicare mihi videtur, quæ in febre nervosa excedentes aromalæque pari ratione etiam majorem sanguinis copiam ad nervos attrahunt. » (Exerc., cap. v, p. 20). Cfr. Soemmering, Ub. d.
saft., etc., p. 166. — Weinhold, Krit.
Blicke auf. d. Wes. d. Nervenfieb. u. s.
Behandl. Dresd., 1814.
(74) P.1, vol. n1, eap. 1, $ 4, 32.
(75) L. c., cap. vi, S 27, 5. L'érysipèle, par suite des chagrins, n’est rare dans aucun pays; mais cependant il n’est peutêtre nulle part aussi commun que dans la Lithuanie, où l’on voit tous les jours des exemples de cette nature, et où le vulgaire considère cette maladie comme produite par la frayeur.
(76) L. c., cap. xx1x, $ 110, 4. Act. soc.
Vilnens., vol. 11 (Edit. polonaise). J'ai rapporté l’observation d’une fille de trente ans qui fut prise, à la suite d’une fièvre intermittente, d’une tumeur du mésentère de la grosseur d’une tête d'enfant, tumeur qui fut suivie de la formation d’une ascite mortelle. Vers la fin de la maladie, cette femme éprouva tout-à-coup une douleur atroce dans la jambe gauche, douleur qui fut suivie d’un œdème léger qui ne tarda pas à acquérir un volume vraiment effrayant, La partie affectée devint livide et
La variole elle-mème a été aussi considérée (77) comme une maladie du système nerveux. pri: ri
5. Rhumatisme et. goutte. — Beaucoup de maladies réputées rhumatismales ou goutteuses ne sont au fond que des maladies des nerfs et de leurs enveloppes. Il en est de même des fluxions de la face , du cou, etc., sans parler encore de l'œdème des nouvelles accouchées , dont nous parlerons en temps opportun.
6. Paralysies. Convulsions. — existe des paralysies et des convulsions qui ne dépendent ni du cerveau, ni de la moelle épinière, mais bien de maladies des nerfs en particulier; c'est ce que démontreront plusieurs passages de ce livre. |
IX. Des circonstances qui favortsent le développement des maladies des nerfs.
1. Lésions extérieures. — Si le médecin, quand il s'attache à rechercher les causes des maladies du système nerveux, portait son aitention, ainsi qu'il
froide comme du marbre. La mort fut déterminée par une gangrène qui avait êté prévue et précédée par l'apparition de bulles qui se montrèrent sur toute la jambe, et qui avaient la plus grande ressemblance avec le pemphigus. A l’ouverture du cadavre, je trouvai dans le mésentère une tumeur formée par les glandes lymphatiques réunies en une masse adipeuse qui présentait quelques points suppurés.
Par son extrémité inférieure , celte tumeur comprimait l'artère iliaque gauche et le nerf crural du même côté. La compression de l'artère était poussée à un tel point qu’elle était oblitérée dans une étendue de treis pouces. Comme dans le pemphigus l’éruption s'annonce par une chaleur insupportable de la peau et par un grand nombre de symptômes nerveux.
Est-ce que l’origine des bulles qui se montrent dans cette ile ne pourrait pas être attribuée à une maladie des nerfs cutanés qui déterminerait une oblitération des artères par suite de leur spasme? et ne pourrait-on considérer Îa maladie comme une espèce de gangrène extérieure locale? Que l'on rejette, si l'on veut, celte bypothèse, mais que l’on ne perde pas de vue lé fait remarquable qui lui a donné naissance.
(17) Schaefer, Vers. aus. d, Théoret, Arzmeyk., $ 35, p. 382. — Sœmmerings
. Ub,, d. saff., etc., p. 161,
convient, sur les lésions extérieures des différents filets nerveux qui ont pu avoir heu antémeurement, il s’étonnerait sans doute de voir combien, parmi les maladies que l’on attribue généralement à une perversion de la sensibilité du sysième nerveux général, il en est qu’il faut rapporter à la seule lésion d’un nerf spécial. Îlest bien évident, en effet, que les lésions extérieures les plus faibles, telles que la piqûre d'une aiguille, par exempie, suffisent pour soulever les plus grauds troubles dans le système nerveux.
Du reste, c’est parmi les lésions extérieures qui peuvent exercer une influence fâchense sur les nerfs, que nousrangeons nou-seulement les coups, les secousses, mails encore Îles opérations chirurgicales et le travail de l'accouchement, qui sont des sources si fécondes des affections des nerls. Mais ce que nous devons surtout déplorer, c’est que la guérison même des blessures et des ulcères exerce souvent sur les nerfs des effets plus fâcheux que les causes qui ont déterminé ces accidents. On peut en dire autant des dartres que l’on fait disparaître sans les précautions convenables.
2. Lésions intérieures. — Les causes qui résident dans le corps humain et qui portent sur les nerfs déterminent souvent les maladies du système nerveux.
Outre les causes que nous avons signalées dans d’autres endroits (78), il faut signaler ici l'augmentation de volume et l’induration des viscères, lésions qui agissent sur les nerfs, soit en les déplacant, soit en les distendant, C’est en effet par suite de causes de cette nature que nous avons observé, non-seulement des troubles du système nerveux, mais encore des morts subies, dans des cas où le plexus cœliaque était alléré par suite d’une maladie du foie ou du pancréas. Nous dirons même plus, c'est que notre opinion est qu'une grande partie des maladies nerveuses ne dépend pas d’une altération générale du système nerveux, mais bien de lirritation d’un merf quelconque en particulier. Du reste, cette irritation peut exister, soit dans la trame même des viscères , d'ailleurs malades, soit sur le trajet des nerfs qui avoisinent les artères, les veines, les vaisseaux lymphatiques, les os affectés de diverses maladies, telles que la pléthore, surtout celle qui dépend des hémorrhoïdes, les scrofules, le ra-
Po
(78) P. 11, vol, 1, cap. 1, $ 5, 78.
chitisme, la syphilis, ete. Aussi parlerons-nous souvent des spasmes, des convulsions utérines, hépatiques, cardiaques, eic., sans partager toutefois l’opinion d’Amstrong, qui soutient (79) que les affections nerveuses chroniques doivent toujours être considérées comme les symptômes d’une affection viscérale quelconque.
3. Alterations de la sensibilité. — T1 ne peut être douteux pour personne que l'augmentation , la diminution et la perversion de la sensibilité des neris, quoique souvent invoquées à tort, ainsi que nous l'avons dit, ne doivent pas être exclues de l’étiologie, Les causes qui donnent lieu à ces maladies ont été déjà signalées (80) dans d’autres passages.
4. Pléthore et anémie. — Si nous voulions en outre nous lancer dans les hypothèses, nous pourrions encoreattribuer.des degrés différents de la sensibilité des nerfs à cette sorte d’empire que les artères (81) et les vaisseaux lymphatiques exercent sur eux; et du reste, c'est un sujet dont nous avons déjà parlé ailleurs (82).
5. Afjection des nerfs eux-mêmes, — Mais, toute hypothèse à part, nous avons déjà bien sufisamment démontré que la pléthore exerce sur chaque nerf en particulier les mêmes effcts que sur le cerveau et la moelle épinière. Et en effet, à peine peut-on trouver dans l’économie des organes plus riches en vaisseaux que les nerfs (83). On les voit se répaudre
(79) The Edinb. med, surg. journ.,
- 4815, oct.
(80) P. 17, vol. 1, Bye DD à à :
(81) « Liquidum nervos nutriens ex arteriolis telæ cellulosæ , fibras nerveas con: nectentis et involucrorum nervos obducentium provenire, secerni, et in tunicas, quæ fibrillas nerveas componunt, potissimum in earum interslitia deponi, ut nutriat cet irroret decenter. » (Boerhaave et Schmidt, Diss. de act. nerv.)
(82) L. c., 27, 28. Cfr. Soemmering, Op. c., p. 12. Veb. d. saft. Welchér aus d. Nerv. Wieder eingesaugt wird.
(83) Telles sont les expressions de Reil, ‘xercit. anat. de struct. nerv. Halæ, 1796, cap. v. Lisez, sur le même sujet :
Prochaska, De struct. nerv., cap. 1. — Wrisberg dans Ludwigii, Script. neur.
min., vol. 11. — Isenflamm dans Doerffler, De vas. nerv. Erl., 1768. Dans Lud- Wigüi, Op. c., C. F. — Ludwig, Progr. de
sect, 1, Cap. 1, $
DU SYSTEME NERVEUX
on-seulement à leur superficie, mais lans leur pulpe elle-mème (84).
6. Aliments. Air. — On ne s'étonnea donc pas si les aliments et l'air (85), pui donnent au sang ses qualités nutriives , exercent une influence très-grande ur les nerfs en particulier, qui peuvent lautant moins supporter les lésions, de uelque nalure que ce soit, queles soures du sang qu’ils reçoivent viennent à eur marquer (86).
1. Affections de l'âme. —Les émoions morales, et surtout la frayeur, déerminent, ainsi que nous l'avons dénontré autre part (87), leslésions les plus raves des nerfs.