Distinction entre la chorée et la
somniation. — Les malades affectés de :
somniation clignotant des paupières et fai-
(10) Ce que prouvent les chorées vermineuses et gasiriques.
(11) De Meza, Compendium med., p.
55, de tarantismo, Bernt, I. c., p- 11.
(12) P. nu, vol. 1, sect. 1, c. m1, $ xiv, 6, p. 220.
(15) Ibidem, cap. 1v, $ xxir, 4, p. 284-
(14) Cap. v, $ xxv, 1 (88).
(15) Hannov, Magazin. 1. Jahrgang,
(16) Bouteille (1. c.) divise la chorée en essentielle et en secondaire; celle-là constitue la maladie par elle-même, celle-ci constitue le symptôme des autres maladies. N'est-ce pas là donner lieu à une confusion inextricable ?
(17) Une jeune fille de 15 ans, que j’avais guérie en 1815 d’une chorée due à la terreur, éprouva une récidive en 1818 pendant le cours d’une sçarlatine.
MALADIES
sant des gestes (18), il en résulte une certaine ressemblance avec la chorée.
Mais dins celte maladie, les gestes ne sont pas, comme dans la chorée, des gestes stériles, mais sont exécutés pour représenter un fait quelconque (19). D’ailleurs, on ne manque pas d'exemples de complication de ja chorée avec la sommation (20). Bien plus, les personnes atteintes de croup agissent quelquefois comme des somnambules (21).
5. Distinction entre la chorée et la manie. — Quoique les personnes affectées de manie soient quelquefois imbécilles et que les maniaques soient gesticulateurs, cependaut la chorée diffère entièrement de la manie; puisque dans la maladie qui nous occupe, les gesticulations ne sont jamais en rapport avec l'état de l'esprit, mais toujours, quel que soit l’état de l'esprit, sont sans but.
Ce qui ne s’oppose pas à ce qu'on admette la complication de la chorée avec la manie ou du moins avec le délire (22).
(48) P. 1r, vol. ï, sect. 1, ©. x, $ arr, 1, p. 448 dans l'éd. de Leyps.
(20) Tels que des malades qui prient, récitent des psaumes et des cantiques, racontent ce qu'ils ont entendu, divul= guent leurs secrets, accablent d'injures fa personne absente ou présente qu’ils détestent (Misc. nat. cur., dec. 11, an. 9, obs. 152, p. 24), ou parlent en des langues qu'ils n’ont jamais bien apprises, et, à l'instar des devins, annoncent des événes ments futurs (Foresti, Obs. med., 1, x, obs..56 sch., p. 486). En 1818, j'ai guéri à ma clinique une malade qui présentait la complication de la somniation et de la chorée. Elle exécutait pendant le paroxysme des danses nationales (mazur) en s’accompagnant de son chant. Toutefois, comme il existe un doute quoique léger que la malade a pu simuler quelque chose, je passe sous silence cette histoire d’ailleurs étonnante.
(21) Ils s’échappent des mains des assistants, s’attachent aux murs qu’ils franchissent avec une grande rapidité (Tim.
a Guldenklee epist., 1. 1, e. rx, p. 20), courent autour d’une fournaise (Gr. Horsti, Opp., t. 15, obs. 45, p. 412). Chorea somnambul. Berntii, p. 21. Wichmann pensait que la chorée se rapprochait du somnambulisme.
(22) Chorea insaniens Berntii, 1. ç., p.
21. Jaegerschmid raconte qu’une jeune fille de neuf ans, affectée de convuisions (est-ce la chorée?) dues à la présence de
DU SYSTÈME NERVEUX
6. Distinction entre la maladie ceréale et la chorée. — Ceux qui prétendent qu’en 1374 la chorée de Saint-Vit se répandit épidémiquement dans presque joute l'Allemagne, confondent évidemment cette affection avec la maladie céréale (23). En effet, la chorée ne se montre jamais généralement épidémique, et à quelques exceptions près (24), elle est foujours sporadique. En outre, jusqu’ici, a chorée n’a jamais présenté la formicaion parmi ses symptômes. Cependant, dans l'exemple cité plus haut (25), on a rencontré des taches de gangrène.
7. Distinction entre le tremblement et la choree. — La chorée diffère du tremblement, en ce que, dans le tremblement, les organes ne sont pas, comme daus la chorée, agités par des mouvements multiformes, mais se rapprochent des mouvements volontaires, et avec une espèce d'égalité s’exécutent tantôt en haut, fantôt en bas, tantôt sur l’un et l’autre côtés. Nous avons nous-même observé(26) que la chorée pouvait s’allier aux tremblements.
8. Caractère de la chorée. — Le caractère de la chorée, en suivant les préceptes généraux, est tantôt traumatique, lantôt inflammatoire (27), rhumatismal,
vers, jétait par la fenêtre dans l’étuve ce qui lui déplaisait, descendait elle-même par la même fenêtre dans l’étnve, puis détachait deux boucs de l'étable et, montée dessus, parcourait l’étuve (Misc.
nat. Cur., déc. f11, an. 4, 0bs. 99, p. 191). Strack (1. c.) range le délire parmi les symptômes de la chorée; bien plus, Fé- Hx Piater (Prax. med., c. 3, p. 881), et Tulpius (Obs. med., 1. 1, e. xvr, p. 50) ont donné le nom de chorée à une espèce de folie.
. (25) Bernt, I. ce.
(24) Telles que la chorée qui attaqua les enfants de l’école de Bohnhorst (Albers; 1, c.}.
(25) $ xzvnr, 2 (95), éd. de Leyps.
(26) Chez une femme malade, en 1817, à la clinique de Vilna. Chorea tremula Berntii, |. c., p. 27. Mais je doute beaucoup que l’exemple cité par cet homme distingué puisse être rapporté à la chorée.
(27) Le médecin doit prendre garde de croire à une diathèse inflammatoire à cause de la rougeur de la face, la proéminence des yeux, l’exaltation de l’âme, le pouls fort et rapide pendant le pavoxysme. Tous ces phénomènes peuvent se développer chez des personnes épuisées
métastatique, gastrique, vermineux et nerveux.
ES
$ V Pronostic.
1. Danger. —La chorée franche (28) est, il est vrai, une maladie longue (29), mais elle met rarement la vie du malade en danger (30). Négligée, elleamène lépilepsie, la manie, l’apoplexie, la paralysie et surtout la consomption (31).