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Transformations des epilepsies

— Les épilepsies se transforment en manie, surtout en manie stupide, en cécité (25), en strabisme (26), en apoplexie (27), en paralysie (25), en hydropisie et en consomplion; ces transformations ne laissent aucun espoir de guérison. Quelques-uns sont frappés de mort dans le paroxysme même (29) ; d’autres sont tués par l’encéphalitide que nous appelons secondaire (30), et par l’hydrocéphale consécutif (31). Ces maladies doivent être

(23) Cfr., $ zvut, n. 4 (89). (Ed. de Leyps.)

MAPATP at TOr. 1SeCL 1, CAD. F,S Vi 10, (Ibid.)

(25) Seger, De cœcitate post epilepsiam in parturiente. Misc. ac. nat. cur., dec. 7, an. 3, p. 295; dec. nr, an. 5, 6, append., p. 1425). Geebez, De epilepsia mira metastasi in repentinam cœcitatem et ines-

perat. visus: recuperation, (Eph. ac. nat.,

eur., cent. 1, H, p. 264.) . (26) Seger, De strabismo ex epilepsia bc), p. 294:

(27) Rayger, De epileps. apoplexiæ superven. lethali. Misc. ac. nat. cur., dec.

ban. 6, %, p. 514,

(28) Banæ, Act. soc. Hayn., vol. nr, p. 154.

. (29 Dobrzansky, Mors repentina ex morbo caduco (Misc. ac. nat. cur., dec.

1, an. 2, p. 276). Gockel, De milite ex improviso convulsionib. epilept. sine manifesta causa tentato, ac spatio aliquot borarum trucidato (Ib., dec. n1, an. 9 et 40, p. 141).

1 (50). P. m4 Vol, 2,1 set x, ©: me, $ gviu, 40. (Ed, de Leyps.) |

(31) Ibid., ç. 1v, S xxu1, 5. (Ibid.)

nettement distinguées des fièvres et autres affections qui quelquefois attaquent les épileptiques et font disparaître l’ancienne maladie. Quelques-uns (32) ont vu des épilepsies guéries par des fièvres quartes, et nous-mêmes en avons vu guéries par le typhus (33). Et les exemples ne sont pasrares d’épilepsies guéries par l’apparilion d’une tumeur au coude (34), du choléra et de la dysenterie (35), d'hémorrhagies (36), surtout hémorrhoïdales (37), et de maladies de la peau (38), ainsi que par la rupture d’un abcès (39). On a dit (40) que les phénomènes qui surviennent à la fin d’un accès épileptique quelconque , constituaient en quelque sorte une crise et ouvraient une source d'indications ; mais nous n’admettons cette observation que dans d’étroites limites (#1). Quel-

(32) Tenot , Ergo epilepsiæ febris superveniens curatio. Paris, 1578. Auszüge aus d. Tageb. e. ausüb. Arztes, p. 277.

(33) Cfr. mon petit traité : Erlæuteruny d. Erregungs-theorie, 2 aufl, Heïlbronn., 4805, p. 386 (à l'hôpital de Vienne, avant que les épileptiques fussent séparés des autres malades, il survint un typhus contagieux, etletyphus heureusement vaincu, on ne rencontra plus aucune trace d'épilepsie).

-(34) Schultz, Singularis crisis epilepsiæ in puerpera obortis tribus in sinistro cubito glandulis tumefactis soluta (Misc.

ac. nat. cur., dec. 7, an. 5, p. 446).

(35) Praetorius in Samml. d. soc. in Budissin, p. 54. Eph. nat. cur., dec.

ir, «an. 7, app. p. 183; dec. 11, an. 7, OS ,

(36) Edimburger Versuche.V B., n. 47.

(37) Langlois, Ergo epilepticis et melancholicis hæmorrhoïdes salutares. Paris, 4640. Roncalli, Hist. morhor, obs.

auctæ. Brix., 4741, p. 21.

(38) Baumes in Gazette salutaire, 1790, n, 2.

(59) Werloschnigg, Be motu hyster. (in puella) ex uteri abscessu pro epilepsia habito, feliciter eur. (Misc. nat. cur., dec. in, an. 9, 10, p. 280).

(40) Lentin, Beyt. z. ausüb. Arzneyw., 5 B., p. 144-175. |

(41) Si, par exemple, un accès épileptique se terminait par l'émission d’urines très-sédimenteuses, vraisemblablement fl y aurait là une crise de la nature, et en lui obéissant, toute autre indication man:

quant, il faudrait recourir aux diurétiques. Dreyssig, 1. c., p. 259, a montré clairement combien ces indicationsétaient inçertaines et vagues.

quefois l'épilepsie, ou plutôt les convulsions, sont salutaires (42).

$S VII. Traitement.

1. Fn general. — Le traitement s’attache au paroxysme présent ou futur que nous nous proposons dans un cas d’arrèler et dans l’autre de prévenir. Dans ce but, nous poursuivons les indications rationnelles autant que les conjectures sur le siége et la nature de la maladie en peuvent présenter. En effet, lorsqu'on a épuisé les indications rationnelles ou qu’on n’en a pas rencontré, il est permis de recourir aux médicaments empiriques appelés spécifiques anti - épileptiques.

Nous en devons la nomenclature aux soins de Brac {43), Pechlin (44), Rivinus (45), Teucher (46), Samson (47), Orlov (48), Berger (49), Hartmann (50), Miller (51) et Buxtof (52). Jusqu'à ce

(42) Guttermann, De arthrid. vaga convulsionibus epilept. soluta, 1. c. Thebesius, Epilepsia diuturnæ colicæ sanguineo-spasmodicæ superv. salutaris (Act.

ac. nat. cur., VOl. x, p. 217). Paullini, Caducus dysenteriæ averruncus (Misc. ac.

nat. :eur;.-dec, Er, an: 73-a pp: p::435): Grass, De ischuria paroxysmo epilept. soluta (1b., dec. 1, an. 3, p. 387; dec. «1, an. 5 el 6, app. p. 129). Müller, De sene plusquam octogenario apoplexiæ proximo, convulsionibus epilept. vehementissimis {acto, et insperato sanitati restituto (Eph, nat. cur., cent. 9 et 10, p. 568). Paullini, Quartana febris ab epilepsia curata et contra (Misc. ac. nat. cur., dec.

ui, an. 5, app. p. 50).

(45) Catal. medicamentor. advers. epi-

leps. Arnh., 1695.

(44) Diss. de epileps. et contra eam remedia. Kil., 14678. :

(45) Diss, de remed, antepilept. fossil.

Lips., 1708.

(46) Diss. de remedia antepilept. ter= reis coll. diss. Lips., 1710.

(47) Diss. de epilepsia et præcipue ejusdem sic dictis specificis. Helmst., 1756. |

(48) Diss. sistens observationes circa nonnulla remedia anteipileptica usitata, Regiom., 1759.

(49) Diss. de remed. specif. in epilepsia usitatis. Francf., 1765.

(50) Diss. sist. var. epilepsiæ medendi methodos. Francf., 1787.

(51) Diss. de medicamentis antepilept.

Argens. in Coll. diss. med, Marb., 1787, fase. n, p. 31. j

(52) Bemerk. üb, d. Anwend. einiger,

MALADIES

qu’on soit certain de la guérison de la maladie, il faut garder les épileptiques le jour et la nuit; il ne faut jamais leur permettre de rester chez eux sans ami ou sans domestiques, d’habiter seuis leurs maisons, de fréquenter les églises, les réunions, les théâtres. Si l’épilepsie survient habituellement la nuit, 1l faut avoir soin que le malade ne couche jamais que sur un lit fait à terre et entouré de toutes parts d’oreillers. Enfin, on devra élever des hôpitaux uniquement destinés aux épileptiques (53).

2. Traitement du paroxysme. — Lorsque le malade est dans le paroxysme, comme l’a déjà enseigné Celse (54), la seule indication à remplir est de le dépouiller immédiatement de ses vêtements, de sa cravate et autres ligatures qui s'opposent à la circulation du sang.

On le placera plutôt dans un lieu clair et aéré que dans un lieu mal aéré et obscur. On éloignera les spectateurs inutiles. Les dents rapprochées seront séparées par une spatule de bois de tilleul, ou par üne cuiller enveloppée de linge, ou par un nœud fait à une petite corde, eë alors la respiration sera plus facile et le malade ne pourra mordre sa langue. On peut adoucir la violente agitation du corps,mais non la comprimertout-à-fait.Ik e$t inutile d'essayer l'extension du pouce.

Il ne faut point exciter les malades avec des odeurs, surtout des odeurs âcres, et des sternutatoires (55), ni les tourmens ter avec des lavements. Nous avons vu souvent nn morceau de clé ou de fer placé dans la main des malades mettre fin à l'accès, et nous avons vu que d’autres avaient obtenu le même résultat en faisant avec le même métal de légères frictions sur le corps du malade (56):

Dans d’autres circonstances, cependant, nous avons entièrement échoué. Nous doutons que les affusions d’eau froide

geg. d. fallende sucht. gerühmt.Mittel, v.

Mus. d. Heilk., schweizer. Aerzte u. Wune dærzte, 1 B., p. 549.

(53) Niemann, Handb. d. staatsarz neyk u. staatsærztl. Veterinærk. Leip.s 1915, 1 th., p. 205.

(54) L. nr, c. 25. (Ed. de Leyps.)

(55) Valentin vit un enfant, à qui £a mère avait insufflé une poudre sternutas toire , mourir dans les convulsions (Prax, med. infallib., p. 255).

(56) Pfaff in Meckel’s deutsh. Arch. f.

d. physiolog., 3 B., 2 H. Hal., 1817, p4 165-108.

DU SYSTÈME NERVEUX

aient pu, comme on l’a avancé (57), arrêter un accès épileptique.

3. T'raitement du paroxysm2 imminent. — Si l'accès épileptique est habituellement annoncé par un aura s’élevant d'un lieu déterminé , si la cause du mal ne réside ni dans le cerveau, ni dans la moelle épinière (58), on peut quelquefois empêcher le développement du paroxysme (59) en entourant d’une ligature Îa partie d’où s'élève l'aura (60). Toutelois celte méthode trompe très-souvent l'attente du médecin, soit totalement, soit

après quelques heureux essais (61), ou

ajoute aux angoisses (62), ou rend les paroxysmes plus fréquents (63). D’autres fois les accès épileptiques ont été prévenus en frappant le malae de terreur (64), en lui faisant broyer dans les mains un morceau de soufre (65), en approchant prudemment (66) de l’ammoniaque de ses narines (67), en lui administrant de l’opium (68), du sous-carbonate

me

(57) Brera, Giornale di med. prat., v.

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