‹ Traité de pathologie médicaleChapitre 166 sur 261 · HI, C · texte numérisé non relu

HI, C

(58) Boerhaave, De morbis nervorum, p. S44.

(59) Lyson, Abhandlung vom Wechselfieber.

(60) Motho in Barthol., cent. vr, hist.

78. Bechstedt, Diss. de artium ligatur. ad nonnull. morb. interna. usitat. Duisb., 4775. Rahn’s Briefwechsel, 1 B., p. 516.

(61) Maurer, Comment. de medicam.

antepilept., p. 59.

(62) Maurer, Ib. Dreyssig, L. e., p. 265.

(63) Pfundel in Hufeland’s journ., 2 Bd., p. 280.

(64) On peut lire l'exemple célèbre des jeunes filles de l’hospice des orphelins d'Haarlem dans Boerhaave. Lugd. Bat., 4745, $ 406, et Cfr. Berendt in Kausch memorab. d. Heilk., Staatsarzneyw. u.

Thierbeilk. Züllichau, 1819, 3 B. (la crainte du fouet chassa la maladie).

(65) Cullen, Anfangsgr. d. pr. Arzneyk. nach d. viert, engl. Ausg. übersetzt, mit Anmerk. u. Zusæ1z., 2 auf, 4789, 3 B., p. 391.

(66) Nysten, Observ. sur un cas d'empoisonnement produit par l’inspirat. de l’'ammoniaque pendant un accès d’épilepsie (Bulletin de la faculté de médecine et de la société de Paris, a. 1815, p. 351).

(67) Je l’ai tenté quelquefois avec succès.

(68) Zenger, Pr. Reil, Diss. cont. ana- -]Jecta ad doctrin. de epileps. Hal., 1801, p. 55. Je n'ai obtenu auçun succès de l'opium, ;

de potasse (69), de l’émétique (70).

. 4. Traitement de l'épilepsie traumatique. — On obtient la guérison de l’épilepsie traumatique en chassant la cause qui irrite un point quelconque du sysième nerveux, ou en réséquant la partie d’où le maltireson origine.Ainsilesexemples d’épilepsies dues aux blessures de la tête et à la trépanation (déjà cités par Arétée (71)), ou aux lésions accidentelles du crâne (72), guéries ou du moins dissipées pendant tout le temps que la blessure, était ouverte (73), se lisent dans Rhodes (74), Spigel {75), Theiner (76), Bett (77) etautres (78).La section des nerfs irrités à mis fin à l'épilepsie, comme l’atteste Tissot (79), Portal (80), Vering (81),

(69) D. Gobz a rapporté à mon père qu'il avait vu chez un noble polonais l'accès épileptique souvent diminué ou tout-à-fait empêché, lorsque le malade, aussitôt qu’il percevait l’aura épileptique, prenait de trente à quarante gouites de sel alcalin végétal fixe dans deux parties d’eau ; que cet effet était plus assuré s’il prenait le remède à jeun.

(70) Dreyssig, L. c., p. 265.

(71) L.r, De curat. morb. chronic., c. 1V, p. 124.

(72) Cent. 1, obs. 66, 1. 11, ©. 1V, p. 53, Sehenk., 1. 1, p. 116.

(735) La Motte, Traité complet de chirurgie, obs. 172, t. 11, p. 406, et Mém.

de l’ac: de:chir.; 1.1, D:°250.

(74) Cent. 1, obs. 66.

(75) Tissot, 1. e., p. 260, $ 130.

(76) Diss. medico-chir. sistens cas. epileps. per terebr. cranii feliciter sanatæ, Berol., 1811.

(77) Istoria delle principali operazioni di chirurg. di C. Sprengel , trad. dal tedesco e corredatæ di note da Betti, Florenze, 1815.

(78) The Edinburgh medical and surgical journal, vol. 11, an, 4806, octob., décemb.

(79) L. ce.

(89) Cours d'anatomie médicale, t. 1v,

(81) Salzb. med. chir. Zeitung., 1819, n. 66, p. 258. Chez une femme de quarante ans qui, jusqu'à trente-cinq ans, avait joui d’une parfaite santé, il se développa, à la face interne de la jambe droite, sans cause connue, une tumeur très-dure, sensible et de la grosseur d'une noix ; en même temps des accès épileptiques se manifestèrent. La tumeur excisée, Ja tumeur et J’épilepsie disparurent,

Kubn (82) et quelques autres (83). Hilden rapporte qu’une épilepsie cessa après l'extraction hors de Voreille d’un corps étranger (84). La même chose arriva à la.suite de l'ouverture par le cautère d'une tumeur à la hanche et l’extraction d’un os carié (85) ; et chez une autre malade, après extirpation d’une tumeur sur le pouce de là main droite (86). Une épilepsie, dont le point de départ se trouvait dans la main gauche, fut guérie par l'établissement d’un cautère sur cette partie (87). Une autre, due à la lésion du doigt indicateur, et annoncée par un aura épileptique, fut chassée par l’établissement d’un séton au bras (88). Nous avons guéri par la castration une épilepsie terrible qui paraissait tirer son origine de l'affection des testicules (89). La

(82) Phys. med. journ., 1809, p. 71.

(85) Medical essays., t. iv, n. 27, p.

416. (Une femme de trente-huit ans avait été affectée pendant douze ans d’une épilepsie rebelle à tous les remèdes. Le paroxysiñe commençait toujours par la jambe autour de la partie inférieure des gastro-cnémiens. Le médecin enfonça là le scalpel à la profondeur de deux pouces environ, et trouva au fond de la blessure un corps dur, cartilagineux, de la gros-

seur d’un gros pois, qui, séparé des mus-.

cles , paraissait reposer sur le nerf; le nerf écarté et le corps étranger enlevé, Ja maladie fut guérie.)

(84) Cent. 1, obs. 4.

(85) Schenk, Obs., 1, r, n. 498, Volckamer, Nervi læsio epilepsiæ orientis causa per cauterium ablata (Misc. ac. nat, cur., dec. n, an.5, p. 321).

(86) Carron in Sédillot, Recueil pério=

dique de la société de médecine de Paris, t. XII, p. 4292.

(87) Baxter, Act. acad. nat, cur., vol, Vi, D. 54.

(88) Muret, Nouv. mém. de Dijon, 1684, semest. 1, p. 149.

(89) Auguste Wambutt, âgé de vingttrois ans, d’une bonne santé, domestique, faisait sa méridienne le 23 juin 4809, après avoir déboutonné sa culotte ; il fut frappé, par forme de jeu, au scrotum, avec une cravate nouée, par son maître qui passait. Il s’éveilla en gémissant , fut pris immédiatement de lipothymies et tomba à terre. Lorsqu'il eut recouvré ses sens, il se manifesta au scrotum de la douleur, de la tumeur et de la chaleur, et trois jours après il survint une rétention d'urine. On employa des médicaments qu'on ne m'a pas fait connaître, et le lendemain l'urine reparut en abon-

MALADIES

(Suite des notes.) | dance, mais de couleur noire. L'affection du scrotum chassée, le jeune homme se serait cru guéri si chaque nuit il n’avait éprouvé des pollutions répétées, ce qui jusque-là ne lui était arrivé que rarement, Par le conseil des médecins, il opposa à cette incommodité le coïit, l’usage des liqueurs fermentées et les bains froids; mais à peine fut-il entré dans son sixième bain, qu’il fut pris de convulsions violentes et qu'on dut le retirer presque sans vie. Toutefois les convulsions se prolongèrent pendant quatre heures. Depuis ce moment, les poilutions ne reparurent plus ; mais les convulsions revinrent trois ou quatre fois chaque jour et tellement prolongées qu'il se passait à peine une petite heure entre deux accès. Elles ces sèrent cependant l’espace de deux semaines, et le 10 février 1812; le malade réclama mes soins : il tombait à peine en convulsions quatre fois par mois, et seus lement lorsque son esprit était agité par une cause quelconque. Admettez- moi dans votre clinique, me disait-il, vous secourrez ainsi un homme très-malheureux, et en même temps vous offrirez à l'observation de vos élèves une maladie remarquable et vous contribuerez à la sécurité publique. Admettant Ia pre:

mière raison, je lui dis que je ne comprenais pas les autres. Ma maladie, dit-il, ‘est remarquable, car les nombreux médecins qui m'ont examiné n’ont pu la définir; ils hésitaient, en effet, et ne savaient si on devait l’appeler épilep sie, manie ou rage; ils convéenaient seulement que j'étais un malade dangereux pendant le paroxysme, ‘et qu'il fallait garder avec soin. Bien que je n’ajoutasse pas une grande foi aux paroles de ce jeunë& homme, je l’admis le lendemain à la clinique dans le but de l’observer. Le 153 février, rien ne s'était encore maniresté; mais vers huit heures, effrayé par Île bruit fait par un verre cassé, il devint inquiet. Le paroxysme s’approchant, le malade pria qu’on l’entourät de gardiens.

Peu après, il vomit du mucus et de la bile. Le vomissement fat suivi d’un bri= sement complet des forces. Les gardiens s'étant approchés, le malade les pria de l’entourer de liens serrés et nombreux.

Ces paroles prononcées, il se tut, L'aphos nie était accompagnée de nombreux bâillements. On ne pouvait douter que le mal:

heureux n’eût perdu l’usage de ses sens.

Une heure après le vomissement, une scène nouvelle s’ouvrit. Le malade, cou= ché comme une statue, jetait sur les assistants des yeux hagards mouillés de larmes et comme menaçants. La pupille était dilatée et l'iris presque immobilex

DU SYSTÈME NERVEUX

ligature de la parlie d’où s'élève l'aura

puis une extrême agitation des yeux, suivie d'efforts violents et répétés de tout le corps pour se délivrer de ses liens. Et certainement ces efforts n’eussent point été sans effet, si le furieux, la face déjà livide, n’eût été en outre comprimé par quatre hommes robustes qu'il essayait de mordre. Dans son impuissance, il tremblait comme un homme qui a la rage, et ses tremblements ébranlaient le lit en fer sur lequel il était couché. Il mugissaït

comme un taureau qu'on va tuer, et grin-.

çait tellement des dents, que l’écume qui sortait de sa bouche acquérait la consistance de la pâte. Cette scène horrible durait environ sept minutes, s’apaisait pendant quelques instants et se renouvelait sept fois. La durée du paroxysme était ainsi de trois quarts d'heure. Le pouls,

jusque- -là plein, fréquent, dur, régulier, commençait à devenir à peine sensible; en même temps la respiration devenait génée, les mains livides et froides se couvraient de sueur. Cette image de l’agonie, après avoir duré une demi-heure, se términait par des sanglots et des bâillements, après lesquels le malade recouvrait sa connaissance sans cependant recouvrer la parole. Toutefois la parole re- Venant environ deux heures après, le malade demandait d’abord de la nourriture qu'il avalait sans difficulté, et, interrogé s’il souffrait, il accusait uneextrême faiblesse , de la céphalée, des douleurs dans les membres, et surtout un tiraillement s'étendant du scrotum aux lombes, et rejetait de la poussière due au frottement des dents. Les testicules étaient rétractés. Le malade ne se souvenait pas entièrement des maux qu'il avait éprouvés. Le lendemain, le malade présentait l’aspect d’un homme sain, Jusqu'à ce qu’il fût attaqué par un nouveau paroxysime survenant à peu près toutes lés semaines et presque toujours sans cause appréciable. Dans l’espace de trois mois, jai observé quatorze accès, les uns plus courts , les autres plus longs que celui que re viens de décrire, Les plus longs paroxysmes se composaient de dix, de douze et même de quinze petits accès. Le scrotum btait flasque et les testicules normaux, à cette exception près, que 1 ‘épididyme sauche ne supportait pas le toucher. L’espace ne nous Le pas d'indiquer les médicaments variés qui ont été employés.

I suffira de rappeler qu'aticune amélioration ne résultant des saignées même portées jusqu ‘à la faiblesse, que Ia mafadie tirant son origine d” un coup porté

sur les testiçules, ct les paroxysmes se

(90), ou l'application de l’opium (91) sur elle, doivent être regardés comme des secours faibles et momentanés.

5. Traitement de l'epilepsie inflammatoire. — La première indication contre l’épilepsie inflammatoire est la saignée (92). Ainsi l’enseignent Arétée (93), Rhodius (94), Rivière (95), Zacutus Lusitanus (96), Théophile Bonet (97), Pechlin (98), Hoechstetter (99), Watter

terminant par la réfraction des testicules, je proposai au malade Ta castration. II accéda à ma proposition, et l'opération fut faite par le chirurgien Holz. Les testicules ne brésentérent rien de morbide; néanmoins , depuis cette opération, aucun paroxysme ne s’est manifesté, el aujourd’hui le malade (janvier 1820) jouit encore (l’une excellente santé, si on excepte des douleurs qui de temps à autre

se manifestent sur le trajet des artères ombilicales, et qui sont calmées facilement par l'usage de topiques narcotiques.

(90) Le docteur Liboschitz, habile médecin de Vilra, guérit un épileptique chez lequel le paroxysme commençait par le pouce. Le pouce entouré d’une ligature, le malade paraissait jouir d’une bonne santé; mais à peine la ligature était-elle enlevée, que le mal reparaissait. Cfr.

Mangor, Epilepsia pedis symptomatica.

sola 4 gatura curata (Act. Havn., vol. 11, p. 452).

(91) Des mouvements épileptiques commençant par la cuisse ont été parfaitement guéris par des topiques appliqués sur fa cuisse elle-même (Vid, Eph. nat.

cur,, cent, 4 et 2, p. 150). Kübn, Phys.

med. journ., 1802, p. 78. Portal, Observ. sur le traitement de l’épilepsie.

(92) Hagendorn in Misc. ac. nat. cur., dec. r, au. p.345, rapporte que le sang

tiré d’un épileptique par la saignée était

malade.

(95) Curat, Chron., 1. 1, c. 4.

(94) Cent. 1, obs. 64 (un épileptique, âgé de huit ans, qui avait Vainement employé un grand nombre de médicaments, fut guéri par la saignée répélée plusieurs fois).

(95) Cent. 1v, n. 58 (une épileptique, âgée de douze ans, fut affectée d’une pleurésie ; ; on la saigna, et elle fut guérie dés deux maladies. Tissot recueillit une observation semblable dans sa pro»

pre pratique, L''c.,"p:279).: ‘

(96) Praxis admirabilis, lib, obs.921.

ss Mercur, compil. de epilepsia, 54

(98) Obs., L. 11, obs. 50, p. 288 (sur six épileptiques trois furent guéris par une seule saignée). |

(99) Dec, vin, obs, 40. |

(100), Vieussens (1), Sweeting (2), Weismann (3), Tissot (4), quelques autres (5) et ma propre expérience (6). L'effet de la phlébotomie est d'autant plus sûr que l'épilepsie est plus récente. Enfin, nous sommes persuadés qu'en pratiquant cette opérationimmédiatement après une grande terreur ou dans les premiers accès convulsifs qui lui succèdent, on peut prévenir le développement complet de l’épilepsie (7), Autrefois on discutait, non sans raison , sur le choix de Ja veine qu'on devait ouviir. Et en effet, qui mettra en doute que, dans l’épilepsie inflammatoire encéphalique, le sang ne doive surtout être tiré des jugulaires (8); que, dans l’épilepsie spinale et dans celles

(100) De epilepsia juvenis cachectici venæsectione curata (Misc. ac. nat. cur., dec. 1x et x, p. 299, 528).

(1) De la saignée. Paris, 1815.

(2) The London medical repository, vol. v, 1816.

(3). Epilepsiæ inveteratæ et erysipelatis chronici spasmodici, sola venæ sectione certis anni diebus et corporis partibusinstituta, curatio (Eph. ac. nat. cur., cent. 1x et x, p. 299).

(4) L. c., art. 95. De Ja saignée. « J'ai vu si souvent le mal, soulagé dès les premières saignées, se guérir en les continuant, que je ne puis assez recommander aux médecins d’être en garde contre cette opinion funeste, qui interdit Ia saignée dans presque toutes les épilepsies »

(5) Journal der Geburtshülfe, Frauenzimmer-und Kinderkrankheiten, 4 B., 2 Stssile RŸs :

(6) En 1816, J'ai guéri par la saignée du pied, à la clinique de Vilna, un épileptique âgé de trente-six ans. Je me rappelle un grand nombre d'éclampsies guéries de cette manière.

(7) La jeune fille de quinze ans dont nous avons parlé plus haut, et qui, en 1814, effrayée par des voleurs, était tombée.en épilepsie, se confia à mes soins immédiatement, et fut assez promptement guérie par la saignée.

(8) Richard, Ergo epilepsixæ venarum jugularium sectio. Paris, 1689. Hagendorn, Med, septentr. de epilepsia, ce. 19, t. 1, p. 115. Trailes, De vena jugulari sæpius secanda, p. 181. Hoffmann, De vera epilepsiæ causa, $ xxx1. Monro, Epilepsy of a child cured by lettieg five ounces blood at the jugular vein (Medical es= says and observ. by a s0ç, in Edimb., vol, v, P.ur, p. 661),

MALADIES

qui tirent leur origine de l'abdomen ou du bassin , il ne doive être tiré de la saphène (9), et que, dans les autres, on ne doive de préférence saigner les veines du bras (10)? On a aussi tenté l'artériotomie (11), surtout celle de l’artère temporale. À moins que la pléthore ne soit évidente et que les signes inflammatoires ne soient dus à des congestions sanguines, on pose avec avantage des sangsues à la tête, à l’épine ou sur d’autres points quirecoivent beaucoup de sang (12). Nous avons ainsi guéri un grand nombre d’éclampsies céphaliques chez les enfants.

On oppose à l’épilepsie spinale dans les mêmes conditions des ventouses scarifiées placées sur les parties latérales de la colonne vertébrale (13). Ces médicas tions seront de peu d’utilité si elles ne sont soutenues par un régime convenabie parfaitement indiqué par Galien (14), Cheyne (15) et Tissot (16). La sobriété (17), la faim (18), la diète lactée (19), Le lait d’ânesse (20) ou autre , les viandes

(9) Galien avait déjà conseillé la saignée du pied chez les épileptiques. Zacutus Lusitanus (1. c.) guérit de l'épilepsie, par la saignée du pied répétée chaque mois, un homme de vingt ans plétho rique et robuste. A

(10) Théoph. Bonet, 1. c. Tissot, 1. c, p. 282.

(11) Aretée, I. c., ce. 4. Severin, D:

efflicaci medicina,l. m1. Francf., 1671, p 42. Fothergill, Effects of arteriotomy ü cases of epilepsy. in mem. ofthe med soc of London, vol. v, n. 26, p. 221.

(12) Zacutus Lusitanus, Med. pr. hist, 1. 1, p. 255. Benedictus Sylvaticus in Bonet, Merc. compil. epileps. Rhodius cent. 1, obs. 65. Langlois, Ergo epilepti cis et melancholicis bæmorrhoïdes salu tares. Paris, 1640. Tulpius, 1. 1, ©. 56 Tissot, L.e., p. 285. Saur in Abh. d. k schwed. akad., 55 BR, p. 88. Gazette sa lutaire de Bouillon, +775, p. 42.

(45) Tissot, |. c.

(14) Consil. pro puero epilept. Ed Chart., t. x, p. 487.

(15) Cheyne, An essay on the gout Lond., 1724, p, 105.

(16) Dci, ant. 224 |

(17) Boerhaave, Tissot, L. c.

(18) Cheyne v. Cullen, Mat. med., vol 1, p. 216. Muller in Hufeland’s Journ.

26 B., 1 st., p. 175.

(19) Cheyne, I. c.

(20) Cœlius Aurelianus, p. 314. Burse rius, Institut, med, pract., vol. ni, 2081,

DU SYSTÈME NERVEUX

blanches des jeunes animaux, les aliments farineux, les fruits de l’horau, l'usage de l’eau, l’abstinence de vin (21), de café, de thé, etc., rentrent dans ce régime. On doit aussi éviter la chaleur de l’atmosphère, les odeurs fortes, les mouvements éxcessifs, les veilles, les peines de l'âme (22). On doit en outre, au moyen des purgatifs, éloigner le sang de la tête. Le tartrate et le nitrate de potasse unis au sucre pour en masquer la saveur, le tamarin, l’oximel , l’oxicrat et autres remplissent très-bien cette indication (23). Nous n'avons pas employé la digitale pourprée louée par les uns contre l’épilepsie (24), blâmée par les autres (25) ; mais comme ce médicament nous à souvent réussi contre les spasmes du cœur (26), nous pensons qu’il doit être employé contre l'épilepsie cardiaque, ou autre caractérisée par l'excès d’action des artères. La digitale pourprée sera aussi d’un emploi utile dans les épilepsies dues à un épanchement dans les cavités encéphalique et vertébrale. Si on supposait la cause de la maladie dans les veines, ce serait le cas d'employer l’acétate de plomb (27). Il ne faut pas non plus négliger d’éloigner le sang des diverses parties du système nerveux au moyen des ventouses sèches et secours semblables (28).

nee

(21) Van Heers, obs. 24. Tralles, De Opio, t. 11, p. 52.

(22) Surtout la colère et la terreur, (25) Cfr. n. 12,

(24) Witbering, Vomrothen Flingerhut, p: 50, 58,

(25) Currie in Memoirs of the med. soc, of Lond., vol. 1v, n. 2.

(26) Ch. xrv. (Ed. de Leyps.)

(27) Je confirmerai l’action de ce remède sur le système nerveux dans plusieurs endroits de cet ouvrage. Il est loué dans lès épilepsies par Rush, Philadelphia medical museum, vol. 1, n. 1, p. 60.

bhardl"f" pr. Aerzte, 22 B.; p:' 25% (Un épileptique prit une cuillerée d’acétate de plomb au lieu de sucre, et guérit, Un eufant de dix ans et un autre guérirent aussi.) À la dose d’un, de deux ou de trois grains par Jour. Cfr. Saxtorph, Act. B. soc. med. Havn., vol. in, p. 90:

(28) Hufeland’s Journ. 1819, mai (Der bleyerne Stiefel).

Frank. Tom. 111,

6. Traitement de l'epilepsie rhumalismale, métastatique et arthritique. — Les épilepsies rhumatismales , métastatiques et arthritiques présentant des caractères d’inflammation doivent être traitées comme l’épilepsie inflammatoire. Après avoir employé la méthode anti-phlogistique , la maladie étant plus avancée, on doit recourir aux irritants locaux , soit près du siége de la maladie (29), soit près de la partie d’où s'élève l'aura, mais avec prudence (30). Au nombre de ces irritants locaux se trouvent : les vésicatoires (31), les cautères (32) surtout éta-

nm mn cas tps andre néant annee

(29) Pontier, Épilepsie sympathique et périodique guérie par la cautérisation du nerf saphène de chaque jambe, avec les réflexions de F.-T. Double (Sédillot, Rec.

périod. de la soc. de méd, de Paris, t. XVI

(30) On comprendra quelle prudence il faut apporter dans les cautérisations, Surtout à la tête, en lisant Pison (1. c.) et de Haen (1. c).

(31) Panarolus, Pentecost. 1v, obs. 30 (sur la suture coronale). Morgagni rapportant l'observation de Serao, Op: c., ep. x, art. 8 (vers l'extrémité de la suture sagittale). Avicenne, 1, c., c. 1r, sur le lieu d’où part l'aura. Pleindoux, De l'emploi des vésicatoires appliqués sur toute l'étendue du cuir chevelu dans l'épilepsie idiopathique (Ann. de la sec, de médec. de Montpellier, tir, P,r, LE 540).

(32) Zacutus Lusitanus, Prax, admir., 1. 1, obs. 29 (une épilepsie due à la guérison d’un ulcère du nez et guérie par un exutoire établi à la jambe). Mercatus , Cons. med., cons. 5 (au bras). Willis, Path. cerebri, c. 27 (tant que le cautère donnait du pus, l'épilepsie était nulle ; le contraire avait lieu lorsque le cautère était sec). C. Piso, De morbis a colluvie Serosa, obs. 51, p. 175 (au sommet de la tête ou à la nuque). Malvicini, Collect.

utiles (sur la suture coronale), Act, nat.

Cur., vol. vin, obs. 43 (partant de la main, l'épilepsie fut guérie par un cautère placé à la main). Anecdotes de médecine, 85, p.124. Tissot, 1. e., p. 589.

Je ne sais par quelle fatalité aucun des nombreux cautères que j'ai employés contre celte maladie n’a donné un bon résultat,

blis avec le feu (33), les sétons (34), l’urtication (35), le rappel de la gale (36), de la teigne (37). Il ne faut pas non plus négliger les bains chauds (38), et, dans les épilepsies arthritiques , les bains sulfureux. Nous avons l'habitude de faire revêtir le corps nu du malade d’un vètement de laine et de le faire frictionner souvent (39). En outre , il faut avoir recours aux médicaments qui favorisent la transpiration (40), tels que le gayac offücinal (41), le sureau (42), l’acétate d’am-

ns pe dit queen

(33) Aretée, Cur. chron., 1.1, c. 4 (de Ja tête à la seconde vertèbre). Celse, I. 11, c. 23 (à la tête). Riverius, Obs., cent. n, n. 95 (à la suture coronale). Forest, 1. x, obs. 61 (à la nuque). Schenk, Obs., 124 n. 233 (témoignages nombreux de cautères établis en différentes parties). Tulpius, L. 1, c. 56 (à la nuque); 1v, c. 3 (au gros orteil d’où s'élevait l'aura). Meckren, Obs. med. chir., 1. 5 (à la suture coronale). Blankard, Collect. med. phys., cent. rv, n. 16 (au genou d’où s'élevait l’aura épileptique).

54) Fabrice de Hilden, cent. 1, obs.

41 (à la nuque). Schenk, Obs., |. 1,n.

932, Paré, Œuvres de chirurgie, Î. 1x, €.

A. Clarke, Lond. med. journ., 1781. V.

Abh.f. pr. Aerzte, 2 B., p. 201 (au dos).

Maret, Nouv. mém. de Dijon, 1784, premier sémestre, p. 449 (au bras irrité).

(35) Selle, Diss. de urticatione. V. Brugnatelli bibliotheca fisica , t. xt, n. 6.

(56) Gazette salutaire de Bouillon, 1775.

Loefter, Beytrage z. Wundarzneyk., 1 B.

Archambault, Obs. d’épilepsie guérie par l’inoculat. de la gale (Sédillot, Recueil périod. de la soc. de méd. de Paris, t. Lvit,

. Labonardière, Journ. général de méd., de chir. et de pharm., t. u, 1814, juillet (par greffe).

(38) Tissot, L. e., p. 581. Marcard, Ub.

d. Gebrauch d. Bæder, p. 410. Quelques bains ne suffisent pas, il s’agit ici de cen: taines de bains. En outre, il faut prendre garde que l’activité du sang vers le cerveau ne soit augmentée.

(39) Mangor in Act. nat. SOC. Baffniens, vol. 11, n. 99.

40) Quant à l'usage des diaphorétiques dans l’épilepsie, lisez surtout Lentin in Beytr.z. ausüb. Arzneywiss., 5 B., p.171, et in Hufeland’s Journ., 14 B., 5 st., p. 15.

(41) Zacutus Lusitanus, Pr. hist, l1, c. 6, 1, c. 1. Mercurialis, Respons. et consult., ur, c. 8. Horstius, Opp. m1, p. 52.

Forest., 1. x, obs. 58, 63.

(42) Dufour, Gazette de Bouillon, 1775, p. 46.

MALADIES

moniaque (43) et l’agaric musqué (44). Si l'origine première de l’épilepsie a été rhumatismale , et qu’il s'agisse de guérir plutôt les suites de l’inflammation précédente, rhumatismale, arthritique ou métastatique quelerhumatisme lui-même, outre la digitale, il faut employer le mercure, remède très-puissant pour déterminer l'absorption des humeurs extravasées. La réputation que le cinabre s'est acquise avec justice dans le traitement de l'épilepsie (45) doit surtout être attribuée hugo sundislel duneciliemes Louise

(43) Trois ou quatre onces par jour, de manière que le malade nage dans la sueur une semaine et plus.

(44) Bien que je n’aie aucune expérience de ce médicament, je penserais, d’après les observations de Bernhardt, Chym. versuche u. Erfabr. Leipz., 1755, p. 325, et de Whistling (Diss, de virtutis bus agarici muscarii. Jen., 4718, p. 15), qu’il serait utile de l’employer dans l'épilepsie due à la teigne et autres maladies de peau imprudemment guéries. Ce médicament, dit-on, détermine les selles et provoque la sueur sur la partie primitivement affectée. On emploie la poudre à la dose d’un scrupule à un demi-scrupule. On prépare une teinture très-employée contre la diarrhée par le peuple en Lithuanie. Elle est recommandée com me un spécifique contre l'épilepsie due à la terreur (Allgem. Liter. Zeitung., 1795, n: 245):

(45) J. Erato, d’après le témoignage dé Rivière, a appelé le cinabre l’aimant de l’épilepsie (Burserii, Institut., volts $ 286). Frid. Hoffmann a constaté l’incomparable vertu du cinabre, non-seulement dans l’épilepsie de cause interne ; mais encore de cause externe (Med. rat:

syst, vol. nr, sect. it, €. 2, p. m. 450); J'ai moi-même employé deux fois aveë succès le cinabre dans l'épilepsie, et même à la dose d’un scrupule et demi deux fois par jour. Lisez, sur l'usage et la dose de ce médicament : Schulze, Scrutinium cinnabarinum, Hal., 1680. Schilchting ;, Traumatologianovantiqua. Amstelodami; 1748, p. 27. Vogel, Hist. mat. med. Lugd.

Batav., 4758, p. 594. Wallerius, Resp.

Skragge diss. de cinnabri in corp. human, effectu. Upsal., 1762. OEttinger, Ginnabaris exul, redux in pharmacopol. Tub.; 41760. Dalby, On the virtues of ciunobeï and musk againstthe bideof mad dog. Bir:

mingb,, 1764. Demetrius, De medici:

cinnabaris viribus. Lips., 1778. Toute, fois , j’ai souvent employé en vain le ci nabre, ce que d’autres confessent aussi comme on peut le voir dans Gruger, D epilepsia (Misc. ag. nat. Cur., dec, 1, an

DU SYSTÈME NERVEUX

au mercure. L'action anti-épileptique de ce médicament à été souvent portée dans l'emploi du calomel (46) et des frictions mercurielles (47), jusqu’à la salivation (48). L'’épilepsie qui a été guérie par l'extrait d’aconit-napel- paraît avoir été d'un caractère arthritique ou rhumatismal (49).

7. Traitement de l'épilepsie syphilitique.— Le mercure a surtout une grande action dans l'épilepsie vénérienne (50).

Mais souvent. l’extrême sensibilité des épileptiques s'oppose à son administration. Toutefois, la plupart supportent le sublimé-corrosif (b1) , surtout dissous dans l’éther sulfurique (52). Cependant

6, p. 105; an. 7, p. 140). Tissot, I. c., p. 345, S 176.

(46) Spærri, Ub. d. Wirk. d. Quecksilbers in d. fallsucht. v. Museum d.

Heilk. schweiz. Aerzte u. Wundærzte, 1 B.,p. 275, n. 55 (trois épilepsies dues à la suppression de la teigne, de la gale et des miliaires, furent guéries par l’emploi du calomel porté jusqu’à la salivation). Burserius, Inst. med., $ 276, p.

(47) Sylvaticus, Consil. et resp. med., cent. 1V. Patav,, 1656, consult. 47. Willis, 1. c., c. 3. Ettmüller, Opp., t. 11, art. 8, p. 884. Rolfink, Medic. consult., p.

195. Kaempf, Act. Hass., 4 vol., n. 23, P. 152. Housset, Diss. sur les parties sensibles du corps humain, 1769, p. 72.

Bang, Act. soc. Havn., vol, ur, n, 10, p.

412, etc.

(48) Acoluth, Salivatio mercurialis epilepsiæ habitualis averrunca (Mise, ac, nat. cur., dec, 1, an. 9, p. 312). Walther, De epilepsia salivatione mercuriali curata (Eph. ac. nat. cur., cent. in et rv, p. 251). Budaeus, De epilepsia per salivationem mereurialem curata (Misc. ac.

nat, Ccur., dec. 11, an. 7 et 8, p. 228).

Maurit, Hoffmann, Ptyalismus salutaris in epilepsia (Eph. ac. nat. cur., cent, et u, p. 272).

(49) Durande in Gardane, Gazette de santé, p. 1453.

(50) $ zvr, n. 29 (9). (Ed. de Leyps.)

(51) On peut lire la cure merveilleuse d’une épilepsie vénérienne par Locher, 1, c., p. 41. Cfr. Girillo, Traité des maladies vénériennes, P. 11, obs. 32.

Bahn, Briefwechsel mit sein. ehemal.

Schülern., 1 B., p. 427.

(52) R. sublimé corrosif, deux grains:

éther sulfurique , deux gros. D.S. Pr. six gouttes quatre fois par Jour, en augmenant à peine la dose, car les dernières

la cure radicale de la maladie s'obtient difficilement si on n’a recours à de petites frictions mercurielles long-temps continuées (53), aux bains chauds et à la décoction saturée dans du lait de la racine de salsepareille.

8. Traitement de l'épilepsie gastrique, scrofuleuse, rachitique et carcinomateuse. — L'emploi du mercure est aussi indiqué dans les épilepsies gastriques dues , soit à une obstruction du foie et du pancréas, soit à des vers intestinaux. En général, chez les enfants nous avons combattu l’épilepsie par la poudre anthelmintique , le calomel , la racine de jalap ou de rhubarbe avec addition de semences d’artemisium-contra, dans le but d'éliminer les vers et les saburres À s’il en existait (54). Nous préférons aux anthelmintiques que nous venons d’indiquer l’huile de ricin de bonne qualité donnée progressivement de la dose d’un gros à la dose de deux onces. En effet, comme les épilepsies d’origine abdominale sont dues le plus souvent à l’affection scrofuleuse des glandes du mésentère, nous ne craignons rien autant que d'irriter fortement l'intestin. Toutefois, cette crainte ne nousempèche nullement, lorsqu'il y a indication, de recourir aux émétiques et aux drastiques (55). L’émétique est indiqué dans l’épilepsie tirant son origine de l’estomac , lorsque ce viscère n’est ni enflammé ni trop sensible, si un vomissement survenant pendant l’accès épileptique l’abrège (56) , ‘si le

A nm

portions de ce médicament présentent, en raison de l’évaporation de l’éther, une solution très-saturée; aussi, approuvaije peu la solution mercurielle éthérée,

(55) Cullerier, Obs. sur deux maladies épileptiques dépendantes de l'affection vénérienne , et guéries, l’une par les frictions mercurielles, l’autre par le sirop sudorifique et par la liqueur de Van Swieten (Sédillot, Recueil périodique de la société de médecine de Paris, t. x1v, p.

(54) Latham, Some observat. respecting the med. usually given in worm-cases with remarks upon the collateral advantages sometimes derived from them in cases of epilepsy (Med. transact., vol. v,

(E) Deman, Ebpilepsia paucos inter dies sola primarum viarum evacuatione curata (Nova acta ac. nat. cur., vol. vir, p. 147).

(56) Swieten, 1, ç., aph. 1080.

paroxysme est annoncé par des nausées (57), si le malade se plaint constamment d'un poids à l'estomac ou d’une faim camine (58), O1 l'épilepsie survient à la pleine lune, l’émétique doit être administré trois jours avant (59). Quant à l'emploi de l’émétique dans l’épilepsie, on peut lire : Alexandre de Tralles (60), Zacutus Lusitanus (61), Roncalli (62), Méibomius (63), Richter (64), J. Clarke 465). Notre pratique ne nous a offert aucun exemple d'épilepsie guérie par les seuls émétiques; mais plusieurs fois les vomitifs ont paru préparer la voie aux autres médicaments. Aussi partageons-nous tout-à-fait l'avis de Tissot, qui les conseille (66). Nous ne devons pas passer sous silence que les émétiques peuvent apporter un autre secours que Je vomissement (67). On conseille contre V'épilepsie provenantdes intestins lesforts purgalifs , tels que l’aloës (68), l’hellébore noir (69); la rhubarbe (*) nous a réussi, et si la bile semble prédominer, le surtartrate de potasse et autres sels neutres, mais long-temps continués (70), avec des intervalles de repos; et si les

(57) Haen, Rat. med., P. v,c. 4, S1.

(58) Tissot, L. c., p. 256.

(59) Swieter, 1. c.

(Gt) Prax. admirab., 1.1, obs. 24.

(62) Histor. morb., p. 19.

(63) Diss. cit.

(64) Med. u. chir. Beobachtungen, p.

(65) Comment. on some of the most important diseases of children. London, 815 (excite des vomissements répétés avec le sulfate de zinc).

(66) L. c., p. 236... « Je suis même persuadé, qu’en les négligeant trop (émé- 4iques), de grands médecins échouent. »

(67) Mayer, Epilepsia contumax usu radicis ipecacuanhæ vindicata (Eph. ac.

mat. cur., cent. v, Vi, p. 515).

(68) Galien, De locis affectis, |. v, c. 7.

(69) Cœl. Aurelianus, p. 507. Greüing, Sæmml. schriften., 1B., p:186. Jourpal de méd., 4776, p. 544; 47717, p. 65.

Abh. f. pr. Aerzte, 4 B.,25st., p. 515.

(‘) Mangold, Pr. de epilepsiæ novis specieb. Kinneir, essay on the nerves, p.179.

Sievers in Pallas, N. Nord. Beytragen., 7 B.,p. 264. J'ai l'habitude d'employer la teinture aqueuse de safran avec l’eau de menthe.

(70) Comme le conseille avec toute raison Thom, Erfahrungen u. Bemerk., p. 95.

MALADIES

forces manquent, les amers, tels que la bile (71). Les eaux minérales, savonneuses et salines (72) ne sont pas non plus sans effet (*) lorsque les selles ne sont pas trop fréquentes. Mais ces divers médicaments ne peuvent rien produire si on népglige le régime diététique qui est surtout important dans l’épilepste gastrique. On ne peut ici donner de préceptes généraux et conclure que tel régime qui a été utile dans un cas sera utile dans un autre (73). La plus grande partie de nos malades se trouvait frèsbien de la diète lactée. En effet, le lait, et surtout le lait d’ânesse , a été de tout temps recommandé aux épileptiques (74), et à ce sujet on peut lire Cheyne (75).

On peut cependant accorder au malade des végétaux (76) non flatulents, des fruits mürs, et la chair des jeunes animaux, pourvu que-ce ne soit pas en trop grande quantité. La sobriété doit être recommandée à tous les épileptiques. La meilleure boisson est l’eau; car, à peu d’exceptions près, l’aicool , le vin, le café, le thé, le chocolat nuisent constamment

(71) On conseille la bile de différents animaux, de l'ours, par exemple (in Abh.

d. k. schwed. ak., 27 B., p. 514), du bœuf (Ib., p. 525), du chien (Bartholinus, Act. Hafn., vol. 1, obs. 20), du bouc (Gaz. de santé, 1774, p. 154), du chat noir (Unzer, De epilepsia, |. 11, €.

14), du taureau (Quarin, Animadv., p.

24), dont je me sers exclusivement. Hofberg, Ub. d. Nutzen d, Ochsengalle gegen d. fallende Sucht (Schw. ac. abh., 4765, p. 525). s

(72) P. 1, vol. n1, c. 1. (Ed. de Leyps)

(*) Telles que Balaruc (Tissot), Brütkenau (Alix, Obs. chir., fas. n1), Nenndorf (Schræter in Bald. N. Magaz., 2 B., p. 211), Freienwalde (Heydecker, Beschreib. d. Gesundbrunns zu freinwalde 3 abschu.), Embs (Brücemann, Enarratio choreæ S:-Viti et epilepsiæ, quæ per fontes medicatos et thermas Emsenses curatæ sunt. Francf.. 1786).

(73) Pour cette raison, nous le conseil- Jons par le régime indiqué in Op. cit, Diaetophylus, et suivi par tous.

(74) Cœlius Aureliauus, Op. c.

(75) On essay on the gout. Lond., 1724, p. 105. English malady. Lond., 1759. De natura fibræ ejusdemque laxæ morbis.

Lond., 4725.

(76) Quelques-uns exceptent le persil V. Hoffmann, De apio epilepticis noxic (et quare?) (in Misc. ac. nat. cur., dec:

au, an. 9 (1095), p. 78).

DU SYSTÈME NERVEUX

aux épileptiques. Je dirai la même chose des végétaux acides, à moins que les ma- Jlades n’y soient accoutumés dès leur enfance, comme chez les peuples septentrionaux. Mais les acides doivent être défendus aux épileptiques, dont la maladie est due à l'acidité des premières voies , Ce qui n’est pas rare chez les enfants. Il n’est donc pas étonnant que les médicaments absorbants soient employés, sinon dans l’épilepsie idiopathique, da moins dans les convulsions (77). Nous voulons parler des yeux d'écrevisses, de coquilles préparées, de cendres diverses (78), de la magnésie, du savon (79), de l'eau de chaux (80). Nous avons guéri radicalement, avec la poudre de Frank contre la physconie (81), un enfant épileptique (82). Vraisemblablement les médicaments de cette espèce , outre l’absorption des acides, attaquent le vice scrofuleux, qui fixe d'habitude toute notre aliention lorsque les épileptiques portent des traces scrofuleuses. Les cautères Sont alors très-utiles, surtout à la base du crâne et sur les parties latérales de

(77) Rivinus, Diss. de remed. antepilépt. terreis. Lips., 1710.

(78) Teis que de la taupe (Hirschel v.

d. Falisucht., p. 5), des corbeaux brûlés (Reusner, Obs., cent. 1, n. 13). Blaw, Artemisiæ carbonum usus in epilepsia (Misc. ac. nat. cur., dec. in, an. 9 et 10, p. 244).

(79) Avec du lait. V. Cohausen, Epilepe Sia usu saponis veneii in lacte soluti et per aliquot septimanas administrati curata (Nov. act. ac. nat. cur., t. 11, p. 51), Burserius, Inst., vol. 1, p. 247.

(80) Tissot, V. d. Nerven., 4 B., p.

(81) Composée de baies de laurier, de poudre de corne de cerf et de noix musçade en parties égales, recouverte de pâte de pain et cuite au four. Trois fois par jour à la pointe d’un couteau.

(82) Un enfant de trois ans était depuis le onzième mois de sa vie sujet à une épilepsie dont les accès revenaient d’abord ous les deux mois, tous les trois mois, puis toutes les trois semaines. L’abdomen tait tumélié et un prurit continuel des 1arines tourmentait le malade. Plusieurs inthelmintiques furent employés sans succès. La maladie provenant de l’affecion des glandes du mésentère, j'employai a poudre contre la physconie, et le ma ade guérit çomplètement,

l’épine (83). M. Hoffmann (84) a employé avec succès le vésicatoire à l’ombilic dans l’épilepsie des enfants. Il est évident que les ulcères artificiels sont indiqués contre l’épilepsie due à un vice rachitique, On à employé dans le même but l'extrait de bourgeons de vigne. Nous soupconnons de nature rachitique l’épilepsie guérie par le jus de raisin non encore mür (85). Si on pensait qu’un principe carcinomateux fût cause de l’épilepsie, il faudrait recourir à la méthode recommandée contre le squirrhe et le cancer. Un grand nombre de médecins attestent la vertu anti-épileptique de la ciguë (86) et même de l’arsenic (87).

9. J'raitement de l’épilepsie atonique el nerveuse. — Nous voici arrivés au traitement de l’épilepsie atonique et nerveuse. Comme le plus grand nombre des épilepsies a été rapporté à tort à la variété qui nous occupe, nous ne devons pas nous élonner de rencontrer ici un recueil de formules pharmaceutiques.

Nous les examinerons d’une manière générale, suivant le règne de la nature d’où elles sont tirées (88).

10. Médicaments tirés du règne animal. — Le musc. Bien que nous ayons souventemployé ce médicament debonne

(85) Nous avons sous les yeux la veuve d'un professeur de Vilna qui fut guérie d’une épiiepsie rebelle par plus de six cautères placés sur les côtés de la colonne vertébrale.

(84) Eph. acad. nat, cur., cent.it et x, p- 465.

(85) Un Grec, raconte le docteur Lu dovic Frank, affecté d'épilepsie, rêva qu'il recouvrerait la santé en buvant du jus de raisins non encore mûrs; et, en effet , il fut guéri par ce médicarnent,

(86) Stoerk, Libellus quo continuantur experimenta. Percival, Pract, essays., vob, pef44.

(87) L. Alexander in Duncan, Med, comment. for the year 1791, dec. 11, vol.

v, n. 11. Pearson, N. auserl. abh, f. pr.

Aerzte, 13 B., p. 572. V. Med. comm.

von Edimb., 2 dec., 5 B., p.235 (potasse arséniquée, d’un quarantième à un vingtième de grain).Brugnatelli in Bibl. fisiea, tom. xiv. Masius, Beob. üb. d. Wirksamk, d, valeriana u. d, arseniks in d.

Epilepsie. V. Hufeland’s Journ., 1813, mærz, p. 45. Je ne conseille à personne l'usage de ce médicament pire qu’une maladie, |

(88) P. ar, vol, 1, sect, 1, c. 1, S vi. (Ed, de Leyps.)

qualité et à hautes doses long-temps continuées contre l’épilepsie, nous n'avons pas obtenu par son moyen une seule guérison. Bien plus, un grand nombre de malades, quoique non pléthoriques, en ont plutôt éprouvé du détriment. Mais comme Hannes (89), Kuefner (90),Schenk (91), Massa (92), Hoffmann (93), Van- Swieten (94), Wall (95), Gullen (96), Thouvenel (97) et autres (98), ont été plus heureux, nous sommes loin de vouloir chasser le musc de la série des anliépileptiques. Si le castoréum, dont Rivinus (99), Junker (100), Neumann (1), Alexandre (2) et autres blämèrent l’emploi, peut-être obtenu d’excellente qualité, comme en Russie, il sera d'une grandeutilité contre l'épilepsienerveuse.

Sa poudre, unie aux extraits résolutifs (3)

ee ne

(89) De moschi virtute antepileptica in proprio filiolo observata (Nova acta ac.

nat. cur., Vol. v, p. 244).

(90) Pharmacoliterion s. medicamenta secund. ordinem effectaum alphabet. Ingolst., 1522 (avec du vin blanc).

(91) Diss. de moscho. Jen., 1667.

(92) Journal étranger, juillet 1790, p.

235 (R. musc oriental, dix grains; nitrate d’antimoine, un scrupule; extrait de camomille, q. s. pour faire un bol.

L'auteur guérit, avec deux doses de ce remède données avant le paroxysme, une jeune fille de dix-huit ans affectée d'une épilepsie grave succédant à une fièvre intermitiente).

(93) Med. rat. syst., t. 1V, p. 25, 25,

(94) Commentar. in Boerhaave aphor.,

tn.

(95) Medical tracts. Oxf., 1780.

(96) Anfangsgr. d. pr. Arzneyk., p. 376.

(97) Mém. sur les principes et les vertus des substances animales médicamenteuses. Bordeaux, 1779, p. 557, et Abh.

f, pr. Aerzte, 10 B., 2st., p. 552.

(98) Nova acta nat. cur., vol, v, obs.

G3. Moebius, Diss. de ‘epilepsia. Jen., 1659. Feurstein, Diss. de epilepsia. Goett., 1792. Maurer, Diss. de med. antepilept., p- 25. Reineck, De moscho naturali et artefacto. Jen., 1784.

(99) Censur. med. offic., c. 2, 8.

(100) Conspect. med. theor. pract., tab. 37, cent. 35, et tab. 55, cent. 5.

(4) The chem. works of Caspar Neumann, p. 566.

(2) Experimental essays, p. 87.

(5) R. poudre de castoreum, demi-gros ; extrait de fumeterre et de chiendent, trois gros de chaque; extrait de rhue . un gros. M. faïtes pilules de trois grains;

MALADIES

et aux narcotiques , nous a souvent réussi contre l’épilepsie simple et surtout contre l'épilepsie utérine. Les observations des autres s'accordent sur ce sujet avec les nôtres (4). L'huile animale de Dippel.

Nous pouvons confirmer par deux exemples qui nous sont propres, et par plusieurs exemples de la pratique de mon père , les éloges donnés à ce médicament contre les épilepsies et surtout contre les épilepsies utérines par Dippel (5), Albert (6), Hoffmann (7), Zuch (8), Ludolfñ (9), Maachart (10), Vater (11), Model (12), Morand (13), Werlhof (14), Thouvenel (15), Dreysig (16), Lepreux (17) et autres (18). Nous l'avons cependant employé cent fois en vain! Thilenius confesse la même chose (19). En outre, l'odeur insupportable de l'huile animale de Dippels’oppose à ce qu’on l’emploie souvent dans la pratique civile (20). Elle s'unit par-

mr

faites en prendre huit deux et trois fois par jour.

(À) Thouvenel, 1. ec. V. Abh. f, pr.

Aerzte, 10 B., 2 st., p. 357.

(5) Disquisitio de vitæ animalis morbo et medicina. L. Bat., 17114, p. 89.

(6) Diss. de med, quadam effcaci in motil. nat. exacerbatis. Halæ, 1718.

(7) Obs. phys. chem. select, 1. 1, obs. 14.

(8) Diss. sist. facillimam ac certiss.

method. epilepsiam curandi. Erf., 1741.

(9) Resp. Tresselt, De olei animalis præparatione et modo agendi. Erf., 4748.

(10) Diss. de oleo animali dippelii.

Tub.,1745.

(11) Diss. de specificorum antepileptis corum, sigillat. olei animal. virtutib.

Viteb., 1725.

(12) Récréations physiques, etc. Paris,

(15) Journal de médecine, t. xx4V, P-

(14) Op. med. collég. Wichmann, P 5, p. 88 (deux fois par jour trente à quarante gouttes).

(15) L. c., Sammil., 16 B., 4 st., p.137.

(17) Huile animale de Dippel, comma remède contre la teigne et contre l’épilepsie (Ann. de la soc. de Montpell,; t.

XVI, p. 516).

(18) Kortum, Diss. de epilepsia. Duisb., 4766. Breslauer, Samml., 4721, p. 661.

Baumer, De oleo anim. Dippelii, morboque comitiali observationes quædam in Act. Mogunt., vol. 1, p. 297. |

(19) Bemerkungen , etc.,; p. 112.

(20) Jeune encore, j'ordonnai l'huile

PU SYSTÈME NERVEUX

faitement à l'éther sulfurique (21), et se donne très-bien en lavement (22). Le phosphore. Recommandé par plusieurs médecins contre l’épilepsie (23), il n’a point été employé par nous, et nous le regardons comme très-dangereux. Nous dirons la même chose des cantharides (24).

Toutefois il ne faut pas oublier que les parties animales contenant du phosphore ont obtenu d’être, dans tous les siècles, préconisées pour combattre l’épilepsie.

On peut ranger parmi elles, non-seulement le sang des divers animaux (25), mais aussi celui de l’homme (26), lés

Etre

animale de Dippel à un danseur italien affecté d’épilepsie ; peu s’en fallut que je ne fusse jeté par la fenêtre avec mon remède.

(21) R. huile animale de Dippel et éther sulfurique, un gros de chaque. D.

S. trois à quatre fois par jour de quinze à vingt gouttes.

(22) Auswalhl, d. wirksamst. einfachen und zusammengesetzten Arzneymittel., 2 aufl., 4 B., p. 359.

(25) Kramer in Commerc. literar. Norimb., 1723, p. 137; 4782, p. 180, P. 1.

Hartmann, Resp. Fietz, Diss. usum phosphori urinarii internum medicum a nuperis opprobriis vindicans, Franef. ad Viadr., 1786, t. 1. Hartmann, Resp. Elfoenberg, Diss. de noxio phosphori urinæ in medicina usu. Aboæ, 1773. Feuerstein, Diss. de epilepsia. Goett., 1792. Quarin, Animadv. pract., p. 23. Cfr. Hufeland’s Journ., 7 B., 5 st., p. 110, et Med. national. Zeitung., jul, 1799, p. 639.

(24) Stocker, Diss. de usu cantbaridum interno. Goett., 1781, p. 34. Clara, Sur l'efficacité des cantharides dans le traitement de l’épilepsie. Sédillot, Recueil périodique de la Société de médecine de Paris, t. in, p. 455.

(25) Du lion (Wirding, Nova medicina Spirituum , p. 151), du chat noir (Bier- Jing, Medicus, p. 944), de l’ânesse pleine (Formey, Versuch e med. topographie von Berlin, p. 195), de l’aigle (Aldroyandus, Ornithologia, L. 1, n. 1), du corbeau (ibid., L. x11, n. 13), de la taupe (Reusner, Obs., n. 12), de la tortue (Plinius, Hist. nat., 1. xxvu, ©. 4), du veau marin (Cœlius Aurelianus, p. 314).

(26) D'un gladiateur tué (Celse, 1. nr, c. 25), d'un homme récemment tué (Bierling, 1. c., p. 455), d’un père (Popp, Handbüch., p. 116), du gros orteil d'un épileptique (Aetius, Tetrab. 15, serm. 9, c. 15. Camerarius, Sylloge memorab.,

secondines humaines (27) et bovines (28), les testicules (29), le foie (30), le cœur (31) et le cerveau (32), ie crâne humain (33), l'urine (34), les excréments (35), les

cent. xvI, n. 34-45), des menstrues (Ett= müller, Opp., t. 1, p. 780. Schroeder, Pharmacop., p. 826), sang humain (Bar tholinus, Obs., cent.1r, hist. 78. Langius, epist. 1, n. 14, Schaper, Diss. med. curiosæ specimen 1 de odio 2 de potu sanguinis calentis e corpore humano contra epilepsiam. Rostock, 1705). On peut voir quels ont été les funestes résultats de cette horrible médication dans les observations de Tulpius (1. 1v, c. 4), Verzasch (Obs.

med., cent. n 7), et autres (Breslauer, Samml., 1720, 2 B., p. 447 ; 1721, p. 654; 4723, p. 559).

(27) Zacutus Lusitanus, Med. pr. hist., 1. n, n.62. Schurig, Embryolog., p. 879, Finkius, Enchirid. dogm. hermet., c. 5.

Lentilius, Misc., vol. 1, p. 57. Langius, Opp., vol. 17, p. 437. Le professeur Bernbardus Albinus, d'après le rapport de Diétric in Diss. de epilepsia. L. Bat., 1684, $ 51, recommandait, comme un remède efficace contre l'épilepsie, les secondines humaines séchées à l’ombre et pulvéris sées, données à la dose de deux scrupules à un gros, dans de l’eau alcoolisée d’œillet d'Inde.

(28) Remède populaire en Lithuanie.

(29) D'âne (Gesner, Hist, mirab., 1. #, p- 9), de renard (Lentilius, Misc., vol. 11, p. 136), de porc (ib.), de coq (Alexand.

de Tralles, !. 1, c. 31),

(50) D'homme (Arétée, Cur. chron., f, , c. 4), de loup (Borellus, Obs., cent. 11, n, 95).

(51) De loup (Paulini, cent. obs. 65).

(52) D'homme (Hirschel, Gedank. v.

d, fallenden sucht., $ 4. Mém. de Paris, an. 1765 , hist. 51. Homme épileptique, âgé de 28 ans, guéri par la cervelle humaine qu'on lui fit manger pendant dix ans sans qu'il le sût), de chameau (Pline, Hist. nat., 1. xxvur, ec. 8), de caille (Camerarius, Memorab., cent. xvr, n. 42), de grenouille (Blankard, Collect. med.

phys., cent. 1v, n. 89).

(35) Pline, Hist. nat., 1. xxvrir, cap. 1.

Henault, Ergo epilepsiæ cranium humanum. Paris, 1611. Quercetan, Tetras gra vissimorum capitis affectuum, p. 325.

(54) Cœl. Aurel., p. 320.

(55) Humains (Ettmuller, Opp., vol. 1, p. 2145), de chien (Al. de Tralles, 1. 1, 21), de paon (Borelli, Obs., cent. 1m, n. 15).

os (36), la soie brûlée (37) et surtout la corne de cerf (38).

11. Médicaments tirés du rèqne végétal. — Racine de valériane officinale.

Quoique nous ne puissiüns opposer qu'une seule guérison à dix épilepsies rebelles à ce médicament , et quoique nous nous trouvions obligé de restreindre beaucoup les éloges que Tissot lui a accordés (39);

(36) Dé la tête de la carpe (Baricellus, Hortulus genialis, p. 312), de la truite (Velsch, Hecatost., vol. n, obs. 90).

(37) Breslauer, Samml., 1718, p. 698.

Heimrich, De holoserico remedio antepileptico, ætiologico considerato (Act. ac.

pat. cur., vol. 1v, p. 76). Le 7 avril 1815, un centurion polonais affecté depuis vingt ans d’une épilepsie dont la cause pouvait être cherchée dans l’onanisme, la crainte et la lésion dutéendon d’Achille, me disait qu’il ne souffrait plus de sa maladie depuis qu’il se servait de soie noire brûlée, d’après le conseil d’un de ses amis, quoique plusieurs fois il ait ressenti les prodrômes qui autrefois annonçaient l'accès.

Je ne sais ce qu'est devenu ce malade.

(38) Voyant que la corne de cerf était le spécifique le plus célèbre contre l'épilepsie, que ce médicament jouissait d’une grande réputation auprès du peuple de Lithuanie, je résolus d'autant mieux de le soumettre à de nouvelles expériences, que les remèdes de ce genre sont recommandés par Hoffmann lui-même contreles troubles nerveux. Je n’ignore pas la fable de l’épilepsie du cerf (habitant les forêts de Lithuanie) ei non d’une bête féroce, comme le raconte Swieten (1. c., $ 1085, p.454); mais j'ai cette opinion, que siles fables devaient nous éloigner de l'emploi des médicaments, à peine pourrail-on en employer un seul. Que sont en effet, autres que des fables, les hypothèses tant vantées sur l’action des médicaments?

Maisje reviens à mon sujet. J'ai donné la corne de cerf à plusieurs épileptiques, et je n’en ai guéri qu’un seul, mais ce ma- Jade dont j'ai raconté l’histoire ailleurs était affecté d’une épilepsie rebelle à tous les remèdes. La confiance de ce malade en ce médicament était si grande, que retourné en Allemagne et ne trouvant pas de corne de cerf dans les pharmacies, il en faisait venir de Vilna. (Cfr. ec. x, $ 51, n. 5 (57) (éd. de Leyps.), où il est question de poudre contenant de la corne de cerf et guérissant la chorée.) |

(59) L. c., p. 503. « Cette plante est celle qui mérite la première place sur lo catalogue des meilleurs anti-épileptiques, »

MALADIES

cependant nous avouerons que, dans l’épilepsie nerveuse exemple de toute complication (40), la racine de valériane, tirée non de pays marécageux, mais des montagnes, desséchée avec soin, récemment réduite en poudre très-fine, et donnée sous cette forme (41) aux adultes deux ou trois fois par jour à la dose d’un scrupule à un gros pendant plusieurs mois, occupe la première place parmi les végétaux anti-épileptiques. Comparez notre opinion avec les observations de Fabius Columna (42), Dominique Panarole (43), Schuchmann (44), Crugerius (45), Ros. Lentilius (17), Morchand (48), Chomel (49), Haller (50), Scopol (51), Hi (52), Quarin (53), Thilenius (54) et autres (55), et vous verrez qu’elle est d'accord avec l'expérience. Racine de

(40) V. Infra, n. 18.

(M1) Si le malade préférait les médicaments volatils, la teinture éthérée de valériane, composée d’un gros de racine infusée dans une once d’éther sulfurique, est quelquefois préférable à la poudre.

(42) Phytobazanes. Neapol., 1592, p.

97, ed. 2. Mediol, 1740. (Un homme d'une haute naissance, épileptique;, se livrant à l'étude de la botanique afin de trouver un remède contre sa maladie, fut guéri par la valériane).

(45) Tatrologismorum seu medic. histor. pentecostæ quinque. Romæ, 1645.

Pent. 4, obs. 35, p. 26.

(44) Valeriana epilepsiæ euporiston.

(Misc. A. N. C., dec. am, an. 4, p. 116.)

(45) Eph. n. cur., dec. 11, an. 7.

(47) Ibid., dec. 111.

(48) Hist. de l’Ac. des sc., an, 1700, pe 559, et an. 1706.

(49) Abrégé de l’histoire des plantes usuelles, t. 1, p. 71.

(50) Hist. stirpium indigenarum. Hel- Yetssit..r, P92

(51) Flora carniolica, p. 547.

(52) Von d. Tugenden des Baldrians.

Nuremb., 1765.

(53) Animadv., p. 25. Nova Act. N. C., vol. v, obs. 63.

(54) Med. u. chir. Bemerk. nach. dem Tode d. Verf. herausgeg. v. d. sohne H, C. Thilenius, 2. Th, Frankf. a. M. 1714, p. 411. (Il employait l'huile essentielle de valériane à la dose de deux à six gouttes.)

(55) Samml. auserl. Abh. f. p. Aerzte, p. 211. Hufeland’s journ., 2 B., p.

DU SYSTÈME NERVEUX

pivoine. Ce très-ancien anti-épileptique

(56), à tort négligé, comme le disent plusieurs auteurs modernes (57), a été deux fois en vain essayé par nous. Il mé-

rite cependant d’être soumis à de nou-

velles épreuves. Nous n’avons aucune expérience de la racine de pyrèthre (58), du doronicus pardalianches (59), du diclame blanc (60), de l’héracléum spondyum (61), de la pétasite (62), de la scille 63), du colchique (64), de l’oignon (65) et de l'herbe d’angallis amère (66), de la cardamine des prés (67), du sédum âcre

(56) Berger, Bericht v. wunderbarl.

Kraft d. Paeonienwurzel wider das Vergieht. Frankf., 1599. Friderici diss. de paeonis. Jen., 1670. Huenerwolf anatomia paeoniæ. Amst., 14680.

(57) Hufeland, Bemerk. üb. d. natürl.

u. inoculirten Blattern. verschiedene kinderkrankh, u. s. w. 5, Aust. Berl., 1798, D. 516, Thom. erfahr. aus d. Arzneywundarzney u. enthindungwiss, Frankf., 1799. Cullen Anfangsgr. d. prakt. Arzneyk. nach. d, viert. engl. Ausg. überselzt mit Anmerk. u. züsatzen, 2 Ausg., 2 B., die zusætze, p. 389, 590.

… (58) Alex. de Tralles, 1. 1, c. xxr.

(59) Gesner, Epist., p. 18, 66, 74.

. (60) Stœrk, Lib. de flammula Jovis, C.. J1, P. 38 (essence, de vingt à soixante gouttes trois fois par jour). La racine de dictame blanc fait partie de la poudre anti-épileptique de Gutteia. V. Pharm.

Wurtemb., p.151. Orvietanum, p. 135.

(61) Orne, in medical papers, communicat. to the Massachussets med. soc., vol. r. (Essayé cinq fois contre l’épilepsie, réussit trois fois. La dose de la poudre est d’un gros à trois.)

(62) Cranz, Mat. med., P. 11, p. 162.

(Une once de racine pour une livre d’hydromel, dont on fait prendre au malade quelques onces le matin à jeun, en lui donnant deux ou trois médecines laxatives par mois.)

(65) Riverius, Obs. commun., p. 672.

— Gardanne, Gazette de santé, p. 293.

(64) Raven, in the Lond. méd. and.

surg. journ. 1817.

(65) Journ. de méd., 1787. V. Hufeand neueste annal, d.franzæs. arzneyk., 2 B, p. 581. (Suc exprimé à la dose de rois onces par Jour),

(66) Dioscorides, Mat. med., 1. 11, c.

cix. Gasser, Observat., n. 57.

(67) Berger, De remed. specif, in epiepsia. Francf., 1795, p. 41. — Dufresnoi n Fourcroy; Méd: éclairée, t. 1v.—Nagel, Diss. sistens cardamines pratensis characterein botan, et usum medic. Francf.,

(68), du galium jaune (69), du caïlle-lait blanc (70), de la lunaria rediviva (71), de l’androsaces lactea (72), du taxus (73), de la rue (74), du tabac (75), du datura stramonium (76), de l’hellébore (77) et de l’a-

1795, p. 13. N'a été d'aucune utilité à Barer (Med. trans., t. r, p. 445).

(68) Zschorn in Hufeland’s journ. 13 B.,2st., p.167.—Gaulay, Emploi du sédum âcre (joubarbe) et du nitrate d’argent dans l’épilepsie (Ann. de la soc. de médecine de Montpellier, t. xvn, p.182).

: —Peters (ib., 1815, mai, p. 19. L’herbe

sèche réduite en poudre, dix grains à un scrupuie, deux fois par Jour).

(69) Chomel, Plantes usuelles, t, 11, p.

24.—Bonafos, in Heutesierk recueil, v. sr, p. 445. V. Abh. f. pr. Aerzte, 1 B., 5 st., p- 101. — Gardanne, Gazette de santé, 41715,:p..19, 4716,:p..78,-4717,.p.9. — Muller, Diss. de climatide vitalba. Erl., 4786. — Wendt, Klir. annal., p. 146.

(Deux à quatre onces de suc exprimé, à prendre le matin).

(70) Extract. V. Goppner in Hufeland’s journ. 1817, jul., p. 95. ,

(71) Russische Sameml. f. Naturwiss.

u. Heilk. 2 B., 2 H., 1816, p. 248. (Remède populaire en Russie).

(72) Ibid., p. 254. |

(75) Extr. aqueux de feuilles de taxus, d'uñ grain à douze dans l’espace d’un jour. Est surtout recommandé dans l’épilepsie due à l'absence des règles. Lisez Harmand, Journ. de méd., 1700, vol.

LXXHI, p. 214. — Hufeland, Annal. d.

frauzæs. arzneyk., 4 B., p. 147.—Loder, Diss, de taxo baccato. den., 1794, pages 47, 18. ;

(74) Alex. de Tralles, 1. 11, c. 32. — Pline, op. c., 1. xx, c. xur. (Décoction avant les accès). — Riedling, Lin. med., 1698, p. 877.—Schenk, Obs., 1. 1, n. 228.

—WValleriola, Obs., 1. vi, n. 7.-= Stenzel, Diss. de rutæ medicamento et veneno, Viteb., 1755.

(75) Zacutus Lusitanus, Prax. admirab., 1.1, obs. 26 (guérie avec le jus de tabac).—Sennert, Paralip. ad 1. 1, méd.

pr., n. 45 (sirop). Iannemann, De epilepsiæ cura. Misc. À. N. C., dec. n1, an. 5, p. 159,

(76) Stoerk, Libellus, quo demonstratur stramonium, hyoscyamum, etc., esse remedia in multis morbis maxime salutifera. Viennæ, 1762.—Sidren, Diss. de usu stramonii in convulsionibus.Upsal, 1772.

— Cooper, Diss. on the properties and effects of the datura-stramonium, Philadelph.,1797.—Hufeland’sJourn., 9B.,13 st, n. 4.—Dreysig, 1. c., p. 300.

(77) Celse, L, 11, €. xx1u,.—Schulzius,

tropa belladone (78).Jusqu’ici nous avons employé en vain la jusquiame (79) contre l'épilepsie.Nous sommes obligé avec d’autres (80), après plusieurs essais, de confesser la même chose des feuilles d’oranger (81) vantées comme anti-épileptiques (82). Nous ne pouvons juger autrement du guy (83), s'il s’agit d’épilepsie idiopa-

De helleborismo veterum. Hal., 4717. La teinture d’ellébore noir est recommandée par Maclean dans les maladies convulsives dues à la rétention des menstrues.

Edinb. med. and surg. journ. 1818, jul.

(78) Münch, Beob der angewendeten Belladona bei d. Menschen. stendal., 2 st., p. 66. — Münch (le fils), Diss. continens obs. pract. circa usum belladonæ in melancholia, mania et epilepsia. Gœtt., 1785. Theden neue bemerk. u. Erfahr., etc., 2th., p. 209.—Stoll, Rat. medendi, P, au, p. 407. — Ebers, Hamnœv. magazin, 1783, p. 99.—Hufeland, L. c., 9 B., 3 st., p. 100. Des observations opposées ont été recueillies par Greding, Sæ&mmtliche schriften, 4 th.,n. 4. — Thilenius, 1. c.,2th., p.112.—Allamand, Obs. sur l'usage de la belladone dans quelques affections nerveuses et épileptiques, et notamment sur ses heureux effets dans une maladie convulsive singulière. (Ann.

de la soc. de méd. de Montpell., t, xix, LR RÈSES

(79) Stœrk, op. e.—Collin, Obs. med., t. 11, p. 448.—Stockar de Neuforn, Diss.

de hyoscyami virtute med. Erl., 1797, p. 68, 69. — Baldinger, Magazin, 5 B., p.

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