‹ Traité de pathologie médicaleChapitre 220 sur 261 · EE EE EE D CC TE · texte numérisé non relu

EE EE EE D CC TE

(74) Act. nat. cur., vol. 1, obs. 67. — Alibert dans le Dict. des sciences médicales, t. vin, p. 52. — Demours, ouv. c., 1. 1, p. 208.

(12) Paré, 1. 1x, C. XXIV. — Schulze , Diss. de fonticulis caute occludendis.

Hal., 1741.

(73) Riedlin, Curat. med. millenar., n.

(74) De l’arthritis.

(75) Ce cercle n’est pas seulement, d’après Beer, un signe d’oplithalmie arthritique; mais, selon mes propres observations, il est en général un symptôme de diathèse arthritique. Du moins, J'ai vu peu d’arthritiques qui ne présentassent ce cercle bleu, quoique la plupart n’eussent jamais été atteints d’ophthalmie.

(76) Demours, OUV, Gr le T7 P; 208,

tique est d'autant plus mauvais que la maladie provient plus certainement d’un vice héréditaire, que le malade peut moins éviter les causes excitantes, et qu’on à moins lieu d'espérer une goutte régulière.

8. Trailement. — Aussilôt que cela est possible, dans l’ophthalmie artbritique, il faut recourir aux applications de sangsues sur les endroits déjà indiqués (77). Il est utile, lorsqu'il ÿ a fièvre avec signes inflammatoires, d'ouvrir la veine du pied : car il n’y a rien de plus inconvenant que d’avoir recours aux remèdes anti arthritiques pendant l'accès de Parthritis, surtout chez les sujets pléthoriques et sujcts aux hémorrhoïdes. Au contraire, ii est avantageux d’excilter doucement les selles, et surtout de provoquer :

le développement de la goutte aux extrémités, par les pédiluves irritants (78). Il faut, en même temps, appliquer des sinapismes aux cuisses, sans négliger les sudorifiques doux à l’intérieur. La violence de l’inflammation étant calmée, on applique sur l'œil même la chaleur sèche au moyen seulement de linges appendus sur les yeux el fixés au front, chez les malades irès-sensibles ; chez les auires, d'après le conseil de Beer, on emploie des sachets de plantes aromatiques avec le camphre (79). Quand les douleurs sont excessivement intenses, on frictionne la région sus-orbitaire avec de l’opium imprégné de salive. Mais ces différents moyens ne suffisent nullement pour enlever les racines du mal et empêcher les récidives à la moindre occasion, si l’on ne détruit et ne détourne de l'œil la diathèse arthritique générale, suivant les règles qui seront dounées ailleurs (80).

Qu'il suflise de rappeler ici que l'usage in-

(77) Ainsi, mon père, se trouvant à Milan en 1790, eut une ophthalmie arthritique terrible. L’illustre Palletta, appelé pour lui donner des soins, osa à peine promettre la conservation de la vue; cependant, des sangsues ayant été appliquées en grand nombre autour des yeux, la goutte ayant peu après gagné les pieds, la maladie fut enrayée.

(18) Préparés avec de l’eau chaude, du sel, de la farine de moutarde ou des cendres.

(79) Peu de malades supportent bien ces sachets, et le plus souvent leur application détruit le bon effet des autres remèdes déjà employés.

(80) P. 1, chap, dé l’arthritis,

terne de l'extrait aqueux de bois de gayac officinal avec le camphre (81), et les cautères au bras, en usant d’un régime convenable, sont éminemment utiles,

$ VIII. De l’ophihalmie périodique.

1. Definition. — On appelle périodique l’ophthalmie qui est un symptôme de la fièvre intermittente, ordinairement larvée.

2. Auteurs. — Riedlin (82), Pelargus (83), Hoffmann (84), Butter (85) et Medicus (86), ont recueilli des observations de cette espèce de maladie, ‘ que nous avons quelquefois observée en Italie.

3. Symptômes. — À des heures déterminées, le soir surtout, ordinairement tous les deux jours, on remarque tantôt de la douleur, tantôt de la rougeur des yeux, persistant pendant une partie de la nuit et disparaissant le matin. On observe rarement des symptômes fébriles.

4. Causes. — Attendu que l’ophthalmie périodique se montre d'ordinaire dans les localités qui favorisent le développement des fièvres intermittentes, et aux époques où ces fièvres sévissent,

nous lui assignons les causes générales.

des fièvres intermittentes (87).

5. Diagnostic. — Il nous est impossible de tracer les signes diagnostiques tirés de l’autopsie de l'œil. Les exemples que nous avons observés présentaient la forme du taraxis. Une fois seulement l'affection de l'œil semblait plutôt être un symptôme de fièvre intermittente céphalique. Au reste, quoique la périodicité

et les intervalles de rémission complète,

fassent reconnaître la maladie, on Ja confond assez ordinairement , non sans

(81) R. extrait aqueux de gayac, une once et demie; camphre, un scrupule. M. f, des pilules de trois grains; saupoudrez-les avec de la poudre d'iris de Florence; à pr. cinq trois fois par jour.

Quand y a complication d’hémorrhoïides, ces pilules irritent trop; il convient alors de recourir à l’extrait de racines de douce amère, de chiendent , de rhubarbe avec du soufre.

(82) Lin. med., 1700, p. 315.

(85) Medicinische Fahrgange, 4 B., p.

(84) De ophthalmia, obs. 2, opp., t. n, p. 168.

(85) Vom Keichhusten, p. 22.

(86) Von periodischen Krankheïiten.

(87) P, 1, veu, cu, 27. (Ed. de Leyps.)

MALADIES

danger, avec les ophthalmies gastrique:

et syphilitiques qui reviennent aussi par accès, le soir. L'influence de Ja dia thèse périodique sur les yeux deviendr:

de plus en plus évidente lorsque nou iraiterons de la fièvre intermittent:

amaurotique (88).

6. Pronostic et traitement. — Le pro nostic de l’ophthalmie périodique est ll même que celui des fièvres intermittentes ; 1l en est de même du traitement dans lequel cependant il faut beaucouy avoir égard à la complication gastrique de telle sorte que souvent on eût obtemt plus de soulagement des éméliques que du quinquina.

$ IX. Ophihalmie exanthémateuse.

Page 1