Tulpius, Obs. med., 1, 1, ç. x
Cfr. notre chapitre sur l’épilepsie..
(55) Heister, Wahrnehm., 2 B., n. 195.
Cfr. notre chapitre sur les mouvements convulsifs vagues.
(54) Cfr. notre chapitre sur la paralysie.
mais, par un pronostic sévère, tel que le portent trop souvent les médecins oculistes, enlever au malade -tout espoir de guérison, ou celui du moins de recouvrer jusqu’à un certain point la vue, seule consolation qui reste aux malheureux; car ilest bon de savoir que l’amaurose peut guérir aussi accidentellement, comme on en possède des exemples : par la chute d’une tuile sur la tête (56), ou par d’autres lésions du crâne (57), par le jeûne (58), la diarrhée (59), la céphalée (60), les éruptions exanthémateuses (61), la fièvre (62), l’ictère (63), l’enfantement (64) et les visions nocturnes (65).
$ V. Traitement.
1. En général. — Il ne faudrait point toutefois interpréter l'observation qui précède comme si nous donnions le conseil de tourmenter incessamment les sujets amaurotiques par des essais inutiles de traitement. Ici, comme partont, il existe un juste milieu, et, pourvu que nos moyens ne nuisent point, il est permis d’en essayer plusieurs, ne fût-ce que pour calmer l’'impatience des malades.
On doit s'abstenir, en général, des remèdes empiriques et spécifiques, jusqu'à ce que le diagnostic en ait fait naître une indication rationnelle. Le
2, Traitement de l’amaurose traumatique. — L'amaurose traumatique réclame, et cela d'autant mieux qu’elle est plus récente, l'emploi. sinon de la saignée, du moins des sangsues, pour dissiper les congestions sanguines qui l’accompagnent, et celui des purgatifs, particulièrement du calomel et de la racine de jalap, afin de détourner les humeurs de la tête. En mème temps il faut recourir sans retard à l’application de linges
(56) De igneis medicinæ præsidiis. Vs Halleri Bibl. chir., vol. 1, p. 270.
(57) Schenk, obs. var, 1. 1, n. 510, — Meekren, Obs. med. chir., €. xxx.
(58) Riverius, Obs. communic., p.
(59) Celsus, De medic., lib. vr,-c. vr.
(60) Pausanias , Messenic, 1. 1v.
(64) Klein, Interpres clinic., p. 293.— Richter, Med. u. chir. Bemerkung., p. 64.
(62) Welschius, Obs. med. episagm. 26.
(63) Lentilius, Miscell. med. pract., P.
(64) Schmucker, ouv. c., 2 Lh., p. 7.
(65) Menochius, Nutzlich u. gelehrter Leitvertreib., cent. 11, ©. vi, p. 22,
imbibés d’eau froide (66) sur l'œil et sur le front. Si ces moyeus ne réussissaient pas, on devrait essayer les fleurs d’arnica 167), et, en cas d’insuccès de cette dernière substance, avoir recours à l’électricité (68) et au galvanisme (69).
3. Traitement de l’'amaurose inflammatoire. — La saignée est, de l’aveu de tous les praticiens (70), le principal remède de l’ämaurose inflammatoire. Quel-
(66) Aetius, FL. ce. — Schmucker, I. c., 2th., p. 21. — Beer in Arnemanx’s Magaz. f. 4. Wundarzneiwiss. 25, p. 90.
(67) Schmucker (ouv. c., 21th., p. 50) et Richter ( Chir. bibl., 2 B., p. 84) assurent que l’arnica n’est d'aucun secours dans l’amaurose. Au contraire, Collin (Obs. circa morbos acutos et chronicos, P. 1v, p. 79, sect. , p. 108) et d’autres auteurs élèvent cette substance jusqu'aux nues. La vérité se trouve entre ces deux extrêmes, ainsi qu'il résulte des observations d'Angeli (in Weigel’s Ital. Bibl., 3 B., 1 st., p. 127), de Thilenius (Med, chir. Bemerk. , p. 48), de Sæmmering ({Hufeland’s Journ., 7 B., p. 85), etc.
(68) Lisez, sur l'emploi de l’électricité dans l’amaurose : Faulwetter, Kurze Grundsatze d. Electricitat., 5 B.— Ware in Mem. of the med. soc. of London, vol. arr, n, 45. — Remarks on the ophthalmy, ete. — Pomme et Renaud dans le Journ. de med.,t.rxxmi, p. 201. — V.
Hufeland's Neueste Annal. d. Franz. Arzneyk., 2 B., p. 524. — Sommer, I. c., P.