‹ Traité de pathologie médicaleChapitre 248 sur 261 · V. Edinb., 5 B., p · texte numérisé non relu

V. Edinb., 5 B., p

(6) Burserius dit : « Necesse ergo est continuo alvum lenire, venam secare, aliisque epispasticis revellere, et corticem validissime propinare, » |

(7) Beer, I. c., $ 185.

(8) Hoffmann, Schmucker, Richter, I. cc. — Chevillard dans le Journ. de med., t. LxXIV, n. 45, — Zincken in Hufeland’s Journ., 8 B., 15 st., p. 171, — Beer, I. c. |

(9) Wintringham, Beer, Il. cc.

(10) Stoerk, Libell, de stramonio, etc.

MALADIES

du rhus radicans (11) et du camphre (12) a été avantageux. Îl en est de même, dans certains cas, du rétablissement de la teigne (13), de la gale (14), de la plique (15}, etc., et des ulcères artificiels.

8. Traitement de l’amaurose nerveuse. — L’amaurose nerveuse avec surcroit de sensibilité réclame la plus grande délicatesse dans le traitement. Il est bien difficile, en effet, d’émousser la trop vive sensibilité du système nerveux et de lui redonner le ton qu’il a perdu sansirriter ou échauffer. On débute par la médication anti-phlogistique, la saignée du pied, les sangsues à la tête, l’exposition à une température fraîche, à une lumière modérée, le régime végétal, les pédiluves, les lavements laxatifs, mais surtout ceux préparés avec les feuilles de digitale :

pourprée (16), enfin l’élixir acide de Haller. L’afflux des humeurs vers la tête étant calmé on frictionnera la région susorbilaire avec-de l’éther sulfurique, auquel on associera le laudanum liquide de Sydenham et le baume de vie d’'Hoffmann. Plus tard on exposera les yeux euxmêmes à l'influence des vapeurs éthérées.

Certains praticiens font des frictions sur l'œil (17) avec l’onguent mercuriel (18) ou le nitrate d’argent (19). Le muse administré à l’intérieur produit de bons effets que l’on aide par le mercure et l’an-

GOT. MIDDLE RARES aride sem ae me)

— Collin, Obs. circa morbos acutos et chronicos, P. 11, €. 11, cas. 4, 2, 5. — Hœhmer, Diss. de usu salutari extract.

aconit. in arthritide.

(11) Dafrenoy, Du caractère et du traitement des dartres.

(12) Beer, I. c.

(43) Ephem. nat, cur., cent. vin, observ. 52.

(14) Beer, 1. c.— Portal, Cours d’anat.

med., 1. 1V, p. 452. — Wege, Diss, de morbis sinuum frontalium. Goett., 1785.

(15) De la Fontaine, I. c., p. 67.

(16) Je donne ordinairement les poudres de crème de tartre, de nitre et de feuilles de digitale pourprée.

(17) Salzb. med, chir. Zeitung., 1818, n. 87, p. 144. On prétend que la pupille se rétrécit par ce moyen.

(18) Sublimé corrosif, un quart de grain ; beurre frais, deux gros. M.

(19) Nitrate d'argent fondu, deux grains; axonge récemment préparée, deux gros. M, frotter les yeux, deux ou trois fois par jour, avec un morceau de ce mélange de la grosseur d’une lentille,

DES YEUX; DES OREILLES ET DES NARINES

timoine (20). La racine de valériane (21) n’est pas à dédaigner. L’éloge que l’on a fait de la pulsatille noire (22) n’a été confirmé ni par notre expérience ni par celle des autres praticiens (23). On regarde aussi comme suspecte la vertu de l’opium (24), de la ciguë maculée (25), de l'huile de cajeput (26) et du gaz hydrogène (27). Il faudrait expérimenter l'influence de l’ammoniaque et des autres alcalis dans l’amaurose nerveuse avec diminution de sensibilité. En général ici une lumière plus vive (28), l'air condensé (”},

le vin généreux (29), un régime nourris=

sant, une températureplus chaude, les topiques irritants, en un mot les toniques, sont indiqués (30).

9. T'raitement de l'amaurose symptomatique. — Le traitement de l’amaurose symptomatique découle évidemment de celuides maladies primitives dont elle dépend.

$S VI. Des alterations de la vue. 1. Zn general. — Outre les maladies

des yeux qui ont été décrites jusqu’à présent, l'organe dela vision peut encore être

(20) J'ai appris que la formule suivante avait été employée par mon père avec un grand succès, surtout chez les femmes amaurotiques : R. muse pulvérisé, un grain; calomel et soufre doré d’antimoine, par parties égales, un demigrain; sucre, six grains. M. on prend ceite poudre soir et matin.

(21) Nootnagel, L. c., $ 22. — Richter, EC

(22) Stoerk, De pulsatilla nigric.

(23) Schmucker, 1. c., 2 th., p. 30.

(24) Trnka, 1. c., p. 465.— Stoll, Prælect., p. 588. — Michaelis in Richter's Chir. Bibl., 6 B., p. 151.

(25) Stoerk, De cicuta, |, n, €. 11, cas.

28, c. 11, p. 248. — Zinkel in Hufeland's Journ., 8 B., p.171.

(26) Hoffmann, 1. c., obs. 5.

(27) Le Febure , Ub. d. schwarz. Staar

u. d. neu entdeckte Heilart desselb, durch Wasserstoffgass. Lipz., 1804.

(28) Michaelis, 1. e., p. 752. — Himly, Ophth. Beobacht., 4 B., n. 2. — Hufeland Journ., 7 B., 2 st.,p. 165.—Loebel, ibid., 1815, juin, p. 56.

() Weinhold in Allgem. Lit, Zeit., 1819, oct., n. 256 (Die Anwendung des Luftdruckess).

(29) Ephem. nat. cur., dec. 1, an. 1, obs. 71.

(50) Blancard, Collect. med. phys., cent. 11, n. 02,

atteint de certains vices, tels que : la myopie, la presbyopie, la nyctalopie, l'héméralopie, la photophobie, limpossibilité de discerner les couleurs, la vue nébuleuse, réticulée, trouble, interrompue, l’hémiopie ou vue de la moitié des objets, la diplopie, la photopsie, la myodesopie, le strabisme et la iuscité. Quoique ces altérations doivent être considérées, ainsi que l’observe très-bien Beer (31), comme des germes des maladies déjà décrites, etsurtout de l'amaurose, on peut toutefois, sans inconvénient, les exposer en particulier d’après l'ancien usage. Nous suivronsici de préférence la marche tracée par Rung (32), Scheïd (33), Knobloch (34), Misler (35), de la Hirei (36), Vater (37), Kærber (38), Richter (39) et autres qui seront indiqués en particulier.

. 2. Myopie (40). — On donne le nom de myopie (41) à cet état de la vue qui ne permet point de distinguer les objets situés à une certaine distance. Beer (42) prétend qu'un œil voit convenablement lorsqu’il peut apercevoir les objets, même les plus petits, à quinze ou vingt pouces de distance. Le myope est celui dont la faculté visuelle s'étend à peine à dix pouces. Lesindividus affectés du vice dont il s'agit forment des lettres très-petites en écrivant, approchent l'écriture trèsprès de leurs yeux et la placent obliquement, regardent les objets en rappro-

(31) Ouv. c.. p. 424. ,

(32) Diss. de præcipuis visus symptomatibus. Basil., 1578.

(33) Diss. de visu vitiato, ejusque de monstratione mathematico-med. Argent., 4677. Diss. de quibusdam visus imminuti vitiis. Argent., 1720.

(34) Diss. de læsa visione. Basil., 1615.

(55) Diss. de statu visus naturali, et præternaturali. Gies., 1680.

(36) Sur les différents accidents de la vue. Paris, 1685.

(37) Diss. de læsionibus visionis. Viteb., 1706. Diss. visus vitia duo rarissima, alterum duplicatum, alterum dimidiatum sistens. Witeb., 1723.

(38) Diss. de rarioribus quibusdam visionis vitiis. Erf., 1756.

(59) Ouv. c., 5 B.

(40) En allemand, Kurzsichtigkeit; en français, la vue basse.

(41) Ouv. c., p. 651.

(42) Sturm, diss. de presbytis, et myopibus. Altd., 1697. Detharding, Diss. de myopia, et presbyopia, Rostoch., 1756,

Chant les bords des paupières, clignotent facilement et finissent enfin par être affectés de strabisme. La causeprochaine dela myopie dépend de ce que les rayons lumineux qui devraient se réfracter de manière à ne se réunir en faisceaux qu’après être parvenus à la rétine, se réfractent et convergent plus tôt. Les causes de ce phénomène sont : 1° la trop grande convexité de la cornée, qui est quelquefois conique, et qui rappelle cet état appelé par les modernes Staphylôme transparent ou hyperkeratosis (43); 20 la convexité anormale de la face antérieure de la capsule cristalline ; 3° la densité des humeurs de l'œil, principalement de l'humeur vitrée; 40 la turgescence de CEE EE Su Ma Shot SN DUT MAS a les M AT

(45) I1 s’agit d’un vice de la cornée que j'ai eu l’occasion d’observer une seule fois à Vilna, et qui a été très-bien décrit par Léveillé (Traité sur les mala-

dies des yeux, traduit de l’ital. de Scarpa,.

t. 11, p. 179. Nach d. Uebersetz, v. Martens, th. 2, p. 185. not. (1)); par Arthur Edmonston (Treatise on the varieties and consequences ofophthalmia, Edinb.,1806, P. 184); par Jacques Wardrop (Essays on the imorbid anatomy of the human eye. Edinb., 1808, p. 117); par Robert Lyall (Diss. inaug. de staphylomate pellucido conico. Petrop., 1816, p. 8); par Wilhelm Adams (Ub. d. Wiederherstellung d. Gesichts, wenn es gelitten hat od. verlohren gieng, weil d. cornea e.

konische Formannahm ; aus d. Journ. of Scienc. and arts. n, 4. ubersetzt. v. Dr.

Holscher) ; par Jacques Ware (Chirurgical observ. relative to the eye, Lond., 1805. Traduct. allem. de Runden, P- 61); par A.-R. Demours (ouv. c., t. 1v, p. 125), et dont Himly à parlé savamment, selon sa coutume (Bibl. f. Ophth., 1 B., 2 st., p. 368). Le vice dont il s'agit consiste dans une proéminence conique de la cornée qui conserve plus ou moins Sa transparence. D'où il suit que l’on ne peut le considérer comme un staphylôme dans lequel il y a toujours opacité de la cornée (ch.1v,$ 15, n. 14); et cela d’autant moins que le staphylôme est le produit de l’inflammation et s'accompagne de synéchie antérieure; tandis que la maladie dont il est question se développe sans inflammation préalable et sans autres altérations du globe de l'œil. Seulement, dans quelques cas rares, elle présente la surface convexe de la cornée inégale (Dr.

Brewster dans Wardrop, |. e.), la sub- Slance decettemembrane épaissie(Adams, I. c.), opaque à l'extrémité du cône (Léveillé, Ware, 1. C.), altérations qui

2e edit..

MALADIES

l'œil entier; 5° sa longueur excessive ; 6° l’impuissance des muscles de l'œil. à mettre cet organe en rapport avec la di« stance des objets ( impuissance qui provient le plus souvent d’une habitude vicieuse); 7° la dilatation habituelle de la pupille, et 8° un vice congénial du globe del’œil. La myopie qui reconnaît pour cause une mauvaise habitude et le gonflement de l'œil diminue avec le temps et finit, dans la plupart des cas, ou par disparaître, ou par dégénérer en un vice tout-à-fait contraire; mais il n'en est pas de même de celle qui est due, soit à un vice congénial, soit à la dilatation de la pupille. Dans ce cas il faut recourir promptement au correctif infail-

nr

témoignent, du reste, plus ou moins d’une inflammation antérieure. Quoi qu’il en soit, l'espèce d'affection qui a reçu le nom de staphylôme transparent conique, et à laquelle Himly à imposé celui, plus convenable, d’hyperkeratosis , est accompagnée de myopie à un degré presque jusqu’à la cécité. On cherche principalement la cause de la conicité de la cornée dans l’hydrophthalmie (Lyall), et

dans une tendance végétative de la cor-

née. On propose, comme moyens de guérison, les lunettes concaves, la soustraction de l’humeur aqueuse (Lyall) qui se régénère très-promptement, les collyres astringents, tels que ceux préparés avec l’alun dans une décoction d’écorce de chêne (Wardrop) ; l’infusion concentrée de feuilles de tabac, instillée dans l'œil,

à la dose de deux gouttes, trois où qua=

tre fois par jour (Ware), et l’écartement

du cristallin (Adams) : cette dernière méthode paraît très-sure dans le cas où la maladie aurait acquis un haut degré d’intensité, et où les lunettes concaves, surtout celles dont la concavité conique correspondrait parfaitement à la convexité de la cornée (Himly, 1. ce, p. 85), ne seraient d'aucun secours. Je ne puis passer sous silence une objection de l'éditeur de la Bibliothèque universelle (1818, mai, p.

40, 56), qui prétend que la cornée ne peut jamais devenir conique, tandis que la vue subsiste, par la raison que le cône s'oppose tout-à-fait à la réunion en foyer des rayons lumineux. Je ferai observer qu'autre chose est un cône parfait, et autre chose une forme conique. Or, l’observalion prouve que celle-ci s’oppose déjà considérablement à la vision, et que les malades affectés de ce qu’on appelle

le staphylôme transparent sont en même

temps atteints d’undegré de myopie qui approche de la cécité.

DES YEUX, DES OREILLES ŒT DES NARÎNES. à

lible de la myopie , c’est-à-dire aux lunettes concaves (44) convenablement faites, tant pour la forme (45) que pour le degré (46), et appropriées spécialement aux deux yeux. 11 n’en est pas de même dans le premier cas, où l'usage des lunettes, si l’on n’y a recours avec la plus grande précaution, peut, non-seulement enlever l'espoir de recouvrer la vueavecle temps, mais l’affaiblir chaque jour de plus en plus.Peut-on opérer l'extraction du cristallin dans les cas graves de myopie (47)?

3. Presbyopie. — L'impuissance de distinguer les objets dans la sphère or-

dinaire de la vision (c'est-à-dire en-decà

de quinze à vingt pouces), porte le nom de presbyopie (48). La cause prochaine de cette affection consiste en ce que les rayons lumineux se réunissent seulement derrière la rétine. Pour lire un caracière fin, le presbyte place le livre à plus de vingt pouces de distance, et derrière la chandelle ; et, tandis qu'il ne peut reconnaître l'heure à sa montre, il la distingue sur l'horloge d’une tour éloignée.

Les causes de la presbyopie, vice amené

le plus souvent par la vieillesse, doivent,

être interprétées en seus contraire de celles de la myopie. Cette maladie va toujours en augmentant, et ne saurait admettre de cure radicale.Les lunettes convexes ou lenticulaires sont utiles pour un temps(49).

4. Nyctalopie— Nous trouvons chez les auteurs deux interprétations différen-

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