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(44) En allemand, Hohlbrille,
(45) On peut lire sur la bonne construction des lunettes, les opuscules populaires de Beer : Phlege gesund u geschwachter Augen. Wien., 1808. Item : Das Auge od. Versuch, d. edelste Geschenk d.
Schopfang.vor d. hochst verderbl. Finfluss uns. Zeitalters zu sichern., Wien., 1815. |
(46) Les lunettes concaves à l’aide desquelles un myope peut lire les lettres du plus petit caractère, à la distance de quinze ou vingt pouces, sont regardées comme les meilleures.
(47) Lisez sur cette question : Beer, ouv. élém. cit., 2 th., p. 169. Cfr. Pellier, Recueil de mém., etc., et W.Adams, 1. c., Bibl. universelle. 11 en est certainement ainsi dans le cas où la myopie est due à la conicité de la cornée transparente, comme le démontre la note pré= eédente.
(48) En allem., Fernsichtigkeit,
(49) En allem., Linsenbrilles
tes du mot nyctalopie. La première, quand le malade voit mieux à la lumière faible du jour et pendant le crépuscule, que lorsque le ciel est serein ; la seconde, tout-à-fait opposée (50). Nous adoptons la première de ces interprétations, qui est celle de Richter (51) et de Beer (52).
La nyctalopie, ou cécité diurne, est de deux sortes : car tantôt les malades, sans distinction du jour ou de la nuit, voient imparfaitement ou ne voient pas du tout dans un lieu éclairé, tandis qu’ils voient assez bien ou parfaitement dans un lieu obscur (nyctalopie imparfaite); tantôt, sans distinction de lumière ou d’obscurité, ils sont aveugles durant le jour, mais jouissent de la vue pendant la nuit (nÿctalopie parfaite). Les causes de la nyctalopie sont : l’opacité de la cornée ou du cristallin du côté de la pupille ; 2° le mydriasis ; 3° la trop grande sensibilité de l’œil, qui tantôt est congéniale comme chez les albinos, tantôt accompagne la menstruation(53);tantôt est un effet del'ivresse (54),de l’onanisme(55}, d’une ophthalmie, des saburres (56), äe la suppression de la teigne (57); 4° une fièvre intermittente larvée amaurotique, dont les paroxysmes surviennent danslejour,etles intervalles apyrétiques ont lieu durant la nuit.Le traitement doit êtreappropriéaux causes, selon les préceptes déjà indiqués.
5. Hémeralopie.—L'héméralopie (58) (cécité crépusculaire) est le vice opposé à la nyctalopie. Elle se divise également en imparfaite et parfaite. L’héméralopie imparfaite doit son origine au rétrécissement de la pupille, à la cataracte, au trouble des humeurs de l'œil et à l'am-
(50) Iippocrate (1. 17, Prorrhet., x1) prend le mot nyctalopie suivant la première acception, d’où le nom de Nyctalopie Hippocratique. Maïs le même Hippocrate (vi, epid. v) définit aussi la nyctalopie , cécité nocturne. *
(51) Ouy. c.,.5 th., c. xvit, p. 479,
(53) Richter, I. c., p. 486. D’après l’ob.
servation de Pellier.
(54) Ibid. Suivant l'observation de Boerhaave (un homme ivre avait pu lire, pendant la nuit.)
(55) Ibid.
(56) Richter, 1. c., 6 487.
(57) Ibid.
(58) Wedel, Diss, de nyctalopia. Jen., 16935.— À. Bergen, Diss. de nyctalopia seu visu nocturno. Francf., 1754, V, Haller, Coll. diss., pr. 1, n. 22, — Reil, Diss, de nyçtalopia. Hal., 1791.
blyopie amaurotique avec diminution de sensibilité. L’héméralopie parfaite constitue assez fréquemment une fièvre intermittente larvée amaurotique (59), dont les paroxysmes surviennent pendant la nuit et disparaissent le matin. L’héméralopie imparfaite de nature amaurotique est très-commune. Elle règne épidémiquement (60), surtout durant l’été (61), endémiquement (62) et sporadiquement (63), et elle n’épargne point les marins de la mer des Indes et de la Méditerranée (64). On l’attribue principalement à l'air maritime, humide et froid (65). Indépendamment de la suppression de la transpiration, le défaut de nourriture, ou un régime entièrement végétal, t’està-dire sans beurre, ni lard, nous paraissent être les causes les plus propres à engendrer l'héméralopie. D'autres l’attribuent à un vice héréditaire (66), aux fièvres (67), à l’habitude de s’exposer pendant le sommeil aux rayons de la lune (68) ou du soleil (69), au travail de
mm me
(59) Eph. nat. cur., dec. 11, an. 6, obs.
79. — Pye, in Med. obs. and inquiries, Vol. 1, n. 13. Med. trans., vol. 1, p. 60.
(60) Hippocrates, Epidem., 1. vi. — Breslauer, Sariml., 1720, 2 B., p. 320.— Chamseru dans les Mém. de la société royale de médecine, t. vir, et le Recueil périodique de la société de médecine de Paris, t.ir, n. 9.
(61) Primitiæ phys. med., vol. 1. Surtout si, à des nuits froides succèdent des jours chauds (suivant l’observ. de Rich.
de Hautesierk),
(62) Dans certaines contrées de l’empire russe, p. ex. en Volhynie. Cfr. Guthrie in Mem. of the med. soc. of Lond., vol. vi, n. 28. De même que dans les régions des tropiques , au rapport de Forbes, in The Edinb. med. and surg.Journ., t, vir, 1811,
(63) Dans les hospices des orphelins, parmi les paysans, les soldats.
(64) Bampfield in Medico-chir, transact., vol. v, 4814, Lond.
(65) The Lond. med. and phys. journ., vol. xxxvi, 4816. Cfr. Payen, Diss. sur l'héméralopie ou la cécité nocturne. Paris, 1817.
(66) Act. nat. cur., vol. var, obs. 98.
Commercium liter. Norimb., 1745, P.
(67) Heberden in Arzneyk. Abh, v.
Lond., 1 B., n. 5.
(68) Reiïl, Archiv. f. Physiol., 4 Bx, 1 St., p. 35.
(69) Richard de Hautesierk, 1. c.
l'accouchement (70) et à la plique (71).
Il en est qui croient reconnaître quelque :
chose de scorbutique dans l’héméralopie (72). En général, le pronostic n’est point difficile (73), pourvu que la maladie ne persévère pas trop long-temps (*).
L'épistaxis faisait disparaître l’héméralopie chez Gilibert (74). Le traitement doit être réglé d’après les causes qui ont produit l'affection. Il faut bien se garder de recourir au quinquina (75) dans l’héméralopie périodique avant d’avoir débarrassé convenablement les premières voies. [1 faut surtout s’attacher à faire précéder l'usage de l'émétique (76). Quand il existe une affection rhumatismale , on.
ne doit point omettre les sudorifiques et les vésicatoires à la nuque (77). Mais un médicament merveilleux, dont notre ex-
périence propre a confirmé l'efficacité
contre l’héméralopie, c’est le foie de bœuf cuit que l'on donne à manger (78).
D'autres espèces de foies (79) sont préconisées par d’autres praticiens, de même que le régime animal en général (80).