‹ Traité de pathologie médicaleChapitre 250 sur 261 · M TE · texte numérisé non relu

M TE

(70) Ephem. nat. eur., dec. 1, ar. 6 app. p. 41. — Paullini, cent. 1, obs. 47.

(71) La Fontaine, l. c., p. 66 (je n'ai jamais observé aucun cas de-cette sorte d'héméralopie chez les sujets affectés de la plique).

(72) Bampfeld, 1. c.

(75) Je l'ai toujours vue cesser en même temps que les causes.

(*) Bampfeld enseigne qu’au bout d’un an la cécité est inévitable.

(74) Advers. med. pract. prim., p.265.

(75) Richter, I. e., S 484.

(76) Tode, Med. chir. Bibl., 2 B.

(77) Bampfeld, 1. c.

(78) Hippocrates, L. n, præd, c. 1v, de Yisu. Alard. Herm. Cummius, in Misc.

nat. cur., an. 3, obs. 129. 5

(79) Les foies de chèvre et d’anguille sont recommandés , le premier par Dioscoride (1. 11, €. xrvi), le second par Panaroli (pent. nr, obs. 49).

(80) Des enfants d’un hospice d’orphelins, chose indigne !... ayant été affectés d'héméralopie, par suite d’une nourriture fort insuffisante, et de l'usage d’aliments végétaux privés de tout assaisonnement, il a sufli, pour combattre cette maladie, d’ajouter du lard à leur nourriture. Une lettre d’Hochstetter à Horst me fait présumer que le lard ét le beurre étaient regardés , depuis long-temps , comme des antidotes de l'héméralopie ; voici ce que dit cet auteur : « Nescio quo-

dc.

On assure que la vapeur de foie cuit est quelquefois suffisante (81). Dans tous les cas, le malade doit être habitué graduellement à la lumière (82).

6. Photophobie. — Ii a déjà été question en divers endroits de cet ouvrage de ja photophobie ou intolérance de la lumière comme symptômes d'ophthalmies.

Nous avons observé que cette affection a existé par elle-même comme effet du rhumatisme (83), des hémorrhoïdes (54), des vers (85), de l’onanisme (86). Dans d’autres circonstances, elle est due à des violences extérieures (87), à la débauche (88), à la suppression des règles (89).

Les indications qu’elle réclame sont, suivant les cas, les vésicatoires à la nuque, l’opium délayé dans la sa'ive, et employé en friction à la région sas-orbitaire, ou le laudanum liquide 'e Sydenbam appliqué de la même manière sur l’œif, l'extrait aqueux de gayac (90), les sangsues, le camphre (91) et l'électricité (92).

1. Impuissance de distinguer les couleurs. — L'impuissance de distinguer les couleurs appartient encore aux vices amaurotiques. Cette affection présente divers phénomènes. En effet, tantôt les malades voient tous les objets peints de là même couleur, par exemple, en rouge, en jaune (93) (vue colorée), tantôt ils

modo, male, aut non butyrata visum obscurant, ast vox populiest, quæ vulgo Dei dicitur, ubel geschmalzen macht blin, »

Horst., Op., 1. 11, obs. 54.)

(8i) Tode, L. c., p. 158. — Brugnatelli, Giornale , an. 8, 71, n. 8.

(82) Rigall dans les Mém. de l’ac. de Toulouse, 1783.

(83) Chez une jeune fille de seize ans, % comtesse K.…

: (84) J'en ai recueilli plusieurs exemples.

(85) Dans une ambulance, en 1818.

(86) Chez un jeune marchand.

(87) Eph. nat. cur., dec.1, an.1, observ. 92.

(88) Justinus, Epist., l. xxt,c. 1.

(89) Pellier, Recueil de mém., etc.

(90) C’est à l’aide de ces trois inoyens que j'ai guéri la jeune fille dont il a été question plus haut.

(91) Il à eu un succès merveilleux chez le jeune marchand , en faisant disparaître les pollutions en même temps que la pho- 1ophobie.

(92) Ellinger in Voigt, Magaz. f. d.

neueste aus der Physik., 9 B., 4st., p.

(93) Becr, 1, c., p. 428.

apercoivent également tous les objets colorés de même, mais avec diverses nuances (94). Le traitement doit être fondé sur la thérapeutique de l’amaurose.

8. Vue nébuleuse.—La vue nuageuse est un caractère propre soit à la cataracte (95), soit à l'amaurose commençante (96); dans cette dernière affection, les nuages paraissent alternativement gris et noirs, comme si le malade voyait à travers la vapeur de charbon. ;

9. Vue réticuiee. — La vue réticulée (97) permanente appartient aux vices amaurotiques ; celle qui est transitoire

. doit être attribuée aux vents, aux sabur-

res, aux hémorrhoïdes, aux veilles, aux études, aux plaisirs vénériens, aux pleurs et à une constitution annuelle catarrhale.

Cette dernière a un grand rapport avec le vertige (98) ; elle débute le plus souvent tout-à-coup, peu de temps après le repas, par un sentiment de tension des paupières , auquel succède bientôt une perception comme de rayons lumineux de différentes couleurs, tantôt circulaires, tantôt serpentants (99), tantôt longitudinaux , et dans un état de mobilité continuelle, lesquels, partant de la surface des objets environnants, viennent frapper les yeux. Quant aux objets eux-mêmes, ils ne paraissent pas changer de place, et le malade ne craint point de tomber; il perçoit seulement une espèce de sentiment d’anxiété difficile à décrire, avec pouls fréquent et serré. Cet état venant à cesser après quelques instants, quelquefois au bout d’un quart d'heure, la tête reste lourde , et la face , d’abord colorée, prend ensuite une teinte pâle. Une

(94) Le malade dont parle Nicholl (V.

Medico-chir. transact., vol. vir, part. 11. Lond., 1816. Account of a case of curious imperfection of vision) regardait le rouge, le bleu et le vert comme des degrés de la même couleur. Il distinguait bien le rouge cinnabre et le jaune. Il rapportait au brun toutes les couleurs sombres.

L'auteur du journal de Salsbourg dit avoir observé trois cas semblables (Med, chir. Zeitung., 1817, n, 99, p. 550).

(95) Chap. 1v, $ 16, 5.

(96) Chap. v, $ 2, 1.

(97) En allem., Netz. od. Florsehen.

(98) Cfr. P: n1, sect. 1, €. xvVr, et Herz in Hufeland’s Journ., 3 B., 3 st.. p. 389.

Ueber d. Falschen Schwindel (faux vertige).

(99) P. ex., comme des remparts tracés autour de villes fortifices.

simple cuillerée de bouilion de viande ou d'avoine, chaud et restaurant, sufñt pour faire disparaitre aussitôt ce reste d’indisposition. On s'oppose au retour du mal par tout ce qui peut empêcher l'afflux des humeurs vers la tête ét entretenir la liberté du ventre; les moyens qu'on emploie de préférence sont le tartrate de potasse, la magnésie, la rhubarbe, avec addition d’oleo-saccharum de fénouil, pour dissiper les vents. :

10. Vue trouble. — Le trouble de la vue, considéré comme prodrome de la lipothymie, de l'épistaxis, et comme un effet des maladies du cœur et de l'aorte (100), du tænia et des autres vers intestinaux, du vice hémorrhoïdal , des narcotiques, des hémorrhagies, de celles de l’utérus principalement, est un mal ordinaire que l’on désigne par des noms divers chez les différentes nations (1).

Ü n'y a rien de commun avec tout ce qui tient à l’'amaurose. Sa thérapeutique doit être en rapport avec les causes qui lui ont donné lieu.

11. Vue interrompue. Il a déjà été question de la vue interrompue comme symptôme précurseur de l’apoplexie (2)

RERO EPP

(100) Je m'explique aisément maintenant le rapport que j'avais aperçu depuis long-temps, au lit des malades, entre lesaffections du cœur et celles de l'aorte, depuis que Block, dans une belle monographie sur la cinquième paire de nerfs, a démontré que le nerf Sympathique, au moment où il côtoie la carotide interne (qui a des rapports si étroits avec l'aorte) et où il forme le ganglion carotidien, envoie des rameaux au nerf moteur ocu= laire commun et au ganglion ciliaire.

Cette importante découverte est -confirmée par le savant Wützer (De corporis humani gangliorum fabrica aitque usu monographia. Berol., 4817, p. 82); et il ajoute (p. 126) : « Nuperrime tandem experimenta in equis vivis facta a cl. Dupuy descripta invenio (Bulletin de la société d’émulation, Paris, 1816, n. xu), qui his ganglion gutturale nervi trisplanchnici in quatuor casibus excidit... Signa autem, quæ a sectione ipsa non pendentia, subsecuta Sunt, erant: contractio pupillæ, rubor conjunctivæ, macies universalis, œdema artuum, ét tandem exanthema scabiosum).

(1) P. ex., les Allemands l’appellent : Es wird mir finster, grun und gelb, vor den Augen.

(2) P. ur, sect, 1, ç. v, $ 25, 2, (Édit, de Leypsick.)

MALADIES

et de l’amaurose (3). Quand le malade lit, il s'applique à découvrir des mots qui semblent disparaître, et il trouve incomplets tous les objets qu’il voit. Arrive bientôt ensuite la vue défigurée, effet d'une amaurosg Commençante où tous les objets paraissent recourbés, perforés (4) et tordus.

12. Hémiopie. — L'hémiopie, dans laquelle le malade n'apercoit que la moitié, supérieure ou inférieure, droite ou gauche des objets, a les plus grands rapports avec l’état précédent. Ce vice qui, dans quelques cas, est par lui-même un effet de la grossesse, des chagrins (5) ou du refroidissement (6), se rapporte à l’'amaurose comme résultat de l’affaiblissement du système nerveux, et doit dès lors être bien distingué de l'hémiopie qui est un symptôme d’autres maladies,

savoir : de toutes celles où les rayons «

lumineux émanés de la surface entière

des objets ne peuvent parvenir à la ré- !

tine; telles sont la chute incomplète de la paupière, l'opacité de la cornée, de la capsule cristalline, du cristallin Juimême, la situation défectueuse de la pupiile et l'éloignement de l'iris des procès ciliaires.

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