‹ Traité de pathologie médicaleChapitre 34 sur 261 · PAROLES DE LA MALADE EN POLONAIS · texte numérisé non relu

PAROLES DE LA MALADE EN POLONAIS

Ach Ty Boze wielki litosoiwy !

Ach ratuyze nieszezesliwa.

Pocieszycielu utrapionych, Uzbroy mie cierpliwoscia.

Ty tylko jestes nadzieja moja, Tobie ma ufnose pokladant, Q wy moi ukochani !

Patrcie na me udreczenia.

Widzicie; jak ezlek jest nikezemny, Jak malo rozny od prochu.

Boze wielki, Boze dobry ; Ty moja nadzicja, Skroc me cierpicnia, Lub powroc mi zdrowie.

Niech ci zye pracstaja, ktorzy zyli dlugo na sw cie, Lecz ja nedzua poczÿnam usychac w hwiecie,

Frank, tou, 1u,

de délire, mais un phénomène extraordinaire, sans perte de temps il m’apprit ce qui s'était passé. Le jour suivant , je me rendis chez la malade à cinq heures après midi. Je fus effrayé de l'aspect horrible de la malade , que je n'avais point vue depuis quatre mois, et qui présentait l'image de la mort. J'aurais même cru qu’elle était morte si ses ioues un peu rouges , ses yeux ouverts et fixes, sa respiration sonore et lente, et son pouls donnant plus de cent pulsations à {a minute, ne m'avaient assuré qu’elle vivait encore.En vain j'appelai la malheureuse par son nom et je la tirai par les bras. Tout me disait qu'elle était sans connaissance.

Cet état ne dura pas long-temps ; au bout de quelques instants elle revint à elle.

«Avez-vous dormi? » lui demandai-je.

« Oui certainement , et même fort tran- » quillement, » me répondit-elle. Pendant une demi-heure qu’elle parla ensuite avec moi, elle accusa des douleurs si atroces, que nul homme ne pourrait les supporter. Autant qu’il fut en moi je lui donnai quelques consolations dans mes paroles ; mais comme personne ne me demandait de remède, et que je n’observais rien de remarquable, je m'en allai. À huit heures du soir, je suis rappelé; la malade, après avoir éprouvé quelque anxiété, était à la fin devenue immobile et sans connaissance. Je la trouvai encore dans cet état, mais pourtant avec un certain mouvement des lèvres, comme si elle priait ou se parlait à elle-même. Bientôt après, elle se mit à chanter d’abord d'une voix basse, et ensuite d’une voix haute et sonore. Ce qu’elle disait ne formait pas des vers, cependant on y remarquait une sorte de poésie et de rhytlime.

Voici ses paroles, telles que je les ai écrites en les recueillant de la bouche de la malade ; j'ai eu soin d’y ajouter Ja tra duction.

Page 1