Percéptions. — La faculté par la
quelle nous percevons, après que l’attem tion a agi, les impressions faites sur le sens et communiquées au cerveau (e nous nous en formons des images) fait | base des autres facultés de l’âme. En ef fet, sans idées il n’existe ni mémoire, mn imagination, ni jugement, Dans un te état , l’homme est inférieur à la bête ; € son instinct seul le guide si toutelois i n'est pas lésé, ce qui arrive souvent. En outre, lorsque le travail de la perceptios et de la formation des idées est perverti quand même les sens sont d’ailleurs bier portants, la voie est ouverte aux halluci:
nations et aux manies. Nous avons de:
hallucinations toutes les fois que nou:
concevons des idées qui ne répondent pa:
aux choses ; nous tombons dans la manie toutes Les fois que nous prenons des idées
D Re RER
trouvent commode d'enseigner non pa:
une heure chaque jour, mais seulement quatre fois par semaine pendant une heure et demie. Par ce moyen, l’attention des auditeurs, qui peut à peine se soutenir pendant une heure entière, se fatigue, sans parler de la difficulté qu’il y a surtout pendant l'hiver où les jours sont très-courts, dans la disposition de le:
çons prolongées pendant une heure et de:
mie, ou de celle qui regarde la perception du son des horloges indiquant les demi-heures.
(7) La plénitude de l'estomac, même lorsqu'elle ne va pas jusqu’à constituer une maladie, entraîne l'impuissance de l'attention. C’est donc une très-mauvaise pratique , que celle des écoles et des universités où l’on s'occupe de la commodité des professeurs plutôt que de l'avantage des élèves ; car les heures de classes sont tellement disposées, que les élèves ont à peine terminé leur repas, qu’on les fait aller en classe afin que le maître puisse diner après la classe. Rien n’est plus contraire aux progrès dans les études et à la santé des élèves. Il faudrait donc une loi académique qui laissât le temps libre de.
puis midi Jusqu'à deux heures.
ausses pour des réalités, et que nous igissons d’après de telles idées. Les caues qui empêchent les perceptions et la ormation' des idées, sont (outre les vies des sens et des nerfs qui font comnmuriquer les sens avec le cerveau, et le léfaut d'attention) : 1° la succession trop apide des objets, comme dans le verge ; 2° la trop forte impression des obets, comme dans les passions de l’âme ; 3° les choses qui portent le sang à l’en- ‘éphale, comme les liqueurs fermentées, es fièvres ; 4° les poisons qui détruisent a sensibilité du cerveau ; et 5° les léions du crâne , des méninges , du cerreau, soit qu’elles résultent de mauvaise tructure, de violences externes, ou d’une ction inflammatoire.
IT. De la mémoire, de l'imagination et du jugement.
1. Mémoire. — La mémoire a rapport ux paroles, aux choses et aux lieux. Elle béit à la volonté, ou elle est excitée pontanément et même malgrénous. Dans un et l’autre cas , la mémoire doit som rigine à l’association des idées. Mais les lées sont liées entre elles, ou par les assions , ou avec les impressions exteres, lors même qu’elles sont à peine ou pas u tout perceptibles (1), ou par les mouements du corps. Au nombre des caues qui ont coutume de lier les idées entre Îles , on range l’action simultanée des bjets sur plusieurs sens (2), les rapports e cause à effet (3), la ressemblance ou : dissemblance des choses (4). La faculté ar laquelle l’âme peut séparer des idées
(1) Ainsi quelquefois l’idée d’une perune absente se présente d'elle-même à otre mémoire, et cette même personne > présente peu de temps après. Vraimblablement ici des effluves qu’elle pand, agissant à notre insu, ont excité 1 secret l’idée qui répond à la personne.
(2) P. ex. je vois à Rome un tableau d'autrefois j'avais vu à Paris. Aussitôt lieu où je l’avais vu, l’endroit où le tableau était fixé à Paris, et les permnes dans la société de laquelle je l’a ais vu, etc., se présentent à ma méoire.
(3) Aïnsi une pointe réveille l’idée de douleur.
(4) On pense rarement à Crœsus, sans 1'Irus vienne à l'esprit, Les maniaques rtout se livrent aux associations qui issent des dissimilitudes,
qui sont jointes , et créer à volonté des associations nouvelles, s’appelle abstraction ; c’est le fondement des sciences. De quelle manière la mémoire s’engendret-elle? Est-ce par des impressions laissées dans la substance du cerveau, comme le pensent Locke, Hook et Haller (5)?
Est-ce d'une manière moins matérielle, comme nous le soupconnons? C’est ce qu’on ignore. Nous consacrerons un chapitre tout entier à la perte de la mémoire (6).