‹ Traité de pathologie médicaleChapitre 63 sur 261 · RS EEE NES PNG DEP NENIE VU JU À · texte numérisé non relu

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(14) Par exemple, chez les Romains et autres peuples belliqueux, ou qui cherchent leur existence dans la rapine, et qui louent sans distinction le mépris de la vie.

(15) « Esisteine betrübende Erfahrung, dass die Zahl der Selbstmorde mit der Verfeinerung und den grœsseren Verwickelungen der gesellschaftlichen Verhæltnisse gleichen Schritt hælt, und dadurch am augenscheinlichsten die Ge-

brechen offeubart, an welchen die fortschreitende Cultur des Menschenge-

schlechts je læenger je mehr erkrankt. » Ideler dans Hecker’s lit. Annal. der gesammt. Heilk., 1829, Febr., p. 226.

(16) Puisque les historiens et les poètes païens célèbrent souvent le suicide, il n’est pas étonnant que la jeunesse, qui se livre aux études classiques, acquière souvent de fausses idées sur les qualités d’un bon citoyen.

(47) « L'esprit militaire, qui inspire l'indifférence pour la vie, qui n’attache pas une grande importance à un bien qu’on est prêt à sacrifier à l'ambition du maître; l'esprit militaire, dis-je, doit être favorable au suicide. » Esquirol, Fr €

(48) Les œuvres d’Helvétius et de ses pareils. « Un enfant de treize ans se pend, et laisse un écrit qui commence par ces mots : Je lègue mon ame à Rousseau, mon corps à la terre. » Esquirol, L. c.

(49) Par exemple l'ouvrage pernicieux intitulé : Werthers Leiden, V. Goethe.

(20) Engel, Philosoph für die Welt, 5 B., p. 20.

(21) Alberti (Diss. de solitud. med, util. Hal., 1737) et Zimmermann (v. d.

Einsamkeit) vantent la solitude, mais non pas une solitude parfaite, mais bien celle dont Pétrarque dit : « Volo solitu-

‘dinem non solami » (De vita solitaria).

(29) « Nichts befærdert so schr... die Neigung zum Selbstmord, als die .einfærmige aller erheiternden Abwechslung

- entbehrende Beschæftigung der Webe-

rei, » — Hinz..1. c.Ofr. Klein s Annalen der Gesetzgehung, B. 7, p. 19,

ple (23), dans la honte (24), dans le désespoir (25), dans l'amour (26), la colère (27), la nostalgie (28) et surtout dans le manque de religion (29). À ces causes

(25) C'est ce que prouve le fait des jeunes filles de Milet, qui brûlaient d’un tel désir de se suicider, qu’elles se pendaient en foule, et personne n’en conpaissait le motif. Enfin, d’après le conseil d’un sage citoyen, le sénat ordonna par un édit que la première que l’on trouverait s'être suicidée serait exposée publiquement toute nue. Ce décret mit fin sur-le-champ à la fureur de ces jeunes filles (Plutarque, Des vertueux faits des femmes , 1. 1. Cfr. Benkœæ dans Eph. meteor., vol. 11). Je suis surpris d’après cela que les censeurs aient permis que l'on vendit l’horrible ouvrage intitulé :

Biographien der Selbstmoærder.

(24) P. ex., les jeunes filles qui ne peuvent cacher leur grossesse.

(25) Chez les nègres condamnés à l’esclavage et les victimes d’escroqueries , de querelles domestiques, de la perte d’une place, des cartes et des autres jeux de basard (Delessert , dans Supplémeut au Journal de Paris du 16 juillet 1821), etc.

Cfr. Chabrol, Recherches statistiques sur la ville de Paris et le département de la Seine. Paris, 1821, 1825, 1826. Tableaux des suicides. Détail concernant les suicides. Et Rappcort général sur les travaux du conseil de salubrité pendant les an.

nées 1825 sq.

(26) Cap. xx, $ xcr, 2.

(27) Il existe des exemples de suicide

commis dans un but de vengeance, et.

pour faire tort à des maîtres ou à des parents sévères.

(28, Esquirol, 1. c.

(29) Laissons parier les faits : « Nach eingegangenen polizeilichen Berichten sind im Verlauf von neun Monaten blos in sechs der südlichen Provinzen der Niederlande 57 Selbstmærder bekannt geworden. Ueberhaupt hat man seit der franzæsischen Revolution unter allen Stæuden. eine systematische fortschreitende Verwilderung und Irreligiositæt bemerkt , welche natürlich, wenn æusseres Unglück binzutritt, kaum anders zu enden vermag. » Oestreich. Beobachter, 4816, No. 215. Dans le Danemarck, selon la même feuille publique (No. 201), le nombre des suicidés depuis 1785 jusqu'en 1790, s’est élevé à 481. Depuis 4790 jusqu'en 1795, à 209 ; depuis 1795 iusqu'en 1800, à 261, et depuis 1800 jusqu’en 1805, à 319. À Berlin, dans l'année 1814, sur 5,474 morts, on trouve 70

MALADIES

se joignent une disposition héréditaire (30), l’âge de vingt à trente ans (31), le sexe masculin (32}, l’équinoxe du printemps (33), les chaleurs de l'été (34), un air épais et nébuleux (35), l'abus des li-

suicides ! (Hamburger Corresp.,1817, No.

25). À Pétersbourg , en 1815, sur 11,829 morts, on a seulement 15 suicides (Ibid., No. 27). En 1827, tout l'empire de la Russie a présenté 1,176 exemples de suicides (Wiener Zeitung., 1828, No. 37).

(50) « Le sieur G..., propriétaire, laisse sept enfants, avec une fortune de deux millions : ses enfants restent à Paris ou dans les environs, conservent leur fortune paternelle; quelques-uns l’augmentent; aucun n’éprouve des malheurs; tous jouissent d’une bonne santé, d’une exis= tence honorable, de la considération générale ; tous les sept frères, dans l’espace de trente à quarante ans, se sont suicidés (Gall., Physiol., t. 11). Le même auteur a connu une famille dont la grand’mère, la sœur, la mère se sont suicidées ; la fille de cette dernière a été sur le point de se précipiter, et le fils s’est pendu. »

Esquirol, 1. c. On rapporte de semblables faits dans Bibliothèque médicale, Octobr. 1818, p. 48.

(51) Esquirol, 1. ce. J'ai connu en Lithbuanieunexilé français (M. Aubry), qui, quoique octogénaire, ne voulut pas attendre le terme naturel de sa vie.

(52) Sur 517 tentatives de suicide, il y avait :06 hommes et 1411 femmes ; et sur d’autres 590, il y avait 262 hommes et 128 femmes, au témoignage de Chabrol, 1. c, ann: 48922. et 1823: Cfr.: G:. Parkman dans London medic. and physie.

Journ., No. 254, et Gerson’s Magaz. der ausl. Litterat. der gesammt. Heilk., 1827, Mai, Juni, p. 490. |

(33) Le 20 mars 1821, deux suicides se présentèrent à moi à Vilna, l’un chez le comte P..., l’autre chez un geutifhomme nommé Z... Le premier était père de plusieurs enfants, et c’est en présence de son épouse qu'il se tua d’un coup de pistolet; l’autre était célibataire.

(54) « Cabanis avait observé qu'après un élé très-sec, l'automne étant pluvieux, les suicides étaient plus fréquents en automne. J'ai fait la même observation en 1818.» Esquirol, 1. c. — En général cependant le suicide se présente plus fréquemment pendant la grande chaleur; en cela mes observations sont d'accord avec celles de Grohmann, d’Esquirol et autres.

(55) Par exemple en Angleterre, quoi qu'en dise Burrows (Inquiry relative to insanity, 1820).

DU SYSTÈME

queurs fermentées (36), le célibat (37), la menstruation (35), la grossesse (39), l’onanisme (40), les maladies fébriles accidentelles (41), la pellagre et la manie (42). Les suicidés sont-ils portés à choisir le genre de mort vers lequel les entraine une constitution particulière de leur corps? par exemple ceux qui sont dévorés d’une chaleur interne se précipitent-ils dans l'eau froide; ceux qui éprouvent des angoisses de poitrine se coupentils la gorge (43)? c’est ce que lPexpérience ne nous à pas encore démontré. Seulement il est constant que les hommes se servent plutôt d'armes à feu , et les femmes de poison (44), et que, pour attein-

(56) Osiander, Casper, Heyfelder, 11.

ce. Cependant le peuple en Russie et en Pologne abuse beaucoup des liqueurs fermentées et le suicide est rare,

(57) Chasmond dans Journ. encyclop., 4771, Juin. Parmi 517 tentatives de suieide, 161 ont eu lieu chez des gens mariés, 456 chez des célibataires; et parmi 39) autres, 286 ont eu lieu chez des gens mariés, et 164 chez des célibataires , dans Chabroi, 1. c., ann. 1829 et 1825.

ll est bon de remarquer ici que les effets de la privation (quoique très-évidents chez les femmes par rapport au suicide) ne pourraient pas être démontrés d’après le calcul des mariages. Car bien des femmes mariées souffrent sous ce rapport plus que beaucoup de celies qui ne le sont pas.

(58) « 11 est fréquent à ia Salpétrière de voir des femmes qui, pendant l’écoulement menstruel, désirent avidement se détruire, qui font destentatives pour cela, et qui n’y pensent plus dès que les menstrues ont cessé. » Esqui:ol, 1. c.

(59) « Il a donné des soins à plusieurs femmes , qui, pendant leur grossesse, étaient tourmentées du désir de se tuer. »

Esquirol, 1. c.

(40) Tissot, L’'Onanisme. OEuvres, t.1, p. 40.

(M) « Dans le délire fébrile l’on se tue beaucoup plus souvent qu’on ne le pense communément. » Esquirol, 1. c.

(42) Dans l’hospice civil de Vienne, pendant huit ans que j'en fus le médecin en chef, j'ai observé constamment que le nombre des suicides dans cette grande ville était en raison directe avec le nombre des maniaques conduits audit hos-

ice.

(45) Osiander, 1. ce.

” {4%) Klein dans Hufeland’s Journ, der pr. Heilk., 1816, November, p.59.« Voici dans quels rapports se trouvent les ins

dre ce funeste but, chacun emploie les instruments qui lui sont le plus familiers (45).

$ IIT. Diagnostic. Pronostic. Traitement.

1. Diagnostic. — Les médecins de bonne foi ne doivent pas regarder comme une maladie grave l'ennui simple, tel qu'on le rencontre chez les hommes qui vivent dans l’oisiveté et la bonne chère, surtout chez les femmes qui habitent les grandes vilies. Le diagnostic du dégoût de la vie se tire plutôt des actions du malade que de ses paroles. Il faut bien prendre garde de confondre témérairement un suicide accompli avec un homicide exécuté par d’autres mains (1). Dans notre siecle on a coutume de regarder indistinctement le suicide comme l'effet d'une maladie; cette opinion semble en quelque facon se confirmer par l’ouverture des corps. Mais si nous considérons que les lésions trouvées après le suicide dansles cadavres se rencontrent aussi chez les personnes qui ont succombé à une mort naturelle, et peuvent exister fortuitement ; que p'usieurs cadavres.de suicidés n’ont absolument rien offert de morbide ; que le suicide ne se présente nichez toutes les personnes , ni dans toutes les classes de la société, bien qu’elles soient toutes éga-

truments employés par 198 femmes qui ont attenté à leurs jours : suspension ou strangulation , 49; précipitation, 45 ; armes à feu, 2; instruments tranchants, 18; poison, 7; asphyxie, ; abstinence, 48 ; immersion, 51.» Esquirol, I. c.

(45) « Ordinairement les instruments que ces infortunés emploient sont analogues à leurs professions. Ainsi, les militaires, les chasseurs, se brûülent la cervelle. Les perruquiers se coupent la gorge avec le rasoir. Les cordonniers s'ouvrent le ventre avec le tranchet , les graveurs avec le burin. Les blanchisseuses s'empoisonnent avec la potasse, le bleu de Prusse, ou s’asphyxient avec le charbon.»

Esquirot, le:

(4) Sur le diagnostic du suicide par rapport à la médecine légale, Klein a publié des travaux trés-curieux, 1. c., p.

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