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CHAPITRE XXVe — DU DÉLIRE PRODUIT PAR LES POISONS

$ Ier. Du sujet en général.

1. Quels poisons. — Les poisons qui excitent le délire sont fournis par le pavot, la jusquiame noire, la belladone, le datura-stramonium, l’agaricmuscarium, et d’autres narcotiques. Nous iraiterons de chacun en particulier, et nous renverrons à la fin le diagnostic, le pronostic et la thérapeutique en général.

2. Bibliographie. — L'étude des poisons narcotiques a été traitée par Camérarius (1), Lindenstolpius (2), Spielmann

faveur le plus souvent ils guérissent. »

(Celsus, De med., lib. nr, cap. xvur. De tribus insaniæ speciebus.)—«Mais lorsque vous n’obtenez aucun résultat avec nos remèdes (les saignées, les sangsues, les fomentations froides, etc.) ,-il faut avoir hardiment recours aux narcotiques » (R.

A. Vogel, Prælect. ad cognosc. et curand.

c. h. affect.).

(42) Pr. : Opium pur, un grain; racine d’ipécacuanha , un demi-grain; sucre ;, huit gros : mêlez. Faites-en une poudre que vous donnerez toutes les deux heures, jusqu’à ce que le sommeil commence ou que l'augmentation du pouls vienne arrêter l’usage de l’opium.

(45) Herold , 1. c. Il accorde d’ailleurs trop au traitement moral.

(1) Memorabilia, cent. in.

(2) De venenis, Lips., 1759.

DU SYSTÈME

(3), Knoll (4), Gmelin (5), Willmer (6), Pühn (7), Wilke (8), Gavn (9), Luther (10), Orfila (11), et autres (12).

$ IL. Du sujet en particulier.

Délire produit par l'opium. — Le délire résullant de l'opium se présente surtout chez les peupies qui pratiquent la religion de Mahomet. Après avoir pris de l’opium ils se trouvent affectés d’un sentiment très-agréable d'hilarité, ils

se croient plus propres à toutes espèces de fonctions : quelques-uns sont ivres,

et se livrent à des jeux et au badinage ; leur esprit est plein d'images diverses et agréables qui semblent se présenter à leurs EE ; ils ne craignent plus la mort, its volent plus hardiment aux combats, et se livrent avec non moins d’impétuosité aux plaisirs de l'amour.

Mais cette ardeur se calme au bout de quatre ou cinq heures, pius où moins, selon la quantité d’opium qu’ils ont prise ; elle est remplacée par la langueur, un état morose, le dégoût de toutes choses, la Somnolence, jusqu’à ce qu'ils re-

(3) De vegetabilibus venenatis Alsat, Argent., 1766.

(4) Diss. sistens plantas umbelliferas, Lips., 1771.

- (5) Gesch. der Pflanzengifte. Leipz., 4711, Nürub., 1805.

(6) On the times vegetables,

(7) Diss. de venenis va bus generat., Erlang., 1784.

(8) Ueber die Gifipflanzen der Kræuiergærten., 1787,

(9) Beschreibung der hæufigsten deutschen Pflauzengifte. Wittenb., 1792.

(10} De venen. vegetabil, in gencre et in specie de plantis venenatis in territorio Erferd, sponte crescentibus. Erford., 41792.

(11) Traité des poisons, 5e édit. Paris,

(12) Sans parler de eq ouvrage :

Handb. d. Toxicologie , 2. Aufl. Wien, 1802, on doit lire hi Anleitung zur Kenntniss d. schædl. gift. Pflanzen f.

Stadt- 1. Dandséhules. doredit, 1796.— GiltpHanzenbuch.Berlin,1801.—Des plantes vénéneuses et suspectes de la France, Jan. vi. — E. Montmahon, Manuel médico-légal'des poisons. Paris, 4824. — Guérin , Nouvelle Toxicologie. Paris, 1826. — J.-A. Buchner, Toxicologie, 2 Auf. Nürnb., 1826.

Lond.,

. viennent à leuis anciennes délices. A vec

le temps cela leur devient tellement nécessaire que la privation d’opium serait suivie de la mort. Cependant, à la suite d'un usage trop abondant et long-temps prolongé, plusieurs affections se déclarent ; le corps s’émacie, les forces se perdent, les malades, devenus taciturnes, tristes, stupides , somnolients, osent à peine se montrer en public, sans avoir excité leurs forces par une nouvelle dose d'opium (13). Ceux qui éprouvent le délire résultant de son usage ont une sensation comme s'ils étaient suspendus au milieu de l'air (14), et ont la pupille contractée (15); d’où il résulte que l’apium trouble surtout les neris des sens et la faculté d'attention, qu’il exalte limagination, mais qu'il épargne souvent la mémoire. Nous n'avons rien trouvé dans les cadavres que la turgescence des vaisseaux sanguins du cerveau, quefois avec des ecchymoses de mac et des intestins.

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