Müller, Diss. de prognosi apcplexiæ. Hal
(2) En parlant de l'hydroçgéphale aiguë
MALADIES
Nous croyons, avec Morgagni et contre l'opinion de Van Swieten (3), que les apoplexies des vieillards sont moins promptement mortelles, mais plus longues à se résoudre que celles des jeunes gens (4). Les sujets chargés d’embon= point dont la tête est grosse et le cou pas assez long sont les plus dangereusement frappés. Chez quelques hommes, la tendance à la guérison est telle que des désordres très-considérables du cerveau résultant d’hémorrhagies peuvent être guéris (5).
3. Symptômes, — La violence ou la légèreté des symptômes ne fournit, pour le pronostic, que des résultats douteux, et nous avons vu plus d’une fois des malades guérir d’une apoplexie exquise, et d'autres mourir d'une parapoplexie. On regarde comme des symptômes d’un trèsmauvais présage l’écume qui se montre à la bouche (6), la face livide, allongée (7), les mains constamment rapprochées d’un
($ xii, 38), jai dit que cette maladie était quelquefois produite par l’apoplexie. En effet, j'ai vu des enfants à grosse tête et à cou court, d’une constitution robuste, qui , arrivés à l’âge de dix mois sans que leurs dents eussent percé, étaient inopinément attaqués d’apoplexie. Par un traitement convenable, les symptômes s’amélioraient, mais il n’en résultait qu’un vain espoir, la maladie se changeaït en hydrocéphale aiguë, et entrainait la mort des malades.
(4) Beauchesne, Ergo apoplexiæ senex quam juvenis opporlunior. Paris, 1609.
(5) Brunner (Bonet, Sepulcr. edit. Manget, 1700, t. 1, lib. 1, sect. 2, p. 139. De apoplexia post quinquennium recurrente fortissima a sanguine extravasato cum capitis anatome) dit avec raison : Quoi qu'il en soit, il paraît au moins que les blessures et les solutions de continuité dans la substance médullaire du cerveau peuvent être consolidés, soit par les secours de l’art, soit par ceux de la nature.»