V. Archiv füt med. Erfahrung, 1815, Jan. et Febr., p
(54) Sur l'usage des bains tièdes dans les manies, lisez : Wintringham, Comment. de quibusdam morbis, No. 258.— Hallé dans Mém. de la soc. R. de médec., t. vur. — Perfect, |. e., No. 78, — Pinel (1. c., p. 329) dit: « Et depuis près de huit années ces bains sont devenus la base fondamentale du traitement des maniaques et des mélancoliques. »
(55) Tardy assure que le secret de Delahoy et de Luceit consiste dans cette méthode (The medical and philosophical journal). Daniel nous apprend que eette méthode n’est pas nouvelle (Beytræge z, mediçin, Gelehrsamkeit, No. 5),
-MALADIES
des embrotations sur la tète (86). Quant!
aux bains froids que l’on a beaucoup:
vantés dans ce cas (57), s’il s’agit d’un sé. jour prolongé, excepté dans la mer,, nous les redoutons ; mais jamais nous ne:
les craignons s’il est seulement question:
d’une immersion (58), ou de la méthode:
des arrosements (59), Elle est, surtout indiquée si la manie résulte de l’abus de:
liqueurs fermentées (60), si la condition:
inflammatoire ou gastrique a d’abord été:
enlevée, et s'il n'existe pas de signesi d’arthritis : dans cet état de choses on:
peut employer les applications froides sur:
la tête(61), pourvu qu’elles n’y restent pas: trop long-temps (61). Les pédiluves, sur-
(56) Voyez Reise nach Paris, London, etc., 4 th., p. 87. — Tolberg dans Hufe-land’s Journ., d. pr. Heïlk., 26 B.,5 St.; p.52. — Pinel, 1. c., p.529.
(57) P.-A. Michelotti faisant consisten le traitement de la manie dans un bain d’eau froide. Acta acad. nat. eur., vol., p. 491. — Don Florencio Delgado , De læ virtud de los baños de agua fria para curar los maniacos. Memor. acad. de la R. Soc. de Sevilla, t. 1v, p. 84. — Muzell , 1. ce. — Theden, Neue Bemerk,, { B., p. 145, 146. — Tode, Annalen, 5.B., p.72. — Faxe, 1. ce. — Lazerme, Curat.
morb., vol.1, p. 404.
(58) Pinel (op. c., p.525) a un préjugé contre celte méthode qui, jusqu'ici,.a obtenu avec raison les suffrages de tout le monde; car, sans parler de Vanhelmont (Demens idea, p. 228), je renverrai à Boerhaave (Van Swiet,, Comment., t.
nt, $ 1123), où il dit : « Præcipitatio in mare, submersio in ea continuata, quam diu ferri potest, princeps remedium est.»
— À ce suffrage se joignent : Pechlin, De vita sub aquis. — Winslow;,: Sur l'in certitude des signes dela mort. Acta me:
dica Berolinensia, dec. 1, vol. vir, p. 64
— Bayrard, Of the use of baths append:
— Tode, Annalen, 5 St., p. 72. — Bonnard dans Journ. de méd., t, Lx1v, p. AT.
— Hilscher dans Tode, Med. Journ.,,5 B., 4 St., p. 14. — Weber, Obs. med., fasc. 1, p. 26.
(59) Je m'en sers très-fréquemment, ei rarement sans quelque avantage.
(60) Currie, Uber die Wirkungen des kalten und warmen Wassers, p. 150.
(64) Hilscher, 1. ce. — Wendt, Nach:
richten von dem klinischen Institut ir Erlangen.— Hufeland , Neues Journ. dei pr. Heilk., 27 B.,1 S1., p. 146, ou : Journ der pr. Heilk., 27 B.,14 St., p. 62. — Leuthner, Praktisçche Heilungsversucht
DU SYSTÈME :NERVEUX
outeéux qui sont irritants, sont indiqués rincipalement dans la manie périodipue pendant le paroxysme. Pendant l'hiler, afin que l'esprit des malades puisse ussi être récréé, il convient qu'ils jouent ux échecs (62) et à d’autres jeux du même genre (63). Nous ne sommes pas le l'avis de Reil, qui propose (64) le specacle, quoiqu’on le fasse dans quelques tablissements de fous (65). Les maniaques ne remplissent que trop déjà des ‘ôles empruntés. En outre il faut éviter out ce qui présente un aliment à leur magination. Aussi ne donnons-nous jamais facilement de livres aux maniaques 66), et, si nous le faisons, ce n'est que >ouren faire la lecture à haute voix (67). An contraire nous cherchons toutes les >ecasions de leur faire faire de la musique. En effet l’eflicacité de la musique laus les manies, pourvu toutefois qu’elle jouit accommodée à leurs caractères diers, est une chose sur laquelle l’antiquité Va eu aucun doute (68); ceux qui se rapellent les effets de l'harmonie sur l'ame en douteront pas non plus, et il n’est jas un médecin de notre siècle qui n’en oit convaincu (69), bien que cependant ous ayons trouvé ici quelques exceptions 70). À.des jours et des heures détermi-
ler Milzdünste. Ulm , 1779. — Piderit, Pr. Annalen, 2 St., p. 171.
(62) Déjà Rhazès avait recommandé e jeu d'échecs dans ce cas, 1. c., 3, f. 6.
(63) Chap, xvn, $ Exxvn , 2.
(64) Rhapsod, p. 246.
(65) Et Esquirol (Dict., p. 229) ne les xpprouve pas non plus.
(66) Iorn nous paraît imprudent en ngageant les malades à lire les livres et nème les journaux politiques, 1. c.
(67) « Et l'exercice de la voix qui conrient à chacun. » Celse, 1. c.
(68) Asclepiades dans Cæl, Aurelian.
Voyez Miscell. acad. nat. cur., a. 1, 1692, ). 4.
(69) Cox, 1. c., p. 89-95. — Rochlitz lans Musikalische Zeitung., 6 Jahrg., No. 39-42. — Rausch, Physiologische Abhandi. über den Einfluss der Tœne u, ler Musik auf die Seele. Breslau, 1782, \ l’hospice même de la clinique de Vilna ous avons éprouvé de bons effets de la musique contre la manie furieuse , l’anée 1815.
(70) Au mois de mai de l’année 1815, e fus appelé en consultation par le Dr.
Herberski auprès d’un jeune homme issu l'une famille maniaque. Tous les mois, pendant une semaine, il souffrait d'une
nés il sera aussi permis.de se livrer à la danse. Dans ce cas, les malades les plus raisonnables des deux sexes pourront se réunir sous la surveillance nécessaire, Nous avons aussi consacré une chambre aux apparitions magiques (71), dont on usera seulement avec la plus grande réserve (72), pour ceux qui sont affectés
de manie chimérique (73), fantastique.
(74) et furieuse (75). On se souviendra toujours queles impressions ainsi excitées affectent les maniaques bien autrement que les personnes saines. Par ce même
- motif on ne doit pas permettre indistinc-
manie mélancolique, mais du reste il paraissait bien portant.Dans son paroxysme, le malade entrait tout de suite en fureur s’il entendait une musique quelconque.
(71) Le pavé de cette chambre devrait être muni d’un pont mobile, de sorte que les malades, par le moyen d’une machine, pourraient être descendus dans unechambre de l’étage inférieur, et de celle-ci, au moyen d'un trou, dass le souterrain.Iciles épreuves que l’on fait supporter, m'at-on dit, aux récipiendiaires parmi les francs-maçons pour les éprouver, pourraient peut-être être mises en usage pour la médecine. Voyez Chiarugi, 1. c., p.
584. Et Reil, Rhapsod, p. 209. — Déjà Celse avait dit : « 11 est avantageux dans cette maladie d’être épouvanté et effrayé à l’improviste, et l'on peut employer tout ce qui trouble fortement l’âme» (lib. n, cap. 18). — On peut lire à ce sujet :
Neuen Schriften der Gesellschaft naturforschender Freunde Westphalens, B. 2,
p- 42. Ursach der in der,Lipstaditer Zeitung vom J. 4798, No. 455, erzæhlten.
Thætigkeit und des Reftungseifers der Wahnsinnigen, und von der Stille der Wüthenden und über Gelassenheit in dem Brande des Irrenhauses zu Berlin,
(72) Les conseils donnés par Reil(Rhap« sod, p. 225, 226, 258), me paraissent plus propres à Jeter Les hommes dans la manie qu’à les en guérir.
(75) P. ex. pour faire sur les sens une forte impression qui puisse éteindre les suggestions de l'imagination. Voyez W.- L. Wille, De singulari affectu melancho= lico in femina méœæstitia suborto, et per quatuor ännos cum dimidio durato, ac repentino terrore iterum sublato. Nova acta acad. nat. cur., vol. v, p. 166.
(74) P. ex. pour donner la paix à l’âme par une apparition opposée à la vision qui trouble le malade.
(15) P. ex, pour opposer la Grainte à l'audace,