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jorana, nich Clysteria, nicht infrigidantia, nicht das, nicht diess, sondern phlebotomia »). — Mercurialis, Hib.x,€. vi, dit: « Presque toute l'efficacité du traitement dépend de la promptitude de la saignée. » — Rolfinck, Method. med. spec.
consult., lib. n, consult. 8 {jusqu’à la lipothymie).— River, Prax. med.;, lib. +, ce. xui — Riedlin, Lind, med., 1696, p. 620.— Plater, Obs., lib. 1, p. 86. Par Lebenwaldt,Delir. melancholico-maniac.
sola sanguin. missione curat., dans Miscell. acad. nat. cur., dec. 11, a. 5, 1686, p. 94, etc. 2 Dore
(97) Op. c., p. 518 : « C'est un événement très-rare et qui fait époque (!) dans l'hospice des aliénés, qu’une saignée depuis que je dirige ce traitement. »
(98) Kinglake dans The London medical journ., 1818, Noyembr. — Burrows, Comment. cit.
(99) Fieberlehre, 1. c., 6 80.
(100) Arétée, Hib. 1, diuturn. cura. Peutêtre les médecins des établissements d’aliénés sont-ils moins favorables à la saignée, parce qu'ils reçoivent des malades qui, depuis long-temps, sont pris de manies.
(101) Cox, 1. c., p. 49.
(102) Une malade de Bruckmann (I. c.) se croyait environnée de spectres. Un médeein entra dans cette idée, affirmant que les spectres avaient horreur du sang. De cette façon, la malade permit qu'on la saignât, et se porta bien.
(105) Cælius Aurelianus (p. 558) re-
Medical histories. Vol. 1, No. 2.
MALADIES
au pouvoir du médecin. En général, quand nous ne pouvons pas alteindre la jugulaire externe (104), nous ouvrons la saphène. Autrefois on ouvrait les veines sublinguales(105)etles mammaires(106).
Pour le moins, il faut tirer une livre de sang (107). Il faut avoir soin que le ma- Jade n’arrache pas les bandes ou l’emplàtre que l’on a mis pour arrêter le sang.
Lorsque la saignée a été faite ou qu’elle n’est pas indiquée, le cas seul d’inanition excepté, nous commencons presque toujours le traitement parles sangsues (108)
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commande l'ouverture de l'artère temporale près des sourcils; mais n'y a-t-il pas à craindre chez les maniaques plus que chez les autres qu'on ne puisse arrêter le sang?
(104) Locher, Obs., p. 60.
(405) Avicenne , 1. c. — Th. Sprœgel, De puella.….. maniaco-melancholica hæmorrhagia (par une énorme section des veines ranines) curata. Miscell. Berolinens, t. VI, p. 65.
(106) Slegel, dans un petit traité sur le choix des veines pour la saignée.
(107) Cuire les auteurs cités, on parle d’une manie guérie par une forte saignée dans Med. National-Zeitung, 4798, p.
574. En voici un nouvel exemple. Le 15 octobre 1816, une jeune fille furieuse est amenée à la la clinique de Vilna pendant mon absence. On ne sut rien touchant l'histoire de sa maladie, sinon qu'elle avait été mordue par un chien enragé.
Comme la malade rejelait un verre plein d’eau qu’on Jui présentait, sa maladie fut considérée comme une hydrophobie, et elle fut saignée jusqu'à ce qu’elletombätenlypothymie.Aprèsqu'on lui eut tiré quatre livres de sang et même au-delà, elle reprit immédiatement sa raison, de sorte qu’à mon arrivée il me fut facile de corriger l’erreur du diagnostic. En effet, cette jeune fille était née d'un père maniaque; elle était irascible au plus haut degré, s’adonnait au plaisir et au vin ; sa morsure datait de deux semaines, et depuis la crainte de la coniagion l'avait tourmentée nuit et jour.
Guérie après six semaines, elle quitta la clinique , conservant un cautère à la partie blessée. | ds SR
(108) Lisez, sur l’usage des sangsues dans la manie, Cæl. Aurelianus (1. c. Il conseille de couvrir tout le corps de sangsues). — Paul d’Egine (lib. 1, ç. xiv. Il mettait des sangsues au nez et aux oreilles). Ephem. nat. cur., dec. m1, ann. 4, obs. 19. — Constant, Atrium medicinæ Helveticum, — Jaymes, dans Journal de
DU SYSTÈME NERVEUX
mises à la tête ou à l'anus, ou par les ventouses scarifiées appliquées à la nuque ou au dos; et nous répétons ces moyens selon les circonstances. Pour obtenir la révulsion, nous faisons aussi poser des ventouses sèches aux hypochondres ou à la région de l'utérus (109), et nous ne négligeons pas parfois la compression des carotides (110), ou de la région de l’épigastre (111), et la section des varices (112). Dans la manie par suite de diathèse arthritique et scrofuleuse, ou provenant d’une autre maladie imparfaitement jugée ou naissant d’une impétigine que l’on a fait mal à propos disparaitre, et dans les cas où l’on désire détourner l'attention d’une idée quelconque au moyen de la douleur (par exemple, dans la manie chimérique, la manie gaie, ou la manie fantastique), ou éloigner un penchant lascif, aucun moyen n’égale les ulcères artificiels (113). Nous parlons des vésicatoires (114), des sétons (115), des caustiques (116), du cautère actuel (117)
méd.,t. ziv, p. 425. — Haslam, I. c., p. 359. —Reil, Fieberlehre, 1. c., p. 455.
(109) Fuchs, Disput. de melancholia.
Jen. 1671.— Præsid. Friderici loue beau- AP les ventouses sèches.— Burrows, 4 £:
(110) Parry dans Samml. auserl. Abhandl.f. pr. Aerzte. 15 B., pr. 576.
(111) S. Brown, Deux observations de convulsions alternant avec une manie momentanée , soulagées par une forte compression sur l’épigastre, — Sédillot, Recueil périod. de la soc. de méd. de Paris, t. Lxn (série 2, t. 11), p. 807 M
(112) Matthis, Disputat. de mania. Ârgent. , 1609. ED AN À
(115) 11 y a deux ans, je traitai une juive d’une manie lascive. Toutes lés fois qu'elle était tourmentée par des vésica® toires ou des sétons , d’ailleurs indiqués, elle ne présentait plus auçun vestige de ce penchant lascif.
(114) N. act. nat, cur. , vol. vi, obs.
28.—Paracelse (lib. n , De morb. ament., c. 2, conseille d'ouvrir, au moyen de larges et de forts vésicatoires, la pulpe des doigts des mains et des pieds). — Ayenbrugger, Von der stillen Wuth. — Thilenius , Med. chir. Bemerk., p. 256.
— Hufeland’s Jouru. der pr. Heilk., 2 0 co
(115) Ferriar, Perfect., I, ç.
(116) Zacut. Lusitanus, 1, ç., lib. 1, obs. 46. | (117) Gordon (lib. med., P. x, c. 49) proclame l'efficacité des çautères sur 1gs
et du moxa (118). À moins que l’afflux du sang à la tête ne soit déjà trop grand, nous ouvrons un ou deux de ces ulcères à la base du crâne, ou à la nuque, et, chez d’autres malades, aux extrémités et aux hypochondres etc. (119). Sila maladie tire son origine d’une gale mal soignée , la reproduction de celle-ci est indiquée (120). L’inoculation de la gale a été aussi tentée avec succès (121) dans la manie mélancolique accompagnée de lésion du mouvement. Quand la manie résulte de violences externes et de la carie du crâne, et quand les indications générales du trépan existent, elle admet cette opération (122). La castration (123),
sutures coronales, —Mercurialis choisis sait les bras et lès cuisses. — Severin a fait usage de sept cautères (Med. efficaci).
— Des cautères au crâne jusqu’à ce que l'os paraisse dénudé ont été prescrits par Arnold de Villeneuve, 1. c.
$S x11, 5, ceux qui méritent d’être lus sont:
(121) Muizell, Collection d’observations, t. 1, p. 50. — Reil, Fieberlehre , 1, C5 D. ASS. de TS VS
(122) Rhodius, cent. 1, obs. 45. — Reverinus, De efficaci medicina, p. 125. — Hartmann, Prax. chymiatrica, cap. prop.
— Ganinar, Tract. 11, ©. 1x.-— Sachtleben, Pathologie der auszehrenden Krankheiten. | pi Piaiete “ (125) J. Lanzoni, De mania in puero castratione curata. Ephem. nai. cur., cent. 4 et 2, obs. 62, cent. 1x, obs. 67. — Rolfink, 1. c., p. 79. — Valentini, Prax, infaillibil., p. 225. — Schurig , Spermatologie, p. 432-439. — Smet, Miscellan., lib, x, p, 024, — Rivière, Observ, çom-
que nous avons employée avec un succès étonnant dans une autre maladie nerveuse (124), pourrait être pratiquée si la manie était surtout entretenue par une affection des testicules, et par des pollutions rebelles aux autres remèdes. Quelquefois aussi peut-être serait-il permis de songer à l’extirpation des ovaires.
Lorsque la cause existante de Ja manie réside dans l’abdomen ou le bassin, on peut appliquer sur ces parties des emplâtres de diverse nature (125) et des cataplasmes (126).I1 ne faut pas non plus négliger les frictions sur tout le corps (127), sur l'abdomen (128) et sur la partie chevelue de Ja tête qu’on pratique en piquant légèrement (129). Les anciens lavaient fréquemment la tête avec différentes décoctions (130), et faisaient usage d’errhins (131). Quelquefois nous avons fait avec succès des onctions sur Ja nuque avec un onguent contenant du surtartrate de potasse et d’antimoine (132). Nous employons fréquemment les lavements (133) avec le même sel stibié.
EL D munic. , p. 680. — Repertorio di medicina , chirurgia e di chimica medico-farmaceutica di Torino. Serie 2. Febbr. 1828.
No. 26.
(124) Sect. 11, cap. de epilepsia.
(125) Cap. 1, 6.
(126) Avenbrugger (1. c.) appliquait dans la manie érotique un cataplasme émollient tiède sur l'abdomen etles parties génitales.
(127) Boerhaave , De morbis nervor. , vol. .— Hilscher dans Tode, Med. chir.
Journ. , 5 B., 4 St., p. 15.
(128) Salmade ( Journal général de médecine, etc. 1811, Novembre, p. 272) recommande des frictions sur l’abdomen avec un onguent contenant de la coloquinte, affirmant que le ventre en éprouve un effet laxatif. Mon expérience ne m'a
as confirmé cela.
(129) Quelquefois des malades furieux sont calmés par cet artifice si simple.
(130) Des espèces céphaliques.—Quercetanus, De re medica, lib. 1v.
(151) Ruland, Our. empir., cent. vi, cur. 100. — Reil, Fieberl., 1. c., p. 481.
— Pargeter (1. c., p- 67) recommande le gaz acide muriatique comme steérnutatoire. — Chiarugi fait frotter le nez avec de l’opium pour obtenir le narcotisme.
J'ai coutume de donner du tabac comme récompense aux maniaques.
(432) Ce moyen était familier au docteur Nord , ancien médecin plein d’expérience de l’établissement de Vienne.
(133) Celui qui en fait le plus grand
MALADIES
Enfin l'électricité a été employée avec avantage , surtout dans la manie mélancolique et la démence (134). Il en est de même du galvanisme (135) et du magnétisme animal (136).
4. Des remèdes internes. — Les remèdes internes (137), vantés dans les manies, et que l’on doit donner autant que possible sans faire trop de violence et sans trop de bruit (138) lorsqu'on doit s’en servir (139), appartiennent à la classe des émétiques , des purgatifs, des résolutifs, des toniques, des ‘stimulants et des narcotiques. Les émétiques ont obtenu des suffrages presque universels (140) (141), et en efiet, s’il n'y a pas de