‹ Traité de pathologie mentale [electronic resource]Chapitre 149 sur 220 · IV. — DÉMENCES 01\CxAN10UES · texte numérisé non relu

IV. — DÉMENCES 01\CxAN10UES

Cette Revue des psychopathies d'origine organique, dont les chapitres inégaux rapprochent, en un groupement un peu artificiel, des tableaux si différents, trouve son terme naturel et comme sa conclusion logique, dans un dernier chapitre consacré aux Démences organiques.

De tous les états psychopathiques d'origine organique, la démence représente le plus fréquent et comme la forme terminale nécessaire de l'évolution morbide, liée aux progrès des lésions. Mais l'étude clinique générale des Démences a déjà été exposée plus haut, au livre de la séméiologie et aux chapitres de la terminaison des psychoses constitutionnelles et toxiques ; la

' E. Dupré et Pagniez. Infantilisme dégénératif et dysthyroïdie pubérale. Nouvelle Iconograp/iie de la Salpêtrière, 2. 4 902.

II. Dufour et Rogues de Fursac. Neurasthénie et capsules suri-énalos. Société de Neurologie, 7 décembre 1899.

^ M. Klippol. Encéphalopathie addisonnienne. Société de Neurologie, décembre 1899.

DÉMENCES

démence paralytique a fail l'objet d'une étude spéciale ; enfin, à l'occasion de la revue des troubles psychiques dans les lésions cérébrales, ont déj.à été signalés les principaux éléments des états démentiels organiques. Je ne donnerai donc ici qu'un court aperçu de la pathologie générale des démences organiqices.

Définition. Étiologie. — On entend, sous le terme général de Démence, l'affaiblissement à tous ses degrés et t anéantissement définitifs de Vactimlé psychique. Cette destruction de la mentalité ne doit pas être confondue avec les différents états qui peuvent la simuler (états de stupeui", de confusion, de torpeur, d'obnubilation, d'aphasie, de débilité). L'élat démentiel est presque toujours le terme d'une évolution morbide, rapide ou lente, régulièrcuïent ou irrégulièrement progressive, dont le processus dcî^tructeur extensif aboutit, par l'atteinte diffuse des cellules corticales, à la ruine du siège organique de l'intelligence. Les états de démence sont donc essentiellement des étals secondaires. Ils succèdent à des affections primitives, ou, tout au moins, antérieures, cjui s'affirment par des troubles cérébraux, et psychopathiques, aigus ou chroniques, continus ou rémittents, et qui se jugent, après un cours irrégulier ou précipité, ou au contraire au terme d'une évolution lente et régulière, par la disparition plus ou moins complète des manifestations de l'activité psychique.

Très nombreuses et très variées sont les affections cérébrales, au cours ou au décours desquelles apparaît la démence. Ce sont les encephalopulkies histologiques diffuses, d'origine toxique, aigu.es l inlections générales O'briles. empoisonnements, par CO, CS^ etc.), et clu'oniques (tuberculose, pellagre, syphilis, alcoolisme, saturnisme, inorphinisme. etc.) ; les encéphalopathies à lésions grossières, solitaires, multiples ou diffuses (hémorragie, ramollissement, tumeurs, gommes, abcès, scléroses, méningites, inéningo-encéphalite diffuse, etc.) ; les encéphalopathies dgslro/ihiques d'origine vasculaire (artériopathies scléreuse, graisseuse, athéromaleuse, séniiej. Ce premier groupe de lésions préside à l'étiologie des démences dites organiques.

Parmi ces démences, une mention spéciale doit être réservée à deux variétés particulières, auxquelles leur étiologie, leur évolution, leur substratuin anatomique et leur expression clinique, assignent des caractères pathognomoniques : ce sont la démence paralytique et la démence sénile.

Les encéphalopathies épileptique et choréique auxquelles on peut adjoindre la maladie de Parkinson, hgurent dans l'étiologie des démences dites névrosiqiies.

A un troisième groupe d'affections cérébrales, les vésanies chroniques (manie, mélancolie ; psychoses périodiques, systématiques, dégénératives) peuvent succéder les démences dites vésaniques. Dans ce dernier groupe une mention particulière doit être accordée à cette variété de démence, que son époque d'apparition, son évolution, ses caractères propres, son étiologie, souvent dégagée d'accidents vésaniques antérieurs, et d'apparence primitive, ont individualisée sous le nom de démence précoce.

PSYCHOPATHIES ORGANIQUES

Le tableau suivant résume l'étiologie géne'ralë des Démences I ! Aiguës ^ Fièvres.

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