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CHAPITRE I. — DEFINITIONS

dernier tableau de la décoration : elle rient des cintres. Il est presque toujours nécessaire d’avoir un rideau de fond, bien qu'il ne soit vu quelquefois que par les fenêtres et les autres ouvertures d une ferme.

Au-dessus des châssis et des fermes sont des toiles transversales suspendues verticalement; elles viennent des cintres. On les appelle bandes d'air, ciels ou plafonds, suivant quelles représentent le bleu de l’atmosphère, des nuages, ou bien des frises, des suffîtes, des retombées de voûtes, etc.

Dans certains cas, on emploie des plafonds plats : ce sont des toiles à peu près horizontales qui représentent des plafonds.

Les terrains sont des feuilles de décorations peu élevées qui représentent un terrain; on les plante comme des fermes ou des demifermes, en les échelonnant les unes derrière les autres. Elles sont séparées par des passages plus ou moins inclinés, et disposés de telle manière que l'acteur qui les parcourt semble suivre un sentier.

Quand une décoration présente des ouvertures, on peut être obligé de placer des petits fonds pour empêcher la découverte, c'est-à-dire pour qu'aucun spectateur ne puisse voir les murs et les corridors. Ces petits fonds font des châssis de front ou obliques qu'on plante au delà des ouvertures. Quelquefois on en réunit deux en les disposant comme les feuilles d’un paravent.

Les corridors sont des passages placés de chaque côté de lu scène à une certaine élévation ; ils limitent la longueur des plafonds.

Les lieux et les passages qui existent réellement, et qu'un acteur peut occuper ou parcourir, sont dits praticables. Une porte, un escalier, un sentier, un balcon peuvent être représentés en peinture ou praticables.

Les deux côtés droit et gauche de la scène (gauche et droit par rapport au spectateur) sont appelés côté du jardinet côté de la cour.

.*133. Quand un peintre veut faire une décoration, il établit le plan géométral du lieu et des objets à représenter, et la vue générale sur le

plan du manteau d’arlequin. Lorsque les dispositions générales sont acceptées par le directeur du théâtre, il arrête la plantation des châssis, et fait, à une échelle réduite, les tracés perspectifs de chacun d'eux. II découpe ensuite ces dessins et les plante, comme des maquettes, de la manière dont les feuilles de la décoration doivent l'être. Si l'ensemble, vu de divers points, lui paraît satisfaisant, il fait préparer les châssis, craticule et peint.

Nous étudierons celles de ces opérations qui concernent la Perspective, dans un exemple où toutes les difficultés importantes se trouvent réunies; mais, afin de ne pas nous interrompre pour des développements théoriques, nous allons d’abord exposer quelques constructions qui sont utiles pour les châssis obliques, et que nos lecteurs ne connaissent pas encore.

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