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LA DROITE ET LE PLAN

(d) Remarques . — 1° La ligne de fuite FF' est parallèle à la trace au tableau AB.

2° Le plan d’horizon est le plan de fuite de tous les plans horizontaux et la ligne d’horizon est la ligne de fuite commune à tous ces plans.

141. Marche générale à suivre pour l’exécution d’une perspective.

(«) Le relevé géomélral et l'épure. — Lorsqu’un dessinateur veut exécuter, par les procédés absolument précis, la perspective d’un objet (une croix, par exemple), il commence parfaire le relevé géométral de cet objet, ce qui lui permet de le représenter en plan, élévation et, s’il y a lieu, en coupe, à une échelle déterminée.

Ce premier dessin constitue ce que nous nommerons l’épure géométrale, ou plus simplement Yépure\ nous consacrerons plus loin un chapitre spécial au relevé géométral.

Sur l’épure géométrale (fig. 189), le plan nous donne les largeurs et les profondeurs, Y élévation nous fait connaître de nouveau les largeurs et, en plus, les hauteurs.

[b) Le tableau et l'angle optique. — Cela fait, nous indiquerons sur le plan géométral (fig. 189) la position du tableau.

A cet effet nous tracerons en xy la base du tableau; O sera la position de l’œil en plan ; en hh' sur l’élévation, nous donnerons la hauteur de l’œil ou hauteur d’horizon. Ordinairement O est sur une perpendiculaire élevée au milieu ou aux environs du milieu de xy.

Si nous joignons ox et oy, les deux lignes ainsi menées constituent Y angle optique ; elles limitent ce que l’on nomme le champ du tableau, c’est-à-dire ce qui peut être vu, du point O, sur le tableau.

On recommande de ne faire cet angle optique ni trop grand ni trop petit, mais d’environ 22 à 25 degrés. Trop grand, l’œil ne jugerait d’un seul regard que l’ensembledes parties situées dans le centre du tableau, les côtés lui échapperaient; trop petit, la perspective se rapprocherait trop d’une projection géométrale. En adoptant une distance OP, com-

prise entre 2 fois et 3 fois la largeur xy du tableau, on sera dans de bonnes conditions. Il sera bon, également, de placer le spectateur à une distance de l’objet qui soit comprise enire deux fois et trois fois la plus grande dimension de cet objet. On ne saurait apporter trop de soin à bien choisir la position de l’angle optique et la hauteur de l’œil. D’un bon emplacement du point de vue dépend l’eflet artistique produit par le dessin. (Y. plus loin nos 171-172 etc.).

(c) Opérations successives. — Une fois que ces données sont bien posées, les opérations de la perspective se divisent en deux parties.

Fig. 190

. Le Tabl eau..

Dans la première, on cherche sur le tableau (voir fig. 190) la perspective du plan tout seul. ( a'b’c’d ' est la perspective du plan abcd.) Dans une seconde partie, on met les points en hauteur en s’appuyant sur le plan déjà mis enperspective. (Cette mise en hauteur n’est pas réalisée sur la figure 190.)

La première partie des opérations s’occupe donc de la mise en largeur et en profondeur; c’est la perspective des plans ou perspective du géométral ; la seconde s’occupe de la mise en hauteur, c’est la perspective des élévations .

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