Perspective oblique d’un parquetage
Cet exemple est donné comme application de l’emploi de fuyantes accidentelles (v. n° 147).
(a) Epure (tig. 239). — Le chercheur a été utilisé comme il vient d’être dit et après qu’il a eu permis de véritier la bonne mise en feuille il a été retourné et placé dans la position xOy. Cette opération se nomme le retournement de l’œil ;
Fig. 235
elle donne en O, c’est-à-dire dans les limites de l’épure, le symétrique du point de vue par rapport au tableau.
La vue étant très peu oblique, si l’on mène le rayon de fuite O f parallèle au grand côté du rectangle, on constate que le point de fuite /“vient tomber dans l’intérieur du tableau, ce qui va permettre d’appliquer la méthode du n° 147. Nous allons indiquer rapidement son application au cas actuel .
(b) Mise en place du tableau. — 1° On dessine (fig. 236) le petit tableau en hh'xy, égal en largeur à celui de l’épure.
La hauteur d’horizon hx a été prise, arbitrairement, égale à 37 millimètres. Quant au point de fuite /‘des dominantes
PREMIÈRES APPLICATIONS
de profondeur, sur l’épure, à cause du retournement de l’œil, il est du côté de y ; mais il aurait dû être du côté opposé x ; nous porterons donc sur la ligne d’horizon hf du tableau égale à yf de l’épure, mais du côté opposé.
2° La profondeur oblique est mesurée en O f (épure) et elle est reportée (tableau) de f en 8 sur la ligne d'horizon. Lepoint 8 ainsi obtenu serait le point accidentel vrai de la direction
/“pour le petit tableau ; mais pour le grand tableau, il sera le point 2/9 de distance, parce que le petit tableau sera amplifié dans le rapport inverse 9/2.
3° On mène les glissières fx et fy ; on les recoupe en XY par une parallèle à xy, de telle sorte que XY ait la grandeur que l’on veut donner au grand tableau (ici on a XY = 9/Zxy), et le grand tableau est mis en place en HXYH'.
Fig. 236
(c) Mise en largeur. — 1° Nous prolongeons (épure) les dominantes jusqu’au tableau en a, b, c . . . et nous prenons sur une bande de papier la division xabc , . .y ; — 2° (Petit tableau.) Nous reportons cette division en xabc. . .y sur la base du petit tableau ; 3° nous menons les fuyantes accidentelles fa, fb. . ; nous les prolongeons jusqu’à la base du grand tableau en A, B, C. . .
(cl) Mise en profondeur . — Nous prendrons (tableau) deux échelles de profondeurs. La première sera la fuyante fl et la seconde la fuyante fC :
1° Sur l’épure, plaçant une bande de papier le long de la
dominante i, nous y marquons les profondeurs obliques i — 1, 2, 3. . .9 ; et (tableau) nous les reportons, en largeur, de I en 1", 2 ", 3". . .9" sur la base du grand tableau à gauche et à partir du pied de la fuyante I ; nous joignons les points 1", 2". . . au point de distance réduit 8 et, par recoupements avec la fuyante fl, nous obtenons les points de profondeurs 1, 2. ..8,9 sur fl.
2° Nous opérons de même pour la fuyante c ; en remarquant que la même bande de papier peut servir à la condition de prendre la première profondeur cl plus petite que la profondeur il .
REPRÉSENTATION DE FIGURES GEOMETRIQUES
3° On joint (tableau) les points 1,2, 3. . .9 obtenus sur les deux fuyantes I et C ; et la mise d’ensemble est terminée.
Les détails se font ensuite facilement.
(e) Remarques. — l°Si nous avions pris la fuyante A au lieu de la fuyante C, les points de largeurs 1", 2". . . seraient tombés en dehors du cadre.
2° On voit que, grâce à l’amplification du tableau et à l’emploi du point de distance réduit qui lui correspond, toutes les constructions tiennent dans l’intérieur du cadre.
3° Dans la pratique on place une règle pivotante (v . n° 154) au point o et on se garde bien de tracer dans toute leur longueur les lignes qui y aboutissent : on ne prend que leurs recoupements stricts avec les fuyantes qui ont été prises comme échelles de profondeur.
(f) Lavis. — Mêmes conseils de perspective aérienne que pour l’exercice précédent. On pourra faire la mise en couleurs à trois tons : érable (blanc), chêne (terre de Sienne et sépia), acajou (terre de Sienne brûlée) ; imitation discrète des veines du bois.