Application à la perspective d une croix
(a) Epure. — On a (fig. 278) l’épure géométrale de la croix en plan et élévation — xy est la base du tableau, o le point de vue — hli la hauteur d’horizon.
PERSPECTIVE DES ELEVATIONS
Les dominantes du plan sont les lignes a, b , c, d , e, dont le point de fuite f est accessible.
(b) Perspective du plan sur un géométral abaissé (fig. 279). — Nous prenons, comme cela a été dit plus haut, en xy un petit tableau égal en grandeur à celui de l’épure. Le point de fuite est reporté en /; nous menons les fuyantes fx, fy, et nous les arrêtons en X et Y lorsque la largeur XY est celle que nous voulons donner au tableau. Le petit tableau xy
Fig. 278
avait 31mm de large ; le grand tableau en a 88 ; le rapport d’amplification est donc 88/31 ; il est compliqué, mais peu importe.
Seulement nous descendons XY en X'Y' aussi bas que la feuille de papier le permet, et, gardant le même horizon hh', c’est sur un géométral qui aurait X'Y' pour ligne de terre, c’est-à-dire abaissé au-dessous du vrai géométral XY de toute la hauteur XX', que nous faisons la perspective du plan.
On voit cette perspective en 1 4 mn, etc Il est inutile
d’expliquer comment elle a été obtenue (voir n° 147) :
Nous avons abaissé le géométral pour les raisons suivantes :
1° Gela permet de loger toutes les constructions dans l’intervalle XY, X'Y' dans une partie du dessin qui ne sera pas occupée par la véritable image du solide, laquelle, sans cela, serait encombrée par elles d’une manière désagréable.
2° Ayant conservé la même ligne d’horizon (ce point est important à retenir), la perspective du plan se développe davantage, et se rapproche d’une vue dite : à vol d'oiseau;
En un mot elle est très peu en raccourci et les points de recoupement m, n y sont plus distincts et par consé-
quent plus précis.
La place manque quelquefois pour faire cet abaissement du géométral ; mais comme le ciel, dans un tableau, reste généralement libre, on fait alors un surhaussement du géométral ; on le met le plus haut possible au-dessus de l’horizon et c’est sur lui que l’on fait la perspective du plan.
(c) Mise en hauteur. — Nous remarquons (épure) que les points de l’objet à représenter sont à cinq niveaux différents ; il y en a sur le sol (hauteur zéro), puis aux niveaux indiqués en chiffres romains I, II, III, IV.
1° Nous prenons, sur la droite du tableau, en disposant de toute la place libre qui reste sur la feuille, un mur ver ~ tical fuyant dont H'a est la trace sur le géométral vrai (niveau zéro) et dont H'a' est la trace sur le géométral abaissé.
2° En OZ, dans le plan de front du petit tableau, nous traçons une verticale qui est Yéche/le des hauteurs, et nous y reportons en I. II, III, IV, les différents niveaux.
Le croquis de la moitié de la croix que l’on voit en pointillé à droite de l’échelle des hauteurs aide à se reconnaître dans ces différents niveaux, il n’est pas indispensable.
Nous menons les fuyantes horizontales H'I, H'II, etc
Cela fait :
4° Soit à mettre le point M (épure) en hauteur : Il est au niveau n° II. Sa perspective sur le géométral abaissé (tableau), est m. — On mène la ligne de front mm' jusqu’à la rencontre en m' avec H’a'. — On mène la verticale m'M's que l’on arrête en M'2 au niveau n° II, et on reporte finalement M'2 en M2 à plomb du point m, par une ligne de front M'aMa.
On opérera de même pour un certain nombre de points convenablement choisis. Avec un peu d’habitude, cette mise en hauteur se fait très vite et presque sans laisser de traces sur le tableau, car il n’y a pas besoin de dessiner les lignes de construction dans toute leur longueur.
La considération du point de fuite accessible f , auquel doivent converger toutes les dominantes, donnera des vérifications nombreuses et permettra de réduire considérablement les points à mettre directement en hauteur.
l\ota. — Le lecteur fera bien, pour se familiariser avec la méthode, de mettre en perspective des objets simples dont